Jurisprudence administrative
370 044 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
370 044
Décisions totales
384 929
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606588
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté le recours en excès de pouvoir formé contre un arrêté d'expulsion. Le requérant, un ressortissant italien détenu pour assassinat, contestait l'obligation de quitter le territoire français, le refus de délai de départ volontaire, la fixation du pays de destination et l'interdiction de circulation de cinq ans. Le tribunal a jugé que les décisions étaient suffisamment motivées et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation individuelle, notamment au regard des exigences de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
Avocat : CABINET GONZALEZ AVOCATS (AARPI)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606677
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre la décision de l'OFII mettant fin aux conditions matérielles d'accueil d'un demandeur d'asile afghan. Le tribunal a annulé la décision attaquée, considérant que le fondement juridique correct était l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (demande de réexamen), et non l'article L. 551-16 invoqué par l'OFII. Il a enjoint à l'OFII de réexaminer la situation du requérant dans un délai de sept jours, sous astreinte.
Avocat : CABINET ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606707
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en excès de pouvoir, rejette la requête de M. C... visant à annuler le refus de conditions matérielles d’accueil (CMA) opposé par l'OFII. La juridiction estime que le refus, fondé sur le 4° de l'article L. 551-15 du CESEDA pour défaut de demande d'asile dans les 90 jours suivant l'entrée en France, est légal, la décision étant compétemment signée, suffisamment motivée et ne constituant pas une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a toutefois admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire en raison de l'urgence.
Avocat : CABINET ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607387
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la demande de suspension en référé formulée par le lycée français international de la Louisiane contre sa mise en période probatoire par les ministres de l'éducation nationale et des affaires étrangères. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment le vice de procédure et la méconnaissance du principe de non-rétroactivité, ne créait un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui conditionnent la suspension à l'urgence et à l'existence d'un tel doute.
Avocat : SIDIBE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609677
Sujet principal : Demande de suspension en référé d'un refus d'engagement dans la gendarmerie pour incompétence territoriale. Juridiction : Tribunal administratif de Paris (formation de référé). Solution retenue : Le juge des référés décline la compétence du tribunal administratif de Paris et rejette la demande, estimant que le litige relève de la compétence territoriale du tribunal administratif de Cergy-Pontoise. Textes appliqués : Articles L. 521-1, R. 522-8-1, R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative. Le juge retient que la compétence est déterminée par le siège de l'autorité ayant pris la décision (direction générale de la gendarmerie nationale à Issy-les-Moulineaux), et non par le lieu d'affectation du requérant.
Avocat : MOLINA
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601513
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a annulé l'arrêté préfectoral du 24 novembre 2025 obligeant le requérant à quitter le territoire français (OQTF), ainsi que l'arrêté d'assignation à résidence du 8 mars 2026. Le juge a retenu que l'OQTF était illégale car le préfet n'avait pas préalablement vérifié le droit au séjour du requérant au titre de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et que la procédure avait méconnu son droit d'être entendu. Les autres décisions attaquées (refus de délai de départ volontaire, fixation du pays de destination, interdiction de retour) ont été annulées en conséquence de l'illégalité de l'OQTF.
Avocat : MARY-INQUIMBERT
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601514
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme E... visant à annuler un arrêté préfectoral d'interdiction de retour sur le territoire français. La juridiction a estimé que la procédure était régulière, notamment en ce qui concerne la compétence de l'auteur de l'arrêté et le respect du droit à être entendu. Elle a toutefois accordé à la requérante le bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle.
Avocat : MARY-INQUIMBERT
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601521
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé-suspension, a suspendu l'exécution du refus de renouvellement du titre de séjour opposé à Mme B... Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, notamment en raison du risque de suspension de son contrat de travail à durée indéterminée, et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la décision préfectorale au regard des articles L. 433-6 et L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision a été rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : HAIK MICKAEL
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601541
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, annule l'arrêté préfectoral ordonnant le transfert de la requérante vers l'Allemagne au titre du règlement Dublin III. La juridiction retient que le préfet a méconnu la clause discrétionnaire de l'article 17 de ce règlement en ne prenant pas en compte la situation médicale grave et la prise en charge établie de la demanderesse d'asile en France. Le tribunal lui accorde également l'aide juridictionnelle provisoire.
