Jurisprudence administrative
96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
96 978
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601465
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension du refus de renouvellement d'un titre de séjour pour raison de santé. Le juge a estimé que la requérante, une ressortissante congolaise, n'apportait pas la preuve que son état de santé nécessitait impérativement un maintien en France, au regard notamment de la disponibilité de son traitement dans son pays d'origine. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatives aux titres de séjour pour soins.
Avocat : MARSEILLE
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601476
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé précontractuel, a été saisi d'une demande d'annulation de la procédure d'attribution d'un marché public. Le juge a constaté le désistement pur et simple du groupement requérant, ce qui a mis fin à l'instance. Il a en conséquence donné acte de ce désistement et a rejeté la demande de l'autorité adjudicatrice visant à condamner le requérant à des frais non compris dans les dépens.
Avocat : SCP E. FORGEOIS & ASSOCIÉS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601556
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à assortir d'une astreinte une injonction précédemment prononcée à l'encontre du préfet du Nord. Le juge a retenu l'existence d'un élément nouveau justifiant l'application de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, constatant la non-exécution de l'injonction de réexamen d'une demande de carte de résident. Il a en conséquence fixé une astreinte de 50 euros par jour de retard pour assurer l'exécution de la décision et a admis provisoirement le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Avocat : BERTHE
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601565
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande de suspension en référé d'un arrêté préfectoral refusant le renouvellement d'un titre de séjour et ordonnant l'éloignement. Le juge a considéré que la demande de suspension était irrecevable, car le recours en annulation formé contre la décision d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) avait déjà un effet suspensif de plein droit. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 722-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : GOEMINNE
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2200762
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a statué sur une demande en responsabilité pour défaut d'entretien d'un ouvrage public, suite à un accident. La juridiction a rejeté les requêtes de la victime et de la caisse primaire d'assurance maladie, estimant que ni la commune d'Artonne ni le syndicat intercommunal n'avaient commis de faute dans l'entretien de l'ouvrage. La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité administrative pour dommage de travaux publics et écarte l'application de la loi du 31 décembre 1968 sur la prescription, jugée non pertinente en l'espèce.
Avocat : SCP LANGLAIS BRUSTEL LEDOUX
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2200771
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a été saisi d'une demande en responsabilité contre le département du Puy-de-Dôme suite à un accident de la route causé par la présence d'hydrocarbures sur une route départementale. La juridiction a jugé que le département, en tant que gestionnaire de la voirie, était responsable en raison d'un défaut d'entretien normal de l'ouvrage public. Elle a condamné le département à indemniser la victime et son assureur pour leurs préjudices matériels, et à garantir les éventuelles condamnations au titre de la loi Badinter, rejetant les moyens de défense du département sur l'absence de faute de la victime.
Avocat : NOLOT
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2200916
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la demande d'indemnisation de la requérante pour une chute sur un trottoir public verglacé. La juridiction a estimé que la commune de Riom n'était pas responsable, car la requérante n'a pas démontré de manière certaine le lien de causalité entre l'état du trottoir et son accident. Le tribunal a appliqué les principes de la responsabilité pour défaut d'entretien normal de l'ouvrage public et a jugé inopérants les moyens soulevés contre la décision de rejet implicite.
Avocat : SHVEDA
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2202418
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a statué sur une demande d'indemnisation de parents suite au décès de leur nouveau-né à l'hôpital. La juridiction a reconnu la responsabilité du centre hospitalier pour faute, en retenant une perte de chance de survie de l'enfant fixée à 50%. Elle a condamné l'établissement à indemniser les préjudices des parents et de l'enfant, en application des principes de la responsabilité hospitalière et du code de la santé publique.
Avocat : CHAMARD-CABIBEL
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2306180
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B..., un militaire contestant une sanction de vingt jours d'arrêts. Le juge a reconnu un vice de procédure, l'intéressé n'ayant pas été mis en mesure de préparer sa défense sur quatre des griefs retenus, en méconnaissance des articles L. 4137-1 et R. 4137-15 du code de la défense. Cependant, la sanction a été maintenue car les faits restants (une altercation dans la nuit du 17 au 18 mars 2023) étaient matériellement établis et suffisaient, à eux seuls, à justifier la décision.
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2500236
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par le préfet du Calvados d’une contravention de grande voirie pour des travaux de terrassement non autorisés réalisés par M. D... sur une zone dunaire du domaine public maritime. Le tribunal a constaté que les faits, non contestés, constituent une infraction aux articles L. 2122-1 et L. 2132-3 du code général de la propriété des personnes publiques. Conformément à la demande du préfet et à la reconnaissance des faits par M. D..., le tribunal l’a dispensé de l’amende prévue à l’article L. 2132-26 du même code. Il a ordonné à M. D... de compléter, si nécessaire, les travaux de remise en état du site par des plantations de végétaux dunaires avant le 31 mars 2027, sous peine d’exécution d’office à ses frais.
Avocat : DESMONTS
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2401930
Cette décision du Tribunal Administratif de Mayotte concerne une demande de provision formée par la SAS Edeis aéroport Mayotte, gestionnaire de l'aéroport, à l'encontre de la SARL SMIG CAPEX pour le non-paiement de redevances d'occupation du domaine public aéroportuaire, sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative. Le juge des référés rappelle que, suite à l'ouverture d'une procédure de redressement judiciaire de la SARL SMIG CAPEX par le tribunal mixte de commerce, les dispositions des articles L. 622-21 et L. 622-22 du code de commerce interdisent toute action en justice tendant à la condamnation du débiteur au paiement d'une somme d'argent. En conséquence, la juridiction administrative se déclare incompétente pour statuer sur la demande de provision, cette compétence relevant désormais exclusivement de l'autorité judiciaire pour la constatation et l'admission de la créance.
