Jurisprudence administrative
581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 862
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2400313
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de la société Domaine du Rey, qui contestait le refus de permis d'aménager pour l'extension d'un camping. Le tribunal a jugé irrecevable la demande d'annulation de la décision implicite de rejet du préfet, considérant que cet acte n'était pas susceptible de recours contentieux. La juridiction a également estimé que le maire était fondé à refuser le permis au regard des dispositions du code de l'urbanisme et du règlement du site patrimonial remarquable.
Avocat : CABINET FERRANT
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2507726
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme B..., une ressortissante algérienne, visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le refus était légal, notamment en écartant les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a considéré que l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) en découlait légalement. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : AIRIAU
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603348
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête en annulation d'un arrêté préfectoral ordonnant la remise d'un ressortissant albanais aux autorités allemandes pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire mais a jugé infondés les moyens soulevés, notamment le défaut d'examen particulier de sa situation et les erreurs alléguées. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : DEME
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607124
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de suspension en référé du licenciement d'un pharmacien inspecteur de santé publique stagiaire pour insuffisance professionnelle. Le juge a estimé que le requérant n'apportait pas la preuve d'une urgence suffisante justifiant la suspension et n'établissait pas de doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment quant au respect de ses droits à la défense et de la procédure de titularisation. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives au référé-suspension (article L. 521-1).
Avocat : CABINET ARVIS & BOURGEOIS AVOCATS (SELARL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607126
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la demande de suspension en référé d'une décision de licenciement pour insuffisance professionnelle d'une pharmacienne inspectrice stagiaire. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas établie, considérant que le préjudice financier allégué n'est pas irréversible. Aucun doute sérieux sur la légalité de la décision, prise après un avis défavorable de la commission de titularisation, n'est retenu au stade de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET ARVIS & BOURGEOIS AVOCATS (SELARL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607238
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande d'un ressortissant libanais visant à enjoindre au préfet de police de lui délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant, qui n'avait pas fourni l'autorisation de travail requise malgré plusieurs mises en demeure, ne justifiait pas de l'urgence de sa situation. La décision s'appuie sur les conditions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, en relevant l'absence d'utilité de la mesure sollicitée.
Avocat : MOHAMED
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608393
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande d'un ressortissant ivoirien visant à enjoindre au préfet de police de statuer sur sa demande de titre de séjour. Le juge a considéré qu'un rejet implicite était né du silence de l'administration au-delà du délai de quatre mois prévu par les articles R.* 432-1 et R. 432-2 du CESEDA. Saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, le juge a estimé qu'il ne pouvait ordonner la mesure demandée, l'absence de péril grave ne permettant pas de faire obstacle à cette décision implicite.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601494
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté les recours en excès de pouvoir formés par un ressortissant égyptien contre son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et son assignation à résidence. La juridiction a jugé que le préfet de la Seine-Maritime était compétent pour prendre ces mesures et que les conditions légales, prévues notamment par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), étaient remplies. Elle a également estimé que les mesures n'étaient pas disproportionnées au regard de la situation de l'intéressé et ne portaient pas une atteinte excessive à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : SELARL AMERHA AVOCAT
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2601762
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B..., qui demandait une injonction à la préfète de l'Essonne pour obtenir un logement adapté. Le tribunal a jugé que l'administration avait satisfait à son obligation en proposant un logement T4 en juin 2025, et que l'échec de cette proposition était dû au dossier incomplet fourni par le requérant, malgré sa reconnaissance comme prioritaire et devant être logé d'urgence par la commission de médiation. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui prévoit qu'un comportement du demandeur faisant obstacle à l'exécution de la décision de médiation délie l'administration de son obligation de résultat.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2601995
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme C... B... visant à annuler un arrêté préfectoral ordonnant son transfert vers Chypre au titre du règlement Dublin III. Le tribunal a estimé que les conditions procédurales du transfert étaient respectées et que l'application de la clause discrétionnaire n'était pas justifiée, malgré les allégations de défaillances systémiques dans la procédure d'asile chypriote. La décision s'appuie principalement sur le règlement (UE) n° 604/2013 (règlement Dublin III) et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CROIZILLE
Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2501083
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe rejette la requête en annulation de l'arrêté préfectoral d'assignation à résidence d'un ressortissant haïtien. Le juge estime que la mesure, prise en application de l'article L. 731-1 du CESEDA, ne méconnaît pas le droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la CEDH, ni l'article 4 de la DDHC. Les autres moyens tirés du CESEDA et de l'article 3 de la CEDH sont également écartés.
