Jurisprudence administrative

96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 978

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA38DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2510189

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de 100 000 euros formulée par une patiente à l'encontre d'un centre hospitalier pour une prétendue faute médicale. Le juge a estimé que l'existence d'une faute n'était pas suffisamment établie et sérieusement contestable, car l'acte médical litigieux pouvait relever d'un principe de précaution justifié. La décision s'appuie sur les articles L. 1142-1 I du code de la santé publique et R. 541-1 du code de justice administrative, qui conditionnent la responsabilité des établissements de santé à la preuve d'une faute et l'octroi d'une provision en référé à une obligation non sérieusement contestable.

Avocat : SELARL GALLIZIA DUMOULIN ALVINERIE

2 avril 2026
TA44DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2110178

**Sujet principal** : Recours en indemnisation d'une praticienne hospitalière contractuelle contre le CHU de Nantes pour des fautes prétendues lors de la conclusion, l'exécution et le non-renouvellement de son contrat de travail. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (7ème Chambre), statuant en plein contentieux. **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la praticienne. Il estime que le CHU de Nantes n'a commis aucune faute de nature à engager sa responsabilité, notamment concernant la régularité du contrat, l'obligation de protection de la santé de l'agent, et les motifs du non-renouvellement du contrat et de la non-présentation à la titularisation. **Textes appliqués** : Code de la santé publique, loi du 13 juillet 1983 (statut général de la fonction publique), et code de justice administrative.

Avocat : SELARL LALLEMENT SOUBEILLE & ASSOCIES

2 avril 20267ème Chambre
TA44DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2602026

Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête en référé présentée par deux agents contre la région des Pays de la Loire. Le juge estime que la demande de provision (article R. 541-1 du CJA) n'est pas fondée, les requérants n'établissant pas le caractère non sérieusement contestable de leur créance. Par ailleurs, la demande de suspension de sanctions financières (article L. 521-1 du CJA) est jugée irrecevable car présentée dans une même instance qu'une demande de provision, sans avoir été régularisée par une requête distincte.

2 avril 2026
TA44DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2602057

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours en plein contentieux visant à enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique de loger le requérant, M. A..., conformément à une décision prioritaire de la commission de médiation. Le tribunal a constaté que l'État, garanti du droit au logement opposable, n'avait pas proposé d'offre dans le délai légal de six semaines, malgré la situation précaire et le handicap du requérant. En application des articles L. 300-1, L. 441-2-3-1 et R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation, le juge a donc ordonné au préfet d'assurer cet accueil, pouvant assortir cette injonction d'une astreinte.

Avocat : BOURJON

2 avril 2026Magistrat : Mme GIBSON THERY - R. 222-13
TA45DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2304905

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler un titre de perception émis pour recouvrer une allocation complémentaire de fonctions (ACF) indûment perçue. Le tribunal a jugé que l'agent contractuel, recruté en CDD, n'entrait pas dans le champ d'application du décret n° 2002-710 du 2 mai 2002 et de l'arrêté du 21 juillet 2014, ces textes réservant le bénéfice de l'ACF aux fonctionnaires et aux agents non titulaires en CDI. Par conséquent, le versement de cette allocation constituait un indu, justifiant légalement l'émission du titre de perception contesté.

2 avril 20261ère chambre
TA45DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2401306

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête d'une ancienne surveillante pénitentiaire licenciée pour inaptitude, qui demandait à l'État une indemnisation de 20 504,23 euros. La juridiction a jugé qu'aucun texte, notamment du code général de la fonction publique, ne prévoit le versement d'une indemnité de licenciement dans son cas, excluant ainsi une faute de l'administration. Concernant les erreurs alléguées sur le solde de tout compte ayant retardé ses allocations chômage, le tribunal a estimé que la requérante n'apportait pas la preuve d'un lien de causalité entre ces erreurs et le préjudice financier invoqué.

