Jurisprudence administrative
96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
96 978
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2405026
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par M. B... d’un recours en plein contentieux contre la décision implicite de la commission de médiation de la Haute-Garonne refusant de reconnaître sa demande de logement comme prioritaire et urgente. Le tribunal a constaté que la demande de logement social de M. B... avait été radiée en septembre 2025 pour non-renouvellement, rendant sans objet le litige relatif à la décision de refus de la commission. En application des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer, la décision attaquée n'ayant plus d'effet sur la situation actuelle du requérant.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2406640
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme A... contestant la décision du 27 août 2024 par laquelle la commission de médiation de la Haute-Garonne a refusé de la reconnaître comme prioritaire pour un hébergement d'urgence. La requérante invoquait une erreur manifeste d'appréciation de sa situation d'urgence. Le tribunal a jugé que la commission n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que la situation de Mme A... ne relevait pas des critères de priorité et d'urgence définis par les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2504514
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande d'expertise de M. et Mme B... concernant les désordres (inondations, nuisances sonores) affectant leur propriété, imputés à l'ouvrage public « barreau de Camélat et pont de Camélat ». La juridiction a jugé la mesure utile pour déterminer l'origine des désordres et les responsabilités, sans préjuger de celles-ci. Elle a rejeté les demandes de mise hors de cause de l'État et de l'agglomération d'Agen, cette dernière étant toujours maître d'ouvrage en l'absence de classement de l'ouvrage dans la voirie nationale.
Avocat : SELARL PHELIP ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2504580
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande d’expertise médicale présentée par M. D..., agent hospitalier victime d’un accident de service et d’une rechute. Le juge a estimé que cette mesure était utile pour permettre à l’intéressé d’engager un recours indemnitaire visant à obtenir la réparation intégrale de ses préjudices, distincts de l’atteinte à son intégrité physique. Un expert en rhumatologie a été désigné pour décrire l’état de santé antérieur de l’agent et les conséquences de l’accident. Les conclusions du centre hospitalier d’Agen-Nérac relatives à la charge des dépens ont été rejetées.
Avocat : NOEL
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2505873
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, a été saisi par Mme A..., aide-soignante hospitalière, d’une demande de provision de 61 625 euros pour l'indemnisation de son incapacité permanente partielle, résultant d'un accident de service et de ses rechutes reconnus imputables au service. Le juge des référés a fait droit à la demande en considérant que l'obligation de réparation sans faute de l'employeur public n'était pas sérieusement contestable, conformément à l'article R. 541-1 du code de justice administrative. La solution retenue s'appuie sur le principe selon lequel les fonctionnaires victimes d'accidents de service peuvent obtenir une indemnité complémentaire pour leurs préjudices personnels, même en l'absence de faute de l'administration.
Avocat : CHARLES GALY
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601867
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande de la Commune de la Tour du Pin concernant un bâtiment menaçant ruine situé au 15 rue des Bruyères. Sur le fondement des articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 531-1 du code de justice administrative, le juge a désigné un expert pour examiner l'immeuble, dresser un constat des désordres et proposer des mesures de nature à mettre fin à un éventuel péril imminent. L'expert devra accomplir sa mission dans un délai de 24 heures et déposer son rapport sous cinq jours. Les frais d'expertise seront ultérieurement taxés par le président du tribunal.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2601819
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à contraindre le ministre de l'intérieur à enregistrer une déclaration de nationalité française et à délivrer un acte de naissance. Le juge a constaté que l'administration avait satisfait à ces demandes après l'introduction du recours, rendant la requête sans objet. Il a donc prononcé un non-lieu à statuer sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, mais a mis à la charge de l'État une somme de 500 euros au titre des frais de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : LOUAFI RYNDINA
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2506670
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la demande de la société VRD 78 visant à obtenir le versement d'une indemnité de résiliation de marché. Le juge a estimé que la demande, fondée sur l'article 46.4 du cahier des clauses administratives générales (CCAG) travaux, était irrecevable car elle relevait du plein contentieux et non de la procédure de référé. La juridiction a ainsi refusé d'ordonner une provision, considérant que la contestation portait sur l'existence même de la créance et nécessitait une instruction au fond.
Avocat : SELAS ILLOUZ & AVOCATS
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2600608
**Sujet principal** : Recours en référé précontractuel formé par une société candidate contre le rejet de son offre et l'attribution d'un marché public d'audits d'accessibilité numérique. **Juridiction** : Tribunal administratif d'Orléans (statuant en référé précontractuel). **Solution retenue** : Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable. Il a considéré que le recours, notifié le 3 février 2026, était intervenu après la notification de l'attribution du marché (30 janvier 2026), et n'était donc plus recevable au titre du référé précontractuel qui doit être introduit avant la conclusion du contrat. **Textes appliqués** : Articles L. 551-1 et L. 551-2 du code de justice administrative, qui régissent la procédure de référé précontractuel et imposent que le juge soit saisi avant la conclusion du contrat.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602192
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Chaussan en désignant un expert judiciaire. Cette demande, fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, vise à faire examiner un bâtiment présentant des désordres pour évaluer un danger éventuel pour la sécurité publique. La mission de l'expert, définie par l'ordonnance, consiste à constater l'état des lieux, à se prononcer sur l'existence d'un danger imminent et à proposer les mesures conservatoires nécessaires.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2403330
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la demande de quatre sociétés de maîtrise d'œuvre (M. A... B..., Synergie, Terao, Hytecc) visant à obtenir le paiement de prestations supplémentaires de la commune des Mureaux, liées à un allongement de chantier. La juridiction a jugé que la rémunération forfaitaire et globale prévue par le code de la commande publique (articles L. 2431-1 et L. 2432-2) ne pouvait être révisée en l'absence de modification du programme décidée par le maître d'ouvrage ou d'avenant au contrat. Elle a estimé que les sociétés n'avaient pas démontré avoir accompli des prestations supplémentaires indispensables à la réalisation de l'ouvrage au sens de ces textes.
