Jurisprudence administrative
384 075 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
384 075
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2602270
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé-liberté, a rejeté la requête d'un ressortissant russe contestant son placement en rétention et sa remise aux autorités polonaises. Le juge a estimé que la juridiction administrative était incompétente pour suspendre la mesure de rétention, cette compétence relevant exclusivement du juge judiciaire (juge des libertés et de la détention) en vertu de l'article L. 741-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête a donc été rejetée par application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen du fond.
Avocat : OLOUMI AVOCATS ASSOCIES
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2602272
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la demande de M. B... visant à enjoindre au préfet de délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant n'avait pas justifié de l'**urgence particulière** requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative, qui impose une intervention dans un délai de quarante-huit heures. La requête a donc été rejetée par application de l'article L. 522-3 du même code, sans qu'il soit besoin d'examiner l'atteinte alléguée à une liberté fondamentale.
Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500580
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'instance de la société civile immobilière Whitemuller. La juridiction constate que la requérante, invitée à confirmer le maintien de sa demande, n'a pas répondu dans le délai imparti et est donc réputée s'être désistée en application des articles R. 612-5-1 et R. 611-8-2 du code de justice administratif. En conséquence, la demande d'annulation d'avis d'imposition et de condamnations pécuniaires est éteinte.
Avocat : FROMENT - MEURICE & ASSOCIÉS
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600084
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé, prend acte du désistement d'instance de M. A... concernant sa demande d'exécution d'une précédente ordonnance. Ce désistement, pur et simple, intervient après que l'intéressé a obtenu satisfaction (délivrance d'un titre de séjour). La juridiction applique les dispositions du code de justice administratif relatives à la procédure d'exécution des décisions juridictionnelles.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600255
**Sujet principal** : Demande d'injonction urgente (référé) pour contraindre le préfet de Mayotte à instruire une demande de titre de séjour et délivrer une carte de séjour temporaire. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Mayotte (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la requête. Il estime que la requérante, munie d'une attestation de prolongation d'instruction valide l'autorisant à travailler, ne démontre ni l'urgence ni l'utilité de la mesure sollicitée, sa demande apparaissant ainsi mal fondée. **Textes appliqués** : Articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, définissant les conditions du référé "mesures utiles" (urgence, utilité, absence de contestation sérieuse).
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600256
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... B... A..., qui demandait une injonction au préfet de lui communiquer une date de rendez-vous pour la remise de son titre de séjour. Le juge a estimé que la requérante, bénéficiaire de la protection internationale et munie d'une attestation de prolongation d'instruction valable, n'avait pas démontré le caractère d'urgence ni l'utilité de la mesure sollicitée. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, qui régissent les conditions des référés, en relevant l'absence de justification suffisante des conséquences alléguées de l'absence de titre de séjour.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2301563
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. A..., suite à son absence de réponse à une demande de maintien de sa requête. Le juge applique les dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, qui prévoit qu'un requérant est réputé s'être désisté s'il ne confirme pas le maintien de ses conclusions dans le délai imparti. En conséquence, la procédure est éteinte sans examen du fond de la demande, qui portait sur l'indemnisation d'un préjudice lié à une indemnité de fidélisation.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2507004
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur le recours en excès de pouvoir dirigé contre le classement sans suite d'une demande de naturalisation. Cette solution est retenue car l'administration a réouvert l'instruction de la demande en cours d'instance, faisant ainsi disparaître l'objet du litige. Le tribunal applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative et condamne néanmoins l'État à verser 700 euros au requérant au titre de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : GHERIB
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601141
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre le rejet implicite d'une demande de titre de séjour. Le juge estime que les moyens soulevés par le requérant, notamment l'absence de décision expresse et la demande d'un document inexistant, sont inopérants. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant le rejet par ordonnance des requêtes fondées sur des moyens manifestement inopérants.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602373
Le Tribunal administratif de Marseille rejette par ordonnance un recours en excès de pouvoir contre le classement sans suite d'une demande de naturalisation. Le juge estime que ce classement, intervenu après que le requérant n'a pas produit les documents complémentaires demandés dans le délai imparti, ne constitue pas une décision faisant grief. La requête est donc jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative et de l'article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604258
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre le classement sans suite d'une demande de naturalisation. Le juge estime que ce classement, intervenu car le requérant ne s'est pas présenté à l'entretien muni de son acte de naissance original comme demandé, ne constitue pas une décision faisant grief susceptible de recours. La requête est donc jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative et de l'article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605122
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande d’injonction faite au département des Bouches-du-Rhône de trouver un hébergement d’urgence à la requérante et à son enfant. Le juge a estimé que l’urgence n’était pas caractérisée, la requérante ayant quitté volontairement son hébergement stable et bénéficiant encore d’une solution temporaire au moment de l’audience. La décision s’appuie sur les conditions de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, tout en accordant l’aide juridictionnelle provisoire à la requérante.
