Jurisprudence administrative
90 204 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
90 204
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2413132
Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par la société Les Oliviers d’une requête en plein contentieux visant à contester un arrêté du directeur général de l’Agence régionale de santé Provence-Alpes-Côte-d’Azur du 7 mai 2024, qui fixait sa dotation d’aide à la contractualisation à 344 432 euros pour l’année 2023. Par un mémoire enregistré le 11 février 2026, la société requérante a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 26 février 2026, le président de la 9ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la procédure s’étant achevée par un désistement.
Avocat : SCP MUSSET ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602514
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la requête en référé de M. B..., ressortissant turc, qui demandait, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer un titre de séjour ou de réexaminer sa demande. Le juge constate que le silence gardé par l’administration pendant quatre mois sur la demande de renouvellement, déposée le 18 avril 2025, a fait naître une décision implicite de rejet le 18 août 2025, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il en déduit que la mesure sollicitée ferait obstacle à l’exécution de cette décision administrative, ce que prohibe l’article L. 521-3, et rejette donc la requête comme manifestement mal fondée.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602866
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante algérienne, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de lui remettre un document provisoire de séjour ou de la convoquer pour régulariser sa situation. La requérante avait sollicité le renouvellement de son certificat de résidence de dix ans via le téléservice ANEF, et une attestation de prolongation d’instruction lui avait été délivrée. Le tribunal a jugé que le silence gardé par l’administration pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet le 13 novembre 2025, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et que le juge des référés ne pouvait faire obstacle à cette décision. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602875
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante tunisienne, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de statuer sur sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge des référés a constaté que le silence gardé par l'administration pendant quatre-vingt-dix jours avait fait naître une décision implicite de rejet le 5 novembre 2025, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a estimé qu'enjoindre au préfet de statuer ferait obstacle à cette décision implicite, ce que l'article L. 521-3 interdit. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603015
Le tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la demande de Mme A..., ressortissante burkinabée, qui sollicitait une injonction de délivrance d’une attestation de prolongation de l’instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge constate que le silence gardé par le préfet des Bouches-du-Rhône pendant quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet le 2 août 2025, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il en déduit qu’il ne peut ordonner une mesure utile sans faire obstacle à cette décision administrative, ce qui rend la requête manifestement mal fondée. La requête est donc rejetée sans instruction ni audience, en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603018
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A..., ressortissante malgache, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de lui remettre une attestation de prolongation de l’instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge constate que le silence gardé par l’administration pendant quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet le 29 décembre 2025, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il estime que faire droit à la demande de la requérante reviendrait à faire obstacle à l’exécution de cette décision administrative, ce que prohibe l’article L. 521-3 du code de justice administrative. En conséquence, la requête est rejetée comme irrecevable et mal fondée.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603206
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme C..., ressortissante marocaine, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de lui remettre un document provisoire de séjour ou de lui délivrer un titre de séjour. Le juge constate que le silence gardé par l’administration pendant quatre mois sur sa demande de renouvellement, déposée le 22 mai 2025, a fait naître une décision implicite de rejet le 22 septembre 2025, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il en déduit qu’il ne peut ordonner une mesure qui ferait obstacle à l’exécution de cette décision administrative, et rejette la requête comme manifestement mal fondée en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603220
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête en référé de Mme A..., ressortissante algérienne, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de lui remettre un récépissé l'autorisant à travailler. Le juge a constaté que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois sur sa demande de renouvellement de titre de séjour avait fait naître une décision implicite de rejet le 27 octobre 2025. Il a estimé que faire droit à la demande de la requérante reviendrait à faire obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce que prohibe l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600140
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A... contestant des trop-perçus de revenu de solidarité active et d'aide personnalisée au logement. La requérante n'a pas produit les décisions attaquées ni justifié avoir exercé les recours administratifs préalables obligatoires, malgré une demande de régularisation. L'ordonnance se fonde sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles et les dispositions du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2508784
Le Tribunal administratif de Toulouse a été saisi par M. B... d’une requête contestant une saisie administrative à tiers détenteur émise pour le recouvrement d’une amende forfaitaire majorée. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent. Il a jugé que le litige, relatif au recouvrement d’une amende pénale, relève de la compétence exclusive du juge judiciaire, et non de la juridiction administrative. Cette solution est fondée sur les articles 521, 529-2, 530-2 et 707-1 du code de procédure pénale, ainsi que sur l’article L. 213-6 du code de l’organisation judiciaire.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601421
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A..., ressortissant béninois, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence particulière, nécessaire pour l'application de cette procédure d'exception, n'est pas remplie, la seule précarité de la situation du requérant étant insuffisante. En conséquence, la requête est rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600702
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. C..., ressortissant comorien, d'une demande de suspension de l'obligation de quitter le territoire français sans délai prise par le préfet de Mayotte. Le juge des référés a reconnu l'urgence, le requérant étant susceptible d'être éloigné à tout moment. Toutefois, il a estimé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant de justifier de l'ancienneté de son séjour et de son insertion dans la société française. Par conséquent, la requête a été rejetée.