Avocat : LEVEQUE
Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2501111
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. D... C... visant à annuler un refus implicite de titre de séjour. Le tribunal a jugé irrecevables ses conclusions en annulation, considérant que sa demande, présentée par simple courrier sans comparution personnelle, était irrégulière et n'avait pas pu faire naître une décision implicite de rejet faisant grief. La décision s'appuie sur les articles R. 431-2, R. 431-3 et R.* 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui régissent les modalités de dépôt des demandes.
Avocat : NAVIN
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601044
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé, a rejeté la demande d'un réfugié visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un titre de séjour. Le juge a considéré que l'urgence, condition nécessaire au titre de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, n'était pas caractérisée, malgré les dysfonctionnements allégués de la préfecture. La juridiction a rappelé l'obligation pour l'administration de délivrer la carte de résident dans un délai de trois mois, conformément aux articles L. 424-1 et R. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, mais a estimé que la situation du requérant ne justifiait pas une intervention en urgence.
Avocat : EKEU
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2500358
Le Tribunal Administratif de Marseille annule le licenciement d'une assistante d'éducation contractuelle, estimant qu'il méconnaît l'article 49 du décret du 17 janvier 1986. La juridiction juge que la rupture du contrat, intervenue alors que l'agent était en état de grossesse médicalement constaté, n'était pas justifiée par une impossibilité de la réemployer pour un motif étranger à sa grossesse. Les décisions du chef d'établissement et du recteur sont donc annulées, sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens soulevés par la requérante.
Avocat : SEMERIVA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2502579
Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre une décision accordant une remise partielle d'une dette de RSA. Le juge, s'appuyant sur l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, a estimé que la situation de précarité et la bonne foi de la requérante justifiaient une remise totale. En conséquence, il a annulé la décision attaquée et accordé une remise gracieuse intégrale de la dette restante.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2502693
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler le refus de remise de dette d'un indu de RSA. Le juge a estimé que la requérante, bien qu'alléguant une situation précaire, n'avait pas fourni d'éléments suffisants pour justifier une remise gracieuse au titre de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles. Par ailleurs, la demande d'échéancier de paiement a été jugée irrecevable, cette compétence relevant de l'autorité administrative à titre gracieux.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604576
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé-suspension, a suspendu la décision implicite de rejet du renouvellement du titre de séjour de M. A... C... Le juge a retenu la condition d'urgence, présumée en matière de refus de renouvellement, et a estimé qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la décision préfectorale, notamment au regard de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : VICTOR
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605355
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. A... B... visant à suspendre la décision implicite de rejet de son renouvellement de carte de résident. Le juge estime que le requérant, bien que justifiant d'une longue présence en France et d'une vie familiale établie avec des ressortissants français, ne démontre pas que le refus lui cause un préjudice grave et immédiate caractérisant l'urgence au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La demande est donc rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner les doutes sérieux sur la légalité de la décision.
Avocat : BARLET
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601864
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'un refus d'autorisation de travail pour un salarié étranger, fondée sur des manquements graves à la sécurité. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rennes (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande de suspension. Il estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, car le salarié dispose d'un titre autorisant le travail jusqu'à une date ultérieure, et que la société requérante ne démontre pas de difficultés immédiates et graves dans son organisation. **Textes appliqués** : La décision s'appuie principalement sur les conditions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions de l'urgence et d'un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée) et se réfère au code du travail (notamment les articles relatifs à l'autorisation de travail et à la sécurité).
Avocat : SELARL BOILEAU AVOCATS-CONSEILS
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601922
Le Tribunal Administratif de Rennes rejette la requête de Mme C... visant à annuler son assignation à résidence. Il juge que l'arrêté a été signé par une autorité compétente et que le préfet a procédé à un examen suffisant de sa situation. Les moyens tirés de la méconnaissance de la Convention européenne des droits de l'homme et de la Convention relative aux droits de l'enfant sont écartés, l'assignation à résidence n'ayant pas pour objet un éloignement.
Avocat : CLAIRAY