Jurisprudence administrative
187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 182
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601455
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, rejette la demande du préfet des Alpes-Maritimes d'expulser une famille d'un logement pour demandeurs d'asile. Le juge estime que l'urgence n'est pas caractérisée, notamment en raison de la naissance récente d'un troisième enfant pour lequel une demande d'asile a été déposée. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BESSIS-OSTY
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601456
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a ordonné l'expulsion d'une famille d'un logement dédié aux demandeurs d'asile. Le juge a considéré que le maintien dans les lieux, après l'obtention d'une protection subsidiaire pour l'un et le rejet définitif de la demande d'asile pour l'autre, ne faisait l'objet d'aucune contestation sérieuse et présentait un caractère d'urgence. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : MBA-N.KAMAGNE
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601457
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la demande du préfet des Alpes-Maritimes visant à expulser deux ressortissants russes d'un logement pour demandeurs d'asile. Le juge a estimé que l'urgence et l'utilité de la mesure n'étaient pas établies, notamment au regard de l'état de santé de l'un des occupants. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2400967
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la demande du syndicat mixte de Pierrefonds, qui réclamait une indemnité de plus de 4 millions d'euros à l'État pour un préjudice financier lié au financement des missions de sûreté et de sécurité aéroportuaires. Le tribunal a jugé que les griefs, fondés notamment sur les articles L. 422-23 du code des impositions et L. 6328-4 du code des transports, ne caractérisaient pas une faute de nature à engager la responsabilité de l'État. Il a estimé que le système de financement contesté, qui relève du pouvoir souverain du législateur, ne créait pas une rupture d'égalité devant les charges publiques à l'encontre du demandeur.
Avocat : SELARL AMPLITUDE AVOCATS
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2501940
Le Tribunal Administratif de La Réunion rejette la requête de Mme B... visant à organiser une médiation concernant la radiation du RSA et la créance d'indu. La demande de médiation est jugée irrecevable, car la caisse d'allocations familiales a refusé d'y consentir. Le tribunal applique les articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 262-2 du code de l'action sociale et des familles, estimant que les arguments de la requérante ne remettent pas en cause le bien-fondé de la décision contestée.
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2300309
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de la société SAF Hélicoptères, qui contestait l'attribution d'un marché public de transports sanitaires héliportés à la société HBG France par le centre hospitalier de Cayenne. Le tribunal a jugé que les irrégularités alléguées dans la procédure de passation, notamment concernant la publicité, la mise en concurrence et l'appréciation des offres, n'étaient pas établies ou étaient insuffisantes pour entraîner la résiliation du marché. Les conclusions indemnitaires et subsidiaires de la requérante ont également été rejetées, l'application des articles du code de la commande publique invoqués n'étant pas retenue.
Avocat : MARAS BILLARD AVOCATS (SELARL)
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2301759
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de M. C... qui contestait un redressement fiscal pour les années 2019 et 2020. La juridiction a jugé que les moyens soulevés, notamment concernant la qualité du signataire de la défense, le quotient familial, la prise en compte de déficits et le régime fiscal d'un apport de droits sociaux, n'étaient pas fondés. L'administration a régulièrement procédé à une compensation sur le fondement de l'article 13 du code général des impôts pour une omission constatée, et le redressement initial est confirmé.
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2400362
Le Tribunal Administratif de la Guyane a été saisi d'une demande d'indemnisation pour préjudice moral lié aux conditions de détention au centre pénitentiaire de Rémire-Montjoly entre 2019 et 2023. Le requérant invoquait des violations de ses droits fondamentaux (dignité, intimité, hygiène) au regard de la Convention européenne des droits de l'homme et du code pénitentiaire. Le tribunal a rejeté la demande principale, estimant que l'État n'avait pas commis de faute dans la gestion de l'établissement pénitentiaire, mais a confirmé l'allocation d'une provision de 9 500 euros déjà accordée en référé pour les périodes de surpopulation carcérale avérée.
