Jurisprudence administrative

581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

581 862

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA44DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2602528

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la requête de M. B... A... qui demandait l'instruction diligente de son renouvellement de titre de séjour et la délivrance d'un document provisoire. Le juge constate que la demande est devenue sans objet, le préfet ayant déjà rejeté la demande de titre de séjour et notifié un arrêté d'obligation de quitter le territoire avant l'introduction de la requête. La décision s'appuie sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, considérant que les conclusions sont dès lors irrecevables.

1 avril 2026
TA44DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2311232

Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de Mme B... visant à annuler la décision ministérielle du 8 juin 2023 maintenant l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. La juridiction estime que la décision attaquée est suffisamment motivée, conformément aux articles 27 du code civil et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Elle considère également que le ministre de l'intérieur, en fondant son ajournement sur la méconnaissance récurrente des obligations fiscales de la requérante, n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation dans l'exercice de son pouvoir discrétionnaire prévu par l'article 48 du décret du 30 décembre 1993.

Avocat : LAVENANT

1 avril 20265ème Chambre
TA44DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2311043

Sujet principal : Recours contre l'ajournement d'une demande de naturalisation pour défaut d'assimilation, fondé sur une erreur manifeste d'appréciation. Juridiction : Tribunal Administratif de Nantes (5ème Chambre). Solution retenue : Le tribunal rejette la requête. Il considère que l'administration, disposant d'un large pouvoir d'appréciation en matière de naturalisation, a pu légalement fonder sa décision d'ajournement sur des éléments tirés de l'enquête administrative concernant la conduite du demandeur, sans commettre d'erreur manifeste. Textes appliqués : Articles 21-15 du code civil, 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, et articles L. 234-1 du code de la sécurité intérieure et 17-1 de la loi du 21 janvier 1995 relatifs à l'enquête administrative.

Avocat : ZERROUKI

1 avril 20265ème Chambre
TA44DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2310806

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler l'ajournement de sa demande de naturalisation. Le juge a considéré que la décision explicite du ministre de l'intérieur du 28 août 2023, qui s'était substituée à la décision implicite initiale, était suffisamment motivée au regard des articles 27 du code civil et 49 du décret du 30 décembre 1993. Le tribunal a également jugé que le ministre disposait d'un pouvoir d'appréciation pour ajourner la demande, sans constater d'erreur manifeste dans l'exercice de ce pouvoir.

Avocat : SHAHABUDDIN

1 avril 20265ème Chambre
TA44DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2311806

Le Tribunal Administratif de Nantes a statué sur un recours en excès de pouvoir contre un ajournement de demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que la décision initialement attaquée (du 22 juin 2023) avait perdu son objet suite à son retrait et son remplacement par une nouvelle décision (du 16 janvier 2024), et a donc examiné la légalité de cette dernière. Il a rejeté la requête, estimant notamment que la signature de l'acte était régulière au regard des délégations prévues par le décret du 27 juillet 2005, et que l'absence de recours préalable de l'intéressé n'affectait pas la compétence du ministre pour statuer, conformément à l'article 48 du décret du 30 décembre 1993.

Avocat : PALLANCA

1 avril 20265ème Chambre
TA30DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2600912

Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, donne acte du désistement d'instance du requérant concernant sa demande d'injonctions relatives à son titre de séjour. La juridiction condamne néanmoins l'État à verser au requérant une somme de 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 761-1 du même code.

Avocat : VIENS

1 avril 2026
TA25DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600814

Le Tribunal administratif de Besançon, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. A... visant à suspendre la décision ministérielle de suspension de son permis de conduire. Le juge décline sa compétence territoriale, car le requérant réside à Talant (Côte-d'Or), ce qui relève du ressort du tribunal administratif de Dijon en application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. La requête est donc rejetée par application de l'article R. 522-8-1 du même code.

1 avril 2026
TA44DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604968

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une décision implicite de la CRRV confirmant l'annulation d'un visa de regroupement familial. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation et la méconnaissance de l'intérêt supérieur de l'enfant (Convention européenne des droits de l'homme, Convention internationale des droits de l'enfant), ne créaient pas un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête était fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : SANCHEZ-RODRIGUEZ

1 avril 2026
TA44DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2312674

Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. C... visant à annuler la décision ministérielle maintenant l'ajournement de sa demande de naturalisation. Le tribunal estime que le signataire de la décision attaquée était régulièrement habilité par délégation et que le ministre n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation. Le motif d'ajournement, fondé sur le comportement fiscal critiquable du requérant (dette importante et récurrente), est légal au regard des pouvoirs discrétionnaires conférés par l'article 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993 et l'article 21-15 du code civil.

Avocat : BETOE SCHWERDORFFER

1 avril 20265ème Chambre
TA77DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2210753

**Sujet principal** : Contestation par une société de cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés suite à une vérification de comptabilité. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (3ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la société. Il estime que la procédure d'imposition est régulière, car l'administration n'a pas modifié la base légale des rectifications lors de sa réponse aux observations, et que les rehaussements opérés sont fondés sur l'existence d'actes anormaux de gestion. **Textes appliqués** : Articles L. 57 et R. 57-1 du Livre des Procédures Fiscales (régularité de la procédure), et articles 39 et 209 du Code Général des Impôts (déductibilité des charges et actes anormaux de gestion).

