Jurisprudence administrative
370 044 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
370 044
Décisions totales
384 929
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2600833
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le refus des conditions matérielles d’accueil (CMA) notifié par l’OFII. Le juge a estimé que la décision, fondée sur l’article L. 551-15 du CESEDA pour un dépôt de demande d’asile hors du délai de 90 jours, était correctement motivée et avait pris en compte la situation du requérant. Les moyens soulevés, notamment sur l’examen de la vulnérabilité et la formation de l’agent, n’ont pas été retenus.
Avocat : MOUNTAP MOUNBAIN
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2600892
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a statué sur un recours en référé-suspension concernant le rejet d'une demande de titre de séjour pour métiers en tension. La juridiction a prononcé un non-lieu à statuer sur la demande de suspension, estimant que la production en cours d'instance d'un arrêté de refus explicite rendait cette demande sans objet. Elle a toutefois admis le requérant à l'aide juridictionnelle provisoire et a mis à la charge de l'État une somme au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : SELARL MAINNEVRET-MALBLANC
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2302458
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête d'un surveillant pénitentiaire demandant l'annulation du refus de son détachement en tant que policier municipal à Mamoudzou. La juridiction a jugé que le refus, pris par une autorité compétente en vertu d'une délégation, n'était pas entaché d'irrégularité, n'était pas soumis à une obligation de motivation spécifique et ne nécessitait pas la consultation préalable d'une commission administrative paritaire. Les conclusions indemnitaires liées à ce refus ont également été rejetées.
Avocat : MANYA
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2301235
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand rejette la requête en excès de pouvoir visant à annuler le refus implicite du maire de dresser un procès-verbal d'infraction. Les requérants n'ont pas rapporté la preuve suffisante que les travaux réalisés par la SARL Brun Estève Promotion méconnaissaient substantiellement les prescriptions du permis de construire modificatif du 30 septembre 2022. Le tribunal applique les articles L. 480-1 et L. 480-4 du code de l'urbanisme, qui imposent au maire de constater les infractions uniquement lorsqu'elles sont établies.
Avocat : SCP TEILLOT MAISONNEUVE GATIGNOL JEAN FAGEOLE
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2301892
Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand a annulé l'arrêté préfectoral refusant la délivrance d'un certificat de résidence algérien et l'ordonnant de quitter le territoire français. Le juge a estimé que le préfet avait méconnu les dispositions de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, en ne tenant pas compte de l'ancienneté du séjour et des attaches familiales du requérant en France. La juridiction a également rejeté la demande d'injonction de délivrer le titre de séjour, considérant que cette mesure n'était pas justifiée en l'espèce.
Avocat : DROBNIAK
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2301929
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus de délivrer un certificat de résidence algérien et une obligation de quitter le territoire français (OQTF) à une ressortissante algérienne. Le tribunal a annulé ces décisions préfectorales, considérant qu'elles méconnaissaient les stipulations de l'article 6 alinéa 5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, notamment au regard de l'ancienneté du séjour et des attaches familiales de la requérante en France. Il a également enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai déterminé.
Avocat : DROBNIAK
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2302007
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus d'admission en master. La juridiction a constaté le désistement pur et simple de la requérante, intervenu avant le jugement. En conséquence, elle a simplement donné acte de ce désistement, mettant fin à l'instance sans examen du fond de l'affaire.
Avocat : DANDAN
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2504485
**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'une demandeuse d'asile déboutée. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Strasbourg (1ère chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête et refuse d'annuler l'arrêté. Il estime que le retrait de l'attestation de demande d'asile et l'obligation de quitter le territoire (OQTF) sont légaux, notamment car la requérante, entrée en France moins d'un an auparavant, n'apporte pas la preuve de liens familiaux ou d'une intégration suffisants pour invoquer l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. **Textes appliqués** : L'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatives à l'éloignement après un rejet de demande d'asile.
Avocat : HEBRARD
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602256
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la demande de suspension en référé d'une décision implicite de renouvellement d'un titre de séjour et de rejet d'une carte de résident. Le juge a estimé que le requérant, parent d'un enfant français, ne justifiait pas d'une situation d'urgence suffisante pour ordonner la suspension, malgré l'allégation d'un délai de traitement anormalement long. La décision s'appuie sur les conditions posées par l'article L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : L'ILL LEGAL
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602399
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a annulé la décision de l'OFII mettant fin aux conditions matérielles d'accueil de la requérante. Le juge a retenu une erreur de droit, considérant que la base légale invoquée par l'OFII (article L. 551-16 du CESEDA) était inapplicable et que la substitution demandée à l'article L. 551-15 (3°) du même code ne l'était pas non plus, la demande s'analysant comme une première demande d'asile. L'OFII est enjoint de réexaminer la situation de la requérante dans un délai d'un mois.
