Jurisprudence administrative
187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 182
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2400316
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête d'une auxiliaire de puériculture contestant un arrêté de l'AP-HP qui avait fixé la fin de la prise en charge de son accident de service au 17 mars 2023 et considéré ses lésions comme guéries. Le tribunal a jugé que la requérante n'apportait pas la preuve d'une erreur d'appréciation médicale de l'administration et a écarté le moyen d'incompétence, constatant que la signataire des décisions attaquées agissait dans le cadre d'une délégation de signature régulière. Il a également rejeté la demande d'expertise et les conclusions indemnités, considérant qu'aucun préjudice n'était établi.
Avocat : VILAO
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2400395
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête d'un agent contractuel de l'AP-HP demandant une indemnisation pour un préjudice subi lors d'un événement festif privé entre collègues. La juridiction a jugé que l'incident, survenu en dehors du lieu et des horaires de service, était entièrement détachable du service et n'engageait donc pas la responsabilité de l'administration. Elle a également estimé que l'AP-HP n'avait pas manqué à son obligation de sécurité dans la gestion des conséquences de l'événement, au regard notamment des dispositions de l'article L.134-5 du code général de la fonction publique.
Avocat : GEISSMANN
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2201611
Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la demande d'un contribuable contestant son imposition en tant que maître de l'affaire d'une association. La juridiction estime que le requérant, trésorier, disposant seul de la signature bancaire et exerçant un contrôle effectif, doit être considéré comme le seul maître de l'affaire. En application de l'article 109 du code général des impôts, il est présumé avoir bénéficié des revenus non déclarés de l'association, justifiant les rehaussements d'impôt sur le revenu pour les années 2014 et 2015.
Avocat : SCP ARBOR TOURNOUD & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2301470
**Sujet principal** : Recours d'un contribuable contre des impositions supplémentaires sur le revenu et des prélèvements sociaux, au titre des années 2018 et 2019, concernant des sommes mises à disposition d'un associé. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Grenoble (7ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande principale de décharge des impositions contestées. Il estime que les sommes créditées sur le compte courant de l'associé sont présumées distribuées à la clôture de l'exercice, et le requérant n'apporte pas la preuve contraire. Cependant, il accorde une somme de 1 500 € à l'associé au titre des frais non compris dans les dépens. **Textes appliqués** : Articles 109 et 158 du code général des impôts (régime des revenus distribués) et article L. 761-1 du code de justice administrative (frais non compris dans les dépens).
Avocat : SCP ARBOR TOURNOUD & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2301515
**Sujet principal** : La SAS Ecomurs conteste devant le Tribunal Administratif de Grenoble des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés et des pénalités pour les exercices 2017 à 2019, suite à une vérification fiscale. **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande de la société. Il estime que la SAS Ecomurs, ayant répondu hors délai à la proposition de rectification, est réputée avoir accepté les rehaussements et doit, en application de l'article R. 194-1 du Livre des Procédures Fiscales, apporter la preuve du caractère exagéré des impositions, ce qu'elle n'a pas fait. **Textes appliqués** : L'article R. 194-1 du Livre des Procédures Fiscales (charge de la preuve) et l'article 38 du Code Général des Impôts (détermination du bénéfice imposable).
Avocat : SCP ARBOR TOURNOUD & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2302521
**Sujet principal** : Recours d'une société (EURL LGR) contre des rappels de TVA et des suppléments d'impôt sur les sociétés (IS) suite à une vérification fiscale. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Grenoble (7ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il juge irrecevable la demande concernant les rappels de TVA pour 2018 (aucun rappel émis) et rejette le fond pour les autres années, estimant que les rehaussements d'IS sont fondés sur une option valable de la société et que les irrégularités alléguées sur le montant de la TVA sont sans objet. **Textes appliqués** : Code général des impôts (notamment article 1729), Livre des procédures fiscales (notamment articles L. 55, R. 256-1) et Code de justice administrative.
Avocat : SCP ARBOR TOURNOUD & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602787
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple des sociétés requérantes dans leur recours visant à contester la procédure d'attribution d'une délégation de service public par la commune des Allues. En conséquence, l'instance est éteinte sans qu'il soit statué sur le fond de l'affaire. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELAS REALYZE
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2602582
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a ordonné l'expulsion d'un demandeur d'asile d'un lieu d'hébergement géré par la Croix-Rouge. Le juge a fait droit à la demande du préfet de la Sarthe, considérant que l'occupation était sans titre depuis le rejet définitif de la demande d'asile et que l'urgence était caractérisée. La décision s'appuie sur les articles L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2602590
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête du préfet de la Sarthe visant à expulser Mme A... d'un centre d'hébergement pour demandeurs d'asile (PRAHDA ADOMA). Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'était pas établie, compte tenu de la situation particulière de la requérante, notamment la vulnérabilité liée au handicap de son fils. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives à la fin de l'hébergement.
