Jurisprudence administrative
96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
96 978
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2500979
Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi d'une opposition à une contrainte émise pour le recouvrement de divers indus de prestations sociales (prime d'activité, allocation de rentrée scolaire, etc.). Le tribunal a déclaré son incompétence pour connaître des indus relatifs à l'allocation de rentrée scolaire et à l'allocation de soutien familial, relevant du juge judiciaire en vertu des articles L. 142-1 du code de la sécurité sociale et L. 211-16 du code de l'organisation judiciaire. Il s'est en revanche reconnu compétent pour statuer sur le recours concernant les autres prestations (prime d'activité, aide Covid, prime exceptionnelle).
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2501442
Le Tribunal Administratif de Nîmes a annulé une amende administrative de 8 447 euros infligée à une allocataire du RSA pour perception indue. La juridiction a retenu que la procédure, régie par les articles L. 262-52 du code de l'action sociale et des familles et L. 114-17 du code de la sécurité sociale, n'avait pas été respectée, notamment l'obligation de notifier à l'intéressée l'avis de l'équipe pluridisciplinaire et de l'informer de son droit à être entendue. Le tribunal a jugé que cette irrégularité de procédure entachait la légalité de la décision de sanction.
Avocat : SCP AVOCATS DEFENSE
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2501443
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la demande d'annulation d'une amende administrative de 835 euros infligée pour une fausse déclaration ayant conduit au versement indu du RSA. Le requérant invoquait notamment un défaut de motivation, une méconnaissance du principe du contradictoire et une erreur dans l'individualisation de la sanction. Le tribunal a jugé que la procédure, notamment la notification des griefs et la consultation de l'équipe pluridisciplinaire, était conforme aux exigences des articles L. 262-52 du code de l'action sociale et des familles et L. 114-17 du code de la sécurité sociale.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2501554
**Sujet principal** : Recours contre la fin des droits au RSA pour défaut de présentation à un rendez-vous d'orientation professionnelle. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nîmes. **Solution retenue** : Le tribunal, statuant en plein contentieux, rejette la requête. Il estime que l'oubli de se présenter au rendez-vous, même invoqué de bonne foi, ne constitue pas un motif légitime pour contester la légalité de la décision de radiation, dès lors que l'obligation de recherche d'emploi ou d'actions d'insertion est une condition légale du maintien du RSA. **Textes appliqués** : Articles L. 262-27, L. 262-28 et L. 262-29 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que l'article L. 5411-5-1 du code du travail, définissant les droits et devoirs des bénéficiaires du RSA, notamment l'obligation de s'engager dans un parcours d'insertion professionnelle.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2501643
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler le refus de remise gracieuse d'un trop-perçu de RSA. Le juge a considéré que l'indu, résultant d'omissions dans ses déclarations trimestrielles de ressources, ne permettait pas de reconnaître sa bonne foi au sens des articles L. 262-46 et suivants du code de l'action sociale et des familles. La situation de précarité invoquée ne pouvait, dès lors, justifier une remise gracieuse.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2501654
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de M. A... visant à annuler la décision mettant fin à ses droits au RSA. Le juge a estimé, en application des articles L. 262-27 et suivants du code de l'action sociale et des familles, que l'intéressé était tenu aux obligations de recherche d'emploi et que la procédure de convocation à un rendez-vous d'orientation avait été régulièrement effectuée, malgré ses arguments concernant une absence de réception et son état de santé. La décision administrative est donc confirmée.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2501679
Le Tribunal Administratif de Nîmes a annulé une amende administrative de 5 292 euros infligée par le département de Vaucluse pour une présumée fraude au RSA. La juridiction a retenu un vice de procédure, constatant que la procédure contradictoire prévue par les articles L. 262-52 du code de l'action sociale et des familles et L. 114-17 du code de la sécurité sociale n'avait pas été respectée, notamment l'étape de consultation obligatoire de l'équipe pluridisciplinaire. Les autres moyens soulevés par la requérante n'ont pas été examinés.
