Jurisprudence administrative
581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 862
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2325157
Le Tribunal administratif de Paris a annulé l'arrêté du 18 septembre 2023 portant tableau d'avancement au grade de pharmacien général de santé publique, ainsi que les nominations individuelles qui en découlaient. La juridiction a retenu que le tableau avait été établi par ordre alphabétique, en méconnaissance des dispositions de l'article L. 522-18 du code général de la fonction publique et de l'article 13 du décret du 28 juillet 2010, qui imposent un classement par ordre de mérite. Le tribunal a jugé inutile d'examiner les autres moyens soulevés par la requérante, pharmacien inspecteur en chef non inscrite au tableau.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2326451
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir visant à annuler un arrêté ministériel portant tableau d'avancement à l'échelon spécial du grade de pharmacien général de santé publique. Le tribunal a annulé l'arrêté du 18 septembre 2023, considérant que les agents inscrits ne remplissaient pas les conditions légales prévues par l'article 15 du décret n°92-1432 du 30 décembre 1992. La juridiction a estimé que le ministre avait méconnu ces dispositions en inscrivant des agents ne satisfaisant ni aux conditions d'ancienneté et de détachement, ni à la dérogation limitée à 20% des nominations pour "valeur professionnelle exceptionnelle".
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2326833
**Sujet principal** : Recours en annulation d'un tableau d'avancement et de nominations au grade de pharmacien général de santé publique pour vice de procédure. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (5e Section - 1re Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal annule l'arrêté du 18 septembre 2023 portant tableau d'avancement ainsi que les décisions de nomination individuelles qui en découlent, car le tableau a été établi par ordre alphabétique au lieu de l'ordre de mérite requis. **Textes appliqués** : L'article L. 522-18 du code général de la fonction publique et l'article 13 du décret n° 2010-888 du 28 juillet 2010, qui imposent l'établissement du tableau d'avancement par ordre de mérite.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2503421
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le rejet de sa demande de titre de séjour. Le juge a considéré que l'arrêté préfectoral du 2 août 2024, qui motivait le refus par une menace à l'ordre public, était légal. La décision s'appuie sur les articles L. 432-1 et L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : TOMASI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2511244
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... qui contestait la décision de la maire de Paris lui réclamant un indu de RSA de 11 217 euros. Le tribunal a estimé que les motifs de l'administration étaient fondés, notamment le défaut de déclaration de l'ASPA et les séjours à l'étranger, et que les droits de la défense avaient été respectés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles relatives au recouvrement des indus de prestations sociales.
Avocat : MEZGHANI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2512505
**Sujet principal** : Recours contre une décision de la CAF de Paris notifiant un indu de prime d'activité (PPA) et d'allocation personnalisée au logement (APL), et demandes subsidiaires de remise gracieuse ou d'étalement. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (formation statuant en procédure écrite simplifiée). **Solution retenue** : * Concernant l'APL, le tribunal constate un **non-lieu à statuer** car la dette a été soldée par la CAF avant l'audience, rendant la demande sans objet. * Concernant la PPA, le tribunal **rejette la requête** au fond, considérant que la décision de récupération de l'indu est légale et bien fondée, notamment au regard des dispositions du code de la sécurité sociale et du code de la construction et de l'habitation. **Textes appliqués** : Code de la sécurité sociale (pour la PPA), code de la construction et de l'habitation (pour l'APL), et code de justice administrative pour la procédure.
Avocat : CABINET EBC AVOCATS
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2515805
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de Mme A... visant à annuler le refus de remise de dette d'APL et à obtenir un échelonnement. Le juge, statuant en plein contentieux, a estimé que la requérante, malgré ses charges (loyer et prêt étudiant), ne démontrait pas une situation de précarité justifiant la remise, compte tenu de son revenu disponible mensuel net d'environ 2 694 €. La décision s'appuie sur les articles L. 825-3 et L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation et l'article L. 553-2 du code de la sécurité sociale, qui conditionnent une telle remise à la précarité de la situation du débiteur.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2518325
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 21 mai 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à l'avis médical et à la méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 423-23 du CESEDA ainsi que de l'article 8 de la CEDH, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : ANGLIVIEL
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2522391
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant tunisien, qui demandait l'annulation d'un arrêté de reconduite à la frontière sans délai et d'une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a jugé que le préfet de police était compétent pour signer l'arrêté et que la décision était suffisamment motivée, fondée sur le séjour irrégulier de l'intéressé (article L. 611-1 du CESEDA). Il a également estimé que les moyens invoqués, notamment la méconnaissance du droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH), n'étaient pas établis en l'absence d'éléments concrets sur sa situation personnelle.
Avocat : DARROT
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2522891
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre deux arrêtés préfectoraux ordonnant l'éloignement et l'interdiction de retour d'un ressortissant bangladais. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à l'incompétence, au vice de procédure et à la méconnaissance du droit au maintien sur le territoire (articles L. 541-1 et L. 542-1 du CESEDA), n'étaient pas fondés. La juridiction a jugé que l'arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) était légal.