2 avril 20261ère chambre
TA54DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2403684

Sujet principal : Recours d'une clinique contestant le montant de sa dotation à la file active (DFA) pour 2023, fixé par l'Agence Régionale de Santé (ARS) Grand Est. Juridiction : Tribunal Administratif de Nancy (saisi par transfert de compétence). Solution retenue : Le tribunal rejette la requête de la clinique. Il estime que l'ARS n'a pas commis d'erreur de droit dans l'application du mécanisme de sécurisation prévu par le décret n° 2021-1255 du 29 septembre 2021. Textes appliqués : Le tribunal se fonde principalement sur les dispositions du décret n° 2021-1255 du 29 septembre 2021 relatif au mécanisme de sécurisation de la DFA, en vérifiant la régularité du calcul opéré par l'administration.

Avocat : CABINET D'AVOCATS CORMIER-BADIN

2 avril 2026Chambre 2
TA54DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2403707

Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par la SAS Clinéa pour contester la fixation de sa dotation financière (notamment la DFA) pour 2023 et 2024 par l'ARS Grand Est, l'établissement estimant que les montants notifiés ne couvraient pas ses charges réelles. La juridiction a rejeté la requête, considérant que l'ARS avait correctement appliqué les règles de calcul et de sécurisation prévues par le décret du 29 septembre 2021, et qu'une insuffisance de recettes par rapport aux charges ne caractérisait pas à elle seule une erreur manifeste d'appréciation.

Avocat : CABINET D'AVOCATS CORMIER-BADIN

2 avril 2026Chambre 2
TA54DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2403728

Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par un établissement de santé contestant le montant de sa dotation relative à la file active (DFA) pour 2023, fixé par l'Agence Régionale de Santé (ARS) Grand Est. La juridiction a rejeté la requête, considérant que le calcul de la dotation par l'ARS respectait le cadre légal, notamment les dispositions de l'article L. 162-22-18 du code de la sécurité sociale relatives à l'objectif national de dépenses. Le tribunal a estimé que la méthode de répartition, fondée sur une enveloppe régionale et les pondérations d'activité des établissements, était légale et que le principe de sécurisation des ressources avait été respecté.

Avocat : SCP MUSSET ET ASSOCIES

2 avril 2026Chambre 2
TA54DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2403729

**Sujet principal** : Recours d'un établissement de santé contre la fixation par l'ARS Grand Est de sa dotation relative à la file active (DFA) pour 2023, qu'il estime insuffisante. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nancy (saisi par transfert de compétence du tribunal de la tarification sanitaire et sociale). **Solution retenue** : Le tribunal a rejeté la requête de l'établissement. Il a jugé que la méthode de calcul de la DFA par l'ARS, s'inscrivant dans le cadre d'une enveloppe financière nationale fermée et utilisant une grille de pondération réglementaire, était légale. **Textes appliqués** : Le cadre légal est principalement défini par les articles L. 162-22-18 et L. 162-22-19 du code de la sécurité sociale, ainsi que par les arrêtés d'application du 31 décembre 2022 et du 30 mars 2023 fixant les modalités de calcul et de répartition.

Avocat : SCP MUSSET ET ASSOCIES

2 avril 2026Chambre 2
TA54DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2403734

Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par la SAS Clinéa d'un recours en plein contentieux visant à réformer des arrêtés de l'ARS Grand Est fixant les dotations de financement pour 2023 et 2024 de sa clinique. La requérante soutenait que les montants alloués, notamment la dotation à la file active (DFA), étaient insuffisants pour couvrir ses charges, constituant une erreur manifeste d'appréciation. L'ARS défendait la régularité de son calcul, fondé sur les dispositions du décret du 29 septembre 2021.

Avocat : CABINET D'AVOCATS CORMIER-BADIN

2 avril 2026Chambre 2
TA59DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602376

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande de suspension en référé d'un arrêté préfectoral refusant le renouvellement d'un titre de séjour étudiant et ordonnant l'éloignement. Le juge a estimé que le requérant n'apportait pas la preuve d'une situation d'urgence caractérisée, malgré l'allégation de précarité, et que les moyens soulevés contre la légalité de la décision ne créaient pas un doute sérieux. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

2 avril 2026
TA59DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602625

**Sujet principal** : Demande d'expulsion d'une occupante sans droit ni titre d'un logement de fonction appartenant au domaine public, formée par le CROUS de Lille. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lille (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge ordonne l'expulsion de l'occupante et la remise des clés, estimant que son maintien fait obstacle au bon fonctionnement du service public (gardiennage d'une résidence universitaire). La demande présente un caractère d'urgence et ne se heurte à aucune contestation sérieuse, l'occupante n'ayant plus aucun titre depuis la fin de sa concession et son licenciement. **Textes appliqués** : L'article L. 521-3 du code de justice administrative (référé mesures utiles) et l'article R. 216-18 du code de l'éducation (conditions de fin de concession d'un logement de fonction).