Avocat : DORASCENZI-FENART AVOCATS

1 avril 20263ème chambre
TA77DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2303993

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. B... qui contestait son imposition sur le revenu de 2019 et réclamait des dommages-intérêts. La juridiction a jugé que le crédit d'impôt modernisation du recouvrement (CIMR), issu de la loi de finances pour 2017, ne s'appliquait pas à sa situation, car il est réservé aux revenus perçus en 2018, et non en 2019. Elle a également déclaré irrecevables ses conclusions indemnitaires pour défaut de demande préalable à l'administration et son moyen tiré du principe d'égalité devant l'impôt pour défaut de régularisation de la procédure.

1 avril 20263ème chambre
TA77DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2302312

La décision du Tribunal Administratif de Melun porte sur une demande de décharge de l'Imposition Forfaitaire sur les Entreprises de Réseaux (IFER) sur les stations radioélectriques, présentée par la société Bouygues Telecom pour les années 2020 à 2022. Le tribunal, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de l'opérateur. Il a jugé que l'IFER contestée, prévue par l'article 1519 H du code général des impôts, ne constituait pas une taxe administrative au sens des directives européennes 2002/20/CE et 2018/1972, mais une imposition de nature fiscale échappant à leur champ d'application.

Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE NEUILLY

1 avril 20263ème chambre
TA77DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2300920

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de l'EURL Boissenart Eyewear, qui contestait des rectifications fiscales (impôt sur les sociétés et TVA) et une amende pour les années 2017 et 2018. La juridiction a estimé que la procédure de mise en recouvrement était régulière et que les rémunérations occultes versées au gérant étaient correctement requalifiées en revenus distribués imposables sur le fondement de l'article 111 du code général des impôts. Elle a également jugé que la procédure de rectification contradictoire prévue à l'article L. 55 du livre des procédures fiscales avait été respectée.

Avocat : SULTAN AVOCATS

1 avril 20263ème chambre
TA77DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2300795

Le Tribunal Administratif de Melun a statué sur une demande de réduction d'une amende pour défaut de déclaration de comptes bancaires à l'étranger. Le tribunal a jugé qu'un compte n'est considéré comme "utilisé" au sens de l'article 1649 A du code général des impôts que si le contribuable y a effectué au moins une opération de crédit ou de débit active au cours de l'année. Par conséquent, les comptes de la requérante qui n'ont enregistré que des intérêts créditeurs ou des prélèvements de frais de gestion ne sont pas soumis à l'obligation déclarative. La solution retenue est fondée sur l'interprétation des articles 1649 A et 1736 du code général des impôts.

Avocat : VERGILINO BRIGITTE

1 avril 20263ème chambre
TA77DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2212423

Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi par la SARL Kramer Equitation pour contester des titres de perception émis en 2021 concernant la taxe d'aménagement et la taxe sur la création de locaux en Île-de-France. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu soulevée par le préfet concernant la taxe sur la création de locaux, considérant que le dégrèvement invoqué n'était pas suffisamment établi. Sur le fond, il a annulé les titres de perception de la taxe d'aménagement pour vice de forme (défaut de signature régulière et délégation non publiée), en application des articles L. 252 du livre des procédures fiscales et L. 331-24 du code de l'urbanisme.

Avocat : D ANGELA

1 avril 20263ème chambre
TA77DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2212241

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A... qui contestait la régularité de la procédure de contrôle fiscal le concernant personnellement au titre de l’impôt sur le revenu de 2015. La juridiction a jugé que le principe d’indépendance des procédures rend inopérant le moyen tiré d’une éventuelle irrégularité dans le contrôle de la société dont il était l’associé. En conséquence, la demande de décharge des impositions et des contributions sociales, ainsi que la demande d’allocation au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, ont été rejetées.

1 avril 20263ème chambre
TA77DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2400693

Le Tribunal Administratif de Melun a annulé l'arrêté préfectoral du 2 octobre 2023 rejetant la demande d'admission exceptionnelle au séjour et prononçant l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) à l'encontre d'un ressortissant congolais. La juridiction a estimé que la préfète n'avait pas démontré la régularité de la notification de la décision, rendant irrecevable l'exception de tardiveté soulevée, et a jugé que le refus de titre de séjour méconnaissait l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ne procédant pas à un examen suffisant de la situation personnelle et familiale du requérant. L'annulation de ce refus entraîne celle de l'OQTF et de la fixation du pays de destination qui en dépendaient.

Avocat : MOROSOLI

1 avril 20267ème chambre
TA77DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2400639

Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir visant l'annulation d'un refus implicite de délivrance d'un certificat de résidence algérien. La juridiction constate que la requérante s'est désistée de son instance par un mémoire enregistré le 9 mars 2026. Le tribunal donne acte de ce désistement pur et simple, mettant ainsi un terme à la procédure.

1 avril 20267ème chambre
TA77DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2307680

Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête en annulation de l'arrêté préfectoral du 3 février 2023 déclarant d'utilité publique l'opération « Triangle de Verdun » à Trilport. Il juge que les irrégularités alléguées dans la procédure (délibérations municipales, rapport du commissaire-enquêteur) ne sont pas de nature à entacher la légalité de l'arrêté et que l'utilité publique du projet est établie. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'expropriation pour cause d'utilité publique et du code général des collectivités territoriales.

Avocat : SELAS ARKEN AVOCATS

1 avril 20267ème chambre
TA77DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2403479

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B..., une ressortissante algérienne, visant à annuler le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) pris par le préfet de Seine-et-Marne. Le tribunal a estimé que la décision préfectorale, fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), était régulière en droit, notamment au regard de l'examen de sa situation personnelle et familiale et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a jugé que la requérante ne justifiait pas de l'existence de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels suffisants pour obtenir une régularisation.

Avocat : ANGLIVIEL

1 avril 20267ème chambre