Jurisprudence administrative
187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 182
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2604366
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... D... épouse A... visant à contester les opérations électorales municipales et communautaires du 15 mars 2026 à Courtacon. La juridiction estime la demande manifestement irrecevable car le scrutin n'a abouti à la proclamation d'aucun candidat, rendant la protestation sans objet. Cette décision est fondée sur les dispositions du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2507272
Le Tribunal Administratif de Versailles constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête en dégrèvement de taxe foncière. Cette solution est retenue car l'administration fiscale a accordé la décharge des impositions litigieuses après l'introduction du recours, rendant la demande sans objet. La juridiction fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de constater l'absence de lieu à statuer.
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2503228
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de M. A... qui demandait une injonction de relogement. Le juge considère que la demande est devenue sans objet, le requérant ayant obtenu satisfaction par l'attribution d'un logement en Inter Médiation Locative le 19 décembre 2025. Cette décision de non-lieu à statuer est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2600282
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... qui contestait une contrainte pour le recouvrement d'une prime d'activité. La juridiction estime le recours manifestement irrecevable car il a été introduit avant l'exercice du recours administratif préalable obligatoire devant la commission de recours amiable de la caisse d'allocations familiales. Cette solution est fondée sur l'article L. 845-2 du code de la sécurité sociale et l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2303313
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur la requête de M. A... visant à annuler le rejet de sa demande de décharge d'une saisie de 5 000 € pour impôt sur le revenu. Cette solution s'explique par la décision postérieure de l'administration (11 juin 2025) ayant prononcé un dégrèvement supérieur au montant contesté, privant ainsi le litige de son objet. Le juge s'est fondé sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 208 du livre des procédures fiscales, considérant que le dégrèvement rendait caducs les actes de recouvrement forcé.
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601032
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du CJA), a suspendu l'exécution d'un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement sans délai d'une ressortissante comorienne. Le juge a estimé que la mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et à l'intérêt supérieur de ses enfants (article 3 de la CIDE), compte tenu de son ancrage de longue date à Mayotte. La demande de délivrance d'une autorisation provisoire de séjour a en revanche été rejetée, cette mesure n'entrant pas dans le cadre du référé-liberté.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601053
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que la requérante, qui invoquait une atteinte à ses droits fondamentaux au titre de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'avait apporté aucun élément concret à l'appui de ses allégations. La demande a donc été jugée manifestement mal fondée et rejetée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601054
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que la requérante, qui invoquait une atteinte à ses droits fondamentaux au titre de l'article 3 de la CEDH, n'avait pas justifié son allégation par des précisions ou des pièces. La demande a donc été jugée manifestement mal fondée et rejetée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601055
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé, constate le non-lieu à statuer sur la demande de suspension d'un arrêté d'éloignement. Le préfet ayant retiré l'arrêté litigieux avant l'audience, la demande principale est devenue sans objet. Le juge ne statue pas sur la demande d'injonction de réexamen, celle-ci ne relevant pas de la procédure d'urgence de l'article L. 521-2 du code de justice administrative.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601062
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé, a rejeté la demande d’injonction visant à contraindre le préfet à examiner une demande de titre de séjour dans un délai de quinze jours. Le juge a estimé que le requérant, en invoquant uniquement une situation de précarité administrative due au silence de l’administration, ne justifiait pas de l’urgence requise par l’article L. 521-2 du code de justice administrative. La requête a donc été jugée manifestement mal fondée au regard des conditions de cette procédure d’urgence.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2302965
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête de Mme A... visant à annuler le refus du maire d'abroger un titre exécutoire émis pour le recouvrement de frais de relogement. Le tribunal estime que la requérante ne démontre pas de changement dans les circonstances de droit ou de fait postérieur à l'édiction de l'acte, condition nécessaire pour obtenir son abrogation sur le fondement de l'article L. 243-2 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et d'injonction sont écartées.
