Jurisprudence administrative
187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 182
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2227148
La société Soparim a saisi le Tribunal administratif de Paris pour obtenir réparation des préjudices subis en raison des travaux du prolongement de la ligne 14 du métro, qui ont entravé l'accès à son terrain et l'exécution d'un permis de construire. Le tribunal a rejeté sa requête, la jugeant irrecevable pour défaut de respect des délais de recours contentieux, notamment parce que la demande préalable à la RATP n'avait pas fait l'objet d'un accusé de réception conforme. Les textes appliqués sont principalement les articles R. 421-1 et R. 412-2 du code de justice administrative, ainsi que les articles L. 112-3 et L. 112-6 du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : CABINET TOCQUEVILLE (AARPI)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2320183
La décision du Tribunal Administratif de Paris concerne un litige en matière de TVA opposant la société Leader BTP à l'administration fiscale. Le tribunal a rejeté la demande de la société, qui contestait des rappels de TVA et des pénalités, en considérant qu'elle n'avait pas apporté la preuve de l'exagération des impositions mises à sa charge. La juridiction a appliqué les articles L. 193 et R. 193-1 du livre des procédures fiscales, qui placent la charge de la preuve sur le contribuable en cas de taxation d'office.
Avocat : CABINET SULTAN AVOCATS
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2503040
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale pour évaluer l'aggravation des préjudices d'un patient suite à une prise en charge fautive par un établissement hospitalier. Le juge a fait droit à la demande du requérant en application de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, estimant que cette mesure était utile à un futur recours indemnitaire. Il a également mis en cause la caisse primaire d'assurance maladie pour qu'elle soit présente à l'expertise, tout en rejetant les conclusions relatives aux frais d'instance.
Avocat : INTER-BARREAUX EMO AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2310172
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler un avis de sommes à payer pour un indu de RSA et une décision de la CAF du Val-de-Marne. La juridiction a jugé irrecevable la demande d'annulation de la notification de fraude de la CAF, car celle-ci ne constitue pas une décision faisant grief. Sur le fond, le tribunal a estimé que les procédures de recouvrement de l'indu et les constatations de fausses déclarations étaient régulières et justifiées, en application des dispositions du code de la sécurité sociale.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2311715
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler le refus de remise gracieuse d'un indu de prime d'activité de 5 672,49 euros. Le tribunal a jugé que l'indu provenait de fausses déclarations répétées de ressources, ce qui constitue un obstacle légal à la remise de la dette au titre de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, et ce indépendamment de la situation de précarité de la requérante. La décision précise que Mme B... peut néanmoins solliciter un échelonnement du remboursement auprès de la caisse d'allocations familiales.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2311823
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le refus de remise gracieuse d'un indu de prime d'activité. Le juge a considéré que l'indu provenait de fausses déclarations répétées de sa situation familiale, ce qui fait obstacle à la remise au titre de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, indépendamment de la situation de précarité du requérant. La décision confirme donc le rejet de la demande de remise par la caisse d'allocations familiales.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2403047
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête d'un agent communal demandant réparation pour une prétendue faute dans la régularisation de sa rémunération suite à son placement rétroactif en congé de longue maladie. La juridiction a estimé que la commune n'avait commis aucune faute dans le calcul de la régularisation pécuniaire, notamment concernant le traitement de base et l'indemnité de fonctions (IFSE), et que les prélèvements sociaux n'étaient pas établis comme erronés. La demande de condamnation de la commune aux frais de procédure a également été rejetée sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : GUIORGUIEFF
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2410276
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A... visant à obtenir l'annulation de décisions de remise partielle d'indu de prime d'activité et l'octroi d'une remise totale. Concernant le premier indu (259,98 €), le tribunal a jugé la demande irrecevable car la dette avait été entièrement recouvrée avant l'introduction du recours, la privant ainsi d'objet. Concernant le second indu (3 019,21 €), la demande a été rejetée au fond, le tribunal estimant que la situation financière de la requérante ne justifiait pas une remise totale de la dette restante. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité sociale relatives au recouvrement des indus.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2414450
Le Tribunal Administratif de Melun a statué sur deux recours visant l'annulation de décisions de remise partielle d'indu de prime d'activité. Le tribunal a jugé irrecevable la demande concernant le premier indu (259,98 €), car la dette avait été entièrement recouvrée avant l'introduction du recours, privant la requête d'objet. Concernant le second indu (3 019,21 €), le tribunal a examiné la situation financière de la requérante mais a rejeté sa demande de remise totale, considérant que la décision de remise partielle de 2 264,41 € prise par la caisse n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité sociale relatives au recouvrement des indus.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307107
Sujet principal : Demande d'indemnisation pour préjudices suite à des fautes médicales et une infection nosocomiale survenues lors de l'hospitalisation et ayant entraîné le décès du patient. Juridiction : Tribunal Administratif de Versailles (6ème chambre). Solution retenue : Le tribunal devra statuer sur la responsabilité partagée entre l'établissement hospitalier (CHIPS) et l'ONIAM concernant une infection nosocomiale (péritonite post-opératoire) et un accident médical (arrêt cardio-respiratoire), et fixer le montant des indemnités pour les préjudices des ayants droit. Textes appliqués : Le fondement de la demande d'indemnisation des infections nosocomiales et accidents médicaux relève du droit commun de la responsabilité administrative et des dispositions spécifiques à l'ONIAM. L'article L. 761-1 du code de justice administrative est invoqué pour la condamnation aux dépens.
