Jurisprudence administrative
370 044 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
370 044
Décisions totales
384 929
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2601149
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, rejette la demande d'annulation des arrêtés préfectoraux ordonnant l'éloignement, l'interdiction de retour et l'assignation à résidence d'un ressortissant tunisien en situation irrégulière. La juridiction estime que le préfet était compétent pour signer les décisions et que l'ingérence dans la vie privée, au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, est proportionnée, compte tenu de la situation personnelle du requérant, de son séjour irrégulier et de son implication dans des faits de fraude documentaire. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : NDONG NDONG PIERRE
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2600481
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus d'admission exceptionnelle au séjour et l'assignation à résidence d'un ressortissant marocain. Le tribunal a annulé la décision de refus de séjour, considérant que l'administration n'avait pas suffisamment motivé son refus au regard des liens personnels et familiaux du requérant en France, et n'avait pas procédé à la consultation obligatoire de la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 435-1 du CESEDA. En revanche, il a rejeté la demande d'annulation de l'assignation à résidence, estimant que cette mesure était justifiée par la perspective d'un éloignement effectif.
Avocat : MAESTRINI
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605039
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. E... B... visant à annuler son arrêté de reconduite à la frontière. La juridiction a estimé que l'arrêté préfectoral du 20 mars 2026 était légal, notamment car il était suffisamment motivé et signé par une autorité compétente en vertu d'une délégation. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que l'accord franco-algérien.
Avocat : LLINARES
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604645
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé-suspension, a suspendu l'exécution d'une décision implicite de rejet du renouvellement d'un titre de séjour « vie privée et familiale ». Le juge a retenu l'urgence en raison du préjudice grave et immédiat pour la requérante et a estimé qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la décision au regard de l'article 8 de la CEDH et de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. La suspension est ordonnée en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : GUERCHI
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603117
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête d'un ressortissant turc demandant l'annulation d'un arrêté préfectoral ordonnant son transfert vers la Croatie au titre du règlement Dublin III. Le tribunal a estimé que le requérant n'apportait aucun élément probant à l'appui de ses allégations concernant l'existence de liens familiaux en France justifiant l'application de la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013. Il a également jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2605359
**Sujet principal** : Demande d'injonction en référé pour obtenir la convocation en préfecture en vue de la délivrance d'un certificat de résidence portant la mention "commerçant". **Juridiction** : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande. Il estime que la requérante, Mme A..., qui sollicite un premier titre de séjour "commerçant" et non un renouvellement, n'apporte pas la preuve de circonstances particulières caractérisant une urgence justifiant une injonction à très bref délai. Ses arguments (erreur administrative, impossibilité de déposer une nouvelle demande, impact sur une demande de naturalisation) ne sont pas suffisants pour établir l'urgence requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. **Textes appliqués** : Articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : CHAIB HIDOUCI
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2605346
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande d'injonction visant à contraindre le préfet à convoquer une ressortissante étrangère pour le dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence, requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative, n'était pas caractérisée en l'absence d'éléments suffisants sur la situation professionnelle de la requérante. En revanche, celle-ci a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire sur le fondement de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : KORCHI
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2605075
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un refus implicite de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, notamment en raison de la délivrance postérieure d'une autorisation provisoire de séjour, et n'a donc pas examiné l'existence d'un doute sérieux sur la légalité. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET URIELLE ADANDÉ
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604655
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à assurer l'exécution d'une précédente ordonnance enjoignant au préfet des Hauts-de-Seine de délivrer à la requérante une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler. Le juge a constaté que le récépissé délivré, bien que valide, ne mentionnait pas explicitement l'autorisation de travail, constituant ainsi un défaut partiel d'exécution et un élément nouveau au sens de l'article L. 521-4 du code de justice administrative. Par conséquent, le tribunal a modifié l'injonction initiale pour ordonner la délivrance d'un document portant expressément cette mention, sous astreinte, et a mis une partie des frais à la charge de l'État.
