Jurisprudence administrative

96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 978

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2406812

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la demande d'indemnisation formée par une propriétaire contre l'État. La requérante sollicitait la réparation du préjudice résultant du refus du préfet des Alpes-Maritimes d'accorder le concours de la force publique pour expulser un occupant sans titre. Le tribunal a jugé que le refus préfectoral, intervenu dans l'exercice d'un pouvoir d'appréciation, ne constituait pas une faute de nature à engager la responsabilité de l'État au sens des articles L. 153-1 et suivants du code des procédures civiles d'exécution.

Avocat : DOUKHAN AVNER

4 mars 2026• Magistrat MONNIER BESOMBES
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601006

Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de délivrer sans délai un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour à un ressortissant bosnien. Le juge a estimé que la carence de l'administration, en privant l'intéressé d'un document justifiant de la régularité de son séjour, créait une situation d'urgence justifiant la mesure. La décision s'appuie sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative et l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, mais rejette la demande d'astreinte financière.

4 mars 2026
TA101Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2500253

**Sujet principal** : Recours contre une décision de la CAF de La Réunion mettant à la charge d'une allocataire un indu d'aide au logement, pour la période de janvier 2022 à juillet 2024, en raison d'une situation de concubinage alléguée. **Juridiction** : Tribunal Administratif de La Réunion (formation de jugement). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête et refuse d'annuler la décision de la CAF. Il estime que la décision attaquée est régulière (elle est motivée et prise par l'autorité compétente après avis de la commission de recours amiable) et que l'organisme payeur était en droit de contrôler la situation familiale réelle de l'allocataire pour déterminer ses droits. **Textes appliqués** : Code de la construction et de l'habitation (notamment articles L. 821-2, L. 823-1 et R. 822-2 sur les conditions d'attribution de l'aide au logement) et Code de la sécurité sociale (articles L. 114-9 et suivants sur les pouvoirs de contrôle des caisses).

Avocat : HESLER

4 mars 2026• R222-13 (JU 2)
TA101Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2500358

Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. A... qui contestait deux décisions de la CAF lui notifiant un indu d'allocation de logement sociale et demandait la remise totale de sa dette. Le tribunal a jugé que l'indu était fondé, les montants ayant été correctement calculés sur la base des ressources déclarées à l'administration fiscale, et que la demande de remise de dette n'était pas justifiée. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation (articles L. 821-1, L. 825-2 et R. 822-3) et du code de la sécurité sociale (article L. 553-2) relatives au calcul et au recouvrement des aides personnelles au logement.

4 mars 2026• R222-13 (JU 2)
TA101Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2501076

Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler le refus de lui délivrer une carte mobilité inclusion avec mention « stationnement pour personnes handicapées ». La juridiction a jugé la requête irrecevable au motif que la requérante n'avait pas préalablement exercé le recours administratif obligatoire devant le président du conseil départemental, comme l'exige l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles. La décision est donc annulée pour vice de procédure sans examen du fond.

4 mars 2026• R222-13 (JU 2)
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2401504

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en juge unique, a rejeté la demande de Mme A... visant à obtenir la remise gracieuse totale d'un trop-perçu de prime d'activité de 331,32 €. Le juge a reconnu la bonne foi de la requérante, qui n'avait pas sciemment dissimulé une pension alimentaire, mais a estimé que sa situation financière, caractérisée par un salaire et des charges mensuelles, ne démontrait pas une précarité rendant le remboursement impossible. La décision s'appuie sur les articles L. 841-1, L. 843-1, L. 845-2, L. 845-3 et R. 846-5 du code de la sécurité sociale, qui régissent le recouvrement et la possible remise des indus de prime d'activité.

4 mars 2026• Juge unique 2ème chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2504373

**Sujet principal** : Demande d'expertise préalable à une action contentieuse concernant des désordres affectant la toiture de locaux techniques d'une station de ski. **Juridiction** : Tribunal administratif de Toulouse (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge ordonne l'expertise demandée par la communauté de communes, estimant qu'elle présente un caractère utile pour déterminer les causes, les solutions de réparation et le coût des malfaçons alléguées, dans la perspective d'un futur litige. **Textes appliqués** : Article R. 532-1 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés de prescrire toute mesure utile d'expertise.

