Jurisprudence administrative
581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 862
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601877
Le Tribunal Administratif de Nice a statué sur un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant cap-verdien. Le tribunal a annulé l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes en date du 10 décembre 2025, considérant que le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire (OQTF) étaient entachés d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les articles L. 233-1 et L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la directive européenne 2004/38/CE, pour constater que l'administration n'a pas démontré que l'intéressé ne remplissait plus les conditions de séjour ou représentait une menace pour l'ordre public.
Avocat : SERFATY VENUTTI CAMACHO & CORDIER
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601958
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. B... A... visant à annuler un arrêté préfectoral de refus de séjour, d'obligation de quitter le territoire (OQTF), d'interdiction de retour et d'assignation à résidence. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et qu'aucune erreur manifeste d'appréciation n'était caractérisée au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a notamment considéré que les attaches familiales et personnelles alléguées par le requérant en France n'étaient pas établies de manière à justifier une admission exceptionnelle au séjour.
Avocat : SERFATY VENUTTI CAMACHO & CORDIER
Tribunal Administratif de St Barthélemy — N° TA109-2600014
Le Tribunal Administratif de Saint-Barthélemy a rejeté la demande de suspension en référé d'un refus de permis de construire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le refus poursuivant un objectif de sécurité publique, et que les moyens soulevés ne faisaient pas naître un doute sérieux sur la légalité de la décision. La demande était fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET DESTARAC SBH PARTNERS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603814
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande d'astreinte formulée par M. B... contre le préfet des Bouches-du-Rhône pour non-exécution d'une injonction de délivrer un certificat de résidence. Le juge a considéré que le récépissé délivré à l'intéressé, qui l'autorise à séjourner et à travailler jusqu'à une date déterminée, ne constituait pas l'exécution de l'injonction de délivrer le titre de séjour provisoire ordonné. La décision s'appuie sur les dispositions de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : VINCENSINI
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603889
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi d'une demande en référé-liberté (article L. 521-3 du CJA) par un bénéficiaire de la protection subsidiaire, M. A..., qui ne parvenait pas à déposer sa demande de carte de séjour via le téléservice ANEF. Le juge a rejeté la requête, estimant que le requérant n'avait pas démontré avoir préalablement sollicité et épuisé le dispositif d'accompagnement et la solution de substitution prévus par l'article R. 431-2 du CESEDA et ses arrêtés d'application, conditions nécessaires pour caractériser l'urgence et justifier une injonction à l'encontre du préfet.
Avocat : MICHEL-BECHET
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604062
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a suspendu l'exécution d'un refus implicite de renouvellement de titre de séjour d'une ressortissante algérienne. Le juge a retenu l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale, notamment au regard de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien et de l'article 8 de la CEDH. Il a enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour et a condamné l'État à verser une somme au titre des frais exposés dans le litige.
Avocat : M'HAMDI
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604220
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la demande de suspension d'une décision implicite de rejet d'un titre de séjour. Le juge des référés a estimé que le requérant, un ressortissant ivoirien, n'avait pas démontré l'existence d'une urgence suffisante justifiant la mesure sollicitée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La demande d'injonction de délivrance d'une carte de séjour provisoire a également été écartée.