Avocat : GREBAUT
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605255
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral de suspension du permis de conduire. Le juge a estimé que le tribunal était incompétent territorialement, car le requérant résidait à Paris à la date de la décision attaquée. L'ordonnance s'appuie sur les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative pour décliner sa compétence au profit du Tribunal administratif de Paris, et rejette la requête en application des articles L. 522-3 et R. 522-8-1 du même code.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605285
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la requête d'un ressortissant libanais demandant l'injonction au préfet d'enregistrer et d'instruire sa demande de changement de statut de séjour. Le juge estime que, la demande ayant été adressée le 14 novembre 2025, un rejet implicite est intervenu au plus tard le 14 mars 2026 par l'effet du silence gardé par l'administration, conformément aux articles R. 432-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête est jugée irrecevable en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, le juge n'ayant pas à ordonner une mesure devenue sans objet.
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2500969
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requérante, Mme B..., qui renonçait à contester le rejet de son recours administratif contre une décision de réclamation d'un trop-perçu de RSA. La juridiction applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, la procédure est éteinte sans examen du fond du litige.
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600601
Le Tribunal administratif de Besançon, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... comme étant manifestement irrecevable. Le recours, dirigé contre un refus de rectification du temps de travail pour 2022, est jugé confirmatif d'une décision déjà tranchée par un jugement antérieur du même tribunal du 9 décembre 2025. La juridiction applique l'article R. 222-1 (4°) du code de justice administrative pour rejeter une requête irrecevable, estimant que la voie appropriée aurait été un appel.
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600745
Le Tribunal administratif de Besançon, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision préfectorale ayant suspendu le permis de conduire du requérant pour six mois. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, considérant que les conséquences alléguées (impact professionnel et personnel) ne caractérisent pas une atteinte suffisamment grave et immédiate justifiant une mesure provisoire. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative relatives au référé-suspension.
Avocat : GUYON
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600754
Le Tribunal Administratif de Besançon rejette la demande de suspension en référé d'une suspension de permis de conduire de quatre mois. Le juge estime que le requérant, en conduisant à 152 km/h dans une zone limitée à 110 km/h, s'est lui-même placé dans la situation d'urgence qu'il invoque, ce qui ne justifie pas la mesure sollicitée. La décision s'appuie sur les conditions d'urgence prévues à l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : JOSSEAUME
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2600509
**Sujet principal** : Désistement d'une requête en annulation d'un refus de communication d'images de vidéosurveillance par l'administration pénitentiaire. **Juridiction** : Tribunal administratif de Nîmes (formation de jugement). **Solution retenue** : Le tribunal donne acte du désistement de la requérante, réputée s'être désistée pour n'avoir pas confirmé le maintien de son recours en annulation dans le délai légal, après le rejet de sa demande de suspension en référé. **Textes appliqués** : Article R. 612-5-2 du code de justice administrative (désistement d'office après rejet d'une demande de suspension) et article R. 222-1 du même code (pouvoir de donner acte des désistements).
Avocat : MAWAS
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602203
Le Tribunal administratif de Toulouse rejette, par ordonnance, une protestation contre les élections municipales de Sainte-Croix-Volvestre. Le juge estime que les griefs, concernant des irrégularités présumées et des inscriptions contestées sur les listes électorales, ne sont pas suffisamment étayés par des éléments concrets. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes dont les moyens ne sont pas assortis des précisions nécessaires pour en apprécier le bien-fondé.