Jurisprudence administrative
581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 862
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2602938
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a été saisi par un ressortissant sénégalais demandant l'injonction au préfet de le convoquer pour renouveler sa carte de résident expirée. Le juge constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur cette demande principale, car l'administration a convoqué le requérant postérieurement à sa requête. Toutefois, il condamne l'Etat à verser 1 500 euros au requérant au titre des frais irrépétibles, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : GOZLAN
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2514209
Le Tribunal Administratif de Versailles a annulé l'arrêté préfectoral du 21 octobre 2025 refusant l'admission exceptionnelle au séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant sénégalais. Le juge a estimé que le préfet, en application de l'accord franco-sénégalais du 23 septembre 2006 et de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), n'avait pas procédé à un examen suffisamment personnalisé de la situation de l'intéressé, notamment au regard de son intégration et de ses liens familiaux. La décision attaquée a donc été annulée pour erreur manifeste d'appréciation.
Avocat : LOUISA
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2514347
Le Tribunal Administratif de Versailles rejette la requête de Mme A... B..., ressortissante tunisienne, visant l'annulation de son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et de l'interdiction de retour associée. La juridiction estime que les arrêtés du préfet de police du 16 novembre 2025 sont réguliers, étant signés par un agent dûment habilité, suffisamment motivés et fondés sur un examen particulier de sa situation personnelle et pénale. Elle écarte ainsi les moyens tirés de l'incompétence, du défaut de motivation, du défaut d'examen individuel et de la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH et des articles du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile invoqués.
Avocat : EKOLLO
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2514360
Le Tribunal Administratif de Versailles rejette la requête d'un ressortissant afghan visant à annuler un arrêté de reconduite à la frontière. Il écarte les moyens de droit, notamment le défaut de motivation et le prétendu défaut d'examen sérieux de sa situation. La demande d'aide juridictionnelle provisoire est également rejetée pour irrecevabilité, l'intéressé n'ayant pas respecté les délais de dépôt.
Avocat : NOMBRET
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2514369
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'interdiction de retour. Le tribunal a jugé que la décision était légalement prise par une autorité compétente, suffisamment motivée et conforme aux dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment l'article L. 611-1. Il a également estimé que le préfet avait correctement examiné la situation personnelle du requérant au regard des exigences de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : OHAYON
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2514385
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme A..., une ressortissante malgache, visant à annuler un arrêté préfectoral de refus de séjour et d'obligation de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé, fondé sur un examen de sa situation personnelle, et que le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE) n'était pas fondé en l'espèce. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : TALL
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2601197
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la demande d'un ressortissant ivoirien qui sollicitait, en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, une injonction enjoignant à la préfète de l'Essonne de lui délivrer un récépissé ou de le convoquer pour régulariser sa situation. Le juge a constaté qu'une décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour était née au terme du délai de quatre mois prévu par les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, les mesures sollicitées feraient obstacle à l'exécution de cette décision administrative et ne pouvaient être ordonnées.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2601324
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. C... B..., qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français. Le juge a considéré que le préfet des Yvelines avait légalement pris sa décision, en se fondant sur l'avis défavorable de la commission du titre de séjour motivé par la condamnation pénale du requérant, et ce malgré ses arguments liés à sa naissance en France et à sa situation familiale. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SELARL CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602342
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme D... visant à annuler l'arrêté préfectoral ordonnant son transfert vers l'Espagne au titre du règlement Dublin III (règlement UE n° 604/2013). La juridiction a estimé que les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la compétence de l'autorité signataire, au respect des procédures d'entretien et d'information, ainsi qu'à la situation personnelle et familiale de la requérante et de son fils, n'étaient pas de nature à entacher légalement la décision de transfert. Le tribunal a également rejeté la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle et la condamnation de l'État à des frais irrépétibles.
Avocat : TOMASI
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2603377
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi d'une demande de suspension en référé d'un arrêté préfectoral portant suspension administrative d'un permis de conduire. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, compte tenu de l'impact grave et immédiat de la mesure sur la situation professionnelle et personnelle du requérant. En revanche, il a jugé qu'aucun moyen ne présentait un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des articles L. 224-2 et suivants du code de la route, et a par conséquent rejeté la demande de suspension.
Avocat : RABIER
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2300805
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté municipal s'opposant à la réalisation d'une terrasse en bois. Le juge a estimé que le projet était dispensé de déclaration préalable au titre de l'article R. 421-2 du code de l'urbanisme, car il s'agissait d'une terrasse de plain-pied, et que la construction principale avait une existence légale antérieure à 1943. La demande d'injonction de délivrer un arrêté de non-opposition a été rejetée comme étant sans objet, et les conclusions indemnitaires ont été écartées.
