Jurisprudence administrative
370 044 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
370 044
Décisions totales
384 929
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2501155
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête d'un ressortissant haïtien demandant l'annulation d'un refus implicite de titre de séjour et l'injonction d'en délivrer un. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, considérant qu'aucune décision implicite de rejet n'était née, car l'administration avait délivré des attestations de prolongation d'instruction dans le cadre de l'examen de sa demande de renouvellement. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment ses articles R. 432-1 et R. 431-15-1.
Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2501175
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête d'un ressortissant haïtien demandant l'annulation d'un refus implicite de titre de séjour. Le tribunal a jugé irrecevables ses conclusions, estimant que sa demande, présentée par simple courrier, n'était pas conforme à la procédure régulière de comparution personnelle en préfecture. Par conséquent, aucun silence de l'administration ne pouvait valoir décision implicite de rejet faisant grief. La décision s'appuie sur les articles R. 431-2, R. 431-3 et R.* 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : NAVIN
Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2501206
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de Mme B... A... D..., une ressortissante dominicaine, visant à annuler l'arrêté préfectoral du 9 octobre 2025 qui refusait un titre de séjour et lui ordonnait de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en constatant l'absence de liens personnels et familiaux suffisamment stables et anciens en France, au sens de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle a également jugé que le refus de séjour ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : DJIMI
Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2501227
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant une attestation de demande d'asile et prononçant une obligation de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet était légalement fondé à refuser cette attestation, car le requérant, dont la première demande d'asile et le premier réexamen avaient été définitivement rejetés, n'avait plus droit au maintien sur le territoire français au moment de sa seconde demande de réexamen, conformément aux articles L.542-1, L.542-2 et R.521-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La juridiction a considéré que le requérant n'apportait pas d'éléments nouveaux justifiant une appréciation différente au regard des conventions internationales invoquées.
Avocat : DJIMI
Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2501241
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a statué sur un recours en excès de pouvoir visant l'annulation d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'interdiction de retour. Le tribunal a accueilli l'exception de non-lieu soulevée par le préfet, constatant que l'arrêté litigieux avait été abrogé en cours d'instance, privant ainsi la demande d'annulation de son objet. Par conséquent, les conclusions à fin d'injonction (délivrance d'un titre de séjour) ont été rejetées, et le tribunal n'a pas eu à se prononcer sur le fond des moyens soulevés contre l'OQTF.
Avocat : MATHURIN KANCEL
Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2600320
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'assignation à résidence pris à l'encontre d'un ressortissant haïtien. Le juge a considéré que le requérant, débouté du droit d'asile, n'apportait pas d'éléments suffisants pour créer un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard du risque de traitement contraire à l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme en cas de retour en Haïti. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : LE CHEVILLIER
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601093
**Sujet principal** : Demande d'injonction urgente pour obtenir un rendez-vous et la délivrance d'un titre de séjour par une réfugiée. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Mayotte (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge fait droit à la requête et enjoint au préfet de Mayotte de fixer un rendez-vous à la requérante dans un délai de quinze jours pour lui délivrer un récépissé et un titre de séjour, estimant que les conditions d'urgence et d'utilité sont remplies. Il rejette en revanche la demande d'astreinte. **Textes appliqués** : L'article L. 521-3 du code de justice administrative (référé "mesures utiles") et les articles L. 424-1 et R. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (délivrance de la carte de résident pour réfugié).
Avocat : EKEU
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601094
**Sujet principal** : Demande d'injonction en référé-liberté pour obtenir la convocation en préfecture et la délivrance d'un titre de séjour par une bénéficiaire de la protection subsidiaire. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Mayotte (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge fait droit à la requête et enjoint au préfet de Mayotte de fixer un rendez-vous à la requérante dans un délai de quinze jours aux fins de lui délivrer un récépissé et un titre de séjour, mais rejette la demande d'astreinte. **Textes appliqués** : L'article L. 521-3 du code de justice administrative (référé-liberté) et les articles L. 424-1 et R. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (délivrance de la carte de résident).
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2205179
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré par le maire de Vitrolles. Le tribunal a jugé que les irrégularités alléguées dans le dossier de demande, notamment concernant la notice architecturale (article R. 431-8 du code de l'urbanisme), n'étaient pas de nature à fausser l'appréciation de la légalité du projet. Il a également considéré que les autres moyens, relatifs à la conformité au PLU et à d'autres articles du code de l'urbanisme, n'étaient pas fondés.
Avocat : XOUAL
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2207321
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme D... visant à annuler le refus de permis de construire pour une maison et des chenils. La juridiction a jugé que le maire était compétent pour signer l'arrêté et que le délai d'instruction n'était pas expiré, empêchant ainsi la naissance d'un permis tacite. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'urbanisme relatives à l'instruction des demandes d'autorisation.
