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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

96 903 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 903

Décisions totales

383 581

Ordonnances

331 435

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionPlein contentieuxEffacer tout
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2400098

Le Tribunal Administratif de Besançon a été saisi par la SAS Façades Bisontines d’un litige l’opposant à la communauté de communes Altitude 800, relatif au refus d’indemnisation pour imprévision concernant le lot n°1 du marché de travaux de la gendarmerie de Levier. La société requérante sollicitait le versement d’une indemnité de 40 909,41 euros TTC, estimant que la hausse des coûts de construction, consécutive à la crise du Covid-19 et à la guerre en Ukraine, avait bouleversé l’économie du contrat. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la société n’apportait pas la preuve d’un bouleversement de l’économie du contrat, faute de démontrer l’ampleur de la perte de marge nette subie, et que les surcoûts allégués n’étaient pas suffisamment établis. La décision s’appuie sur les principes de la théorie de l’imprévision en droit administratif et les dispositions du code de la commande publique.

Avocat : GERMAIN PERREY

26 février 2026• 2ème chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2303315

Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par la SAS Wallaby pour contester la résiliation pour faute de son lot n°2 d'un marché de transport d'enfants confiés à l'aide sociale à l'enfance. La société invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, une violation du contradictoire et le caractère disproportionné de la résiliation. En défense, le département de la Haute-Garonne a fait valoir que la décision de résiliation avait été retirée le 19 juin 2023, avant l'introduction de la requête. Le tribunal a constaté que le contrat était arrivé à son terme, rendant sans objet les conclusions en annulation et en reprise des relations contractuelles. Par conséquent, il a prononcé un non-lieu à statuer sur l'ensemble des conclusions de la requête.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : VIMINI

26 février 2026• 4ème Chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2202858

Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par l’office public Toulouse Métropole Habitat d’une requête en plein contentieux visant à faire fixer une créance de 1 928 970,91 euros à l’encontre de la société Athena Projets (en liquidation judiciaire) et à obtenir la condamnation de la société BMO, maître d’œuvre, sur le fondement de sa responsabilité contractuelle pour manquements dans le suivi des travaux. Le tribunal a relevé d’office un moyen d’irrecevabilité, estimant que les conclusions indemnitaires dirigées contre la société BMO excédaient la saisine, qui se limitait à la fixation de la créance contestée par le juge-commissaire du tribunal de commerce. La solution retenue est donc fondée sur les règles de compétence et de procédure, notamment les articles R. 811-1 du code de justice administrative et 49 du code de procédure civile.

Avocat : SCP D'AVOCATS SALESSE ET ASSOCIES

26 février 2026• 4ème Chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2205763

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme Barbé, qui demandait la condamnation de l’État à lui verser des indemnités pour préjudice financier et moral. La requérante soutenait que l’administration avait commis des fautes en refusant de lui octroyer l’indemnité de départ volontaire et en acceptant sa démission sous condition. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions indemnitaires, car les décisions de refus de l’indemnité, devenues définitives faute de recours dans les délais, ne pouvaient être contestées via une action en responsabilité. La solution retenue s’appuie sur les principes de sécurité juridique et les articles R. 421-2 du code de justice administrative et L. 231-4 du code des relations entre le public et l’administration.

Avocat : RABASSA

26 février 2026• 3ème Chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2504044

Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé, a rejeté les demandes d'expertise présentées par M. et Mme L... concernant trois logements situés à Saint-Nicolas-de-la-Grave. Les requérants contestaient les constats de non-décence établis par la CAF de Tarn-et-Garonne, qui avaient entraîné la suspension des aides au logement. Le juge a retenu l'incompétence de la juridiction administrative, estimant que le litige relatif à la décence d'un logement relève de la compétence du tribunal judiciaire, conformément à la décision du Tribunal des conflits du 4 novembre 2024. Les requêtes ont donc été rejetées comme portées devant un ordre de juridiction incompétent.

Avocat : CAMBRIEL GERBAUD-COUTURE ZOUANIA SIMEON

26 février 2026
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2504045

Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé, rejette les demandes d'expertise de M. et Mme L... concernant trois logements à Saint-Nicolas-de-la-Grave. Les requérants contestaient les constats de non-décence établis par la CAF de Tarn-et-Garonne, qui ont conduit à la suspension des aides au logement. Le juge retient que le litige relatif à la décence d'un logement relève de la compétence du tribunal judiciaire, et non de l'ordre administratif. En conséquence, il décline la compétence de la juridiction administrative pour statuer sur ces demandes.