Avocat : TOMASI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2523061
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B..., une étudiante marocaine, visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant le renouvellement de son titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet de police n'avait pas commis d'erreur de droit ou d'appréciation en considérant que son parcours académique, marqué par l'absence de validation de cinq années successives et un troisième changement d'orientation, ne caractérisait pas des études réelles et sérieuses au sens de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle a également écarté les moyens tirés d'un vice d'incompétence, d'une insuffisance de motivation et d'une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : HAIK
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2526190
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 28 juillet 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et ordonnant son éloignement. La juridiction a jugé que, à la date de la décision attaquée, l'intéressé ne justifiait plus du suivi d'un enseignement en France, condition essentielle prévue par l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle a également estimé que le refus et l'obligation de quitter le territoire, fondés sur l'article L. 611-1 du même code, ne constituaient pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée au sens de l'article 8 de la CEDH.
Avocat : GONZALEZ ASTURIAN
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2605840
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant le transfert d'un demandeur d'asile sri-lankais vers la Suisse au titre du règlement Dublin III. Le requérant invoquait notamment des vices de procédure et une méconnaissance du règlement (UE) n°604/2013. Le tribunal a prononcé l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle et a examiné les moyens soulevés, en commençant par rejeter le grief d'incompétence de l'auteur de l'arrêté. L'analyse de la motivation de la décision et du respect des procédures du règlement Dublin III était en cours au moment de l'extrait.
Avocat : CABINET ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606031
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C... visant à annuler son arrêté de transfert vers l'Italie au titre du règlement Dublin III. La juridiction a estimé que les arguments fondés sur sa vulnérabilité et la présence de sa famille en France ne suffisaient pas à écarter l'application des critères de ce règlement. Elle a également jugé non établi le risque d'un traitement contraire à l'article 3 de la CEDH lié à ce transfert, l'Italie ayant accepté de reprendre le demandeur.
Avocat : PETIT FRERE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607320
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'une décision préfectorale classant sans suite une demande de renouvellement de titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal administratif de Paris (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge a admis la requérante au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle. En revanche, il a rejeté sa demande de suspension de la décision, considérant que la condition d'urgence n'était pas remplie, notamment parce qu'elle avait tardé à déposer sa demande de renouvellement. **Textes appliqués** : L'article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension) et l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Avocat : CARLES
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607448
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par le CROUS de Paris d'une demande d'expulsion en référé d'un étudiant occupant sans droit ni titre un logement en résidence universitaire. Le juge a estimé que l'occupation irrégulière portait atteinte à la continuité du service public et satisfaisait aux conditions d'urgence et d'utilité de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Il a donc ordonné l'expulsion de l'occupant, en s'appuyant également sur le règlement intérieur des résidences du CROUS et les articles du code de l'éducation relatifs à sa mission.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607512
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la demande de suspension en référé d'un refus implicite de renouvellement de certificat de résidence. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas établie et qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la décision n'est soulevé, le requérant n'ayant pas produit l'autorisation de travail requise pour compléter son dossier. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 414-12 et R. 431-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Avocat : NIGHAIRBHIA GARVEY
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607990
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, a ordonné l'expulsion de M. C... d'un logement de fonction situé dans une piscine municipale, ainsi que le paiement d'une indemnité d'occupation. Le juge a considéré que la demande de la Ville de Paris, propriétaire des lieux, était urgente, utile et ne se heurtait à aucune contestation sérieuse, l'occupation étant devenue sans droit ni titre après le licenciement de l'intéressé. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 2125-1 du code général de la propriété des personnes publiques.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608338
Le Tribunal Administratif de Paris a statué sur une demande de référé-liberté (article L. 521-1 du CJA) concernant le renouvellement d'un titre de séjour. Le requérant, un ressortissant afghan bénéficiaire d'une protection subsidiaire, demandait la suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de carte de résident. Le juge a admis le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et a considéré que la condition d'urgence était caractérisée, en raison de la présomption d'urgence attachée à un refus de renouvellement de titre de séjour.
Avocat : DE SEZE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608863
**Sujet principal** : Demande de référé-suspension visant à obtenir l'enregistrement d'une demande d'asile en procédure normale, suite à un refus du préfet de police fondé sur l'état de "fuite" de la requérante. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés admet la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Il ordonne la suspension de la décision de refus d'enregistrement de la demande d'asile et enjoint au préfet de police d'enregistrer cette demande, de délivrer une attestation et un formulaire de saisine à l'OFPRA dans un délai de trois jours, sous astreinte. **Textes appliqués** : L'ordonnance est principalement fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative (condition d'urgence et doute sérieux sur la légalité). Le juge relève que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 29 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) est de nature à créer un doute sérieux, la qualification de "fuite" paraissant infondée au vu du comportement de la requ
Avocat : SIRAN