Jurisprudence administrative

581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

581 862

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA77DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2500394

Le Tribunal Administratif de Melun a annulé les décisions du préfet de Seine-et-Marne du 9 décembre 2024 (rejet d'une demande d'admission exceptionnelle au séjour, obligation de quitter le territoire, interdiction de retour). Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu l'obligation légale de saisir la commission du titre de séjour, prévue aux articles L. 435-1 et L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'étranger justifiant d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans. Les autres conclusions de la requête, y compris la demande d'injonction et la condamnation aux dépens, ont été rejetées.

Avocat : PATUREAU

1 avril 20263ème chambre
TA77DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2415889

Le Tribunal Administratif de Melun a annulé les décisions préfectorales du 14 août 2024 refusant l'admission exceptionnelle au séjour et ordonnant à M. B... de quitter le territoire français. La juridiction a retenu que l'autorité administrative avait méconnu l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ne soumettant pas la demande pour avis à la commission du titre de séjour, alors que le requérant justifiait d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans. Le tribunal a en conséquence enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressé dans un délai de deux mois.

Avocat : ACTIS AVOCATS

1 avril 20263ème chambre
TA77DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2413930

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête d'un ressortissant camerounais demandant l'annulation du refus de titre de séjour et de l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) prononcés par le préfet de Seine-et-Marne. Le tribunal a jugé que la décision préfectorale était suffisamment motivée, procédait d'un examen sérieux de la situation du requérant et ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les moyens invoqués, fondés sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ont donc été écartés.

Avocat : EWANE MOTTO

1 avril 20263ème chambre
TA77DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2413806

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant péruvien, qui contestait un arrêté préfectoral lui enjoignant de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que l'obligation de quitter le territoire (OQTF) était suffisamment motivée et ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, au regard de sa situation personnelle et de l'absence de liens stables en France. Le tribunal a également écarté les moyens invoqués contre la décision fixant le pays de destination.

Avocat : CARRILLO CRUZ

1 avril 20263ème chambre
TA77DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2413704

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant albanais, visant à annuler l'arrêté préfectoral lui enjoignant de quitter le territoire français, fixant son pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que la décision était régulière, notamment en écartant les moyens tirés d'un vice d'incompétence, d'un défaut de motivation et d'une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, au regard de la situation personnelle et familiale du requérant. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : FALAH

1 avril 20263ème chambre
TA77DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2413686

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. C... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a jugé que l'arrêté préfectoral était légal, notamment en écartant les moyens tirés de l'incompétence de la signataire et du défaut de motivation. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : GOUJON LUCILE

1 avril 20263ème chambre
TA77DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2411817

La décision concerne le rejet implicite d'une demande de titre de séjour et de changement de statut d'une ressortissante algérienne. Le Tribunal Administratif de Melun annule ces décisions implicites de rejet. Le juge retient l'illégalité du refus en raison de l'absence de communication des motifs dans le délai d'un mois, comme l'exige l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, après une demande de l'intéressée.

Avocat : TRUGNAN BATTIKH

1 avril 20267ème chambre
TA77DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2413495

Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour pour une ressortissante turque. La juridiction a jugé que le refus portait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, au regard de sa longue résidence en France depuis 2010, de son mariage avec un résident permanent et de sa famille établie en France. Elle a en conséquence enjoint au préfet de Seine-et-Marne de délivrer une carte de séjour "vie privée et familiale" dans un délai de trois mois, en application de l'article 8 de la CEDH et de l'article L. 423-23 du CESEDA.

Avocat : CINKO-SAKALLI

1 avril 20263ème chambre
TA77DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2406345

Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision implicite de rejet d'un titre de séjour opposée à un ressortissant malien. Le juge a retenu l'illégalité de cette décision en raison du défaut de communication des motifs du refus par la préfète du Val-de-Marne, dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, comme l'exige l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Les autres conclusions de la requête ont été rejetées, et l'État a été condamné à verser une somme au requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SANGUE

1 avril 20267ème chambre
TA77DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2211055

**Sujet principal** : Contestation de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales au titre de 2015, suite à une opération d'apport de parts sociales assortie de soultes considérée comme un abus de droit fiscal. **Juridiction** : Tribunal administratif de Melun (3ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande de décharge des impositions restant en litige. Il estime que la procédure d'imposition est régulière, notamment en relevant que l'administration n'était pas tenue d'informer expressément les contribuables de l'existence et du destinataire d'un recours hiérarchique. **Textes appliqués** : Article L. 64 du livre des procédures fiscales (procédure de l'abus de droit fiscal) et article L. 54 C du même code (concernant le recours hiérarchique).