Avocat : DORIER-SAMMUT
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2501688
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de Mme B... visant à obtenir l'annulation d'une décision de remise gracieuse partielle d'un trop-perçu de prime d'activité. Le juge a estimé, en application des articles L. 845-3 et L. 842-1 et suivants du code de la sécurité sociale, que les conditions cumulatives de bonne foi et de précarité de la situation justifiant une remise totale n'étaient pas réunies. Il a exercé son pouvoir de substitution en réexaminant la demande au vu des circonstances de fait, sans trouver de motif pour accorder une remise supplémentaire.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2501753
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler le refus de remise gracieuse d'un trop-perçu d'aide personnalisée au logement (APL). Le juge, statuant en plein contentieux, a estimé que la situation de l'intéressée, bien que potentiellement de bonne foi, ne présentait pas un degré de précarité justifiant une remise de sa dette de 1 010 euros, compte tenu de ses ressources mensuelles et de la possibilité d'un échelonnement. La décision s'appuie sur les articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation, qui régissent la récupération des indus et les conditions de remise gracieuse.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2501798
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler le refus de lui délivrer une carte mobilité inclusion avec la mention "stationnement pour personnes handicapées". Le tribunal a jugé que l'administration avait correctement appliqué les critères légaux, notamment ceux définis par l'arrêté du 3 janvier 2017 pris en application des articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles. Il a estimé que l'état de santé de la requérante ne remplissait pas les conditions exigées pour bénéficier de cette mention, en l'absence de preuve d'une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement répondant aux critères réglementaires.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2501968
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande d'annulation du refus de remise gracieuse d'un trop-perçu de prime d'activité. Le juge a estimé que la requérante, Mme E..., ne démontrait pas simultanément sa bonne foi et une situation de précarité justifiant la remise, conditions cumulatives posées par l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale. La décision applique la jurisprudence selon laquelle le juge, en matière d'aide sociale, se substitue à l'administration pour apprécier directement si ces conditions légales sont remplies à la date de sa propre décision.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2502050
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. C... visant à annuler le refus du département de Vaucluse de lui délivrer une carte mobilité inclusion avec la mention "stationnement pour personnes handicapées". Le juge a estimé que l'état de santé du requérant ne remplissait pas les critères stricts de l'arrêté du 3 janvier 2017, pris en application des articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles, qui conditionnent l'attribution de cette mention à une réduction importante et durable de l'autonomie de déplacement. La décision administrative est donc confirmée.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2502164
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler le refus du département de Vaucluse de lui délivrer une carte mobilité inclusion avec la mention "stationnement pour personnes handicapées". Le tribunal a jugé que l'administration avait correctement appliqué les critères stricts de l'arrêté du 3 janvier 2017, pris en application des articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles. Il a estimé que l'état de santé de la requérante ne remplissait pas les conditions légales, notamment celle d'une réduction importante et durable de l'autonomie de déplacement à pied.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2502188
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en plein contentieux, a annulé la décision du département de Vaucluse mettant fin aux droits au RSA de la requérante. Le juge a considéré que la cessation des droits, fondée sur le défaut de transmission de pièces, n'était pas justifiée, car l'administration avait envoyé sa demande à une ancienne adresse alors que la nouvelle avait été signalée. La décision s'appuie sur les articles L. 262-37 et R. 262-40 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que sur les principes du plein contentieux permettant au juge de fixer lui-même les droits de l'intéressé.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2502232
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler la décision du département de Vaucluse récupérant un indu de revenu de solidarité active (RSA). Le tribunal a jugé que son séjour prolongé au Maroc, excédant la durée de trois mois autorisée par l'article R. 262-5 du code de l'action sociale et des familles, entraînait la perte de son droit au versement intégral de l'allocation. La décision administrative de récupération de l'indu de 3 181,92 euros est donc confirmée comme légale.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2502250
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A... qui contestait le refus de remise gracieuse d'un trop-perçu de RSA. Le juge a appliqué les articles L. 262-46 et suivants du code de l'action sociale et des familles, qui subordonnent une telle remise à la bonne foi ou à la précarité du débiteur, sauf en cas de manœuvre frauduleuse ou de fausse déclaration. En l'espèce, le tribunal a considéré que l'indu résultait d'un manquement aux obligations déclaratives de l'intéressé, ce qui ne permettait pas de reconnaître sa bonne foi, et que sa situation de précarité ne pouvait, à elle seule, justifier la remise sollicitée.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2502386
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler les décisions de la CAF du Gard ordonnant la récupération d'un indu de prime d'activité (400,02 €) et d'un indu d'aide personnelle au logement (1 540 €). Le tribunal a jugé que les décisions étaient suffisamment motivées et que la requérante n'avait pas démontré l'existence d'une erreur dans le calcul de ses ressources, notamment concernant la non-déclaration de l'ACCRE et d'une pension alimentaire. La solution s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité sociale et du code de la construction et de l'habitation relatives au recouvrement des indus.
Avocat : RUIZ
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2502401
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme A... visant à obtenir l'annulation du refus implicite de remise gracieuse d'un trop-perçu de RSA. Le juge a estimé que la demande de remise gracieuse n'était pas justifiée, car l'indu résultait d'une omission déclarative de ressources de la part de l'allocataire, ce qui exclut la bonne foi nécessaire à une telle remise au regard de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles. La décision s'appuie sur une analyse des circonstances, concluant que l'omission portait sur des éléments ayant une incidence sur le droit au RSA et son montant.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2302593
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la demande d'indemnisation d'un détenu estimant avoir subi un préjudice du fait de six fouilles intégrales subies en détention. Le juge a considéré que ces fouilles, justifiées par des soupçons sérieux d'introduction d'objets interdits et proportionnées, ne constituaient ni une faute de l'administration pénitentiaire ni un traitement inhumain ou dégradant. La décision s'appuie sur les articles L. 225-1 et L. 225-2 du code pénitentiaire et l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2307070
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la demande d'indemnisation de M. C... contre le Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS). Le requérant sollicitait 2 500 € pour un préjudice financier lié au refus initial et à la délivrance tardive de sa carte professionnelle d'agent de sécurité. Le tribunal a jugé que le CNAPS, en refusant puis en accordant la carte après un recours, avait exercé son pouvoir d'appréciation sur la base d'une enquête administrative prévue par les articles L. 612-6 et L. 612-20 du code de la sécurité intérieure, et qu'aucune faute de nature à engager sa responsabilité n'était caractérisée.
Avocat : FABRY PHILIPPE