Jurisprudence administrative
96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
96 978
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2600905
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un arrêté municipal s'opposant à l'installation d'un container maritime. Le juge estime que les requérants n'ont pas soulevé de moyen créant un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, permettant un rejet sans instruction lorsque la demande est manifestement mal fondée.
Avocat : SELARL AGÔN AVOCATS
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602959
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune d’Aubenas en désignant un expert judiciaire. Cette demande, fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, vise à faire constater l'état d'un immeuble présentant un danger potentiel pour la sécurité publique. La mission de l'expert, définie par l'ordonnance, consiste à examiner le bâtiment, évaluer l'existence d'un danger imminent et proposer les mesures conservatoires nécessaires.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2306494
**Sujet principal** : La requête de la société Suez RV Méditerranée contestant son assujettissement à la taxe foncière sur les propriétés bâties pour les alvéoles de son installation de stockage de déchets non dangereux au titre des années 2021 et 2022. **Juridiction** : Le Tribunal Administratif de Marseille (6ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande de la société. Il considère que les alvéoles d'enfouissement, en tant que casiers de stockage constituant le support indispensable et pérenne de l'activité, sont des constructions entrant dans le champ d'application de la taxe foncière sur les propriétés bâties et ne peuvent bénéficier de l'exonération prévue pour les outillages. **Textes appliqués** : Les articles 1380, 1381, 1382 (11°), 1467 et 1495 du code général des impôts (CGI), ainsi que l'article 324 B de son annexe III, définissant le champ d'imposition et les règles d'évaluation pour la taxe foncière.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2306613
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté les requêtes de M. et Mme Bono et de la société Hôtel Terriciae, qui contestaient la déqualification par l'administration fiscale de certaines charges (indemnités kilométriques, frais de prospection, frais de carburant) en revenus distribués imposables. Le tribunal a jugé que les requérants n'apportaient pas la preuve que ces dépenses, profitant aux associés, constituaient des charges déductibles pour la société et non des distributions de bénéfices. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts relatives à la déductibilité des charges et à la qualification des revenus distribués.
Avocat : SELARL BAFFERT & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2306628
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté les requêtes de M. et Mme Bono et de la société Hôtel Terriciae, qui contestaient la réintégration dans leurs revenus imposables de diverses charges (indemnités kilométriques, frais de prospection, frais de carburant). Le tribunal a jugé que ces dépenses, versées aux associés dirigeants, ne constituaient pas des charges déductibles pour la société mais des revenus distribués, imposables au titre de l'impôt sur le revenu et des prélèvements sociaux. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts, notamment l'article 109, relatives à la qualification des rémunérations et avantages versés aux associés.
Avocat : SELARL BAFFERT & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2306746
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté les demandes d'un contribuable contestant des rappels de TVA (2016-2018) et d'impôt sur le revenu (2016-2017). Le tribunal a jugé que le contribuable ne remplissait pas les conditions légales pour bénéficier du taux réduit de TVA et pour déduire certaines dépenses, et a confirmé la qualification de ses revenus par l'administration. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code général des impôts.
Avocat : FOUDIL
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2306747
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté les demandes de M. B... visant à obtenir la décharge de rappels de TVA (2016-2018) et d'impôt sur le revenu (2016-2017). Le tribunal a jugé que le contribuable ne pouvait bénéficier du taux réduit de TVA sans l'attestation requise et que les justificatifs produits pour les déductions étaient insuffisants. Concernant l'impôt sur le revenu, il a estimé que la requête était partiellement irrecevable et que la requalification des bénéfices et les pénalités appliquées par l'administration étaient légales, en application des articles pertinents du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.
Avocat : FOUDIL
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2307048
**Sujet principal** : Recours d'un contribuable contre des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et des contributions sociales, ainsi que les pénalités correspondantes, suite à la requalification par l'administration fiscale de sommes inscrites à son compte courant d'associé en revenus distribués imposables. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (6ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête du contribuable. Il estime que la proposition de rectification était suffisamment motivée et que les sommes créditées sur le compte courant de l'associé, constituant des rémunérations ou avantages occultes, sont imposables comme des revenus distribués. **Textes appliqués** : Articles L. 57 et R. 57-1 du Livre des Procédures Fiscales (motivation de la proposition de rectification) ; articles 109-1-2° et 111-c du Code Général des Impôts (définition et régime des revenus distribués, incluant les rémunérations occultes).
Avocat : SELARL HAUSSMAN-PARADIS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2307356
**Sujet principal** : Demande de remboursement d'un crédit de TVA par une SCI au titre de travaux de construction d'une villa destinée, selon elle, à la location meublée saisonnière avec prestations para-hôtelières. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (6ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la SCI Lozari GCP. Il estime que la société ne démontre pas que les dépenses de travaux ont été engagées en vue de réaliser des opérations imposables à la TVA, notamment en raison d'un permis de construire modificatif indiquant un usage en résidence principale et de pièces justificatives insuffisantes. **Textes appliqués** : Les articles 271 et 261 D du code général des impôts, définissant les conditions de déductibilité de la TVA et le régime d'exonération des locations meublées, ainsi que l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les conclusions relatives aux frais irrépétibles.
