Jurisprudence administrative

96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 978

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2406368

Le Tribunal Administratif de Grenoble a condamné l’État à indemniser Mme B... pour la carence fautive à lui proposer un hébergement adapté dans le délai légal, suite à une décision de la commission de médiation de l’Isère du 5 septembre 2023. La responsabilité de l’État a été engagée pour la période du 18 octobre 2023 au 7 février 2025, date à laquelle une offre jugée adaptée a été refusée par la requérante. Le tribunal a appliqué les articles L. 441-2-3 et R. 441-18 du code de la construction et de l’habitation pour évaluer le préjudice subi.

Avocat : MIRAN

23 février 2026• Juge unique 1
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2408072

Le Tribunal Administratif de Grenoble a condamné l'État à verser 4 000 euros à M. C... pour les troubles dans ses conditions d'existence, résultant de la carence fautive de l'administration à exécuter, dans le délai imparti, la décision de la commission de médiation de l'Isère du 18 janvier 2024 le reconnaissant prioritaire pour un hébergement. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 441-2-3 et R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation, pour la période allant du 29 février 2024 au 26 juin 2025, date à laquelle une offre d'hébergement adaptée a été proposée. Le tribunal a rejeté la demande de dommages et intérêts pour la période postérieure à cette offre, en raison du refus non légitime du requérant.

Avocat : HUARD

23 février 2026• Juge unique 1
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2410229

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la demande de M. C... visant à obtenir réparation des préjudices subis en raison de l'absence d'exécution, par l'État, de la décision de la commission de médiation de l'Isère du 18 avril 2024 le reconnaissant prioritaire pour un hébergement. Le tribunal a jugé que la carence de l'État à proposer une solution d'hébergement adaptée dans le délai imparti constitue une faute engageant sa responsabilité pour la période allant du 1er juin 2024 au 4 février 2025, date à laquelle une offre a été refusée sans motif légitime. Cette solution s'appuie sur les dispositions des articles L. 441-2-3 et R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : HUARD

23 février 2026• Juge unique 1
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2410232

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique sur un recours de plein contentieux, a partiellement condamné l'État à verser 2 000 euros à Mme B... pour carence fautive dans l'exécution d'une décision de la commission de médiation de l'Isère du 22 novembre 2021. La requérante, reconnue prioritaire pour un logement, n'a pas reçu d'offre adaptée dans le délai imparti, mais a refusé une proposition de logement le 9 novembre 2022, ce qui a limité la période de responsabilité de l'État du 23 mai au 9 novembre 2022. Le tribunal a appliqué les articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation pour évaluer les troubles dans les conditions d'existence, sans faire droit à la demande de frais de justice.

Avocat : RIMLINGER

23 février 2026• Juge unique 1
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601028

Le Tribunal Administratif de Lille rejette la demande de suspension en référé d'un arrêté préfectoral déclarant d'utilité publique l'acquisition d'un bien en état d'abandon. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas établie et qu'aucun doute sérieux n'entache la légalité de la procédure d'expropriation dérogatoire engagée par la Métropole Européenne de Lille. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'expropriation pour cause d'utilité publique et du code général des collectivités territoriales.

23 février 2026
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506888

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait le versement de l’allocation de demandeur d’asile (ADA) par l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII). Le juge a estimé que la demande se heurtait à une contestation sérieuse, car la requérante n’avait pas accepté les conditions matérielles d’accueil pour sa propre demande d’asile, déposée après celle de sa fille, contrairement aux articles D. 553-1 et D. 553-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Par conséquent, la condition d’utilité de la mesure n’était pas remplie, et l’ensemble des conclusions de Mme B... a été rejeté.

Avocat : DE SOUSA MALLORY

23 février 2026
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2507717

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de délivrer à M. A..., ressortissant malien, un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour assorti d'une autorisation de travail. Le juge a constaté l'urgence et l'utilité de la mesure, le requérant n'ayant pas reçu ce document malgré une demande complète, ce qui compromettait ses activités sportives et étudiantes. La décision s'appuie sur les articles R. 431-12 et R. 431-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui garantissent la délivrance d'un récépissé en cas de dossier complet. L'État a également été condamné à verser 900 euros au titre des frais de justice.