Avocat : ROULLEAU
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2602594
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la requête du préfet de la Sarthe visant à expulser un couple d'un centre d'accueil pour demandeurs d'asile. Le juge a estimé que la condition d'urgence, requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative, n'était pas établie, notamment en raison de l'absence de relance administrative pendant plusieurs mois. La juridiction a également considéré que l'expulsion, au vu de la situation familiale et de l'intégration des intéressés, pourrait constituer une atteinte disproportionnée.
Avocat : WOZNIAK
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2407257
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la société Etchart Génie Civil et Maritime de sa requête en plein contentieux contre la commune de la Baule-Escoublac. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. L'ordonnance met ainsi fin à l'instance sans qu'il soit statué sur le fond de la demande initiale en paiement.
Avocat : SCP BRG
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2505808
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a partiellement fait droit à la requête d'un conducteur contestant la perte de validité de son permis et des retraits de points. Le juge a déclaré sans objet les conclusions concernant l'infraction du 15 février 2024, mais a annulé le retrait de 4 points pour l'infraction du 23 mars 2025. Cette annulation est fondée sur le manque de preuve par l'administration de la transmission de l'information préalable requise par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, condition essentielle à la régularité de la procédure.
Avocat : LE BORGNE
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601360
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... visant à contester le refus de l'allocation aux adultes handicapés et de la prestation de compensation du handicap. Le tribunal a jugé qu'il n'était pas compétent pour connaître de ce litige, relevant selon les articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles de la compétence exclusive du tribunal judiciaire spécialement désigné (en l'occurrence, celui d'Orléans). La requête a donc été déclarée irrecevable pour incompétence de la juridiction administrative.
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600857
Sujet principal : détermination de la compétence territoriale d'un tribunal administratif pour une action en responsabilité liée à un accident de la circulation. Juridiction : Tribunal Administratif de Nancy (statuant par ordonnance). Solution retenue : le tribunal se déclare incompétent au profit du Tribunal Administratif de Strasbourg, car l'accident s'est produit à Amnéville (Moselle), dans le ressort de ce dernier. Textes appliqués : articles R. 351-1, R. 312-14 et R. 221-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601843
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de M. B... visant à suspendre les actes de poursuite pour ses impôts 2020. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance présumée de son plan de surendettement, ne créaient pas un doute sérieux sur la légalité des mesures contestées. La décision s'appuie sur les conditions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu'il ait été nécessaire d'examiner la condition d'urgence.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601879
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de M. B... visant à suspendre l'exécution d'un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas caractérisée, malgré les allégations du requérant concernant son jeune âge, son isolement et la perte d'un accompagnement social. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : RIVIERE
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2306160
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, rejette la requête de la société C... et des particuliers qui contestaient une décision fiscale de rejet. La juridiction estime la requête manifestement irrecevable car les requérants n'ont pas produit, ni dans leur réclamation préalable ni à l'appui de leur recours contentieux, l'avis de mise en recouvrement ou une pièce équivalente justifiant le montant de l'imposition contestée, comme l'exige l'article R. 197-3 du Livre des procédures fiscales. Le rejet est prononcé en application de l'article R. 222-1 du Code de justice administrative, qui permet d'éliminer par ordonnance les requêtes manifestement irrecevables.
Avocat : BOUDEWEEL
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2318244
**Sujet principal** : Contestation par une gérante-actionnaire unique de l'assiette et du taux des prélèvements sociaux appliqués à des dividendes perçus. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (formation de jugement). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande de décharge. Il estime que la requérante, en tant que gérante majoritaire, ne peut bénéficier du régime social avantageux des travailleurs indépendants pour la part de ses dividendes excédant 10% du capital social. Ces sommes relèvent bien du régime des revenus du patrimoine, soumis aux contributions sociales au taux de 17,2%. **Textes appliqués** : Articles L. 131-6, L. 136-3 et L. 136-6 du code de la sécurité sociale, définissant les assiettes distinctes des cotisations sociales pour les travailleurs indépendants et des contributions sur les revenus du patrimoine.
Avocat : DE LISLEROY
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2319986
La société Sneaksize a demandé au Tribunal Administratif de Paris, en plein contentieux, la restitution ou le reversement à l'Allemagne de la TVA collectée sur des ventes à distance vers ce pays, invoquant un risque de double imposition. Le tribunal a rejeté sa requête, la jugeant irrecevable au motif que la société se trouvait en situation de crédit permanent de TVA au cours des années litigieuses, ce qui faisait obstacle à l'exercice d'une réclamation sur le fondement de l'article L. 190 du livre des procédures fiscales. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales relatives aux réclamations et à la déduction de la TVA.
Avocat : CABINET NATAF ET PLANCHAT (SCP)
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2513059
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a ordonné à la préfète du Rhône de reloger M. B... avant le 1er avril 2026, assortissant cette injonction d'une astreinte de 300 euros par mois de retard. Le juge a constaté que le requérant, reconnu prioritaire et devant être logé d'urgence par la commission de médiation, n'avait reçu aucune offre de logement adapté à son handicap après l'expiration du délai légal de six mois. La décision s'appuie sur les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.