Jurisprudence administrative
96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
96 978
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2407484
**Sujet principal** : Recours contre le refus de renouvellement d'une carte mobilité inclusion mention "stationnement" pour une personne atteinte de sclérose en plaques. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (11ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal annule la décision de rejet du président du conseil départemental du Val-de-Marne et lui enjoint de réexaminer la demande de renouvellement. Il estime que l'administration n'a pas correctement apprécié l'impact du handicap de la requérante sur sa capacité de déplacement, au regard des critères légaux. **Textes appliqués** : Articles L. 241-3 et R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que l'arrêté du 3 janvier 2017 relatif à l'appréciation de la mobilité pédestre réduite.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2411167
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. B... visant à annuler la décision du ministre de l'Intérieur invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a jugé irrecevable la contestation concernant un retrait de points antérieurement retiré et a écarté les moyens relatifs à l'absence de notification des retraits et à la contestation de la réalité des infractions. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la route, notamment les articles L. 223-1 et L. 223-3, qui régissent l'établissement des infractions et l'information du conducteur.
Avocat : TRITSCHLER
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2411396
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A... visant à annuler onze décisions de retrait de points sur son permis de conduire. Le juge a jugé irrecevables ou infondées les conclusions concernant ces retraits, notamment car certains points avaient déjà été restitués avant l'introduction du recours et que la réalité des infractions était établie par le paiement des amendes forfaitaires. La décision s'appuie sur les dispositions des articles L. 223-1 et L. 223-3 du code de la route concernant l'établissement de la réalité de l'infraction et l'information du contrevenant.
Avocat : CADET
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2411450
Le Tribunal Administratif de Melun a statué sur un recours en plein contentieux concernant la contestation de retraits de points sur le permis de conduire. Le requérant contestait initialement dix décisions de retrait et l'invalidation de son permis, mais s'est désisté pour neuf d'entre elles. Le litige principal portait sur le retrait de 4 points consécutif à une infraction du 30 juillet 2020, le requérant contestant son implication et l'absence d'information sur la procédure de retrait de points. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la contestation de la matérialité de l'infraction relevait de la seule compétence du juge pénal, et que les obligations d'information prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route avaient été respectées.
Avocat : SELARL SAMSON & WEIL
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2411615
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A... qui contestait l'annulation de son permis de conduire suite à un solde de points nul. Le tribunal a jugé que la réalité des infractions routières, notamment celles des 20 septembre et 4 octobre 2022, était légalement établie par les procès-verbaux, conformément aux articles L. 223-1 et L. 223-3 du code de la route. Il a également estimé que les obligations d'information sur le retrait de points avaient été respectées, rendant ainsi régulières les décisions administratives attaquées.
Avocat : FRANCK COHEN AVOCAT
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2416145
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande de décharge de la taxe d’habitation pour les années 2023 et 2024. Le requérant contestait l’imposition au motif que le local était affecté à son activité professionnelle et non à son habitation. Le tribunal a jugé, en application de l’article 1407 du code général des impôts, que le local, occupé par sa société non assujettie à la cotisation foncière des entreprises, était imposable à la taxe d’habitation sur les résidences secondaires.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2517271
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande d'expertise médicale présentée par une requérante sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Le juge a estimé que la mesure d'instruction sollicitée ne présentait pas le caractère d'utilité requis, car le juge saisi du recours au fond pourrait ordonner une telle expertise dans le cadre de ses pouvoirs d'instruction. La décision souligne que la requérante n'a pas justifié d'une utilité spécifique et distincte de l'expertise pouvant être ordonnée dans la procédure principale.
Avocat : SCP ARENTS-TRENNEC
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2603210
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande d'expertise médicale présentée par une requérante à la suite d'un accident sur la voie publique. Le juge a estimé que la mesure sollicitée sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative ne présentait pas le caractère d'utilité requis, le juge du fond saisi de l'affaire principale pouvant ordonner une telle instruction si nécessaire. Par conséquent, la demande de provision au titre de l'article L. 761-1 du même code a également été rejetée.
Avocat : LAPLANTE
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2603328
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune d'Ablon-sur-Seine. Le juge a désigné un expert pour examiner l'état d'un bâtiment présentant d'importantes fissures et évaluer les risques pour la sécurité publique. Cette décision s'appuie sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, appliqué selon la procédure de référé prévue aux articles R. 531-1 et R. 556-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2105879
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné une demande d'indemnisation contre la RATP pour des désordres dans un appartement causés par des travaux de prolongement de la ligne 14 du métro. Le tribunal a rejeté les fins de non-recevoir soulevées par la RATP et la société Systra, estimant que le requérant avait un intérêt à agir et que sa requête était régulière. Il a retenu le principe de la responsabilité sans faute de la RATP, en tant que maître d'ouvrage, pour les dommages causés aux tiers par des travaux publics, conformément à la jurisprudence classique en la matière.
Avocat : RIBIERE
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2105889
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a statué sur une demande d'indemnisation de la SCI L’Atelier 15 contre la RATP pour des désordres survenus sur la façade d'un immeuble suite à des travaux de prolongement de la ligne 14 du métro. Le tribunal a retenu le principe de la responsabilité sans faute de la RATP, en tant que maître d'ouvrage, pour les dommages causés aux tiers par des travaux publics, conformément à la jurisprudence classique en la matière. Il a cependant rejeté la demande d'indemnisation au titre des travaux sur les parties communes, estimant que la requérante n'établissait pas avoir supporté cette charge financière.