Avocat : SENOUCI BEREKSI

23 février 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601726

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante algérienne, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de lui remettre son certificat de résidence de 10 ans renouvelé. La requérante invoquait l'urgence, mais le juge a constaté qu'une nouvelle attestation de prolongation d'instruction, l'autorisant à travailler, lui avait été délivrée en cours d'instance. Cette attestation, prévue par l'article R. 431-15-2 du code de l'entrée et du séjour et du droit d'asile, a fait disparaître la situation d'urgence nécessaire à l'octroi des mesures sollicitées. La demande a donc été rejetée.

23 février 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601948

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer Mme B... pour lui remettre son titre de séjour étudiant, dont la fabrication avait été notifiée le 9 septembre 2025. La requérante justifiait d'une urgence, son absence de titre faisant obstacle à un changement de statut professionnel. L'administration n'ayant pas produit d'observations, le juge a ordonné la remise sous dix jours, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, et a condamné l'État à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.

Avocat : RIOU

23 février 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602246

Le Tribunal administratif de Marseille, saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le rejet implicite de sa demande de renouvellement de son certificat de résident de dix ans. Le juge a estimé que la délivrance, en cours d'instance, d'une attestation de prolongation d'instruction maintenant l'ensemble de ses droits avait privé d'objet les conclusions à fin de suspension et d'injonction. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'État a été condamné à verser 800 euros au requérant.

Avocat : MERIENNE

23 février 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602288

Cette décision du Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, concerne la demande de M. A..., ressortissant togolais, qui sollicite l'instruction de son changement de statut d'étudiant à salarié et la délivrance d'un récépissé l'autorisant à travailler. Le tribunal rejette l'exception de non-lieu à soulevée par le préfet, estimant que les documents délivrés concernent le renouvellement du titre "étudiant" et non la demande de titre "salarié". Constatant que le préfet n'a pas enregistré la demande de changement de statut et n'a pas remis le récépissé prévu aux articles R. 431-12 et R. 431-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le juge retient que la condition d'urgence est remplie et fait droit à la requête. Il enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer M. A... pour enregistrer sa demande et de lui délivrer un récépissé l'autorisant à travailler dans un délai de huit jours.

23 février 2026
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2402642

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné l'opposition de Mme A... à une contrainte émise par la CAF de la Gironde pour le recouvrement d’indus de prime d’activité. La requérante contestait le bien-fondé de ces indus, arguant que les sommes versées par son ex-conjoint pour un crédit immobilier ne constituaient pas des ressources à déclarer. Le tribunal a rejeté l'opposition, considérant que Mme A... ne contestait pas le premier indu (IM3 001) et que, pour le second (IM3 002), la prise en charge des mensualités d'emprunt par l'ex-conjoint constituait un avantage en nature à réintégrer dans les ressources du foyer pour le calcul de la prime d'activité, conformément aux articles L. 842-3 et L. 842-4 du code de la sécurité sociale.

23 février 2026• Juge social
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2402646

Le Tribunal Administratif de Bordeaux était saisi par M. C... d'un recours contestant un indu de prime d'activité (303,87 €) et un indu de prime à la naissance (1 019,40 €) réclamés par la CAF de la Gironde. Le tribunal a jugé que le litige relatif à la prime à la naissance (prestation d'accueil du jeune enfant) relève de la compétence exclusive du juge judiciaire en application des articles L. 142-1, L. 511-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale, et a donc rejeté les conclusions sur ce point comme portées devant une juridiction incompétente.

23 février 2026• Juge social
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2503440

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme B..., qui a chuté sur une promenade publique à Arcachon en raison d'une latte dépassant de la chaussée. La commune d'Arcachon et son assureur contestaient la matérialité des faits et le lien de causalité, mais le tribunal a jugé que les éléments produits (témoignage, rapports de secours et d'hospitalisation) établissaient la réalité de la chute et que le lien avec un éventuel défaut d'entretien ne pouvait être écarté. La mesure d'expertise, visant à évaluer les séquelles et préjudices de Mme B., a été considérée comme utile pour un futur litige indemnitaire. Les conclusions relatives aux dépens et aux frais d'instance ont été rejetées.

