Jurisprudence administrative
96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
96 978
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2510714
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... qui demandait d’enjoindre au préfet de la Moselle de lui fixer un rendez-vous pour enregistrer sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car M. B..., qui se maintient irrégulièrement en France depuis plusieurs années, n’a pas justifié de circonstances particulières rendant nécessaire un traitement prioritaire de sa situation. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, notamment l’article R. 431-12, et rappelle que l’urgence n’est pas présumée pour une première demande de titre de séjour.
Avocat : BLANVILLAIN
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2318217
**Sujet principal** : La requête concerne la contestation par une société de rectifications fiscales remettant en cause la déductibilité d'intérêts versés à sa société mère au titre des exercices 2016 à 2018, au motif que le taux appliqué ne serait pas conforme aux conditions de pleine concurrence. **Juridiction** : Le Tribunal Administratif de Paris (formation de 1re Section - 1re Chambre) statue en plein contentieux. **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande de la société GEII Rivoli Holding. Il estime que le taux d'intérêt de 5,08 % appliqué à un apport en compte courant d'associé (consenti en 2011) ne constitue pas, pour les exercices contrôlés (2016-2018), un taux de pleine concurrence justifiant la déductibilité intégrale des intérêts. **Textes appliqués** : La décision s'appuie principalement sur les dispositions du I de l'article 212 et du 1 de l'article 39 du code général des impôts, relatives à la déductibilité des charges et au principe de pleine concurrence pour les opérations entre sociétés liées.
Avocat : CABINET LPA LAW (SELAS)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2328285
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté les requêtes de plusieurs sociétés demandant l'annulation du rejet de leurs demandes de rectification d'agréments fiscaux et l'injonction de délivrer ces agréments. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la tardiveté des décisions administratives, à l'existence supposée d'agréments tacites et au contexte de crise sanitaire, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts, en particulier l'article 217 duodecies relatif au crédit d'impôt, et du code de justice administrative.
Avocat : DUMAS
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2420895
Le Tribunal Administratif de Paris a statué sur un recours en plein contentieux concernant la contestation d'impositions supplémentaires d'impôt sur le revenu. Le requérant contestait principalement l'exclusion d'une rémunération variable du bénéfice du crédit d'impôt pour la modernisation du recouvrement (CIMR) et la non-déductibilité de certaines pensions alimentaires et cotisations à l'épargne retraite. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la rémunération litigieuse, par sa nature et son montant, constituait un revenu exceptionnel au sens de l'article 163-0 A du code général des impôts, l'excluant ainsi du CIMR. Les autres moyens relatifs aux déductions ont été jugés infondés ou partiellement satisfaits par un dégrèvement administratif antérieur.
Avocat : CABINET TJD AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2309256
Le Tribunal Administratif de Melun a statué sur une demande d'indemnisation pour carence de l'État dans l'exécution d'une décision de relogement prioritaire au titre du droit au logement opposable (DALO). Le requérant, reconnu prioritaire par la commission de médiation en 2019 et ayant obtenu une injonction de relogement en 2021, n'avait toujours pas été relogé. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État pour faute et l'a condamné à verser 9 750 euros au demandeur en réparation des troubles dans ses conditions d'existence, en application des articles L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : BAGUET
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2414655
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande d'indemnisation de M. B... pour carence fautive de l'État dans son relogement au titre du droit au logement opposable (DALO). La juridiction a considéré que l'État n'avait pas commis de faute, car le requérant avait refusé sans motif légitime une proposition de logement adapté faite en novembre 2023, avant d'être finalement relogé en juin 2024. La décision s'appuie sur les articles L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui régissent la responsabilité de l'État en cas de carence dans l'exécution d'une décision de la commission de médiation DALO.
Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2412312
Le Tribunal Administratif de Melun (14ème chambre, DALO) a statué sur une demande d'indemnisation pour carence fautive de l'État dans l'exécution d'une décision de relogement prioritaire et urgent (DALO). Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État pour ne pas avoir relogé le requérant dans les délais impartis, et l'a condamné à verser une indemnité pour les troubles dans les conditions d'existence subis. La décision s'appuie principalement sur les articles L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : CABINET D'AVOCATS LAGOA
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2412628
La décision du Tribunal Administratif de Melun (14ème chambre, DALO) concerne une demande d'indemnisation pour préjudice lié à la carence de l'État dans l'exécution d'une injonction de relogement au titre du droit au logement opposable (DALO). Le tribunal retient la responsabilité de l'État pour faute, due à l'absence de relogement dans le délai imparti, ouvrant droit à réparation des troubles dans les conditions d'existence. Il applique principalement les articles L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, tout en précisant que le refus d'une offre de logement par le demandeur ne lui fait perdre le bénéfice de la décision de la commission de médiation que s'il a été dûment informé des conséquences de ce refus, conformément à l'article R. 441-16-3 du même code.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2414939
Le Tribunal Administratif de Melun (14ème chambre, DALO) a condamné l'État à indemniser un requérant pour carence fautive dans son relogement. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État pour ne pas avoir exécuté une décision de la commission de médiation DALO reconnaissant le requérant comme prioritaire, et ce malgré une injonction judiciaire antérieure. La condamnation, d'un montant non précisé dans l'extrait, est fondée sur les articles L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, au titre des troubles dans les conditions d'existence subis pendant la période de carence.
Avocat : CLORIS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2413916
Le Tribunal Administratif de Melun (14ème chambre DALO) a rejeté la demande d'indemnisation de Mme A... pour préjudice lié à un retard de relogement au titre du droit au logement opposable (DALO). La juridiction a estimé que le refus par la requérante de deux propositions de logement adaptées (à Saint-Pathus et Emerainville), sans invoquer de motif impérieux, exonérait l'État de sa responsabilité à compter de ces propositions. La décision s'appuie sur les articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, qui régissent la procédure DALO et les conséquences d'un refus d'offre.
Avocat : LOISEL MAËLISS
Conseil d'État — N° 500794
Avocat : SCP CELICE, TEXIDOR, PERIER
Conseil d'État — N° 497507
Avocat : SAS BOUCARD, CAPRON, MAMAN
Conseil d'État — N° 496482
Avocat : SCP CELICE, TEXIDOR, PERIER
Conseil d'État — N° 495116
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2405344
La requérante demandait à la Ville de Paris l'indemnisation d'un préjudice résultant du vol de son sac dans un gymnase municipal. Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté sa demande. La juridiction a estimé que la requérante n'établissait ni l'existence d'une faute de la Ville dans la sécurisation des lieux, ni la réalité certaine de son préjudice. La décision a été rendue sur le fondement du droit commun de la responsabilité (article 1240 du code civil).
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601423
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, donne acte du désistement pur et simple des requérants (SASU Casa expert et M. B... A...) de leur action en paiement d'une prime de transition énergétique. Le juge constate l'absence d'empêchement à ce désistement, mettant ainsi fin à l'instance. La décision est rendue en application des dispositions générales du code de justice administrative.
Avocat : SELARL RICHARD & LEHMANN
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2404748
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le refus de lui délivrer une carte mobilité inclusion avec la mention « stationnement ». Le juge a considéré que le requérant, invoquant un handicap psychologique, ne démontrait pas qu'il remplissait les critères légaux stricts d'une réduction importante de la capacité de déplacement à pied, tels que définis par l'arrêté du 3 janvier 2017 pris en application du code de l'action sociale et des familles. La décision administrative était donc conforme au droit.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601315
Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par M. B... d’une requête en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, visant à obtenir une injonction provisoire pour la délivrance d’un document de séjour numérique. Le requérant s’est désisté de sa requête par un mémoire enregistré le 23 février 2026. Le juge des référés a constaté que ce désistement était pur et simple et qu’aucun obstacle ne s’y opposait. Par ordonnance du 24 février 2026, il a donné acte du désistement et clos l’instance.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2509041
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a été saisi par Mme A..., reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation de la Gironde le 6 mai 2025. Constatant qu'aucune offre de logement adapté à ses besoins (T1-T2 accessible) ne lui avait été proposée dans les délais légaux, le tribunal a ordonné au préfet de la Gironde de procéder à son logement ou relogement. La solution retenue est fondée sur les dispositions des articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2600211
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a été saisi par Mme A..., reconnue prioritaire par la commission de médiation de la Gironde le 6 mai 2025, mais n'ayant reçu aucune offre de logement adaptée dans les délais. Le tribunal a constaté l'absence de proposition de logement conforme aux besoins de la requérante (T1-T2) et a enjoint au préfet de la Gironde de lui proposer un logement avant le 1er avril 2026. La solution retenue applique les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que les articles R. 778-2 et suivants du code de justice administrative.