Avocat : FABRE & ASSOCIEES, SOCIÉTÉ D'AVOCATS
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2301761
Le Tribunal administratif de Versailles donne acte du désistement pur et simple de la commune de Saclay, qui renonçait à sa demande d'indemnisation contre l'État. La décision est rendue par ordonnance en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet d'enregistrer un tel désistement. L'affaire est ainsi close sans examen du fond.
Avocat : SCP AYACHE SALAMA ET ASSOCIÉS
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2302447
Le Tribunal administratif de Versailles donne acte du désistement pur et simple de la communauté d'agglomération Paris-Saclay, qui met fin à son recours en indemnité contre l'État. La juridiction applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui autorise à constater un tel désistement par ordonnance. En conséquence, l'instance est close sans examen du fond de la demande.
Avocat : SCP AYACHE SALAMA ET ASSOCIÉS
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2401191
Le Tribunal administratif de Versailles donne acte du désistement pur et simple de la commune de Villiers-le-Bâcle, qui renonçait à sa demande d'indemnisation contre l'État. La décision, rendue par ordonnance, met ainsi fin à l'instance sans examen du fond. Elle s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui habilite le juge à constater un tel désistement.
Avocat : SCP AYACHE SALAMA ET ASSOCIÉS
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2408447
**Sujet principal** : Demande de réintégration dans la nationalité française. **Juridiction** : Tribunal administratif de Versailles (ordonnance). **Solution retenue** : Rejet de la requête comme manifestement irrecevable. **Textes appliqués** : Article R. 222-1, 4°, du code de justice administrative. Le tribunal estime que le juge administratif n'a pas compétence pour statuer directement sur une demande de réintégration dans la nationalité française. La requête est irrecevable car elle ne vise pas l'annulation ou la réformation d'une décision administrative préalable. Le rejet est prononcé en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2505447
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'office de la société Carrefour Property France. Ce désistement est la conséquence de l'absence de réponse de la société à une invitation à confirmer le maintien de ses conclusions, envoyée via Télérecours. La juridiction applique les procédures de désistement prévues par les articles R. 222-1, R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administratif.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2502058
Le Tribunal Administratif de Toulon donne acte du désistement d'instance du requérant concernant le refus initial du revenu de solidarité active (RSA). Le tribunal constate que le requérant, invité à confirmer le maintien de sa requête après l'octroi rétroactif de l'allocation, n'a pas répondu dans le délai imparti. La décision s'appuie sur les articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du code de justice administrative, qui prévoient la présomption de désistement en l'absence de confirmation.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2505339
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... visant à annuler le rejet de sa demande de remise de dette liée à un trop-perçu de RSA. La juridiction estime que la demande d'échelonnement du paiement est manifestement irrecevable, relevant du pouvoir gracieux de l'administration. De plus, les moyens invoqués par la requérante (bonne foi et situation financière difficile) sont jugés insuffisamment étayés, notamment après son défaut de régulariser sa requête malgré une mise en demeure, conformément aux articles R. 222-1 et R. 772-7 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2505569
Le Tribunal administratif de Toulon rejette la requête de Mme D... qui contestait la remise partielle de sa dette de RSA accordée par la CAF du Var. La juridiction estime que la requérante, bien qu'invitée à régulariser sa demande, n'a pas fourni les justificatifs nécessaires permettant d'apprécier sa situation financière et sa bonne foi. La requête est donc rejetée en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, pour défaut de précisions suffisantes sur les moyens invoqués.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2600040
**Sujet principal** : Demande d'annulation du refus de délivrer une carte "mobilité inclusion" avec la mention "stationnement pour personnes handicapées". **Juridiction** : Tribunal Administratif de Toulon (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : La requête est rejetée comme irrecevable. La requérante, informée par le greffe de la nécessité de régulariser sa demande en fournissant une argumentation et des pièces justificatives, n'a pas satisfait à cette obligation dans le délai imparti. **Textes appliqués** : Les articles R. 772-5 à R. 772-7 du code de justice administrative (régularisation des requêtes en matière sociale), ainsi que l'article R. 222-1 du même code (pouvoir de rejet par ordonnance). Le fond du litige relève des articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles et de l'arrêté du 3 janvier 2017.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2601204
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de parents contestant le refus d'un parcours de scolarisation pour leur enfant handicapé. Le tribunal a déclaré son incompétence, estimant que ce litige relevant du contentieux de la sécurité sociale (article L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles) est de la compétence exclusive de l'ordre judiciaire. En conséquence, il a renvoyé l'affaire au tribunal judiciaire de Toulon, conformément à l'article 32 du décret du 27 février 2015.