Avocat : CAMBRIEL GERBAUD-COUTURE ZOUANIA SIMEON

26 février 2026
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2504046

Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par M. et Mme L... de trois demandes de référé expertise visant à contester des constats de non-décence établis par la CAF de Tarn-et-Garonne pour trois logements leur appartenant, ainsi que la suspension consécutive du versement des aides au logement. La CAF a soulevé l'incompétence de la juridiction administrative, arguant que le litige relève du tribunal judiciaire. Le juge des référés a joint les trois requêtes. Se fondant sur le code de la construction et de l'habitation et sur une décision du Tribunal des conflits, le tribunal a rejeté les demandes d'expertise, jugeant que le contentieux de la décence d'un logement relève de la compétence de l'ordre judiciaire.

Avocat : CAMBRIEL GERBAUD-COUTURE ZOUANIA SIMEON

26 février 2026
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2505380

Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par M. A... d'une demande de nouvelle expertise médicale et de versement d'une provision, suite à une biopsie cardiaque réalisée au CHU de Toulouse en mai 2021. Le requérant contestait notamment le défaut d'information préalable et les conclusions d'un précédent rapport d'expertise. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, estimant que la nouvelle expertise n'était pas utile car le précédent rapport était suffisant et que la contestation relevait du juge du fond. Il a également jugé que les demandes de provision et d'indemnisation ne remplissaient pas les conditions des articles R. 541-1 et R. 532-1 du code de justice administrative.

Avocat : BIROT - RAVAUT ET ASSOCIES

26 février 2026
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2400248

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande de M. B... tendant à la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu de 71 757 euros pour 2017. Le litige portait sur la déductibilité d'une indemnité compensatrice de préavis de 165 291 euros, versée à son employeur suite à une condamnation prud'homale. Le tribunal a jugé que cette indemnité, destinée à réparer le préjudice de l'employeur pour rupture fautive du contrat, ne constituait pas une dépense effectuée en vue de l'acquisition ou de la conservation d'un revenu au sens des articles 13 et 83 du code général des impôts. Par conséquent, sa réintégration dans les revenus imposables par l'administration fiscale était justifiée.

26 février 2026• 3ème Chambre
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600246

Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B..., ressortissant russe, qui demandait d’enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer un titre de séjour « visiteur » ou, à défaut, une attestation provisoire de séjour. Le juge estime que la demande de délivrance d’un titre de séjour ne relève pas des mesures provisoires ou conservatoires que le juge des référés peut ordonner. Par ailleurs, M. B... bénéficiant déjà d’une attestation de décision favorable valant autorisation provisoire de séjour jusqu’au 5 mars 2026, la demande d’attestation provisoire est dépourvue d’utilité. La requête est donc rejetée.

26 février 2026
TA106Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2400025

Le Tribunal Administratif de la Guyane était saisi par Mme B... D... d'un recours en plein contentieux contre une décision de l'OFII lui imposant une contribution spéciale et une contribution forfaitaire de 30 000 euros pour travail illégal, fondée sur les articles L. 8253-1 du code du travail et L. 822-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a relevé d'office un moyen d'ordre public tiré de la méconnaissance du champ d'application de la loi, en raison de l'abrogation de la contribution forfaitaire par la loi n° 2024-42 du 26 janvier 2024. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le tribunal a examiné les moyens de la requérante, notamment l'insuffisance de motivation et le caractère disproportionné de la sanction.

Avocat : SEMONIN CLEO

26 février 2026• 1ère Chambre
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2501646

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de la société Free Mobile, qui contestait son assujettissement à l’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER) sur les stations radioélectriques pour les années 2023 et 2024 dans la Saône-et-Loire. La société soutenait que cette taxe était incompatible avec la directive (UE) 2018/1972, soit en relevant de l’article 42 (redevances sur les droits de mise en place de ressources), soit en constituant une entrave aux principes généraux du droit de l’Union. Le tribunal a jugé que l’IFER-SR ne relève pas du champ d’application de l’article 42 de la directive, car elle n’est pas liée à la procédure d’autorisation générale ni à l’octroi de droits d’utilisation, et qu’elle ne méconnaît pas les principes généraux de la directive, s’agissant d’une imposition fiscale générale. La solution retenue s’appuie sur le code général des impôts et la jurisprudence du Conseil d’État du 5 février 2025.

Avocat : CABINET JEAUSSERAND AUDOUARD (AARPI)

26 février 2026• 2ème chambre
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2502554

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de la société Free Mobile, qui demandait la décharge de l’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER) sur les stations radioélectriques pour les années 2023 et 2024. La société soutenait que cette imposition était incompatible avec la directive 2018/1972, mais le tribunal a jugé que l’IFER ne relève pas du champ d’application de l’article 42 de cette directive, conformément à la jurisprudence du Conseil d’État du 5 février 2025. Par conséquent, les moyens soulevés ont été écartés et la demande de restitution de 1 715 016 euros, ainsi que les conclusions accessoires, ont été rejetées.

