Jurisprudence administrative
370 044 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
370 044
Décisions totales
384 929
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2208885
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de propriétaires visant à annuler le retrait et le refus de leur permis de construire. Le juge a estimé que le maire, agissant dans le délai de quatre mois prévu par l'article L. 242-1 du code des relations entre le public et l'administration, n'était pas en situation de compétence liée pour retirer l'autorisation initiale, car il devait apprécier la légalité de celle-ci. La décision s'appuie sur le code de l'urbanisme, notamment l'article R. 111-2 relatif aux risques, pour justifier le refus du projet en zone inondable.
Avocat : SELARL CARADEUX CONSULTANT
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2206183
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite d'abroger le classement d'une parcelle en zone agricole viticole (Av) dans un PLU. Le tribunal constate que la décision attaquée a été retirée suite à une modification du PLU par la commune, rendant la demande d'annulation et d'injonction sans objet. Il n'y a donc pas lieu de statuer sur le fond, mais la commune est condamnée à verser 1 500 euros aux requérants au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS CADRAJURIS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512548
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant pakistanais, visant à annuler le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) notifiés par la préfète de la Savoie. Le juge a estimé que l'administration, en se fondant sur les articles L. 435-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), avait correctement exercé son pouvoir d'appréciation en considérant que la situation personnelle et professionnelle du requérant, malgré une présence de 15 ans en France, ne présentait pas de motifs exceptionnels justifiant une admission au séjour. La décision conclut que le refus et l'OQTF ne sont entachés ni d'erreur manifeste d'appréciation ni d'illégalité.
Avocat : BORIES
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2406404
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête en excès de pouvoir de M. A... B... visant à annuler la décision du ministre de l'intérieur constatant l'invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a jugé que la réalité des infractions était établie par le paiement des amendes forfaitaires ou l'émission des titres exécutoires, conformément à l'article L. 223-1 du code de la route, et que l'absence de notification individuelle des retraits de points ne rendait pas la procédure irrégulière. Les moyens tirés de l'absence de notification des décisions de retrait et du défaut d'information préalable (articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route) ont également été écartés.
Avocat : FITOUSSI
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2505659
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision de la préfète de l'Isère qui avait délivré à Mme B..., membre de famille d'un ressortissant de l'UE, un titre de séjour d'une durée limitée à un an. La juridiction a jugé que cette limitation était illégale au regard de l'article R. 233-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoit une durée de validité de cinq ans sauf déclaration contraire du citoyen de l'Union, condition non remplie en l'espèce. Le tribunal a enjoint à l'administration de prolonger la validité du titre jusqu'au 30 juin 2030 et a condamné l'État à verser 1 200 euros à la requérante au titre des frais exposés.
Avocat : TERRASSON
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2404161
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a annulé la décision ministérielle ayant entraîné la perte de validité du permis de conduire du requérant. Le juge a retenu que l'administration avait commis une erreur majeure en indiquant au conducteur un nombre de points erroné, ce qui l'avait induit en erreur sur la nécessité et les effets d'un stage de récupération de points. En conséquence, le tribunal a annulé le refus de prise en compte de ce stage et la décision de solde nul, et a enjoint au ministre de l'Intérieur de rétablir trois points sur le permis.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2403716
Le Tribunal administratif de Grenoble rejette la requête de M. A... qui contestait le retrait de trois points sur son permis de conduire. Le juge estime que la réalité de l'infraction (usage du téléphone au volant) est légalement établie par l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, conformément aux articles L. 223-1 et L. 225-1 du code de la route. Il déclare par ailleurs incompétent pour statuer sur l'imputabilité de la contravention, cette question relevant du tribunal de police aux termes des articles 521 et 522 du code de procédure pénale.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2406441
Le Tribunal Administratif de Grenoble donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. A..., qui avait saisi la justice pour contester la perte de points sur son permis de conduire. La procédure est ainsi close sans examen du fond de l'affaire. La décision s'appuie sur les règles de procédure du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2403107
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le refus préfectoral d'échanger son permis de conduire suisse. Le tribunal a jugé que la demande, déposée le 3 janvier 2023, était tardive car l'intéressé, de double nationalité franco-suisse, s'était établi en France le 31 décembre 2021 et devait effectuer sa demande dans l'année suivant cette date, conformément à l'article 4 de l'arrêté du 12 janvier 2012. Le motif de refus fondé sur ce délai a donc été considéré comme légal.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2401986
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral suspendant son permis de conduire pour sept mois suite à un excès de vitesse de plus de 40 km/h. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée, conformément aux articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, et qu'elle ne constituait pas une erreur manifeste d'appréciation, la durée de la suspension étant justifiée par le barème départemental et l'historique du conducteur. Les circonstances personnelles (situation familiale et professionnelle) invoquées par le requérant n'ont pas été retenues comme affectant la légalité de la mesure de police prise en application du code de la route.
