Jurisprudence administrative
90 204 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
90 204
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600716
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C... demandant la suspension de l'obligation de quitter le territoire français prise à son encontre par le préfet de Mayotte le 25 février 2026. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'ayant pas justifié de l'ancienneté de son séjour à Mayotte ni de la réalité de ses attaches familiales, et n'établissant pas une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle provisoire et aux frais d'instance.
Avocat : KOURAVY MOUSSA-BE
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600718
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B..., ressortissante comorienne, pour suspendre l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français sans délai prise à son encontre. La requérante invoquait une atteinte grave à son droit au respect de sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et à l'intérêt supérieur de ses enfants (article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant), en raison de sa présence à Mayotte depuis 2020 et de la naissance de ses enfants sur l'île. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence était certes remplie, mais que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales invoquées. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les stipulations conventionnelles précitées.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600757
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L.521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante malgache, qui demandait la suspension de l'obligation de quitter le territoire français prise à son encontre. La juge a estimé que l'atteinte alléguée au droit à la vie privée et familiale (article 8 de la CESDH) et à l'intérêt supérieur de l'enfant (article 3-1 de la CIDE) n'était pas grave et manifestement illégale, faute pour la requérante de justifier de l'ancienneté de son séjour ou de liens familiaux suffisamment établis à Mayotte. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans instruction contradictoire ni audience, en application de l'article L.522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600767
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l’article L.521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C..., ressortissant comorien, qui contestait l’obligation de quitter le territoire français prise à son encontre. Le juge a estimé que l’atteinte alléguée au droit à la vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme) n’était pas grave ni manifestement illégale, faute pour le requérant de justifier d’attaches familiales suffisantes à Mayotte et de l’absence de liens dans son pays d’origine. La condition d’urgence n’a pas été examinée, la requête étant manifestement mal fondée.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2514799
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de la société Batigere qui contestait des cotisations de taxe foncière pour 2017. La juridiction a jugé la demande manifestement irrecevable car introduite en août 2025, bien au-delà du délai de deux mois suivant la notification de la décision de l'administration fiscale du 6 décembre 2018. Cette irrecevabilité, insusceptible de régularisation, a été prononcée sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative, après application des dispositions du livre des procédures fiscales relatives aux délais de recours contentieux.
Avocat : SCHIANO-GENTILETTI FIONA
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2521916
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... qui sollicitait une remise gracieuse de sa taxe foncière pour 2025. Le juge a estimé que la demande était manifestement irrecevable, car le pouvoir d'accorder une telle remise gracieuse relève exclusivement de l'administration fiscale et non du juge de l'impôt. Cette solution s'appuie sur les articles L. 247 et R. 247-1 du livre des procédures fiscales, ainsi que sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604066
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a modifié une précédente ordonnance pour enjoindre au préfet des Hauts-deine de délivrer sans délai une autorisation provisoire de séjour avec droit de travail à la requérante, sous astreinte. Cette décision, fondée sur l'article L. 521-4 du code de justice administrative, intervient en raison de l'inexécution par l'administration d'une injonction antérieure. Le juge a également admis la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Avocat : SILVESTRE
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604207
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-liberté, a suspendu l'exécution d'un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'une ressortissante tunisienne. Le juge a estimé que l'exécution imminente de la mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de la vie privée et familiale, protégé par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur l'article L. 521-2 du code de justice administrative et ordonne également l'admission provisoire de la requérante à l'aide juridictionnelle.
Avocat : LABELLE
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604301
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à assurer l'exécution d'une précédente injonction adressée au préfet des Hauts-de-Seine. Constatant l'inexécution totale de l'ordonnance du 13 février 2026, le juge a modifié sa décision sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative. Il enjoint au préfet de délivrer immédiatement à la requérante un récépissé ou une autorisation provisoire de travail, sous une astreinte de 500 euros par jour de retard.
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2501262
Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par M. B... d'un recours en plein contentieux contre le refus de France Travail de lui verser une aide à la garde d'enfants. Faute pour le requérant d'avoir confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois suivant la demande qui lui avait été adressée sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s'être désisté. Par ordonnance du 27 février 2026, le vice-président du tribunal a donné acte de ce désistement.