Avocat : LERIDON LACAMP

4 mars 2026
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2504952

Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé, rejette la demande d'expertise formée par une agente municipale contestant le refus de reconnaissance d'un accident de service. Le juge estime que la mission d'expertise sollicitée, visant à déterminer l'imputabilité de l'accident au service, porte sur une question de droit (l'application de la présomption de l'article L. 822-18 du code général de la fonction publique) et ne peut être confiée à un expert en vertu de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. La demande est donc jugée inutile.

Avocat : HIRTZLIN-PINÇON OLIVIER

4 mars 2026
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2503690

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la demande de Mme B... C... visant à annuler le refus de lui délivrer une carte mobilité inclusion avec la mention « stationnement ». Le tribunal a jugé que la requérante, bien qu'utilisant une canne sur prescription médicale en raison d'une maladie neurologique, ne démontrait pas que cet appareillage était systématiquement nécessaire pour tous ses déplacements à l'extérieur, comme l'exige l'arrêté du 3 janvier 2017. La décision s'appuie sur les articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que sur les critères stricts de l'arrêté précité.

4 mars 2026• Vice-président Contentieux sociaux
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2507204

Sujet principal : Demande d'annulation du refus de délivrance d'une carte mobilité inclusion portant la mention « stationnement pour personnes handicapées ». Juridiction : Tribunal Administratif de Rennes. Solution retenue : Le tribunal rejette la requête de Mme A..., confirmant ainsi la décision du président du conseil départemental du Finistère. Il estime que la requérante ne démontre pas remplir les critères légaux, notamment celui d'une mobilité pédestre réduite de manière importante et durable, tel que défini par les textes applicables. Textes appliqués : Articles L. 241-3, L. 241-6, R. 241-12 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que l'arrêté du 3 janvier 2017 définissant les modalités d'appréciation de la mobilité réduite.

4 mars 2026• Vice-président Contentieux sociaux
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2401023

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler une contrainte pour recouvrement d'une aide personnelle au logement. Le tribunal a jugé la requête irrecevable pour forclusion, estimant que l'opposition à la contrainte n'avait pas été formée dans le délai légal de quinze jours à compter de sa notification. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité sociale (articles L. 161-1-5 et R. 133-3) et du code de la construction et de l'habitation (article L. 823-9) relatives à la procédure de contrainte et aux délais d'opposition.

Avocat : BLEVIN

4 mars 2026• Vice-président Contentieux sociaux
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2507751

Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi d'une demande d'injonction et d'astreinte contre l'État pour obtenir un logement, fondée sur une décision de la commission de médiation Dalo reconnaissant la requérante comme prioritaire. Le tribunal a fait droit à cette demande, en enjoignant au préfet des Côtes-d'Armor de lui attribuer un logement adapté avant le 1er mai 2026, car aucune offre conforme n'avait été proposée dans le délai légal. Cette injonction est fondée sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui impose à l'État une obligation de résultat en matière de droit au logement opposable.

Avocat : THEBAULT

4 mars 2026• Vice-président Contentieux sociaux
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2402319

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B... visant à obtenir l'annulation du refus de remise gracieuse d'un indu d'aide personnalisée au logement (APL). Le juge a estimé que le requérant, bien qu'invoquant des difficultés financières, n'avait pas produit les justificatifs récents nécessaires pour établir une situation de précarité justifiant cette remise. La décision s'appuie sur les articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation, qui encadrent les conditions d'une telle remise.

4 mars 2026• Vice-président Contentieux sociaux
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2501014

**Sujet principal** : Demande d'annulation du refus de délivrance d'une carte mobilité inclusion portant la mention « stationnement pour personnes handicapées ». **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rennes. **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de Mme C... et confirme le refus de délivrance de la carte. Il considère que la requérante ne démontre pas remplir les critères légaux, notamment une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied ou la nécessité d'être systématiquement accompagnée. **Textes appliqués** : Les articles L. 241-3, L. 241-6, R. 241-12 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que l'arrêté du 3 janvier 2017 définissant les modalités d'appréciation de la mobilité réduite.

