Jurisprudence administrative
384 075 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
384 075
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2602093
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension et de rétablissement du revenu de solidarité active (RSA) de la requérante. Le juge a estimé que la décision de suspension prise par le président du conseil départemental, fondée sur l'absence de présentation aux rendez-vous avec son référent, était légale. L'ordonnance s'appuie sur les dispositions de l'article L. 262-37 du code de l'action sociale et des familles et rejette la requête comme mal fondée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2600235
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française, statuant en référé, a rejeté la requête d'un particulier demandant la suspension d'un avis à tiers détenteur et invoquant une atteinte à une liberté fondamentale. Le juge a estimé que la requête était manifestement irrecevable, le requérant s'étant indûment présenté comme le "président de la Polynésie française", ce qui constitue une usurpation de fonction publique. La décision s'appuie sur les articles L. 522-3 du code de justice administrative et 64 et 69 de la loi organique n° 2004-192 du 27 février 2004.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604381
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a modifié une précédente injonction en raison de son inexécution par le préfet. Le juge a ordonné la délivrance d'une carte de séjour provisoire sous astreinte de 100 euros par jour de retard, en application de l'article L. 521-4 du code de justice administrative. Il a également alloué une provision sur frais d'avocat à la charge de l'État, sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : BELOTTI
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604559
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant par ordonnance, a rejeté comme manifestement irrecevable un recours pour excès de pouvoir contre le classement sans suite d'une demande de naturalisation. Le juge a estimé que cette décision préfectorale, motivée par l'absence de production d'un acte de mariage original demandé, ne constituait pas un acte faisant grief, car elle intervenait sur un dossier incomplet. La solution s'appuie sur les dispositions de l'article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993 et l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : BONY-CISTERNES
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605317
**Sujet principal** : Demande d'hébergement d'urgence pour une ressortissante étrangère et ses deux enfants mineurs, fondée sur une atteinte à une liberté fondamentale. **Juridiction** : Tribunal administratif de Marseille (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge rejette la demande d'injonction d'hébergement d'urgence. Il estime que la carence alléguée de l'administration dans la mise en œuvre du droit à l'hébergement n'est pas, en l'espèce, constitutive d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale au sens de l'article L. 521-2 du code de justice administrative. **Textes appliqués** : L'article L. 521-2 du code de justice administrative (référé-liberté), l'article L. 345-2-2 du code de l'action sociale et des familles (droit à l'hébergement d'urgence), et l'article L. 522-3 du même code (rejet de la demande lorsque l'atteinte n'est pas manifestement établie).
Avocat : SELARL HENRY TIERNY AVOCATS ASSOCIES
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605332
Le Tribunal administratif de Marseille rejette par ordonnance une requête visant à enjoindre au préfet de délivrer une attestation de prolongation d'instruction. Il estime que la demande est manifestement irrecevable, car le juge administratif ne peut, en principe, adresser d'injonction à l'administration ni se substituer à elle. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, qui définissent les conditions de recevabilité des recours.
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600812
Le Tribunal administratif de Besançon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler l'élection du maire et des adjoints de Beaumotte-Aubertans du 20 mars 2026. La juridiction a jugé la protestation irrecevable car elle avait été déposée hors délai, celle-ci ayant été enregistrée le 27 mars 2026, au-delà du délai de cinq jours prévu par les articles R. 119 du code électoral et D. 2122-2 du code général des collectivités territoriales. Le rejet a été prononcé en application de l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative relatif aux requêtes manifestement irrecevables.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2402619
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement pur et simple des requérants concernant leur demande d'annulation et d'injonction relative à la remise en état d'un chemin. La juridiction a rejeté la demande de la commune de condamner les requérants à une somme sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et L. 761-1 du même code.
Avocat : ALLARD
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602082
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral de fermeture administrative du "Beta Club". Le juge estime que la société requérante n'apporte pas la preuve d'un doute sérieux sur la légalité de cette mesure, prise sur le fondement du code de la sécurité intérieure pour des troubles à l'ordre public. Il considère également que l'urgence n'est pas caractérisée, malgré les conséquences économiques alléguées.