Avocat : MERIENNE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604302
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer à un ressortissant comorien une attestation de prolongation d'instruction pour sa demande de renouvellement de titre de séjour, sous astreinte. Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie, en application de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, et que l'administration n'avait pas justifié le refus de délivrer ce document prévu par les articles R. 431-2 et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Le requérant a également été admis provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Avocat : CLERC
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604621
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de remettre un titre de séjour à une ressortissante algérienne. Le juge a constaté un délai anormalement long dans la délivrance matérielle du titre, pourtant accordé, ce qui empêchait la requérante de solliciter son renouvellement et justifiait l'urgence. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605181
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a prononcé une astreinte contre le préfet des Bouches-du-Rhône pour inexécution d'une précédente injonction. Le sujet principal est l'obligation pour l'administration de délivrer une attestation de prolongation d'instruction dans le cadre d'une demande de titre de séjour. La juridiction, s'appuyant sur l'article L. 911-4 du code de justice administrative, a assorti l'injonction initiale d'une astreinte de 100 euros par jour de retard.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605292
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande d'un ressortissant marocain visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un récépissé pour le renouvellement de sa carte de séjour. Le juge estime que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois sur sa demande, présentée le 5 septembre 2025, a fait naître une décision implicite de rejet le 5 janvier 2026. La requête est donc jugée irrecevable, le juge des référés ne pouvant faire obstacle à cette décision implicite de rejet, conformément aux articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative et aux articles R. 431-3, R. 431-12 et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605320
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête d'un ressortissant algérien demandant l'injonction au préfet de lui délivrer un document provisoire de séjour ou de réexaminer rapidement sa demande de renouvellement. Le juge a considéré qu'un silence de l'administration pendant quatre mois sur une demande de titre de séjour faisait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Dès lors, ordonner les mesures sollicitées aurait fait obstacle à cette décision implicite, ce qui est interdit par l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605438
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête d'un ressortissant sénégalais demandant l'injonction au préfet de statuer sur sa demande de titre de séjour. Le juge a considéré qu'un silence de quatre mois de l'administration sur une telle demande, déposée le 16 janvier 2025, avait fait naître une décision implicite de rejet le 16 mai 2025. Par conséquent, l'ordonnance a été rendue sur le fondement des articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans qu'une mesure d'injonction puisse faire obstacle à cette décision implicite.
Avocat : GILLET
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605471
**Sujet principal** : Demande d'injonction urgente pour la délivrance d'un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal administratif de Marseille (juge des référés). **Solution retenue** : Rejet de la requête pour absence d'urgence avérée. **Textes appliqués** : Article L. 522-3 du code de justice administrative, permettant le rejet sans audience lorsque la demande ne présente pas de caractère urgent. Le juge estime que la requérante, qui a saisi la justice bien avant l'expiration de son titre, ne démontre pas une situation d'urgence immédiate justifiant une mesure conservatoire.
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2402073
Le Tribunal Administratif de Caen a annulé la décision de l'OFII refusant le rétablissement des conditions matérielles d'accueil d'un demandeur d'asile. Le tribunal a jugé que l'OFII avait méconnu l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ne procédant pas à un réexamen effectif de la situation du requérant, notamment de sa vulnérabilité, après l'annulation de la décision initiale de cessation. La juridiction a également condamné l'OFII à verser une indemnité correspondant à l'allocation pour demandeur d'asile pour la période litigieuse.
Avocat : BERNARD
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2500070
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le classement sans suite de sa demande de protection temporaire au titre des personnes déplacées d'Ukraine. La juridiction a jugé que la décision préfectorale, notifiée pour défaut de production de pièces complémentaires dans les délais, ne faisait pas grief et n'était pas entachée d'irrégularité. Le tribunal s'est fondé sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 581-1 à L. 581-3 et R. 581-1) régissant la procédure de demande de protection temporaire.
Avocat : PAPINOT
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2501669
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. A... visant à annuler les arrêtés préfectoraux refusant le renouvellement de son titre de séjour et ordonnant son éloignement. La juridiction a estimé que les décisions attaquées n'étaient entachées d'aucune illégalité, notamment au regard de l'examen de sa situation médicale et de son droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH). Les textes appliqués sont principalement le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : WALTHER
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2502262
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant le renouvellement d'un certificat de résidence à un ressortissant algérien, parent d'un enfant français, et prononçant son obligation de quitter le territoire. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et d'une erreur d'appréciation sur la menace à l'ordre public. Le tribunal a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire dans le cadre de l'instance relative à une mesure ultérieure d'assignation à résidence.
Avocat : SELARL AMERHA AVOCAT
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2502349
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. D... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et l’interdiction de retour associée. Le juge a estimé que l’arrêté préfectoral était légal, notamment car la signataire était compétente et que la situation personnelle et familiale du requérant, ressortissant algérien, ne justifiait pas la délivrance d’un titre de séjour au titre de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968. La décision s’appuie sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et sur ledit accord bilatéral.
Avocat : CABINET NDIAYE
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2502657
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. D... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour pour raisons de santé et prononçant son obligation de quitter le territoire. Le juge a estimé que le signataire de l'arrêté était compétent et que l'administration n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en constatant l'absence d'éléments médicaux suffisants pour justifier la délivrance d'un titre au titre de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Les mesures d'éloignement, découlant légalement du refus de titre, n'ont pas été jugées contraires à la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : MITATA