Jurisprudence administrative
384 075 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
384 075
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606081
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. B... visant à suspendre l'exécution du refus de qualification aux fonctions de maître de conférences. Le juge estime que le requérant, actuellement professeur dans l'enseignement secondaire, n'apporte pas la preuve d'une situation d'urgence justifiant une suspension avant le jugement au fond. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, le juge relevant l'absence de justificatif établissant des effets immédiats et irréversibles.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606108
**Sujet principal** : Demande de suspension en urgence de décisions de refus de visa pour regroupement familial, fondée sur l'urgence liée à une grossesse avancée et sur une atteinte présumée au droit à la vie familiale. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (formation de référé). **Solution retenue** : La requête est jugée irrecevable. Le juge constate que le requérant n'a pas formé de recours administratif préalable obligatoire contre la deuxième décision de refus de visa (du 11 février 2026) devant la commission compétente, ce qui est une condition préalable à toute saisine du juge administratif. **Textes appliqués** : Les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension et rejet pour irrecevabilité manifeste), ainsi que les articles D. 312-3 et D. 312-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (obligation du recours administratif préalable contre un refus de visa).
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606426
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande d'un détenu visant à suspendre une mesure de maintien en régime évolutif. Le juge estime que le requérant ne démontre pas l'urgence particulière requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative pour une atteinte à une liberté fondamentale, ni le caractère grave et manifestement illégal de la mesure. La requête est donc rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code, sans qu'il soit besoin d'instruire sur le fond du litige.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601835
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... qui demandait l'injonction de verser un demi-traitement et une indemnisation. Le juge estime que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de la décision administrative préexistante de cessation de rémunération, ce qui ne respecte pas la condition posée par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Le rejet est prononcé en application de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés n'ayant pas non plus compétence pour allouer une indemnité.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601883
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision orale du CHRU de Tours refusant le transfert de paillettes de sperme vers un autre établissement. Le juge estime que la requérante ne démontre pas l'existence d'une atteinte manifestement illégale à sa vie privée, car elle n'établit pas de droit au transfert hors du ressort du CECOS d'origine. Il relève également un défaut d'urgence, la requête ayant été déposée plus d'un mois après la notification du refus. La demande est rejetée sur le fondement des articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET XAVIER DISSOUBRAY
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2505978
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... qui contestait l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal estime que les moyens invoqués, qualifiant l'infraction d'« imaginaire » et évoquant une « erreur judiciaire », sont inopérants ou insuffisamment précis. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant un rejet par ordonnance pour de tels moyens.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2506867
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... B... visant à contester le refus de délivrance d'une carte mobilité inclusion « stationnement ». La juridiction estime la requête manifestement irrecevable, car le requérant n'a pas préalablement exercé le recours administratif obligatoire devant le président du conseil départemental, comme l'exigent les articles L. 142-4 du code de la sécurité sociale et R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles. Le rejet est prononcé en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2500179
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a statué par ordonnance sur une requête contestant le refus de remise gracieuse d'un trop-perçu d'allocations familiales et d'aide au logement. Concernant l'indu d'allocations familiales, le tribunal s'est déclaré incompétent, relevant que ce contentieux relève du juge judiciaire (tribunal judiciaire de Chaumont) en application des articles L. 142-1 et L. 511-1 du code de la sécurité sociale et L. 211-16 du code de l'organisation judiciaire. Pour l'indu d'aide au logement, il a constaté le désistement d'office de la requérante, faute de confirmation de ses conclusions dans le délai imparti par l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2502850
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant. Le litige portait sur l'annulation d'une contrainte émise par la CAF de l'Aube pour le recouvrement d'indu. La juridiction a appliqué l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, constatant que le requérant, invité à confirmer le maintien de sa requête après le retrait partiel de la contrainte par la CAF, ne l'avait pas fait dans le délai imparti.
Avocat : DESFARGES
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2503033
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'office du requérant. Le sujet principal concernait le rejet de demandes de remise gracieuse d'indu par la CAF de la Marne. La juridiction constate qu'à la suite d'une mise en demeure restée sans réponse, le requérant est réputé s'être désisté, en application des articles R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative, la CAF ayant accordé les remises demandées après l'introduction du recours.