Avocat : LAWTEC
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2300872
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté municipal refusant un permis de construire pour l'extension d'une maison et la réalisation d'annexes. Le juge a estimé que le refus, fondé sur le non-respect d'une procédure de saisine obligatoire de la CDPENAF imposée par le PLU, était entaché d'erreur de droit. La solution retenue est l'annulation du refus et l'injonction à la commune de délivrer le permis, en application des articles L. 123-1-5 et L. 151-12 du code de l'urbanisme.
Avocat : ITINERAIRES AVOCATS CADOZ - LACROIX - REY - VERNE
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2400036
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté les requêtes visant l'annulation de deux arrêtés municipaux refusant des permis de construire pour des travaux d'extension et d'aménagement. La juridiction a jugé que les refus étaient légalement fondés sur la méconnaissance des règles du plan local d'urbanisme (PLU), notamment concernant l'emprise au sol et les extensions, et a écarté les moyens de procédure soulevés par les requérants. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme et du règlement du PLU de la commune.
Avocat : ITINERAIRES AVOCATS CADOZ - LACROIX - REY - VERNE
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2202623
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler deux arrêtés municipaux refusant un permis de construire. Le recours contre le premier arrêté (26 avril 2022) a été jugé irrecevable pour tardiveté, dépassant le délai de deux mois prévu par l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Le second arrêté (13 juillet 2022), portant sur une demande identique, a été qualifié de décision confirmative devenue définitive, ne faisant ainsi pas courir un nouveau délai de recours.
Avocat : ATEOS
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2202703
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête en excès de pouvoir de la SARL VDD visant à annuler un permis de construire délivré par la commune de Grimaud. Le tribunal a jugé non fondés les moyens soulevés, notamment l'absence de production d'un certificat d'urbanisme et la prétendue méconnaissance de l'article R. 111-5 du code de l'urbanisme, ce dernier n'étant pas applicable sur un territoire doté d'un plan local d'urbanisme (PLU). La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme, en particulier l'article R. 111-1.
Avocat : SCP MOEYAERT - LE GLAUNEC
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2203330
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté le recours en excès de pouvoir de la SAS Lou Calen Retreat contre un certificat d'urbanisme opérationnel négatif. La juridiction a relevé d'office l'irrecevabilité de la requête, estimant que la société requérante, distincte de la SCI Lou Calen qui avait déposé la demande initiale, ne justifiait ni de la qualité ni d'un intérêt à agir. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives aux conditions de recevabilité des recours.
Avocat : GUIN
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2502006
Le Tribunal Administratif de Toulon rejette la requête des sociétés Giraud et fils et A... qui demandaient l'annulation du refus d'approbation d'une révision du PLU par la commune de Tourtour. La juridiction estime que le vote au scrutin secret, bien que non réclamé par un tiers des membres comme l'exige l'article L. 2121-21 du code général des collectivités territoriales, ne constitue pas une irrégularité substantielle entachant la délibération, car il n'a pas influencé le sens de la décision. Le tribunal applique également la jurisprudence selon laquelle un vice de procédure n'entraîne l'illégalité que s'il a privé les intéressés d'une garantie ou a pu influencer la décision.
Avocat : VICQUENAULT
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2605078
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de refus de renouvellement d'un titre de séjour étudiant opposée à un ressortissant algérien. Le juge a écarté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet, considérant que la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction ne privait pas la requête d'objet. La suspension a été ordonnée au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, le juge estimant que les conditions d'urgence et de doute sérieux sur la légalité de la décision étaient réunies.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2108798
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande d'une AESH visant à annuler le refus de lui verser l'indemnité de sujétion REP et à enjoindre son paiement. Le tribunal a jugé que les AESH exerçant en REP/REP+ sont soumis à des sujétions comparables à celles des autres personnels et participent à l'engagement collectif de l'équipe, ce qui justifie le bénéfice de l'indemnité. La décision s'appuie sur les décrets n° 2015-1087 du 28 août 2015 et n° 2016-1171 du 29 août 2016.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2100258
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté l'exception de non-lieu à statuer et a annulé la décision refusant à une AESH le bénéfice de l'indemnité pour sujétions en éducation prioritaire. Le tribunal a jugé que les AESH exerçant en REP sont exposés à des sujétions comparables aux autres personnels éligibles et que leur statut spécifique ne justifie pas leur exclusion. La solution s'appuie sur les décrets n° 2015-1087 du 28 août 2015 et n° 2016-1171 du 29 août 2016.