Avocat : SANGUE
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604490
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension, a suspendu l'exécution de l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement du titre de séjour étudiant de M. B... Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie et qu'un doute sérieux existait sur la légalité du refus, au regard notamment des conditions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision a été rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : JEANMOUGIN FÉLIX
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604464
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à assurer l'exécution d'une précédente ordonnance enjoignant au préfet du Val-d'Oise de délivrer une autorisation provisoire de séjour. Considérant que l'administration n'avait pas statué sur la demande de titre de séjour de la requérante depuis plus de 17 mois, le juge a modifié l'injonction initiale en application de l'article L. 521-4 du code de justice administrative. Il a ainsi ordonné au préfet de réexaminer et de statuer expressément sur la demande dans un délai d'un mois, sans prononcer d'astreinte, et a mis une somme de 1 000 euros à la charge de l'État au titre de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : FAZOLO
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604413
**Sujet principal** : Demande en référé d'une ressortissante russe pour enjoindre au préfet de délivrer un récépissé ou une attestation de prolongation d'instruction l'autorisant à travailler, dans le cadre du renouvellement de sa carte de séjour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge rejette la demande. Il estime que la requérante n'a pas démontré que sa situation relevait de l'urgence au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, notamment en ne prouvant pas que son employeur était sur le point de suspendre son contrat de travail. **Textes appliqués** : Article L. 521-3 du code de justice administrative (conditions du référé "mesures utiles") et articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (modalités de dépôt des demandes de titre de séjour).
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604365
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction contre le préfet du Val-d'Oise pour inexécution d'une précédente ordonnance. Le requérant s'étant désisté après que l'administration eut délivré un titre de séjour provisoire, le juge a donné acte de ce désistement partiel. Il a néanmoins condamné l'Etat à verser au requérant la somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés dans le litige.
Avocat : DE SEZE
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604346
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande d'un ressortissant marocain visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que, du fait du silence gardé par l'administration pendant quatre mois, une décision implicite de rejet était née. Or, l'injonction sollicitée aurait fait obstacle à l'exécution de cette décision, ce qui est exclu par l'article L. 521-3 du code de justice administrative, sauf à prévenir un péril grave.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604277
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait des injonctions pour obtenir le versement de l'allocation aux adultes handicapés (AAH). Le juge a estimé que les litiges relatifs à l'AAH relèvent de la compétence exclusive du juge judiciaire, en application des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale et de l'article L. 211-16 du code de l'organisation judiciaire. Par conséquent, la demande était irrecevable devant la juridiction administrative.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604048
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a modifié une précédente ordonnance en raison de son défaut partiel d'exécution par le préfet. Le juge a assorti d'une astreinte l'injonction faite au préfet des Hauts-de-Seine de réexaminer la situation de la requérante, étrangère en attente de décision sur son droit au séjour. La décision s'appuie sur l'article L. 521-4 du code de justice administrative et condamne l'État à verser une somme au titre des frais exposés.
Avocat : FUNCK
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2602204
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation "étrangers urgents", a annulé la décision de l'OFII mettant fin aux conditions matérielles d'accueil d'un demandeur d'asile. Le tribunal a retenu un moyen d'ordre public, substituant l'article L. 551-15 du CESEDA à l'article L. 551-16 invoqué par l'administration, et a jugé que la décision était entachée d'une erreur de droit. Le requérant a également été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Avocat : KA
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2600525
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet du renouvellement du titre de séjour de M. B... Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, compte tenu de la situation irrégulière de l'intéressé et de la menace pesant sur son emploi, et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la décision, notamment en raison d'un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : MORIN
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2600503
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension (article L. 521-1 du CJA), rejette la demande de suspension d'une décision implicite de rejet d'une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge estime que le requérant, bien que dans une situation précaire, n'apporte pas la preuve d'une urgence suffisamment caractérisée pour justifier la mesure, notamment au regard de l'absence de menace d'éloignement immédiat. Il considère également que les moyens soulevés contre la légalité de la décision préfectorale ne sont pas de nature à créer un doute sérieux.
Avocat : BAKIR
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2600494
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour "recherche d'emploi – création d'entreprise". Le juge a estimé que le requérant, dont la précédente carte de séjour "étudiant" était expirée, ne justifiait pas d'une situation d'urgence suffisante au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, car son cas ne constituait pas un renouvellement de titre. Aucun doute sérieux sur la légalité de la décision n'a été retenu.
Avocat : BAKIR