Avocat : DEMOURANT
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602609
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande d'injonction de fournir un hébergement d'urgence à une mère et son enfant. Le juge a estimé que la carence de l'administration n'était pas caractérisée, ne permettant pas de constater une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale au sens de l'article L. 521-2 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les articles L. 345-2 et suivants du code de l'action sociale et des familles qui régissent le droit à l'hébergement d'urgence.
Avocat : BACHELET
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2602553
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, rejette la demande d'une étudiante visant à obtenir un délai jusqu'au 31 août 2026 pour libérer son logement universitaire. Le juge estime que la requérante, occupant les lieux sans droit ni titre en raison d'un dossier incomplet, ne démontre ni l'urgence extrême ni l'atteinte grave à une liberté fondamentale requises par l'article L. 521-2 du code de justice administrative. La demande est donc jugée irrecevable au titre de la procédure de référé-liberté, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2508841
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'instance de l'association requérante, mettant ainsi fin au litige relatif à la demande d'annulation d'un marché public de démantèlement de remontées mécaniques. La juridiction rejette la demande de la commune de condamner les requérants à une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et L. 761-1 du même code.
Avocat : CPA CABINET D'AFFAIRES PUBLIC - CAROLINE PILONE
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603159
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la requête au fond a déjà suspendu la mesure d'éloignement et son examen prochain répond à la situation de la requérante. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative ainsi que sur l'article L. 722-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603451
Le Tribunal administratif de Grenoble rejette, par ordonnance, la protestation électorale formée par la maire de Génissieux concernant les élections municipales de mars 2026. La juridiction estime que la requérante, en sa seule qualité de maire, n'a pas la qualité pour contester ces opérations électorales, réservée aux électeurs et aux éligibles par les articles L. 248 et R. 119 du code électoral. La demande est donc jugée irrecevable et rejetée en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2416631
Le Tribunal administratif de Nantes donne acte du désistement du requérant, M. A..., qui avait demandé l'annulation de la décision ministérielle ajournant sa demande de naturalisation. Cette ordonnance fait suite à l'abrogation par le ministre de l'intérieur de la décision initialement attaquée. La juridiction fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un désistement.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2513773
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant concernant son recours contre le rejet de sa demande d'inscription au contingent préfectoral. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est éteinte sans examen du fond de l'affaire.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2601777
Le Tribunal administratif de Nantes donne acte du désistement pur et simple de la requérante, Mme A..., qui contestait l'ajournement de sa demande de naturalisation. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, la procédure est close sans examen du fond de l'affaire.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2602368
**Sujet principal** : Recours en référé précontractuel formé par une société contre le rejet de son offre et de sa candidature dans le cadre d'un marché public. **Juridiction** : Tribunal administratif de Nantes (formation de référé). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que la société n'établit pas l'urgence justifiant les mesures de suspension sollicitées et ne démontre pas l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à ses intérêts, conditions requises par l'article L. 551-1 du code de justice administrative. **Textes appliqués** : L'ordonnance statue principalement sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative relatif au référé précontractuel.
Avocat : ERNST & YOUNG NANTES
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604426
Sujet principal : Demande de suspension d'une décision de refus de visa de long séjour pour conjoint de Français, motivée par une interdiction de retour sur le territoire. Juridiction : Tribunal Administratif de Nantes (formation de référé). Solution retenue : Le juge des référés rejette la demande de suspension. Il estime que la requête est manifestement mal fondée, car le requérant fait l'objet d'une interdiction de retour exécutoire, ce qui constitue légalement un motif de refus de visa. Textes appliqués : Articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension et rejet pour demande mal fondée) ; article L. 311-2 3° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (interdiction de retour comme obstacle à la délivrance d'un visa).
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604587
Le Tribunal administratif de Nantes rejette la demande de suspension d'urgence du refus de visa. Le juge des référés constate que le requérant n'a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire, ce qui rend sa demande irrecevable. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles D. 312-3 et D. 312-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.