Avocat : LABOURET-MAUREL
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2307357
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté les requêtes de M. A... visant à obtenir la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de rappels de TVA pour les années 2016 et 2017, ainsi que l'annulation d'une majoration pour manquement délibéré. La juridiction a estimé que les activités de l'intéressé (monitorat de cyclisme et vente de vélos) étaient soumises à la TVA et que les rehaussements de bénéfices étaient justifiés. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.
Avocat : CM-TAX
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2307362
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête de la SAS La Der, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés et des pénalités pour l'année 2018. La juridiction a jugé que l'administration fiscale avait légalement qualifié de revenus distribués imposables les montants provenant de factures fictives établies au profit de trois autres sociétés. La décision s'appuie sur les articles 38 et 109 du code général des impôts définissant le bénéfice imposable et les revenus distribués.
Avocat : FOUDIL
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2307640
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête de M. A... qui contestait des rectifications fiscales pour les années 2017 et 2018. Le tribunal estime que la proposition de rectification, signée par un des vérificateurs et son supérieur hiérarchique, est régulière et a valablement interrompu la prescription. Il applique les articles L. 57 du livre des procédures fiscales et 350 terdecies de l'annexe III au code général des impôts concernant la compétence et la forme des actes de l'administration fiscale.
Avocat : PACIOCCO
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2405297
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé la décision implicite de rejet du recours administratif et la radiation du RSA de la requérante, ordonnant le rétablissement de ses droits et le versement des sommes dues. Le tribunal a jugé que le département des Bouches-du-Rhône n'avait pas établi que la requérante avait manqué à son obligation de déclaration de ressources ou de composition de foyer, et que les éléments du dossier ne justifiaient pas la cessation de son droit. La décision s'appuie principalement sur les articles R. 262-6, R. 262-35, R. 262-37 et R. 262-40 du code de l'action sociale et des familles.
Avocat : FENECH
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2407297
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté les requêtes de M. A... visant à obtenir la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de rappels de TVA pour les années 2016 et 2017, ainsi que celle d'une majoration pour manquement délibéré. La juridiction a estimé que les activités du requérant (monitorat de cyclisme et vente de vélos) étaient soumises à la TVA et que les rehaussements de bénéfices étaient justifiés. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.
Avocat : CM-TAX
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601305
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer un récépissé à un ressortissant britannique demandant le renouvellement de son titre de séjour "stagiaire". Le juge a retenu l'urgence au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, considérant les graves conséquences d'une absence de titre pour un étranger. La décision s'appuie également sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives au séjour des stagiaires.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601660
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande d'un ressortissant gabonais visant à enjoindre au préfet d'enregistrer sa demande de changement de statut de séjour ou de lui délivrer un récépissé. Le juge a considéré qu'un délai implicite de rejet de quatre mois, prévu par les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, était né, rendant irrecevable la mesure d'urgence sollicitée sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La décision implicite de rejet, intervenue le 20 février 2026, fait obstacle à l'octroi de l'injonction demandée.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601727
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer un récépissé autorisant le travail à un ressortissant mexicain. Le juge a considéré que sa demande de renouvellement de titre de séjour avec changement de statut, déposée par voie postale, était complète et que l'urgence était caractérisée par l'expiration de son précédent titre. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601763
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la demande d'une étudiante comorienne visant à enjoindre au préfet de la convoquer pour enregistrer sa demande de renouvellement de titre de séjour et lui délivrer un récépissé. Le juge des référés a estimé que l'urgence, condition nécessaire sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, n'était pas caractérisée, car la requérante n'avait pas démontré avoir épuisé les voies de recours administratives prévues, notamment l'accompagnement et la solution de substitution instaurés par les articles R. 431-2 du CESEDA et les arrêtés du 27 avril 2021 et du 1er août 2023. La demande de condamnation de l'Etat à une somme d'argent a également été rejetée.
Avocat : ATGER
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601880
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la demande d’un ressortissant algérien sollicitant, en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, une injonction contre le préfet pour finaliser sa demande de certificat de résident pour raisons médicales et obtenir un récépissé autorisant le travail. Le juge a estimé que le requérant, dont la situation administrative précaire n’était pas nouvelle et dont l’état de santé, bien que grave, ne présentait pas de caractère impérieux immédiat, ne justifiait pas de l’urgence requise par la loi. La condition d’urgence n’étant pas établie, la requête a été rejetée sans admission à l’aide juridictionnelle provisoire.
Avocat : COLAS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602299
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné une expertise sur les nuisances causées par la construction et l'exploitation d'un garage, suite à une demande de propriétaires voisins. Le juge a estimé la mesure utile au vu de l'annulation en appel des permis de construire modificatifs pour incompatibilité avec le voisinage. L'ordonnance s'appuie sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative et confie également à l'expert une mission de médiation (article R. 621-1 du même code), tout en rejetant les demandes de frais d'instance des parties.
Avocat : SCP TGA - AVOCATS