Avocat : CHEVRIER ASSOCIES
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2209601
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par Mme B..., professeure contractuelle, d'une demande d'indemnisation pour faute de l'administration. Elle estimait que le rectorat l'avait induite en erreur en lui laissant croire, par des courriers et une attestation, qu'elle bénéficiait d'un congé de grave maladie, avant de lui réclamer le remboursement des sommes versées. Le tribunal a jugé que ces informations erronées constituaient une faute de nature à engager la responsabilité de l'État. La solution retenue est fondée sur les principes généraux de la responsabilité administrative pour faute, sans qu'un texte spécifique soit cité dans l'extrait.
Avocat : BOUTANG
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2501753
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a condamné la commune de Kani-Kéli à verser à la société MaoréDiscount une provision de 4 439,16 euros au titre d'une facture impayée de fourniture de matériel informatique. Le juge a estimé que la créance n'était pas sérieusement contestable, la commune n'ayant pas produit de mémoire en défense et la facture ayant été certifiée "service fait". La décision applique les articles L. 2192-10 et R. 2192-10 du code de la commande publique, qui fixent un délai de paiement de trente jours pour les pouvoirs adjudicateurs. La demande relative aux intérêts moratoires et à l'indemnité forfaitaire a été renvoyée à une évaluation ultérieure, le juge des référés ne pouvant statuer sur leur montant exact dans le cadre de la présente procédure.
Avocat : BUKULIN
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2403208
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par le préfet du Calvados d’une contravention de grande voirie pour non-respect d’un feu rouge au port de Ouistreham. Le tribunal a constaté que les faits, établis par procès-verbal et non contestés, constituent une infraction aux articles L. 5337-1 et R. 5333-25 du code des transports ainsi qu’au règlement particulier de police du port. En application des articles L. 2132-26 du code général de la propriété des personnes publiques et R. 5337-1 du code des transports, M. C... a été condamné à une amende, dont le montant a été modulé en fonction de la gravité des faits.
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2403209
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par le préfet du Calvados d’une contravention de grande voirie pour des travaux d’enrochement et de mouvement de sable réalisés sans titre sur le domaine public maritime naturel à Cricqueboeuf. Le tribunal a constaté que l’action publique était prescrite, un délai de plus d’un an s’étant écoulé entre la constatation des faits en mai 2023 et le procès-verbal du 24 septembre 2024, en application des articles L. 2122-1 et L. 2132-3 du code général de la propriété des personnes publiques. En conséquence, il a relaxé la commune de Cricqueboeuf et la société Legrix Estuaire des poursuites pénales. Toutefois, le tribunal a ordonné la remise en état des lieux sous astreinte, conformément à l’article L. 2132-26 du même code, en enjoignant aux contrevenants de déposer un projet d’enrochement auprès de la DDTM dans un délai de deux mois.
Avocat : DESMONTS
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2201316
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête des ayants droit de M. B... demandant la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu, de contributions sociales et de contribution exceptionnelle sur les hauts revenus au titre de l'année 2015. Le tribunal a jugé que l'absence de notification de l'avis d'imposition aux requérantes, qui n'avaient pas informé l'administration du décès du contribuable, était sans incidence sur la régularité de la procédure. La solution s'appuie sur les articles L. 253 du livre des procédures fiscales et 1682 du code général des impôts.
Avocat : CABINET D'AVOCATS NATAF & PLANCHAT
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600787
Le Tribunal Administratif de Dijon était saisi par M. C... d’un recours en plein contentieux visant à contester le refus d’enregistrer sa candidature sur une liste électorale pour les élections municipales de mars 2026. Le tribunal a rejeté la requête en considérant qu’elle était sans objet, dès lors que la liste déposée le 18 février 2026 ne comportait pas le nom de M. C... et qu’un récépissé définitif avait été délivré. Il a rappelé qu’en vertu de l’article L. 265 du code électoral, la déclaration de candidature ne peut résulter que du dépôt d’une liste mentionnant l’ensemble des candidats, ce qui n’était pas le cas en l’espèce.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2504039
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une mesure d'expertise à la demande de la famille B.... Cette décision fait suite à deux incendies survenus les 11 et 12 janvier 2025 dans leur propriété à Montauban, le second étant potentiellement lié à une faute d'intervention du service départemental d'incendie et de secours de Tarn-et-Garonne. Le tribunal a jugé la mesure utile malgré l'existence d'une expertise assurantielle, les parties ne parvenant pas à un accord. La mission de l'expert portera sur l'origine des incendies, les modalités d'intervention des secours et l'étendue des préjudices.
Avocat : SCP JEAY-MARTIN DE LA MOUTTE-JAMES-FOUCHER
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2505249
Cette décision du Tribunal Administratif de Bordeaux concerne une demande d’expertise médicale présentée par M. A..., policier adjoint en formation, dans le cadre d’un litige potentiel avec le ministère de l’intérieur sur son inaptitude aux fonctions. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, fait droit à la requête en estimant que la mesure d’expertise est utile, compte tenu des avis médicaux contradictoires et de la procédure de licenciement en cours. Il ordonne en conséquence une expertise pour déterminer l’aptitude de l’intéressé à ses fonctions et à un éventuel reclassement. En revanche, il rejette la demande de frais d’instance, aucune partie n’étant considérée comme perdante.
Avocat : STINCO
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2601568
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a été saisi par la commune de Lézignan-Corbières sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. La commune demandait la désignation d'un expert pour constater les désordres d'un immeuble présentant un risque pour la sécurité de ses occupants. Le juge des référés a fait droit à cette demande en désignant un expert. La mission de l'expert consiste à examiner l'immeuble, déterminer s'il existe un péril grave et imminent, et proposer des mesures pour y mettre fin.