Avocat : CLAIRANCE AVOCATS
Conseil d'État — N° 512245
Avocat : Samy DJEMAOUN
Conseil d'État — N° 511614
Avocat : SCP BOUTET-HOURDEAUX
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2502754
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale concernant la prise en charge d'un patient par le CHU de Poitiers à la suite d'une plaie au pouce. Le juge a estimé que cette mesure, demandée par le patient pour évaluer d'éventuelles fautes et préjudices, était utile au sens de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. La mission de l'expert désigné consistera à analyser les conditions de cette prise en charge et la conformité des actes médicaux aux données de la science.
Avocat : SCPA NORMAND ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2311115
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de la société Carrefour Banque visant à obtenir un complément de crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) au titre de 2018. Le tribunal a jugé que le calcul du plafond des rémunérations éligibles, fixé par l'article 244 quater C du code général des impôts, devait tenir compte de la durée effective de travail des salariés sous forfait en jours, y compris leurs absences temporaires, et non d'une durée théorique. Il a ainsi estimé que l'administration fiscale avait correctement appliqué la réglementation, sans méconnaître le principe d'égalité.
Avocat : DELSOL AVOCATS
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2411252
Le Tribunal Administratif de Lyon a statué sur un recours en plein contentieux visant l'annulation d'un titre exécutoire émis par la métropole de Lyon pour recouvrer un indu de revenu de solidarité active (RSA). Le requérant contestait la preuve de son séjour à l'étranger, condition suspensive du droit au RSA. La juridiction a rejeté la requête, considérant que l'administration avait légalement établi, notamment à partir des déclarations de l'intéressé, que sa résidence effective n'était pas en France pendant la période litigieuse, en application des articles L. 262-2 et R. 262-5 du code de l'action sociale et des familles.
Avocat : MAÎTRE GINDRE EMMANUEL
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2403529
**Sujet principal** : Litige concernant le versement d'une indemnité compensatrice de congés payés non pris par une fonctionnaire territoriale en 2023 et la réparation d'un préjudice moral. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (7ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal a jugé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande principale d'indemnité compensatrice, celle-ci ayant été partiellement réglée (925,38 € versés) après l'introduction de la requête. La demande de provision (requête n°2403530) est rejetée comme sans objet. Le tribunal doit encore statuer sur la partie de la demande excédant le montant versé et sur la demande de réparation du préjudice moral. **Textes appliqués** : Code général de la fonction publique et Code de justice administrative (notamment ses articles L. 761-1 et R. 541-1).
Avocat : MENDEZ
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2601985
**Sujet principal** : Demande d'injonction en référé pour l'enregistrement immédiat de demandes de visa au titre de l'asile et la mise en œuvre de mesures de protection. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge rejette la demande. Il estime que le silence de l'autorité consulaire constitue un refus implicite de convoquer les requérants, et que le référé-suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative) est la voie de recours appropriée pour contester cette décision, et non le référé-mesure (article L. 521-3) invoqué. **Textes appliqués** : Articles L. 521-1 et L. 521-3 du code de justice administrative, ainsi que les articles R. 312-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile concernant la procédure d'enregistrement des demandes de visa.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2601064
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, donne acte du désistement pur et simple de la requérante concernant sa demande d'injonction visant à obtenir un récépissé ou le déblocage de son dossier de titre de séjour. Ce désistement est intervenu après que la préfecture lui a accordé un rendez-vous pour le dépôt de sa demande. La juridiction applique les dispositions du code de justice administrative relatives à la procédure de référé et au désistement d'instance.
Avocat : NTSAMA
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2601252
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé la décision du préfet de Lot-et-Garonne du 13 février 2026 refusant d'enregistrer la candidature de la liste « Sérignac sur Garonne en mouvement » aux élections municipales. Le préfet avait motivé son refus par l'inéligibilité de M. F..., chef de service au secrétariat général commun départemental (SGCD), qu'il assimilait à un chef de bureau de préfecture. Le tribunal a jugé que le SGCD n'est pas un service de préfecture et que les fonctions de M. F... ne relèvent pas des cas d'inéligibilité prévus à l'article L. 231 du code électoral, lequel doit être interprété strictement. Par conséquent, la décision préfectorale a été annulée.