Avocat : EDEN AVOCATS
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601615
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a annulé l'arrêté préfectoral ordonnant le transfert d'un demandeur d'asile vers la Croatie au titre du règlement Dublin. La juridiction a retenu que la procédure était irrégulière, notamment en raison d'une insuffisance de motivation de l'arrêté et d'une méconnaissance des dispositions protectrices du règlement (UE) n° 604/2013. Elle a également admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Avocat : MARY-INQUIMBERT
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601720
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en procédure d'urgence, rejette la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral fixant le Nigéria comme pays de destination pour son éloignement. Le tribunal écarte les moyens soulevés, notamment ceux fondés sur l'incompétence, l'insuffisance de motivation, et la méconnaissance des articles 8 de la CEDH et 3-1 de la CIDE, considérant que la décision attaquée se borne à exécuter une interdiction judiciaire définitive du territoire. Il admet toutefois le requérant provisoirement à l'aide juridictionnelle.
Avocat : FRANCE TERRE D'ASILE
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2403122
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant camerounais, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé que la décision explicite du préfet de Seine-et-Marne du 8 octobre 2025 se substituait à la décision implicite de rejet initialement contestée. Il a estimé que le préfet avait légalement exercé son pouvoir d'appréciation en refusant le renouvellement au titre de la vie privée et familiale, et que les mesures d'éloignement et d'interdiction de retour n'étaient pas entachées d'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : PATUREAU
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2403135
**Sujet principal** : Recours contre le rejet d'une demande de titre de séjour et une obligation de quitter le territoire français (OQTF) concernant un ressortissant algérien. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (6ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal a substitué d'office la base légale de la décision préfectorale contestée. Il a considéré que l'article L. 435-1 du CESEDA, invoqué à tort par le préfet, n'était pas applicable aux ressortissants algériens, dont la situation est régie par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. La décision est donc réexaminée sur le fondement du pouvoir discrétionnaire de régularisation du préfet. **Textes appliqués** : Accord franco-algérien du 27 décembre 1968 (régime spécifique) et pouvoir général de régularisation du préfet (substitution à l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile - CESEDA).
Avocat : CHEMOUILLI
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2403148
Sujet principal : Recours contre une décision de l'OFII portant cessation des conditions matérielles d'accueil d'une demandeuse d'asile. Juridiction : Tribunal Administratif de Melun (6ème chambre). Solution retenue : Le tribunal déclare la requête irrecevable pour défaut de recours administratif préalable obligatoire, sans examiner le fond. Textes appliqués : Article D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) imposant un recours gracieux préalable.
Avocat : DE SEZE
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2403169
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 6 février 2024 qui refusait un titre de séjour et lui enjoignait de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que les moyens soulevés (incompétence, insuffisance de motivation, défaut d'examen de la situation personnelle) n'étaient pas fondés. Elle a notamment jugé que la décision était suffisamment motivée et avait été prise dans le respect des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier l'article L. 425-9 relatif au séjour pour soins.
Avocat : LEGROS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2403225
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A..., une étudiante congolaise, visant l'annulation du refus de renouvellement de son titre de séjour et de l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la décision préfectorale était suffisamment motivée et avait procédé à l'examen requis de sa situation personnelle. Il a jugé que le préfet avait correctement appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la convention franco-congolaise pertinente.
Avocat : AKUESSON
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2405951
**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir contre une décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (6ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal annule la décision implicite de rejet pour **défaut de motivation**, car l'administration n'a pas communiqué les motifs de son refus à la requérante malgré sa demande. Il enjoint au préfet de **réexaminer la situation** de l'intéressée et de prendre une nouvelle décision dans un délai de trois mois. **Textes appliqués** : Articles L. 211-2, L. 211-5 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration (défaut de motivation) ; articles L. 911-1 et L. 911-2 du code de justice administrative (injonction).
Avocat : MOHAMED
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2507619
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas méconnu les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 613-1, en ne procédant pas d'office à un examen de sa situation au regard d'une éventuelle régularisation pour considérations humanitaires. La demande d'admission à l'aide juridictionnelle a également été rejetée.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2510834
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. E... visant à annuler un arrêté préfectoral du 8 juillet 2025 lui enjoignant de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était régulière, notamment en ce qui concerne la compétence du signataire et la motivation suffisante de l'arrêté, conformément aux dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les autres moyens, dont la méconnaissance du droit d'être entendu et une erreur manifeste d'appréciation, ont également été écartés.
Avocat : SARHANE
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2510893
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) assorti d'une interdiction de retour. La juridiction a estimé que la décision était régulière, notamment en ce qui concerne la compétence de la signataire et la motivation de l'OQTF, qui respectait les exigences de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Les moyens invoqués, tels que la violation du principe de non-refoulement ou de la Convention européenne des droits de l'homme, n'ont pas été retenus.
Avocat : TOMASI