Jurisprudence administrative
581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 862
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2536310
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) pris à l'encontre d'un étudiant étranger. La juridiction a jugé que le préfet de police avait commis une erreur de droit en fondant cette mesure sur le rejet d'une demande d'asile (article L. 611-1, 4° du CESEDA), alors que l'intéressé était titulaire d'un titre de séjour étudiant valide, situation l'excluant du champ d'application de ce fondement légal. Par voie de conséquence, les décisions fixant le délai de départ et le pays de destination sont également annulées.
Avocat : MAJOUX
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2536319
Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête de Mme A... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai et d'interdiction de retour d'un an. La juridiction écarte tous les moyens soulevés, notamment l'incompétence, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen particulier de la situation et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Elle estime que la requérante, dont le séjour en France était de courte durée et qui n'établit pas l'existence de liens privés ou familiaux intenses, ne démontre pas que la mesure porte une atteinte disproportionnée à sa vie privée.
Avocat : JOUVIN
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2536321
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la demande d'annulation d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'interdiction de retour. Il rejette également la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle, car le requérant n'a pas présenté sa demande dans les délais prévus par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La juridiction applique les articles L. 614-1 et L. 911-1 de ce code ainsi que l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Avocat : WAZNE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2536337
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête d'un ressortissant bangladais visant à annuler un arrêté préfectoral de juin 2024 lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal estime que le requérant ne peut se prévaloir des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, car il n'a pas déposé de demande de titre de séjour sur ce fondement et que cet article ne confère pas un droit au séjour. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur le code de justice administrative.
Avocat : CABINET ACTIS AVOCATS (SARL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2537098
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour pour raison médicale. La juridiction a annulé la décision du préfet de police de Paris, estimant que le refus n'était pas suffisamment motivé et que l'examen de la situation personnelle de la requérante, notamment au regard de son état de santé, était insuffisant. Le tribunal s'est fondé sur les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : LEMICHEL
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606009
**Sujet principal** : Recours en annulation contre un arrêté préfectoral d'interdiction de retour sur le territoire français et de signalement Schengen. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (8e Section - MESD). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête, estimant que les moyens soulevés (incompétence, vice de notification, contradiction, défaut d'examen particulier de la situation personnelle) ne sont pas fondés. Il constate notamment que la décision désigne clairement le requérant malgré des variations dans la désignation de l'intéressé. **Textes appliqués** : Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment articles L. 922-2 et R. 922-17) et Code de justice administrative.
Avocat : TOMASI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606015
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil (notamment l'Allocation pour Demandeur d'Asile). La juridiction a jugé que le refus était légal, car la requérante avait décliné une orientation en région proposée par l'OFII, sans justifier d'un motif légitime au sens de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance de la directive 2013/33/UE, estimant que la décision contestée ne constituait pas une sanction et ne portait pas atteinte à la dignité humaine.
Avocat : KADOCH
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606267
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., un demandeur d'asile turc, qui contestait son transfert vers la Croatie. Le tribunal a jugé que la décision de transfert était suffisamment motivée et que la Croatie était légalement responsable de l'examen de sa demande, celle-ci y étant déjà en cours. Il a également estimé que le requérant n'apportait pas la preuve de défaillances systémiques dans le système d'asile croate justifiant de suspendre le transfert, appliquant ainsi le règlement Dublin III (règlement UE n° 604/2013).
Avocat : CABINET GONZALEZ AVOCATS (AARPI)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606268
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler la décision de l'OFII mettant fin à ses conditions matérielles d’accueil. La juridiction a estimé que la décision était régulière, notamment au regard de la procédure contradictoire prévue à l'article D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle a toutefois admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Avocat : CABINET ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606588
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté le recours en excès de pouvoir formé contre un arrêté d'expulsion. Le requérant, un ressortissant italien détenu pour assassinat, contestait l'obligation de quitter le territoire français, le refus de délai de départ volontaire, la fixation du pays de destination et l'interdiction de circulation de cinq ans. Le tribunal a jugé que les décisions étaient suffisamment motivées et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation individuelle, notamment au regard des exigences de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
Avocat : CABINET GONZALEZ AVOCATS (AARPI)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606677
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre la décision de l'OFII mettant fin aux conditions matérielles d'accueil d'un demandeur d'asile afghan. Le tribunal a annulé la décision attaquée, considérant que le fondement juridique correct était l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (demande de réexamen), et non l'article L. 551-16 invoqué par l'OFII. Il a enjoint à l'OFII de réexaminer la situation du requérant dans un délai de sept jours, sous astreinte.