Avocat : BOUTEILLER
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601957
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné une expertise concernant des désordres (dysfonctionnement de la régie son) affectant la salle des fêtes de Miramas suite à des travaux de réhabilitation. La juridiction a retenu l'utilité de cette mesure d'instruction, fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, en vue d'une éventuelle action future au fond. L'expertise contradictoire impliquera la commune et les différentes entreprises ayant participé aux travaux pour déterminer les causes, les solutions et l'évaluation des préjudices.
Avocat : SCP FOURNIER & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602316
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale concernant la prise en charge de la requérante au centre hospitalier de la Timone à partir du 10 décembre 2024. Le juge a retenu l'utilité de cette mesure d'instruction pour éclairer une future action en réparation de préjudices liés à des complications post-opératoires. Cette décision est fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés de prescrire toute mesure utile d'expertise.
Avocat : AARPI JASPER AVOCATS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602463
Le Tribunal Administratif de Marseille a statué sur une demande de provision en référé pour préjudice lié à l'absence de relogement. Le juge a reconnu que l'obligation de l'État de reloger la requérante, suite à une décision de la commission de médiation, n'était pas sérieusement contestable, engageant ainsi sa responsabilité. Il a condamné l'État à verser une provision de 1 200 euros au titre du préjudice, en application de l'article R. 541-1 du code de justice administrative et des articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : CHAMPEAU
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602897
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a accordé une provision à une requérante pour préjudice lié à l'absence de relogement par l'État. Le juge a estimé que l'obligation de l'État n'était pas sérieusement contestable suite à la carence fautive du préfet après une décision de la commission de médiation, appliquant les articles R. 541-1 du code de justice administrative et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Il a condamné l'État à verser une provision de 1 000 euros, inférieure à la demande, en considération de la durée du préjudice et de la composition du foyer.
Avocat : CHAMPEAU
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603218
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de remettre sous dix jours une carte de résident à un ressortissant guinéen, celle-ci ayant été accordée mais non délivrée depuis plus de sept mois. Le juge a retenu l'urgence au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, considérant que le délai anormal de délivrance portait préjudice à l'intéressé, notamment pour une promesse d'embauche. Il a assorti cette injonction d'une astreinte de 50 euros par jour de retard et a accordé l'aide juridictionnelle provisoire au requérant.
Avocat : MERIENNE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603530
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de remettre un récépissé autorisant le travail à un ressortissant étranger ayant sollicité le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, fondant sa décision sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Il a prononcé une astreinte en cas de non-exécution et mis une somme à la charge de l'État au titre des frais de procédure.
Avocat : RIOU
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603591
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande d'un ressortissant tunisien visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un récépissé de séjour. Le juge a constaté qu'une décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement était née du silence de l'administration au terme du délai de quatre mois prévu par les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Par conséquent, il ne pouvait pas ordonner la mesure sollicitée sans méconnaître les dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Avocat : MICHEL
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603752
**Sujet principal** : Demande d'injonction au préfet pour mettre en œuvre une solution de substitution permettant le dépôt d'une demande de titre de séjour par une bénéficiaire de la protection subsidiaire, confrontée à des dysfonctionnements du téléservice ANEF. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge a rejeté la requête. Il a estimé que la requérante, qui n'avait pas préalablement sollicité l'accompagnement physique prévu par les textes, ne démontrait pas l'urgence caractérisée requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative pour justifier une injonction en référé. **Textes appliqués** : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé "mesures utiles"), article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et son arrêté d'application du 1er août 2023 (définition des modalités d'accompagnement et de la solution de substitution au téléservice ANEF).
Avocat : MICHEL-BECHET
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2405587
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de Mme C... demandant l'attribution d'un logement adapté. La juridiction relève que la requête est devenue sans objet, Mme C... ayant signé un bail pour un logement répondant à ses besoins en octobre 2024, entraînant la radiation de sa demande. Cette décision de non-lieu à statuer est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.