Avocat : BERRY
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602411
Le Tribunal Administratif de Strasbourg rejette la requête de Mme A... visant à annuler le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. La juridiction estime que le retard de plus de trois ans dans le dépôt de sa demande d'asile, sans motif légitime caractérisé, justifie légalement ce refus au regard de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle écarte également les moyens tirés de l'incompétence, du défaut de motivation, de l'absence d'entretien ou d'information, ainsi que l'erreur manifeste d'appréciation concernant sa vulnérabilité.
Avocat : HEBRARD
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602916
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus de titre de séjour. Le juge estime qu'aucun des moyens soulevés ne crée un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale attaquée. La requête est rejetée en application des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, entraînant le rejet des demandes accessoires (injonction, aide juridictionnelle provisoire).
Avocat : GORET
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601877
Le Tribunal Administratif de Nice a statué sur un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant cap-verdien. Le tribunal a annulé l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes en date du 10 décembre 2025, considérant que le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire (OQTF) étaient entachés d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les articles L. 233-1 et L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la directive européenne 2004/38/CE, pour constater que l'administration n'a pas démontré que l'intéressé ne remplissait plus les conditions de séjour ou représentait une menace pour l'ordre public.
Avocat : SERFATY VENUTTI CAMACHO & CORDIER
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601958
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. B... A... visant à annuler un arrêté préfectoral de refus de séjour, d'obligation de quitter le territoire (OQTF), d'interdiction de retour et d'assignation à résidence. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et qu'aucune erreur manifeste d'appréciation n'était caractérisée au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a notamment considéré que les attaches familiales et personnelles alléguées par le requérant en France n'étaient pas établies de manière à justifier une admission exceptionnelle au séjour.
Avocat : SERFATY VENUTTI CAMACHO & CORDIER
Tribunal Administratif de St Barthélemy — N° TA109-2600014
Le Tribunal Administratif de Saint-Barthélemy a rejeté la demande de suspension en référé d'un refus de permis de construire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le refus poursuivant un objectif de sécurité publique, et que les moyens soulevés ne faisaient pas naître un doute sérieux sur la légalité de la décision. La demande était fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET DESTARAC SBH PARTNERS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603814
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande d'astreinte formulée par M. B... contre le préfet des Bouches-du-Rhône pour non-exécution d'une injonction de délivrer un certificat de résidence. Le juge a considéré que le récépissé délivré à l'intéressé, qui l'autorise à séjourner et à travailler jusqu'à une date déterminée, ne constituait pas l'exécution de l'injonction de délivrer le titre de séjour provisoire ordonné. La décision s'appuie sur les dispositions de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : VINCENSINI
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604062
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a suspendu l'exécution d'un refus implicite de renouvellement de titre de séjour d'une ressortissante algérienne. Le juge a retenu l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale, notamment au regard de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien et de l'article 8 de la CEDH. Il a enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour et a condamné l'État à verser une somme au titre des frais exposés dans le litige.
Avocat : M'HAMDI
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604220
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la demande de suspension d'une décision implicite de rejet d'un titre de séjour. Le juge des référés a estimé que le requérant, un ressortissant ivoirien, n'avait pas démontré l'existence d'une urgence suffisante justifiant la mesure sollicitée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La demande d'injonction de délivrance d'une carte de séjour provisoire a également été écartée.
Avocat : MERIENNE
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2402073
Le Tribunal Administratif de Caen a annulé la décision de l'OFII refusant le rétablissement des conditions matérielles d'accueil d'un demandeur d'asile. Le tribunal a jugé que l'OFII avait méconnu l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ne procédant pas à un réexamen effectif de la situation du requérant, notamment de sa vulnérabilité, après l'annulation de la décision initiale de cessation. La juridiction a également condamné l'OFII à verser une indemnité correspondant à l'allocation pour demandeur d'asile pour la période litigieuse.
Avocat : BERNARD
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2500070
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le classement sans suite de sa demande de protection temporaire au titre des personnes déplacées d'Ukraine. La juridiction a jugé que la décision préfectorale, notifiée pour défaut de production de pièces complémentaires dans les délais, ne faisait pas grief et n'était pas entachée d'irrégularité. Le tribunal s'est fondé sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 581-1 à L. 581-3 et R. 581-1) régissant la procédure de demande de protection temporaire.
Avocat : PAPINOT