4 mars 2026• Vice-président Contentieux sociaux
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2318490

**Sujet principal** : Demande de provision en référé devant le Tribunal administratif de Nantes par une patiente victime de complications post-opératoires, à l'encontre de l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux (ONIAM). **Juridiction** : Tribunal administratif de Nantes (formation de référé). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande de provision. Il estime que l'ONIAM soulève des **contestations sérieuses** sur son obligation d'indemniser au titre de la solidarité nationale, en mettant en cause la conformité de la prise en charge médicale (notamment un retard présumé dans le traitement des complications). **Textes appliqués** : La décision s'appuie principalement sur l'article R. 541-1 du code de justice administrative, qui conditionne l'octroi d'une provision à l'absence de contestation sérieuse sur l'obligation de payer. Elle se réfère également au cadre légal de l'indemnisation des accidents médicaux (articles L. 1142-1 et suivants du code de la santé publique).

Avocat : UGGC

4 mars 2026
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2501330

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, rejette la requête visant à annuler la décision de la CAF réclamant le remboursement d'indus de prime d'activité. Le juge estime que les requérants constituaient bien un foyer au sens des articles L. 842-1 et suivants du code de la sécurité sociale avant la date qu'ils ont déclarée, en se fondant sur un faisceau d'indices (compte bancaire commun et résidence à la même adresse). Par conséquent, la CAF était en droit de recalculer leurs droits et de réclamer les sommes versées indûment.

4 mars 2026• URGENCES -JUGE UNIQUE
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2501384

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme A... B... visant à annuler le rejet de sa demande de carte mobilité inclusion portant la mention « stationnement ». Le juge a estimé que les difficultés de déplacement alléguées par la requérante (prothèse, séquelles opératoires) ne démontraient pas, au vu des pièces médicales, une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement répondant aux critères stricts fixés par l'arrêté du 3 janvier 2017. La décision s'appuie sur les articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles.

4 mars 2026• URGENCES -JUGE UNIQUE
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2301906

Le Tribunal Administratif de Lille a statué sur une demande d'indemnisation pour infection nosocomiale contractée par un patient après une chirurgie cardiaque au CHRU de Lille. La juridiction a reconnu la responsabilité de plein droit de l'établissement hospitalier, conformément aux dispositions du code de la santé publique relatives aux infections nosocomiales. Elle a condamné le CHRU à indemniser le patient pour ses préjudices et à rembourser à la CPAM les débours exposés, tout en rejetant la demande d'indemnisation du préjudice d'affection de l'épouse.

Avocat : SICARD

4 mars 2026• 6ème chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2309587

Le Tribunal Administratif de Lille a statué sur une demande en responsabilité médicale contre le centre hospitalier de Boulogne-sur-Mer, suite à des séquelles neurologiques subies par une patiente après une intervention chirurgicale en janvier 2020. La juridiction a reconnu la responsabilité de l'établissement pour faute, en raison d'un manquement dans la surveillance post-opératoire ayant entraîné un accident médical. Elle a condamné l'hôpital à indemniser la patiente, mais a rejeté la demande du ministère de la justice concernant le remboursement de salaires, estimant que l'arrêt de travail était lié à la pathologie initiale et non à la faute. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la santé publique relatives à la responsabilité des établissements de santé.

Avocat : SCP D AVOCATS SAIDJI ET MOREAU

4 mars 2026• 6ème chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2401328

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le refus de l'OFII de lui accorder des conditions matérielles d’accueil. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée, que la procédure avait été régulière et que l’examen de la situation du requérant était sérieux, notamment au regard de son entretien. Le jugement s’appuie principalement sur les articles L. 551-15 et L. 522-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, constatant que la demande d’asile avait été déposée hors du délai légal de 90 jours sans motif légitime.

Avocat : DANSET-VERGOTEN

4 mars 2026• 6ème chambre