Avocat : CABINET JEAUSSERAND AUDOUARD (AARPI)

26 février 2026• 2ème chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2303955

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de la SAS Wallaby contestant la résiliation de plein droit du lot n°2 d’un marché public de transport d’enfants confiés à l’aide sociale à l’enfance, prononcée par le département de la Haute-Garonne. La société demandait également l’annulation d’avenants conclus avec d’autres opérateurs et le paiement de factures impayées. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes, jugeant que la décision de résiliation était légale et que les avenants contestés n’étaient pas entachés d’illégalité. Il a notamment considéré que la résiliation de plein droit était fondée sur le dépassement du montant maximum de l’accord-cadre, conformément aux stipulations contractuelles et au code de la commande publique. La décision s’appuie sur les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration, ainsi que sur les règles relatives aux marchés publics.

Avocat : VIMINI

26 février 2026• 4ème Chambre
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2406105

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de l’EURL Immo DDL contestant des suppléments d’impôt sur les sociétés (2018-2019) et des rappels de TVA (2019-2020) pour un montant total de 800 910 euros. Le tribunal a d’abord constaté que les conclusions relatives aux rappels de TVA pour 2019 étaient devenues sans objet suite à un dégrèvement partiel de l’administration, et les a déclarées irrecevables. Sur le fond, il a rejeté l’ensemble des moyens soulevés par la société, notamment ceux tirés de l’irrégularité de la procédure de vérification de comptabilité et de l’insuffisance de motivation de la proposition de rectification. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi les impositions restantes, sur le fondement des dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.

Avocat : TUROT

26 février 2026• 3ème Chambre
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2601483

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A... contestant sa radiation des listes électorales de Saint-Gervais et le refus du préfet d'enregistrer sa candidature aux élections municipales de mars 2026. Le tribunal s'est déclaré incompétent pour connaître de la radiation, relevant que l'article L. 20 du code électoral attribue ce contentieux au juge judiciaire. Sur le refus d'enregistrement, il a jugé que, faute de qualité d'électeur suite à sa radiation, M. A... ne remplissait pas les conditions d'éligibilité de l'article L. 228 du code électoral, ce qui obligeait le préfet à refuser l'enregistrement.

26 février 2026• 1ère Chambre
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2601568

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête du maire de Quinsac qui demandait la désignation d’un expert pour constater l’état d’un immeuble présentant des moisissures et infiltrations. La juridiction a estimé que la situation relevait de l’insalubrité au sens du 4° de l’article L. 511-2 du code de la construction et de l’habitation, et non d’un péril imminent nécessitant une expertise d’urgence. En conséquence, la procédure de constatation prévue à l’article L. 511-8 du même code, confiée à l’agence régionale de santé, devait être suivie, et non celle de l’article L. 511-9 permettant au juge de désigner un expert. La solution retenue est fondée sur les articles L. 511-2 et L. 511-8 du code de la construction et de l’habitation.

26 février 2026
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2400654

Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de Mme I... contestant la sanction pécuniaire de 47 820 euros infligée par le préfet de la région Bretagne pour exploitation sans autorisation de terres agricoles. La juridiction a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre l'arrêté préfectoral du 5 juin 2023, au motif que la décision de la commission des recours du 7 décembre 2023 s'y était substituée. Le tribunal a ensuite rejeté les conclusions relatives aux mises en demeure, considérant que leur signature par une représentante de la DDTM ne constituait pas un vice de procédure affectant la légalité de la sanction.

Avocat : CORNET VINCENT SEGUREL

26 février 2026• 6ème Chambre
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2401384

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme B... veuve A... contestant l'arrêté du 8 janvier 2024 liquidant la pension de réversion de la rente d'invalidité de son époux décédé. La requérante demandait une prise d'effet rétroactive de cette rente au 1er avril 2021, mais le tribunal a jugé que, conformément à l'article L. 28 du code des pensions civiles et militaires de retraite, la jouissance de la rente ne peut débuter qu'à la date du dépôt de la demande de reconnaissance de l'imputabilité au service, intervenue le 6 septembre 2023. L'article R. 97 du même code, relatif au paiement des pensions après décès, n'était pas applicable car le défunt ne percevait pas de rente viagère d'invalidité à son décès. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles à fin d'injonction et au titre des frais de justice.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ASSOCIES

26 février 2026• MSS 6ème chambre M. LE ROUX
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2505524

Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par le préfet du Morbihan pour liquider l'astreinte prononcée à l'encontre de M. B... par un jugement du 18 décembre 2023, qui lui enjoignait de libérer le domaine public maritime à l'île de Gavrinis. Constatant que M. B... n'avait pas exécuté cette injonction et n'avait pas contesté les faits, le tribunal a procédé à la liquidation de l'astreinte. En application des principes régissant les astreintes en matière de contravention de grande voirie, il a condamné M. B... à verser au préfet une somme de 23 100 euros, calculée sur 462 jours de retard au taux de 50 euros par jour. Cette décision se fonde sur le code général de la propriété des personnes publiques et le code de justice administrative.

26 février 2026• MSS 6ème chambre M. LE ROUX