Avocat : CABINET KIRMEN & LEFEBVRE
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2400914
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... visant à annuler la suspension de son permis de conduire pour dix mois. Le juge a estimé que la durée de dix mois, fixée par le préfet de la Haute-Savoie, était légale car elle s'appuyait sur le barème départemental applicable en cas de récidive d'un excès de vitesse de plus de 40 km/h dans un délai de cinq ans. Les arguments personnels du requérant et sa contestation fondée sur l'article L. 224-8 du code de la route (limitant la suspension à six mois) ont été écartés, l'administration ayant établi l'existence d'une infraction similaire antérieure.
Avocat : VERCELLONE
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2300974
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler le refus implicite d'abroger un Plan Local d'Urbanisme intercommunal (PLUi). Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment concernant le zonage et une prétendue erreur de procédure, n'étaient pas fondés. Il a également déclaré qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur l'annulation de la délibération réapprouvant le PLUi, celle-ci ayant déjà été annulée par des jugements antérieurs définitifs.
Avocat : SELARL DL AVOCATS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2207504
Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête en excès de pouvoir visant à annuler le PLUi de Chautagne et son classement de parcelles en zone naturelle. La juridiction estime que les modifications apportées au plan après l'enquête publique ne remettent pas en cause son économie générale et que le classement contesté est justifié au regard de la protection du site et des objectifs de modération de la consommation foncière, conformément aux dispositions du code de l'urbanisme, notamment l'article R. 151-24.
Avocat : CABINET CCMC - CAPRON - MANIEUX - CHOPINEAUX
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2204635
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SARL Hôtel de l'Arve visant à annuler un arrêté municipal de sursis à statuer sur une demande de permis de construire. Le tribunal a jugé que l'arrêté, pris sur le fondement de l'article L. 153-11 du code de l'urbanisme, était légal, suffisamment motivé et émis par une autorité compétente. Il a estimé que le projet de construction, en augmentant significativement la capacité hôtelière, était de nature à compromettre ou à rendre plus onéreuse l'exécution du futur plan local d'urbanisme en cours d'élaboration.
Avocat : SCP ZURFLUH - LEBATTEUX - SIZAIRE ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2203687
Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête en excès de pouvoir visant à annuler le refus implicite d'abroger le classement de deux parcelles en zone agricole protégée (Ap) dans un PLUi. La juridiction estime que le classement contesté n'est pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation et est conforme aux dispositions de l'article R. 151-22 du code de l'urbanisme, compte tenu des caractéristiques agronomiques, paysagères et de la localisation des parcelles. Les conclusions tendant à une injonction et à l'allocation d'une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont également rejetées.
Avocat : SELARL DL AVOCATS
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601981
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. E... visant à annuler son arrêté d'assignation à résidence. Le juge a estimé que l'arrêté, pris par une autorité compétente en vertu d'une délégation, était suffisamment motivé et ne constituait pas une erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 731-1 et suivants) et considère que la mesure est proportionnée au regard de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : BEGUIN
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601839
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. C... contestant son assignation à résidence. Le juge a constaté que le requérant n'avait formulé aucune conclusion ni moyen en vue de l'annulation de l'arrêté préfectoral, et ne s'était pas présenté à l'audience. La requête a donc été jugée irrecevable et rejetée en application des dispositions du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601740
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté le recours en excès de pouvoir formé contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. Le tribunal a jugé que le préfet des Côtes-d'Armor avait légalement fondé sa décision sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'entrée et du séjour irréguliers du requérant. Il a également estimé que la motivation de l'arrêté, qui détaillait la situation personnelle et les risques de soustraction à l'éloignement, était suffisante et que les moyens tirés de la méconnaissance des droits procéduraux ou des conventions internationales n'étaient pas fondés.
Avocat : JEANMOUGIN
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2602411
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et une interdiction de circulation. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait légalement caractérisé une menace à l'ordre public justifiant l'éloignement, au regard des articles L. 251-1 et L. 252-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les autres moyens, notamment ceux tirés d'une méconnaissance du droit au séjour permanent ou de l'article 8 de la CEDH, ont également été écartés.
Avocat : FORUM REFUGIES - CENTRE DE RETENTION ADMINISTRATIVE DE SETE
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2601946
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler le refus de rétablissement de ses conditions matérielles d’accueil par l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII). La juridiction a jugé que la décision était suffisamment motivée, qu’un entretien de vulnérabilité avait bien eu lieu, et qu’elle était légalement fondée sur les articles L. 551-9, L. 552-8 et L. 552-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Seule la demande d’admission provisoire à l’aide juridictionnelle a été accordée en raison de l’urgence.
Avocat : VALAY