Avocat : CABINET ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606707
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en excès de pouvoir, rejette la requête de M. C... visant à annuler le refus de conditions matérielles d’accueil (CMA) opposé par l'OFII. La juridiction estime que le refus, fondé sur le 4° de l'article L. 551-15 du CESEDA pour défaut de demande d'asile dans les 90 jours suivant l'entrée en France, est légal, la décision étant compétemment signée, suffisamment motivée et ne constituant pas une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a toutefois admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire en raison de l'urgence.
Avocat : CABINET ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607387
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la demande de suspension en référé formulée par le lycée français international de la Louisiane contre sa mise en période probatoire par les ministres de l'éducation nationale et des affaires étrangères. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment le vice de procédure et la méconnaissance du principe de non-rétroactivité, ne créait un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui conditionnent la suspension à l'urgence et à l'existence d'un tel doute.
Avocat : SIDIBE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609677
Sujet principal : Demande de suspension en référé d'un refus d'engagement dans la gendarmerie pour incompétence territoriale. Juridiction : Tribunal administratif de Paris (formation de référé). Solution retenue : Le juge des référés décline la compétence du tribunal administratif de Paris et rejette la demande, estimant que le litige relève de la compétence territoriale du tribunal administratif de Cergy-Pontoise. Textes appliqués : Articles L. 521-1, R. 522-8-1, R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative. Le juge retient que la compétence est déterminée par le siège de l'autorité ayant pris la décision (direction générale de la gendarmerie nationale à Issy-les-Moulineaux), et non par le lieu d'affectation du requérant.
Avocat : MOLINA
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2500719
Le Tribunal Administratif de Rouen rejette la demande d'expertise de la communauté de communes Terroir de Caux, fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Le juge estime que l'expertise, visant à évaluer les désordres sur une canalisation suite à des travaux privés, n'est pas utile. En effet, le litige au fond potentiel, opposant des personnes privées, ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, les travaux litigieux n'ayant pas le caractère de travaux publics.
Avocat : DELAPORTE-JANNA
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2501920
**Sujet principal** : Demande d'expertise judiciaire concernant des travaux hydrauliques et des désordres liés à un projet d'aménagement, opposant une société de travaux (MKTP) à une collectivité (Communauté de communes Roumois Seine). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rouen (statuant en référé). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande d'expertise. Il estime que la mesure n'est pas utile, car les éléments du dossier sont suffisants pour éclairer le litige et que l'expertise ne présenterait pas d'intérêt pour un éventuel litige principal, notamment en raison de l'absence de personnalité juridique de la société requérante (MKTP) à la suite de sa radiation. **Textes appliqués** : Article R. 532-1 du code de justice administrative (pouvoir du juge des référés de prescrire une mesure d'instruction utile).
Avocat : DS AVOCATS
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601351
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. B... visant à suspendre le retrait de sa carte d'identité et de son passeport. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, considérant que l'absence de ces titres ne constitue pas en soi une atteinte grave et immédiate justifiant une mesure provisoire. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : STERENN LAW
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601352
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé-suspension, rejette la demande de Mme B... visant à suspendre la décision préfectorale lui ordonnant de restituer ses titres d'identité. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, considérant que l'absence de passeport ou de carte d'identité ne constitue pas en soi un obstacle à la libre circulation. Il relève également l'absence de doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, fondée sur un refus de certificat de nationalité française postérieur au certificat initial. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : STERENN LAW
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601513
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a annulé l'arrêté préfectoral du 24 novembre 2025 obligeant le requérant à quitter le territoire français (OQTF), ainsi que l'arrêté d'assignation à résidence du 8 mars 2026. Le juge a retenu que l'OQTF était illégale car le préfet n'avait pas préalablement vérifié le droit au séjour du requérant au titre de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et que la procédure avait méconnu son droit d'être entendu. Les autres décisions attaquées (refus de délai de départ volontaire, fixation du pays de destination, interdiction de retour) ont été annulées en conséquence de l'illégalité de l'OQTF.
Avocat : MARY-INQUIMBERT
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601514
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme E... visant à annuler un arrêté préfectoral d'interdiction de retour sur le territoire français. La juridiction a estimé que la procédure était régulière, notamment en ce qui concerne la compétence de l'auteur de l'arrêté et le respect du droit à être entendu. Elle a toutefois accordé à la requérante le bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle.
Avocat : MARY-INQUIMBERT