Jurisprudence administrative

96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 978

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2304890

La société Blocstop demande l'annulation d'un accord-cadre attribué par Bordeaux Métropole à la société 3S équipements routiers pour la sécurisation de manifestations publiques. Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux, rejette la requête, considérant notamment que la requérante n'établit pas que les irrégularités alléguées dans la procédure de passation lui ont causé un préjudice. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la commande publique et du code de justice administrative.

Avocat : QUEVAREC

3 mars 2026• 1ère Chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2601677

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Lézignan-Corbières. Le juge a désigné un expert pour constater l'état d'un immeuble présentant un risque d'effondrement et proposer des mesures urgentes. Cette décision s'appuie sur les articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 531-1 du code de justice administrative, relatifs à la procédure d'urgence en cas de péril imminent.

3 mars 2026
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2307413

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de M. A... et de son EARL visant à annuler le refus d'accepter un successeur sur un marché communal et à obtenir une indemnisation. Le tribunal a jugé que l'avis défavorable de la commission paritaire des marchés, qui s'appuyait sur le règlement local et le code général des collectivités territoriales (article L. 2224-18-1), ne constituait pas une décision faisant grief, et que la commune n'avait commis aucune faute de nature à engager sa responsabilité. Les conclusions de la rapporteure publique ont été suivies.

Avocat : CABINET NORMAND & ASSOCIES

3 mars 2026• 2ème Chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2417834

**Sujet principal** : La société requérante conteste la reprise par l'administration fiscale de déficits reportables antérieurs et sollicite la transmission d'une question prioritaire de constitutionnalité (QPC). **Juridiction** : Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise (2ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal examine la demande de transmission d'une QPC. Il vérifie si les conditions légales sont remplies, à savoir si les dispositions fiscales contestées (articles 209 du CGI et L. 169 du LPF) sont applicables au litige, n'ont pas déjà été déclarées conformes à la Constitution, et si la question posée sur leur conformité au principe de sécurité juridique (article 16 de la DDHC) présente un caractère sérieux. **Textes appliqués** : L'examen est conduit sur le fondement des articles 23-1 et 23-2 de l'ordonnance du 7 novembre 1958 (loi organique sur le Conseil constitutionnel) et de l'article 61-1 de la Constitution, relatifs à la procédure de QPC.

Avocat : GERBET

3 mars 2026• 2ème Chambre
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2600069

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale pour évaluer les préjudices d'une fonctionnaire victime d'un accident de service et d'une rechute. Le juge a fait droit à la demande de la requérante, fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, la défense ne s'y opposant pas. La mission de l'expert, précisément définie, vise à décrire l'état de santé et les séquelles imputables au service, ainsi qu'à évaluer l'ensemble des préjudices patrimoniaux et extrapatrimoniaux.

Avocat : RENOULT

3 mars 2026
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2303984

La décision concerne une demande de décharge partielle de taxe d’habitation par une fondation gestionnaire d'un foyer pour personnes handicapées. Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en plein contentieux, rejette la demande principale, considérant que les conditions procédurales (déclaration avant le 1er mars) prévues par l'article 1414 du code général des impôts pour bénéficier d'un dégrèvement n'ont pas été remplies. Le tribunal applique également les articles 1407 et 1408 du même code relatifs aux conditions d'imposition à la taxe d’habitation.

Avocat : ONELAW SELARL

3 mars 2026• 11ème chambre, JU
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2400493

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande de décharge des cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2022 et 2023 présentée par M. A... B... La juridiction a jugé que les moyens soulevés par le requérant, notamment concernant le plafonnement à 3.4% de ses revenus, l'état d'entretien du bien, sa situation particulière ou sa situation financière, ne permettaient pas de remettre en cause la légalité des impositions contestées. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts, en particulier ses articles 1380 et 1415, qui régissent les règles d'assiette et d'exigibilité de cette taxe.

3 mars 2026• 11ème chambre, JU
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2400571

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande de décharge de la taxe d'habitation secondaire présentée par M. C... pour l'année 2023. Le tribunal a jugé que, bien que le logement soit occupé par son fils, M. C..., en tant que locataire titulaire du bail, conservait la libre disposition du bien au sens de l'article 1408 du code général des impôts. Par conséquent, l'imposition a été correctement établie à son nom.

3 mars 2026• 11ème chambre, JU
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2401851

Le Tribunal Administratif de Melun a jugé une demande d'annulation du rejet implicite d'une demande d'aide personnalisée au logement (APL) et d'ordonnancement de son versement. Le requérant, ayant changé d'affiliation de la CAF vers la MSA, a vu ses versements d'APL interrompus sans motif contesté par l'organisme débiteur. Le tribunal a annulé la décision implicite de rejet de la MSA d'Ile-de-France et l'a condamnée à verser les arriérés d'APL dus, en application des articles L. 821-1 et L. 822-5 du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : CRTD ET ASSOCIES

3 mars 2026• 11ème chambre, JU
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2402329

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande de décharge partielle de taxe foncière sur les propriétés bâties pour un logement vacant. La juridiction a jugé que la requérante n'apportait pas la preuve que la vacance du bien était indépendante de sa volonté, condition essentielle prévue par l'article 1389 du code général des impôts. Elle n'a pas justifié des démarches entreprises pour remettre le logement en location après le décès de la propriétaire et le départ de la locataire.

