Jurisprudence administrative
370 044 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
370 044
Décisions totales
384 929
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2511003
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 5 juillet 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que le préfet du Val-de-Marne avait légalement exercé son pouvoir de police des étrangers, notamment au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens soulevés, fondés sur la Convention européenne des droits de l'homme et la Convention internationale des droits de l'enfant, n'ont pas été retenus, la décision étant jugée régulière en droit.
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2511152
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. C... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a jugé le recours irrecevable pour tardiveté, la requête ayant été enregistrée le 1er août 2025 alors que la décision contestée était réputée notifiée le 19 mai 2025, dépassant ainsi le délai d'un mois prévu à l'article L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, le tribunal n'a pas examiné le fond des moyens soulevés.
Avocat : SALKAZANOV
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2512745
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a ordonné à la commune de Saint-Martin-du-Boschet d'exécuter les travaux urgents de réfection de la rue du Chêne Brûlé. Le juge a considéré que l'état de dégradation de cette voie, qui fait partie du domaine privé communal, constituait un péril grave pour la sécurité et la circulation, justifiant une mesure d'urgence. Cette injonction est fondée sur les pouvoirs de police et d'administration du maire (articles L. 2122-21 et L. 2212-2 du CGCT) et sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2516069
**Sujet principal** : Demande d'injonction au préfet de communiquer une date de rendez-vous pour le dépôt d'une demande de titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal administratif de Melun (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge rappelle les conditions pour enjoindre au préfet de fixer un rendez-vous. L'urgence est présumée pour un renouvellement de titre ; pour une première demande, le requérant doit justifier de circonstances particulières. Aucune décision finale sur le fond n'est transcrite dans cet extrait, qui expose principalement la doctrine juridique applicable. **Textes appliqués** : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé mesures utiles) ; articles L. 431-1, L. 431-3, R. 431-3, R. 431-10, R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2516157
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a été saisi par une ressortissante américaine demandant l’injonction au préfet du Val-de-Marne de convoquer et d’enregistrer sa demande de renouvellement de titre de séjour, ainsi que de lui délivrer un récépissé. Le juge constate que le préfet a délivré le récépissé sollicité postérieurement à l’introduction de la requête, ce qui rend sans objet les conclusions fondées sur l’article L. 521-3 du code de justice administrative. Toutefois, il condamne l’État, sur le fondement de l’article L. 761-1 du même code, à verser à la requérante la somme de 1 800 euros au titre des frais exposés pour le litige.
Avocat : LELOUP
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2602594
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a examiné une requête fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Le sujet principal était la demande d'injonction au préfet du Val-de-Marne pour délivrer une convocation en vue du retrait d'une nouvelle carte de résident. La juridiction a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer, le préfet ayant convoqué la requérante postérieurement à sa demande. Les conclusions relatives aux frais du litige ont été rejetées, l'application de l'article L. 761-1 du même code n'étant pas justifiée.
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2602938
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a été saisi par un ressortissant sénégalais demandant l'injonction au préfet de le convoquer pour renouveler sa carte de résident expirée. Le juge constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur cette demande principale, car l'administration a convoqué le requérant postérieurement à sa requête. Toutefois, il condamne l'Etat à verser 1 500 euros au requérant au titre des frais irrépétibles, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : GOZLAN
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2514209
Le Tribunal Administratif de Versailles a annulé l'arrêté préfectoral du 21 octobre 2025 refusant l'admission exceptionnelle au séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant sénégalais. Le juge a estimé que le préfet, en application de l'accord franco-sénégalais du 23 septembre 2006 et de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), n'avait pas procédé à un examen suffisamment personnalisé de la situation de l'intéressé, notamment au regard de son intégration et de ses liens familiaux. La décision attaquée a donc été annulée pour erreur manifeste d'appréciation.
Avocat : LOUISA
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2514347
Le Tribunal Administratif de Versailles rejette la requête de Mme A... B..., ressortissante tunisienne, visant l'annulation de son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et de l'interdiction de retour associée. La juridiction estime que les arrêtés du préfet de police du 16 novembre 2025 sont réguliers, étant signés par un agent dûment habilité, suffisamment motivés et fondés sur un examen particulier de sa situation personnelle et pénale. Elle écarte ainsi les moyens tirés de l'incompétence, du défaut de motivation, du défaut d'examen individuel et de la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH et des articles du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile invoqués.
Avocat : EKOLLO
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2514360
Le Tribunal Administratif de Versailles rejette la requête d'un ressortissant afghan visant à annuler un arrêté de reconduite à la frontière. Il écarte les moyens de droit, notamment le défaut de motivation et le prétendu défaut d'examen sérieux de sa situation. La demande d'aide juridictionnelle provisoire est également rejetée pour irrecevabilité, l'intéressé n'ayant pas respecté les délais de dépôt.
