Jurisprudence administrative
96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
96 978
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2602338
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a examiné une demande visant à contraindre le préfet de la Sarthe à délivrer et à permettre le renouvellement d'un titre de séjour. Le juge a admis le requérant à l'aide juridictionnelle à titre provisoire, mais a rejeté la demande principale comme irrecevable, constatant que le titre de séjour avait déjà été remis et qu'un rendez-vous pour son renouvellement avait été fixé avant l'ordonnance. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Avocat : MICHEL
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2506668
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, a été saisi par la société Guintoli SAS pour obtenir le paiement d'intérêts moratoires sur une indemnité de résiliation d'un marché public. Le juge a rejeté la demande de provision, estimant que la société n'avait pas démontré l'existence d'une créance suffisamment certaine et liquide, notamment en raison d'un désaccord sur la date d'exigibilité de l'indemnité et le calcul des intérêts. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 541-1 du code de justice administrative et les règles contractuelles issues du code de la commande publique et du cahier des clauses administratives générales (CCAG) applicables aux marchés de travaux.
Avocat : SELAS ILLOUZ & AVOCATS
Conseil d'État — N° 496533
Avocat : SCP KRIVINE, VIAUD
Conseil d'État — N° 467483
Avocat : SAS BOULLOCHE, COLIN, STOCLET ET ASSOCIÉS
Conseil d'État — N° 500562
Avocat : SARL THOUVENIN, COUDRAY, GREVY
Conseil d'État — N° 501645
Avocat : SCP PIWNICA & MOLINIE
Conseil d'État — N° 501647
Avocat : SCP PIWNICA & MOLINIE
Conseil d'État — N° 501650
Avocat : SCP PIWNICA & MOLINIE
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2600703
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de suspension d'une décision de placement à l'isolement d'un détenu. Le juge a estimé que le requérant n'établissait pas l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la mesure, qui était justifiée par des impératifs de sécurité au sein de l'établissement. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et de l'article L. 213-8 du code pénitentiaire.
Avocat : AIT-TALEB
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2600523
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a fait droit à la demande de l'établissement public d'aménagement universitaire de la région Île-de-France. Il a ordonné une expertise, sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, afin de constater l'état des immeubles avoisinants avant le début de travaux de construction d'un pôle universitaire à Saint-Ouen-sur-Seine. La mission de l'expert pourra se poursuivre pendant l'exécution des travaux pour constater d'éventuels dommages.
Avocat : LANDOT & ASSOCIES
Tribunal Administratif d Amiens — N° TA80-2600848
Le Tribunal Administratif d'Amiens a annulé la décision du préfet de la Somme refusant d'enregistrer une liste aux élections municipales de Corbie. Le tribunal a jugé que le préfet avait excédé ses pouvoirs en vérifiant l'éligibilité fonctionnelle d'une candidate lors du contrôle préalable de la déclaration de candidature, une compétence qui ne lui appartient pas à ce stade. La décision s'appuie sur une interprétation des articles L. 228 et L. 265 du code électoral, qui distinguent le contrôle de la régularité formelle de la déclaration de l'appréciation des conditions d'éligibilité.
Tribunal Administratif d Amiens — N° TA80-2600854
Le Tribunal Administratif d'Amiens a annulé la décision du préfet de la Somme refusant l'enregistrement d'une liste aux élections municipales de Beauquesne. Le tribunal a jugé que le contrôle préfectoral, fondé sur les articles L. 231 et L. 265 du code électoral, ne pouvait porter sur l'éligibilité fonctionnelle des candidats à ce stade de la procédure. La vérification des conditions d'éligibilité, notamment celles relatives aux incompatibilités de fonction, relève du juge de l'élection après le scrutin.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2501149
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en juge du DALO, a rejeté la requête de Mme B... A... qui contestait le rejet de sa demande d'inscription prioritaire pour un logement social d'urgence. La juridiction a estimé que la commission de médiation DALO du Var avait légalement apprécié que la requérante ne se trouvait pas dans l'une des situations prévues par les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation ouvrant droit à cette procédure d'urgence. La décision attaquée est donc confirmée.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602286
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la requête en référé de M. A..., ressortissant comorien, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer son titre de séjour. Le tribunal constate que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois sur sa demande de renouvellement a fait naître une décision implicite de rejet le 26 mars 2025, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge des référés ne pouvant faire obstacle à l'exécution de cette décision administrative, la requête est rejetée comme manifestement mal fondée.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602297
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête en référé de M. B..., ressortissant ivoirien, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer un titre de séjour provisoire ou un récépissé l'autorisant à travailler. Le juge a constaté que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois sur sa demande de changement de statut, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, avait fait naître une décision implicite de rejet le 23 janvier 2026. Dès lors, la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce qui est prohibé par l'article L. 521-3. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, sans audience, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602300
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête en référé de M. B..., ressortissant algérien, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a constaté que le dossier de l'intéressé, qui sollicitait un changement de statut d'étudiant vers la mention « salarié » sur le fondement de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, était incomplet, faute de production de la décision relative à l'autorisation de travail. En conséquence, la demande a été jugée manifestement mal fondée et rejetée sans audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602074
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant philippin, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, la délivrance d'un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge des référés a constaté que le silence gardé par le préfet des Bouches-du-Rhône pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet le 6 décembre 2025, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a estimé que faire droit à la demande ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, rendant la requête manifestement mal fondée. La demande a donc été rejetée sans audience, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2400553
Ce litige oppose Mme B... à l'Agence régionale de santé (ARS) de Corse au sujet de son solde de tout compte suite à son licenciement pour inaptitude. Le Tribunal administratif de Bastia, saisi en plein contentieux, a examiné la demande de la requérante tendant au versement de diverses sommes (complément d'indemnité de licenciement, congés payés, repos compensateurs) et à la communication de documents. Le tribunal a soulevé d'office un moyen d'incompétence de la juridiction administrative, estimant que le litige, né de l'exécution d'un contrat de droit privé, relevait de la compétence du juge judiciaire en application du 4° de l'article L. 1432-9 du code de la santé publique. Par conséquent, la solution retenue est le rejet de la requête pour incompétence de la juridiction administrative, sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens ou les conclusions reconventionnelles de l'ARS.
Avocat : FENEIS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601087
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une décision de suspension du RSA. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, considérant que le requérant disposait d'autres ressources issues de son activité d'écrivain. Les conclusions à fin d'indemnisation ont été déclarées irrecevables, excédant la compétence du juge des référés.
Avocat : ZIMMERMANN AVOCATS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601477
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, donne acte du désistement pur et simple de la SAS On Tower France de sa requête. La société demandait initialement la suspension de l'arrêté municipal du 10 septembre 2025 s'opposant à son projet d'antenne, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Le juge constate que ce désistement, intervenu après l'engagement de la procédure, rend sans objet la tenue d'une audience et le prononcé d'une mesure de suspension.
Avocat : CABINET PAMLAW - AVOCATS