Avocat : DENIS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603014
Sujet principal : Demande d'injonction au préfet de statuer en urgence sur une demande de titre de séjour. Juridiction : Tribunal administratif de Marseille (juge des référés). Solution retenue : Le juge rejette la requête. Textes appliqués : Le juge constate qu'un silence de quatre mois de l'administration sur la demande initiale a fait naître une décision implicite de rejet le 2 juin 2025, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Il estime dès lors qu'ordonner de statuer reviendrait à faire obstacle à cette décision implicite, ce qui est interdit par l'article L. 521-3 du code de justice administrative, et rejette la demande sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604622
**Sujet principal** : Demande de suspension d'une décision implicite de rejet et d'injonction de délivrer un titre de séjour provisoire dans le cadre d'une procédure de renouvellement. **Juridiction** : Tribunal administratif de Marseille (juge des référés). **Solution retenue** : La requête est rejetée. Le juge estime qu'elle est irrecevable car aucun recours au fond n'a été introduit contre la décision implicite de rejet, condition nécessaire pour une suspension en référé. De plus, le silence de l'administration au-delà du délai légal a valablement fait naître cette décision de rejet. **Textes appliqués** : Articles L. 521-1, L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que l'article R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604625
Sujet principal : Demande d'injonction au préfet de statuer sur une demande de titre de séjour. Juridiction : Tribunal administratif de Marseille (formation de référé). Solution retenue : Le juge des référés rejette la requête. Une décision implicite de rejet est née du silence gardé par l'administration au terme du délai de quatre mois, et le juge ne peut ordonner une mesure qui ferait obstacle à l'exécution de cette décision. Textes appliqués : Articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, et articles R. 431-2, R. 431-15-1, R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604631
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande d’injonction faite au préfet des Bouches-du-Rhône de statuer sur un renouvellement de titre de séjour. Le juge a considéré qu’un silence de quatre mois de l’administration sur la demande, déposée en ligne le 22 septembre 2025, avait fait naître une décision implicite de rejet le 22 janvier 2026. La requête a donc été jugée irrecevable, en application des articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative et des articles R. 431-2, R. 431-15-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600406
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, donne acte du désistement du requérant concernant sa demande d'injonction au préfet de lui délivrer un rendez-vous ou de renouveler son autorisation provisoire de séjour. La juridiction rejette sa demande accessoire de condamnation de l'État à une somme d'argent au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et L. 761-1 du même code.
Avocat : BONFILS JEAN-CHRISTOPHE
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600673
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté de radiation d'un sapeur-pompier professionnel. Le juge estime que le requérant ne démontre pas l'urgence financière requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, ses seules allégations sur la baisse de ses revenus étant insuffisantes. Par ailleurs, il relève qu'il n'appartient pas au juge des référés de suspendre un rejet implicite qui n'est pas encore intervenu.
Avocat : SELARL DBS AVOCATS ASSOCIES
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600675
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté de suspension conservatoire d'un sapeur-pompier professionnel. Le juge estime que la requête, qui sollicite une annulation et des condamnations pécuniaires, relève du plein contentieux et non de la procédure de référé-suspension prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Par conséquent, il la déclare irrecevable en la forme sans examiner les conditions d'urgence et de doute sérieux sur la légalité.
Avocat : SELARL DBS AVOCATS ASSOCIES
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2401447
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B... qui contestait la décision du département de l'Hérault lui réclamant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 4 169,28 €. Le juge a estimé que la décision de récupération était régulière, suffisamment motivée et fondée sur une prise en compte correcte des ressources du foyer. La décision s'appuie principalement sur les articles L. 262-46 et L. 262-3 du code de l'action sociale et des familles.
Avocat : BAUTES
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2507477
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme A... comme étant manifestement irrecevable. Le sujet principal est le refus d'accorder une carte mobilité inclusion mention « stationnement pour personnes handicapées ». La juridiction constate que la requérante n'a pas exercé le recours préalable obligatoire devant le président du conseil départemental, ni régularisé sa requête malgré une invitation du tribunal, en application des articles R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles et R. 222-1 du code de justice administratif.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2601680
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... A... qui contestait les décisions de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées refusant l'allocation d'éducation de l'enfant handicapé et l'attribution de matériel pédagogique adapté. Le tribunal a jugé qu'il n'était pas compétent pour connaître de ce litige, relevant que ces décisions sociales et d'orientation scolaire relèvent, en vertu des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles, de la compétence exclusive des tribunaux judiciaires. La requête a donc été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2601839
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... qui contestait le refus de versement du complément 2 de l'allocation d'éducation de l'enfant handicapé. Le tribunal a estimé que ce litige, portant sur une prestation familiale définie à l'article L. 511-1 du code de la sécurité sociale, relevait manifestement de la compétence exclusive du juge judiciaire, en application des articles L. 142-1 et L. 142-8 du même code. La requête a donc été déclarée irrecevable pour incompétence de la juridiction administrative.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2601841
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus de lui accorder une carte mobilité inclusion avec les mentions "invalidité" ou "priorité". Le tribunal a estimé qu'il n'était pas compétent pour connaître de ce litige, relevant du contentieux de la sécurité sociale. La compétence appartient au tribunal judiciaire (pôle social), conformément aux articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale et L. 211-16 du code de l'organisation judiciaire.