Avocat : HEQUET
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2207547
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de la SCI Butavand Schreiner visant à annuler l'arrêté municipal d'opposition à une déclaration préalable de travaux. Le tribunal a jugé que l'arrêté était légal, notamment car les travaux de couverture d'une terrasse, réalisés il y a moins de dix ans, méconnaissaient les règles de profondeur des constructions du plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi). Les moyens tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte et de l'insuffisance de motivation ont été écartés.
Avocat : NOÛS AVOCATS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2208178
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête en annulation de l'arrêté municipal s'opposant à la création d'une piscine. Il juge que le règlement du plan local d'urbanisme (PLU) de la commune, qui restreint en zone agricole (A) les constructions aux seules annexes nécessaires à l'activité agricole, est conforme au code de l'urbanisme (article L. 151-12). Le projet, qui ne démontre pas cette nécessité agricole, est donc irrégulier, et le moyen tiré d'une inégalité de traitement est écarté.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2208844
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête en excès de pouvoir visant l'annulation du refus de permis de construire. Le tribunal a jugé que l'arrêté municipal était légal, notamment en raison de la méconnaissance par le projet des prescriptions patrimoniales du PLUi protégeant la villa Plasse (élément EV 137) et de l'article L. 113-2 du code de l'urbanisme concernant l'impact sur un espace boisé classé. Les moyens tirés de l'incompétence de l'autorité signataire et de l'insuffisance de motivation ont également été écartés.
Avocat : SCP BERENGER BLANC BURTEZ-DOUCEDE & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2301996
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté le recours en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire et un permis modificatif délivrés pour la reconstruction d'une maison à Salon-de-Provence. Le tribunal a jugé que le projet de reconstruction à l'identique était autorisé par l'article L. 111-15 du code de l'urbanisme, la requérante n'ayant pas démontré que le plan local d'urbanisme contenait une interdiction expresse contraire. Le moyen tiré de l'absence d'attestation d'architecte a également été écarté, faute de preuve que le plan de prévention des risques l'exigeait.
Avocat : SCP LESAGE BERGUET GOUARD-ROBERT
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2401956
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant sur deux requêtes en excès de pouvoir, a rejeté les demandes de la société BVI visant à annuler deux arrêtés municipaux de retrait d'un permis de construire. Le tribunal a jugé que le maire de Mimet était compétent pour retirer les permis, l'un tacite et l'autre délivré suite à une injonction juridictionnelle, en raison d'une fraude caractérisée par la dissimulation d'une servitude de passage dans le dossier de demande. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme relatives au retrait pour fraude et sur la jurisprudence administrative en la matière.
Avocat : XOUAL
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2500142
La décision concerne le refus du bénéfice du RSA à une ressortissante algérienne titulaire d'un titre de séjour "vie privée et familiale". Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en premier ressort, annule la décision implicite de rejet et enjoint au département des Bouches-du-Rhône d'accorder le RSA à la requérante. Le tribunal applique l'article 7 de la déclaration de principes franco-algérienne du 19 mars 1962, qui garantit l'égalité de traitement avec les nationaux français, ainsi que les articles L. 262-2 et L. 262-4 du code de l'action sociale et des familles.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2501303
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de bénéficiaires du RSA demandant l'annulation du refus de remise d'un indu de 14 065,11 €. Le juge a estimé que les requérants, bénéficiaires depuis 2009, ne pouvaient invoquer leur bonne foi pour justifier l'absence de déclaration de ressources, et que leur situation financière ne justifiait pas une remise au titre de la précarité. La décision s'appuie sur les articles L. 262-46 et L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles qui régissent la récupération et la remise des indus de RSA.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2501342
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté le recours en excès de pouvoir de Mme A... visant l'annulation du refus de remise gracieuse d'un indu de revenu de solidarité active (RSA). Le juge a estimé que la requérante, bien qu'invoquant sa précarité, n'avait pas produit d'éléments suffisants sur l'intégralité de ses charges et ressources pour permettre d'apprécier si sa situation justifiait une remise de dette. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, qui encadre la remise d'un indu de RSA en cas de précarité ou de bonne foi du débiteur.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2501352
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme A... contestant des décisions de la CAF concernant une remise partielle d'indu d'APL, le refus du RSA et le rejet d'une demande de complémentaire santé solidaire. Le juge a relevé d'office que la contestation sur le RSA avait perdu son objet suite à une régularisation par le département, et qu'il était incompétent pour connaître du litige relatif à la complémentaire santé solidaire, ce contentieux relevant de la juridiction judiciaire en application des articles L. 211-16 du code de l'organisation judiciaire et L. 142-1 du code de la sécurité sociale. Seul le recours contre la décision de remise partielle de l'indu d'APL restait à examiner au fond.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2501760
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la requête de Mme B... visant à annuler le refus de remise d'un indu de revenu de solidarité active (RSA). La juridiction constate que la requérante, bien que de bonne foi, n'a pas apporté d'éléments probants démontrant une situation de précarité justifiant une remise gracieuse. La décision s'appuie sur l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, qui conditionne une telle remise à la précarité ou à la bonne foi du débiteur.