Avocat : DEREGNAUCOURT

2 avril 2026
TA67DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601922

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a suspendu l'exécution de l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement du titre de séjour de M. B... Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la décision, notamment quant à l'examen de la situation personnelle de l'intéressé et à l'appréciation de l'ordre public. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SULTAN

2 avril 2026
TA69DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2408979

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de M. B... visant à obtenir l'annulation du rejet de sa demande de remise gracieuse d'un trop-perçu de RSA et la remise totale de cette dette. Le juge a estimé, en application de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, que l'allocataire, dont l'indu provenait d'absences prolongées à l'étranger non déclarées, ne pouvait être regardé comme étant de bonne foi. La situation de précarité invoquée n'a pas été jugée suffisante pour justifier la remise de la créance.

Avocat : MOUTOUSSAMY

2 avril 2026JU Chambre Sociale
TA69DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2411700

**Sujet principal** : Recours contre une décision de suspension du versement du Revenu de Solidarité Active (RSA) pour défaut de participation à l'élaboration du contrat d'engagement. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (formation sociale). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de l'allocataire. Il estime que la métropole de Lyon était fondée à procéder à la suspension, l'allocataire n'ayant pas répondu aux convocations malgré leur bonne réception, et ses difficultés personnelles (handicap, maîtrise limitée du français) ne constituant pas un motif légitime au regard des circonstances. **Textes appliqués** : L'article L. 262-37 du code de l'action sociale et des familles, qui encadre la suspension du RSA pour défaut d'établissement du contrat d'engagement, et les dispositions du code de justice administrative relatives à la procédure.

2 avril 2026JU Chambre Sociale
TA69DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2412243

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A... C... visant à annuler la notification d'indus et les rejets de ses demandes de remise gracieuse. Le tribunal a jugé irrecevable le recours concernant les indus de Revenu de Solidarité Active (RSA) et d'Aide Personnalisée au Logement (APL) en raison de l'absence du recours administratif préalable obligatoire, exigé par les articles L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles et L. 825-2 du code de la construction et de l'habitation. Par conséquent, le juge n'a pas examiné le fond de l'affaire, à savoir la situation de précarité et la bonne foi invoquées par le requérant.

Avocat : SCP CARNOT AVOCATS

2 avril 2026JU Chambre Sociale
TA69DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2413205

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en plein contentieux, rejette la requête de M. B... qui contestait la décision de la caisse d'allocations familiales du Rhône lui réclamant un indu de prime exceptionnelle de fin d'année. La juridiction estime que la décision attaquée est régulière en matière de signature et de motivation, conformément aux articles L. 212-1 et L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. Elle juge également que le requérant ne remplissait pas la condition d'être allocataire du revenu de solidarité active en novembre ou décembre 2023, exigée par l'article 3 du décret du 14 décembre 2023 pour bénéficier de l'aide.

Avocat : SELARL DBKM AVOCATS

2 avril 2026JU Chambre Sociale
TA69DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2500046

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A... visant à obtenir le bénéfice du RSA. La juridiction a jugé que la condition de résidence légale et ininterrompue de cinq ans, prévue à l'article L. 262-4 du code de l'action sociale et des familles, n'était pas remplie en raison d'une interruption de près de dix-huit mois dans la possession d'un titre de séjour. Le refus de la caisse d'allocations familiales du Rhône a donc été légalement confirmé.

2 avril 2026JU Chambre Sociale
TA69DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2500080

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B... visant à obtenir l'annulation du refus du département de la Loire de remettre gracieusement le solde d'une dette de RSA (2 754,93 €). Le juge, statuant en plein contentieux, a estimé que le requérant n'avait pas apporté la preuve d'une situation de précarité justifiant cette remise, malgré la possibilité d'un remboursement échelonné. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, qui autorise une telle remise en cas de bonne foi ou de précarité du débiteur.

2 avril 2026JU Chambre Sociale