Avocat : RIBIERE
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2105890
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a jugé une demande d'indemnisation contre la RATP pour des désordres dans un logement causés par des travaux publics de prolongement de la ligne 14 du métro. Le tribunal a rejeté les exceptions d'irrecevabilité soulevées par la RATP et la société Systra. Il a retenu la responsabilité sans faute de la RATP, en tant que maître d'ouvrage, pour les dommages causés aux tiers par les travaux, conformément à la jurisprudence classique en la matière.
Avocat : RIBIERE
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2107338
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a jugé une demande en responsabilité pour défaut d'entretien normal d'un ouvrage public, suite à la chute d'une requérante sur une plaque d'égout mal fixée. La juridiction a retenu la responsabilité de la commune de Sceaux, en tant que gestionnaire de la voirie, pour ce défaut d'entretien, et a rejeté la mise en cause de l'Établissement public territorial. La commune a été condamnée à indemniser la victime pour ses préjudices, sur le fondement des règles de la responsabilité pour faute dans l'entretien des ouvrages publics.
Avocat : SELARL PHELIP & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2116228
**Sujet principal** : Demande en indemnisation d'un préjudice corporel suite à une chute sur un trottoir public présentant un défaut d'entretien. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (7ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal a ordonné une expertise judiciaire avant de statuer sur le fond, afin de déterminer les préjudices corporels du requérant et leur lien avec l'accident. Il a également rejeté l'exception de prescription soulevée par la commune, considérant que le délai n'avait pas expiré du fait de la consolidation médicale tardive. **Textes appliqués** : La procédure fait référence à l'article R. 611-8-1 du Code de justice administrative (mémoire récapitulatif) et à l'article L. 761-1 du même code (dépens). Le fond du litige relève du régime de la responsabilité du fait des ouvrages publics.
Avocat : BAZIN & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2309487
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a jugé une requête en décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour les années 2016 et 2017. Le sujet principal était la recevabilité du recours, l'administration ayant soulevé une fin de non-recevoir pour tardiveté. Le tribunal a retenu que le délai de recours ne court qu'à compter de la notification régulière de la décision administrative au contribuable lui-même, et a déclaré la requête recevable, renvoyant l'examen au fond à une autre formation. Les textes appliqués étaient principalement les articles R. 198-10 et R. 199-1 du livre des procédures fiscales, combinés avec les articles R. 431-1 et R. 751-3 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL ANGIE PEFANIS
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2316251
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande d'un contribuable contestant la rectification de sa plus-value immobilière au titre de 2019. Le juge a estimé que les dépenses pour des matériaux achetés directement par la SCI, même si les travaux ont été confiés à une entreprise, ne pouvaient pas majorer le prix d'acquisition du bien cédé au sens de l'article 150 VB du code général des impôts. Le requérant n'a pas non plus rapporté la preuve suffisante du coût réel des travaux effectués par l'entreprise.
Avocat : CABINET FIDAL CAEN
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2316465
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a donné acte du désistement de la SAS MC Chauffeur Service, qui avait initialement demandé la restitution d'un excédent de TVA. Le désistement fait suite au dégrèvement déjà accordé par l'administration fiscale. Le tribunal a néanmoins condamné l'État à verser 1 000 euros à la société au titre des frais d'instance, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : BRUZZO / DUBUCQ
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2316730
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. et Mme C... contestant des rehaussements d'impôt sur le revenu au titre des années 2018 et 2019. Le tribunal a jugé que la procédure de contrôle était régulière, notamment en estimant que le droit à un recours hiérarchique (article L. 54 C du Livre des Procédures Fiscales) n'incluait pas un droit à un entretien. Sur le fond, il a confirmé la qualification des revenus de location comme revenus fonciers et non comme bénéfices industriels et commerciaux, en application de l'article 35 du Code Général des Impôts, et a validé les modalités de calcul des charges déductibles ainsi que la pénalité appliquée.
Avocat : KAMMOUN
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2316793
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... qui contestait l'imposition d'une plus-value immobilière au titre de l'année 2019. Le juge a estimé que le contribuable ne rapportait pas la preuve que les dépenses de travaux invoquées pour majorer le prix d'acquisition du bien répondaient aux conditions légales, notamment le recours à une entreprise. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article 150 VB du code général des impôts et sur les principes généraux de la charge de la preuve en droit administratif.
Avocat : CABINET FIDAL CAEN
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2303105
**Sujet principal** : Une agente territoriale de Nantes Métropole demande l'annulation du refus de lui accorder la protection fonctionnelle et l'indemnisation de préjudices liés à une situation de harcèlement moral et de "bore out". **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (formation de jugement). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande d'annulation de la décision de refus de protection fonctionnelle. Il estime que la requérante n'apporte pas la preuve d'agissements répétés constitutifs de harcèlement moral au sens du code général de la fonction publique, condition nécessaire pour bénéficier de cette protection. **Textes appliqués** : Articles L. 134-1, L. 134-5 et L. 133-2 du code général de la fonction publique, définissant le champ et les conditions d'octroi de la protection fonctionnelle, notamment contre le harcèlement moral.
Avocat : LARRE