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2601020
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'invalidation du permis de conduire de la requérante. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la requérante n'ayant pas suffisamment justifié des conséquences professionnelles graves et immédiates de la mesure. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, le juge relevant par ailleurs un comportement routier dangereux de l'intéressée.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2500782
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge estime que les moyens soulevés par le requérant, notamment ceux relatifs à l'incompétence de l'auteur de l'acte et à l'insuffisance de motivation, sont manifestement infondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code de justice administrative.
Avocat : ASSFAM – GROUPE SOS SOLIDARITÉS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2603089
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, a examiné une requête en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral fixant un pays d'éloignement. Le magistrat a ordonné la transmission du dossier au Tribunal administratif de Paris, estimant que la compétence territoriale revenait à cette juridiction après la fin de la rétention administrative de l'intéressé, résidant habituellement en Allemagne. Cette décision s'appuie sur les articles R. 351-3 du code de justice administrative et R. 922-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans un souci de bonne administration de la justice.
Avocat : ASSFAM – GROUPE SOS SOLIDARITÉS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2603287
Le Tribunal administratif de Lille rejette la requête en référé d'un ressortissant iranien demandant la suspension d'une décision implicite de rejet de son titre de séjour et l'injonction de délivrer un récépissé. La juridiction estime la demande irrecevable car les conclusions fondées sur les articles L. 521-1 et L. 521-3 du code de justice administrative ne peuvent être présentées simultanément dans une même requête. Elle relève également que le requérant n'a pas joint de requête au fond distincte, condition de recevabilité prévue par l'article R. 522-1 du même code.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2603292
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative), rejette la demande de suspension de la décision de la CAF ayant suspendu le versement du RSA du requérant. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas établie, le requérant ne démontrant pas que cette allocation constitue son unique ressource vitale. Il considère également que l'atteinte à une liberté fondamentale, en l'occurrence la dignité, n'est pas caractérisée par une illégalité manifeste de la décision administrative.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2603296
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, rejette la demande d'injonction et de communication de documents présentée par une candidate aux élections municipales. Le juge estime que la demande, formée après l'introduction d'une protestation électorale au fond, est dépourvue d'utilité et ne présente pas d'urgence. La solution s'appuie sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, considérant qu'il appartient au juge saisi du litige principal d'ordonner les mesures d'instruction nécessaires.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2603332
Le Tribunal Administratif de Lille rejette trois requêtes en référé (art. L. 521-3 CJA) visant à obtenir la conservation et la communication d'enregistrements de vidéoprotection pour une protestation électorale. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la requérante a déjà déposé sa protestation dans les délais légaux (art. R. 119 du code électoral) et que la production de preuves supplémentaires relève désormais de la procédure au fond. Les textes appliqués sont les articles L. 511-1, L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2603337
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé-liberté, rejette la requête de M. B... qui demandait la suspension de son assignation à résidence. Le juge estime que le requérant, qui contestait un arrêté préfectoral de septembre 2025, n'a pas démontré l'urgence caractérisée nécessaire pour cette procédure, aucune circonstance nouvelle n'étant invoquée. La décision est prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, la condition d'urgence n'étant pas remplie.
Avocat : COLLET
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2601147
Sujet principal : Demande de suspension en urgence d'un arrêté préfectoral de refus de renouvellement de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire (OQTF). Juridiction : Tribunal Administratif de Pau (formation de référé). Solution retenue : Le juge des référés rejette la requête, considérant que le demandeur ne justifie pas du caractère d'urgence requis pour une mesure de sauvegarde d'une liberté fondamentale. Textes appliqués : Articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2606392
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la requête de M. C... qui demandait l'exécution forcée d'une précédente ordonnance de relogement et l'augmentation d'une astreinte. Le juge estime que la demande, fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative (référé-mesures utiles), n'est pas recevable car l'effet recherché (l'exécution d'une décision de justice) relève spécifiquement de la procédure d'exécution forcée prévue à l'article L. 911-4 du même code. Par conséquent, le requérant est invité à saisir à nouveau le tribunal sur ce fondement approprié.