Avocat : YANNICK ENAULT-GREGOIRE LECLERC

1 avril 20263ème chambre
TA77DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2211046

**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir d'une société (SARL DJ Provins) contre des rectifications fiscales (impôt sur les sociétés et TVA) notifiées à l'issue d'un contrôle. **Juridiction** : Tribunal administratif de Melun (3ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la société et confirme donc les impositions supplémentaires. Il estime que la société n'apporte pas la preuve que les charges contestées (notamment des prestations de services et des remboursements de frais) remplissent les conditions légales pour être déductibles. **Textes appliqués** : Les dispositions du code général des impôts (articles 39 et 209) régissant la déductibilité des charges pour l'impôt sur les sociétés, ainsi que les principes généraux de la procédure fiscale contradictoire (article L. 55 du livre des procédures fiscales).

Avocat : SELARL GUY FARCY - OLIVIER HORRIE

1 avril 20263ème chambre
TA75DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608897

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a déclaré sans objet la demande d'injonction d'un étranger visant à obtenir une convocation pour déposer sa demande de titre de séjour. Le juge a constaté que l'administration avait, postérieurement à la requête, convoqué l'intéressé à un rendez-vous, ce qui rendait sa demande inutile. La demande de condamnation de l'État aux dépens a été rejetée, le requérant n'ayant pas justifié de frais exposés.

1 avril 2026
TA75DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608396

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a donné acte du désistement pur et simple de la requérante, qui sollicitait initialement une injonction contre le préfet de police pour obtenir un rendez-vous afin de déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. La juridiction a constaté l'absence d'obstacle à l'acte de désistement, mettant ainsi fin à la procédure sans examiner le fond des demandes. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative, notamment l'article L. 521-3 relatif au pouvoir du juge des référés.

Avocat : YOUNESS

1 avril 2026
TA75DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2503570

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le refus de renouvellement de sa carte de résident. La juridiction a estimé que le préfet de police de Paris, en se fondant sur une condamnation pénale, n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant que l'intéressé constituait une menace pour l'ordre public. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 432-4, et a examiné le respect de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : DE SA PALLIX

1 avril 20261re Section - 1re Chambre
TA75DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2424420

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour les années 2015 et 2016. Le requérant contestait la régularité de la proposition de rectification, notamment son caractère suffisamment motivé et son aptitude à interrompre le délai de reprise. Le tribunal a jugé que la proposition, notifiée après l'ouverture d'une procédure de retrait d'agrément, était régulière et a valablement interrompu le délai de reprise, conformément aux articles L. 57 du livre des procédures fiscales et 1649 nonies A du code général des impôts.

Avocat : CABINET ALTITUDE LAW (SEL)

1 avril 20261re Section - 1re Chambre
TA69DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603175

Le Tribunal administratif de Lyon, saisi en référé par la société Tabula Rasa, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur sa requête. Le litige portait sur la contestation d'une décision de la commune d'Eveux déclarant l'offre de la société irrégulière dans le cadre d'un marché public. La juridiction motive sa solution par le fait que la commune a, en cours d'instance, décidé de reprendre la procédure de passation depuis le stade de l'examen des candidatures, ce qui rend la demande initiale sans objet. La décision s'appuie sur les articles L. 551-1 et R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : CNN AVOCAT

1 avril 2026
TA75DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2517132

Le Tribunal Administratif de Paris a annulé l'arrêté du préfet de police du 17 juin 2025 ordonnant l'éloignement de M. A..., un ressortissant algérien. La juridiction a retenu que l'administration n'avait pas procédé à un examen sérieux de la situation familiale du requérant, notamment de ses liens avec sa fille née en France, ce qui constitue une erreur de droit. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour et de réexaminer la situation dans un délai de trois mois, en application de l'article L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SCALBERT

1 avril 20261re Section - 1re Chambre
TA45DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2502103

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a déclaré sans objet le recours en excès de pouvoir visant l'annulation de deux décisions rejetant des demandes de remise gracieuse d'indu de prestations sociales (prime d'activité et RSA). Le juge a constaté que les sommes indûment perçues étaient soldées à la date de sa décision, rendant la demande de remise gracieuse inopérante. Les textes appliqués étaient le code de l'action sociale et des familles et le code de la sécurité sociale.

1 avril 2026URGENCES -JUGE UNIQUE
TA44DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603985

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. B... visant à suspendre l'exécution d'un arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. Le juge estime qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, condition nécessaire pour ordonner sa suspension en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La demande d'injonction de délivrer une autorisation provisoire de séjour est également rejetée.

Avocat : ATSATITO KAMANOU

1 avril 2026
TA44DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603974

Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la demande de suspension en référé du refus de renouvellement d'une autorisation provisoire de séjour. Le juge estime qu'aucun des moyens soulevés par le requérant ne crée un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale, condition nécessaire pour ordonner la suspension en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La demande d'injonction et d'astreinte est également rejetée.

Avocat : RODRIGUES DEVESAS

1 avril 2026