Avocat : BAYON
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600704
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... C... visant à suspendre une obligation de quitter le territoire français sans délai. La requérante, ressortissante comorienne, invoquait une atteinte à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et à l'intérêt supérieur de son enfant français (article 3-1 de la CIDE). Le juge a constaté que l'intéressée avait été éloignée de Mayotte le 24 février 2026, avant l'enregistrement de son recours, rendant la condition d'urgence non satisfaite. En conséquence, la demande de suspension a été rejetée, le tribunal estimant qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600711
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai prise par le préfet de Mayotte à l'encontre de M. B..., ressortissant comorien. Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie et que la mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Cette atteinte résultait de ce que M. B. justifiait être le père d'un enfant français, vivre maritalement avec la mère française de l'enfant, et avoir déposé une demande de titre de séjour en cours d'examen. La solution retenue s'appuie sur les stipulations de la Convention européenne des droits de l'homme et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602407
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme A... D..., ressortissante algérienne, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de lui remettre un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour l'autorisant à travailler. Le juge des référés a estimé que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois sur sa demande, déposée le 7 novembre 2024, avait fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a considéré qu'une injonction ferait obstacle à l'exécution de cette décision implicite, rendant la requête manifestement mal fondée. La demande a donc été rejetée sans instruction ni audience.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602868
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A... qui demandait d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de statuer sur sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge constate que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet le 12 février 2026, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il estime que faire droit à la demande de la requérante reviendrait à faire obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce que l'article L. 521-3 du code de justice administrative interdit. La requête est donc manifestement mal fondée et rejetée sans instruction ni audience.
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2501109
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de la société Refashion comme ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative. La société contestait un titre de recette émis par le syndicat intercommunal de traitement des ordures ménagères de la zone de Dole pour le recouvrement de frais liés à la collecte et au traitement de déchets ménagers. Le tribunal a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative, estimant que le litige, portant sur les obligations financières d'un éco-organisme agréé au titre de la responsabilité élargie du producteur, relevait du droit privé et non du service public administratif.
Avocat : GRINFOGEL
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603835
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de M. B... visant à obtenir le versement d'indemnités journalières de maladie par la CPAM. Le juge administratif s'est déclaré incompétent pour connaître de ce litige, relevant que le contentieux relatif au paiement des indemnités journalières de sécurité sociale relève exclusivement de la compétence du juge judiciaire. Cette solution est fondée sur les articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale, combinés à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601087
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de M. B... visant à suspendre le retrait de son permis de conduire pour solde de points nul. Le juge a estimé que le requérant, retraité, ne démontrait pas une situation d'urgence suffisamment grave et immédiate, notamment en l'absence de preuve d'un impact concret sur son accès aux soins ou sa vie professionnelle. La décision est fondée sur l'absence de condition d'urgence au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés contre la légalité de la décision du ministre de l'intérieur.
Avocat : CABINET SJ2A
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509872
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... en partie pour incompétence. Il a jugé que le litige relatif au refus d'attribution de l'allocation aux adultes handicapés (AAH) relevait de la compétence exclusive du tribunal judiciaire (pôle social du tribunal judiciaire de Dunkerque), conformément aux articles L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles et L. 142-1 du code de la sécurité sociale. En revanche, le tribunal s'est déclaré compétent pour examiner la demande concernant le refus de délivrance de la carte mobilité inclusion mention « stationnement », qui relève du contentieux administratif.