Avocat : NOMBRET
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2514369
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'interdiction de retour. Le tribunal a jugé que la décision était légalement prise par une autorité compétente, suffisamment motivée et conforme aux dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment l'article L. 611-1. Il a également estimé que le préfet avait correctement examiné la situation personnelle du requérant au regard des exigences de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : OHAYON
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2514385
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme A..., une ressortissante malgache, visant à annuler un arrêté préfectoral de refus de séjour et d'obligation de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé, fondé sur un examen de sa situation personnelle, et que le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE) n'était pas fondé en l'espèce. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : TALL
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2601324
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. C... B..., qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français. Le juge a considéré que le préfet des Yvelines avait légalement pris sa décision, en se fondant sur l'avis défavorable de la commission du titre de séjour motivé par la condamnation pénale du requérant, et ce malgré ses arguments liés à sa naissance en France et à sa situation familiale. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SELARL CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602342
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme D... visant à annuler l'arrêté préfectoral ordonnant son transfert vers l'Espagne au titre du règlement Dublin III (règlement UE n° 604/2013). La juridiction a estimé que les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la compétence de l'autorité signataire, au respect des procédures d'entretien et d'information, ainsi qu'à la situation personnelle et familiale de la requérante et de son fils, n'étaient pas de nature à entacher légalement la décision de transfert. Le tribunal a également rejeté la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle et la condamnation de l'État à des frais irrépétibles.
Avocat : TOMASI
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2603377
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi d'une demande de suspension en référé d'un arrêté préfectoral portant suspension administrative d'un permis de conduire. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, compte tenu de l'impact grave et immédiat de la mesure sur la situation professionnelle et personnelle du requérant. En revanche, il a jugé qu'aucun moyen ne présentait un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des articles L. 224-2 et suivants du code de la route, et a par conséquent rejeté la demande de suspension.
Avocat : RABIER
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2300805
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté municipal s'opposant à la réalisation d'une terrasse en bois. Le juge a estimé que le projet était dispensé de déclaration préalable au titre de l'article R. 421-2 du code de l'urbanisme, car il s'agissait d'une terrasse de plain-pied, et que la construction principale avait une existence légale antérieure à 1943. La demande d'injonction de délivrer un arrêté de non-opposition a été rejetée comme étant sans objet, et les conclusions indemnitaires ont été écartées.
Avocat : LAWTEC
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2300872
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté municipal refusant un permis de construire pour l'extension d'une maison et la réalisation d'annexes. Le juge a estimé que le refus, fondé sur le non-respect d'une procédure de saisine obligatoire de la CDPENAF imposée par le PLU, était entaché d'erreur de droit. La solution retenue est l'annulation du refus et l'injonction à la commune de délivrer le permis, en application des articles L. 123-1-5 et L. 151-12 du code de l'urbanisme.
Avocat : ITINERAIRES AVOCATS CADOZ - LACROIX - REY - VERNE
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2400036
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté les requêtes visant l'annulation de deux arrêtés municipaux refusant des permis de construire pour des travaux d'extension et d'aménagement. La juridiction a jugé que les refus étaient légalement fondés sur la méconnaissance des règles du plan local d'urbanisme (PLU), notamment concernant l'emprise au sol et les extensions, et a écarté les moyens de procédure soulevés par les requérants. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme et du règlement du PLU de la commune.
Avocat : ITINERAIRES AVOCATS CADOZ - LACROIX - REY - VERNE
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2202623
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler deux arrêtés municipaux refusant un permis de construire. Le recours contre le premier arrêté (26 avril 2022) a été jugé irrecevable pour tardiveté, dépassant le délai de deux mois prévu par l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Le second arrêté (13 juillet 2022), portant sur une demande identique, a été qualifié de décision confirmative devenue définitive, ne faisant ainsi pas courir un nouveau délai de recours.
Avocat : ATEOS
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2202703
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête en excès de pouvoir de la SARL VDD visant à annuler un permis de construire délivré par la commune de Grimaud. Le tribunal a jugé non fondés les moyens soulevés, notamment l'absence de production d'un certificat d'urbanisme et la prétendue méconnaissance de l'article R. 111-5 du code de l'urbanisme, ce dernier n'étant pas applicable sur un territoire doté d'un plan local d'urbanisme (PLU). La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme, en particulier l'article R. 111-1.
Avocat : SCP MOEYAERT - LE GLAUNEC