Avocat : SCP CGCB ET ASSOCIES

23 février 2026
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2505046

Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme A... F..., agissant en qualité d'ayant-droit de sa mère décédée. La mesure vise à déterminer les conditions de la prise en charge de Mme G... H... au centre hospitalier universitaire de Bordeaux, notamment lors d'une échographie transœsophagienne ayant entraîné une rupture œsophagienne, et à évaluer les préjudices subis. Le tribunal a considéré que cette expertise, à laquelle le centre hospitalier ne s'est pas opposé, présentait un caractère utile pour un éventuel litige en responsabilité médicale.

Avocat : BOUDIN SANDIE

23 février 2026
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2505166

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. G.... Ce dernier, ayant reçu une injection d'un vaccin Hynneos périmé contre la variole du singe, présente des réactions immunitaires et une anxiété qu'il estime imputables à cette vaccination. La juridiction a considéré que la mesure d'expertise, visant à déterminer l'imputabilité des préjudices et à les évaluer, était utile et ne préjugeait pas des responsabilités. La demande du centre hospitalier d'Arcachon concernant la charge des frais d'expertise a été rejetée, le juge des référés n'ayant pas compétence pour statuer sur les dépens.

Avocat : DESSALES

23 février 2026
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2505454

Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une nouvelle expertise médicale à la demande de M. C..., dont l'état de santé est consolidé, afin d'évaluer l'ensemble de ses préjudices résultant d'un accident médical non fautif survenu lors d'une intervention chirurgicale au centre hospitalier universitaire de Bordeaux. L'ONIAM, bien que ne s'opposant pas à l'expertise, a émis des réserves sur le droit à indemnisation au titre de la solidarité nationale, contestant le caractère anormal du dommage et la complétude du précédent rapport d'expertise. Le tribunal a fait droit à la demande d'expertise, jugée utile pour déterminer l'étendue des préjudices imputables à l'accident médical.

Avocat : CABINET SELURL CHIFFERT

23 février 2026
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2505463

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. F..., agissant en qualité d'ayant-droit de sa mère décédée. L'expertise vise à déterminer les conditions de prise en charge de la défunte par trois centres hospitaliers et les causes de son décès survenu le 10 mars 2024. Les centres hospitaliers de Périgueux et de Sarlat ne se sont pas opposés à la mesure, formulée comme utile pour un éventuel litige en responsabilité administrative. Le tribunal a fait droit à la requête en désignant un expert avec une mission détaillée, tout en rejetant les conclusions relatives aux frais d'expertise, qui ne relèvent pas de sa compétence en référé.

Avocat : MARQUINA-PELISSIER

23 février 2026
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2601139

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, fait droit à la demande du préfet de la Gironde. Celle-ci vise à désigner un expert pour constater d'urgence l'état des lieux de parcelles situées à Virelade, dans le cadre de l'occupation temporaire autorisée pour les études préalables au projet ferroviaire GPSO. La solution retenue se fonde sur l'article 7 de la loi du 29 décembre 1892, applicable en raison du refus des propriétaires et du maire de signer les procès-verbaux de constat contradictoire.

23 février 2026
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2601376

Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur la demande du préfet de la Gironde, a fait application de l'article 7 de la loi du 29 décembre 1892 relative aux dommages causés par les travaux publics. La requête visait à désigner un expert pour constater d'urgence l'état des parcelles concernées par l'arrêté préfectoral du 4 novembre 2025 autorisant l'occupation temporaire de terrains pour les études préalables au projet de ligne ferroviaire Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax (GPSO). En raison du refus des propriétaires de se faire représenter ou du désaccord sur l'état des lieux, le juge a désigné un expert chargé de dresser le procès-verbal contradictoire, conformément aux dispositions de la loi de 1892. Cette mesure permet à SNCF Réseau de débuter les travaux après le dépôt du procès-verbal, sans préjudice des droits des parties de saisir le tribunal en cas de désaccord.

23 février 2026