3 mars 2026• 11ème chambre, JU
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2406265

Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en plein contentieux, rejette la demande d'annulation et de remise totale d'un indu d'aide personnelle au logement. Le requérant contestait la décision de la caisse d'allocations familiales de Seine-et-Marne n'accordant qu'une remise gracieuse partielle. Le tribunal estime que la caisse n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en accordant cette remise partielle après examen de la situation du requérant, et que la prescription biennale de la dette n'était pas acquise en raison d'actes interruptifs. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation relatives au recours administratif préalable obligatoire.

3 mars 2026• 11ème chambre, JU
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2406601

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le refus de lui délivrer une carte mobilité inclusion portant la mention « stationnement ». La juridiction a jugé que le requérant, bien que titulaire d'une carte « invalidité » et présentant des taux d'invalidité, ne démontrait pas, au regard des critères légaux, une réduction importante et durable de son autonomie de déplacement à pied justifiant cette mention spécifique. La décision s'appuie sur les dispositions des articles L. 241-3 et R. 241-12 du code de l'action sociale et des familles ainsi que sur l'arrêté du 3 janvier 2017.

3 mars 2026• 11ème chambre, JU
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2406809

**Sujet principal** : Opposition à une contrainte émise par une caisse d'allocations familiales pour recouvrer un indu d'aide personnalisée au logement (APL). **Juridiction** : Tribunal administratif de Melun (11ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette l'opposition des requérants. Il rappelle que pour contester le bien-fondé de l'indu devant le juge dans le cadre d'une opposition à contrainte, l'exercice préalable d'un recours administratif auprès de la caisse est obligatoire, ce qui n'est pas établi en l'espèce. **Textes appliqués** : Articles L. 821-1 et L. 825-2 du code de la construction et de l'habitation (conditions du recours contentieux contre les décisions d'APL) ; articles L. 161-1-5 et R. 133-3 du code de la sécurité sociale (procédure de contrainte et d'opposition).

3 mars 2026• 11ème chambre, JU
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2406896

**Sujet principal** : Recours contre le refus de renouvellement d'une carte mobilité inclusion portant la mention « stationnement ». **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (11ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de Mme A..., considérant que les conditions légales d'attribution de la carte ne sont pas remplies, notamment l'existence d'une mobilité pédestre réduite de manière importante et durable. **Textes appliqués** : L'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles, précisé par l'arrêté du 3 janvier 2017, qui définit les critères d'octroi de la mention « stationnement ».

3 mars 2026• 11ème chambre, JU
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2411428

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler l'invalidation de son permis de conduire et les décisions de retrait de points. Le juge a estimé que les griefs relatifs au défaut d'information sur les conséquences du retrait de points, prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, n'étaient pas établis pour les infractions contestées. Les conclusions concernant deux infractions ont été jugées irrecevables, les points ayant déjà été restitués avant l'introduction du recours.

Avocat : CABINET DE CAUMONT

3 mars 2026• 11ème chambre, JU
TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2502328

Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé, a ordonné une mesure d'expertise médicale sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Cette expertise, demandée par un patient estimant avoir subi un préjudice lors d'une intervention ophtalmologique au CHU de Poitiers, vise à éclairer les conditions de sa prise en charge en vue d'un éventuel recours indemnitaire. Le juge a fixé la mission de l'expert mais a rejeté les conclusions relatives à la réservation des dépens, conformément aux articles R. 621-13 et R. 761-1 du même code.

Avocat : ROBILIARD

3 mars 2026
TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2502888

Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé, a fait droit à la demande d'un agent public visant à ordonner une expertise médicale pour évaluer les préjudices découlant d'un accident de service. Le juge a estimé que cette mesure était utile au regard d'un litige principal actuel ou éventuel, en application de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. En revanche, il a rejeté les conclusions relatives à la prise en charge des dépens de l'expertise, relevant que cette décision ne relevait pas de sa compétence en la matière.

Avocat : EKOUE

3 mars 2026
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2105878

**Sujet principal** : Demande d'indemnisation pour préjudice matériel et moral lié à des désordres supposés dans un appartement, causés par des travaux de prolongement de la ligne 14 du métro parisien. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (7ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de Mme C... La responsabilité sans faute de la RATP (maître d'ouvrage) ne peut être engagée, car l'instruction, notamment le rapport d'expertise, ne démontre pas l'existence des dommages allégués. **Textes appliqués** : Le tribunal applique les principes généraux de la responsabilité sans faute du maître d'ouvrage pour les dommages causés aux tiers par un ouvrage public (fondements jurisprudentiels classiques du droit administratif).

Avocat : RIBIERE

3 mars 2026• 7ème Chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2105886

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande d'indemnisation de M. C... contre la RATP pour des désordres dans son appartement liés au prolongement de la ligne 14 du métro. Le juge a estimé que le requérant n'apportait pas la preuve d'un lien de causalité direct et certain entre les travaux publics et les dommages allégués. La responsabilité sans faute de la RATP au titre des dommages de travaux publics n'a donc pas été retenue.

Avocat : RIBIERE

3 mars 2026• 7ème Chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2311280

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société The Big Bazar, qui contestait des rectifications d'impôt sur les sociétés et de TVA établies d'office. La juridiction a jugé que l'administration fiscale avait régulièrement mis en œuvre la procédure de taxation d'office prévue à l'article L. 74 du Livre des Procédures Fiscales, en raison de l'opposition au contrôle fiscal de la société. Elle a également estimé que les méthodes de reconstitution des bases imposables et les pénalités appliquées étaient justifiées.

Avocat : WOUAKO

3 mars 2026• 2ème Chambre