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2400164
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant par ordonnance dans le cadre d’un recours de plein contentieux, a constaté que les conclusions indemnitaires de M. B... tendant à la condamnation du centre hospitalier de Sartène au versement de 23 519,28 euros étaient devenues sans objet. En effet, l’établissement hospitalier a justifié avoir versé au requérant la somme de 24 520,47 euros entre février et juillet 2025. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions et a condamné le centre hospitalier à verser 1 500 euros à M. B... au titre de l’article L. 761-1 du même code.
Avocat : PERES
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2501876
Le Tribunal Administratif de Bastia, par une ordonnance du 27 février 2026, a constaté le désistement de Mme A... de sa demande tendant à ce qu'il soit enjoint au préfet de Corse-du-Sud de lui attribuer un logement adapté, sous astreinte. La requérante n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois suivant la demande qui lui avait été adressée sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s'être désistée. Le tribunal a donc donné acte de ce désistement en application de l'article R. 222-1 du même code.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-1417852
Le Tribunal Administratif de Paris a radié une requête en plein contentieux de la société Établissements Mahevas, car elle constituait un doublon d'une autre affaire déjà enregistrée. La juridiction a appliqué l'article R. 413-5 du code de justice administrative relatif à l'enregistrement des requêtes. La solution retenue est le rejet de la demande par radiation, sans examen du fond, pour cause de double enregistrement.
Avocat : CABINET FIDAL
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-1423902
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a radié une requête en plein contentieux de la société Eolane Montceau. Le tribunal a constaté que cette requête, enregistrée sous le numéro 1423902, constituait un doublon d'une autre affaire déjà enregistrée. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives à l'enregistrement des requêtes.
Avocat : CABINET FIDAL (SELAS)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-1423909
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a radié une requête en plein contentieux de la société Eolane Roncq car elle constituait un doublon d'une autre affaire déjà enregistrée. La juridiction a appliqué les dispositions du code de justice administrative, notamment l'article R. 413-5, pour constater cette duplication procédurale. En conséquence, la demande de restitution de la contribution au service public de l'électricité n'a pas été examinée sur le fond.
Avocat : CABINET FIDAL (SELAS)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2605253
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une lettre de « réponse aux observations du contribuable » de l'administration fiscale. La juridiction a jugé que cette lettre, intervenant dans le cadre d'une procédure de rectification, ne constitue pas une décision administrative susceptible d'être suspendue en urgence au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La requête a donc été déclarée irrecevable et rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2402461
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la SAS Berry Global Holdings France de sa requête, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés et des pénalités. Le désistement met fin à l'instance, rendant sans objet les conclusions de la requérante et les défenses de l'administration. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui habilite le magistrat à constater un tel désistement.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS FIDAL
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2408025
Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... visant à annuler l'invalidation de son permis de conduire. La juridiction estime que les arguments avancés (conséquences professionnelles et regrets) sont inopérants, car la requérante ne conteste pas les motifs légaux de la décision administrative. Le rejet est prononcé en application de l'article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative, qui permet d'écarter les requêtes ne comportant que des moyens manifestement inopérants.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2517024
**Sujet principal** : Demande de remise totale d'une dette d'aide personnelle au logement. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (ordonnance du président). **Solution retenue** : Le tribunal constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête, car la caisse d'allocations familiales a accordé, après l'introduction du recours, la remise totale de la dette sollicitée par le requérant. **Textes appliqués** : Article R. 222-1 (3°) du code de justice administrative, permettant de constater l'absence de lieu à statuer lorsque la demande est devenue sans objet.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2403534
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... qui contestait un avis de sommes à payer pour l'enlèvement d'un dépôt sauvage. La juridiction a jugé la requête manifestement irrecevable car elle ne contenait aucun moyen juridique, en violation de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le rejet a été prononcé en application de l'article R. 222-1 du même code, le tribunal relevant par ailleurs que le requérant reconnaissait sa responsabilité dans les faits.