Jurisprudence administrative
370 044 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
370 044
Décisions totales
384 929
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603860
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la demande en référé précontractuel formée par plusieurs associations contestant l'attribution d'un marché public de médiation sociale à l'association Pops. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment concernant la régularité de la candidature et de l'offre de l'attributaire, ainsi que l'analyse des offres, n'étaient pas de nature à caractériser un manquement aux obligations de publicité et de mise en concurrence. La décision s'appuie sur les articles L. 551-1 du code de justice administrative et les dispositions pertinentes du code de la commande publique relatives à la capacité des candidats et à la régularité des offres.
Avocat : SELARL VULPI AVOCATS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604515
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé la décision de l'OFII refusant les conditions matérielles d'accueil à un demandeur d'asile. La juridiction a jugé que le refus, fondé sur le non-respect du délai de 90 jours pour solliciter l'asile, était entaché d'une erreur de droit, car il ne prenait pas en compte l'éventuelle vulnérabilité du demandeur comme l'exige la réglementation. La décision s'appuie sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et sur la directive 2013/33/UE.
Avocat : PREZIOSO
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604516
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus d'accorder les conditions matérielles d'accueil à un demandeur d'asile. Le tribunal a annulé la décision de l'OFII du 10 mars 2026, considérant que le refus fondé sur un dépôt tardif de la demande d'asile était entaché d'une insuffisance de motivation et d'un défaut d'examen individualisé de la situation du requérant. La juridiction a appliqué les articles L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 20 de la directive 2013/33/UE, et a admis le requérant à l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Avocat : PREZIOSO
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604246
Le Tribunal Administratif de Marseille a statué sur deux recours en excès de pouvoir visant l'annulation d'un arrêté d'assignation à résidence et d'un arrêté d'interdiction de retour sur le territoire français pris à l'encontre d'un ressortissant tunisien. Le tribunal a rejeté les requêtes, estimant que les moyens soulevés, notamment l'incompétence, le défaut de motivation et l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SCP ALPAZUR AVOCATS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604247
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté les requêtes de M. C... B... visant à annuler son assignation à résidence et son interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet des Hautes-Alpes était compétent pour prendre ces mesures d'éloignement et que les procédures, notamment la motivation et le respect des droits de la défense, étaient régulières. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SCP ALPAZUR AVOCATS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604248
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre deux arrêtés préfectoraux (assignation à résidence et interdiction de retour) pris à l'encontre d'un ressortissant tunisien. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'administration avait légalement exercé son pouvoir de police des étrangers en l'espèce. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SCP ALPAZUR AVOCATS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604249
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté les requêtes de M. A... C... visant à annuler un arrêté d'assignation à résidence et un arrêté d'interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet des Hautes-Alpes était compétent pour prendre ces mesures d'éloignement et que les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation et l'erreur d'appréciation, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SCP ALPAZUR AVOCATS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604447
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi d'une demande de référé-suspension concernant le rejet par la commission départementale de médiation d'un recours amiable en vue d'un hébergement. Le juge a rejeté la demande, estimant que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, notamment au regard des refus de propositions de logement par le requérant. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : CHAMPEAU
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604514
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus de l'OFII d'accorder des conditions matérielles d'accueil à un demandeur d'asile. Le tribunal a annulé la décision de l'OFII, considérant que le refus fondé sur un dépôt tardif de la demande d'asile, sans examen individuel de la situation de l'intéressé, était illégal. La décision s'appuie sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et sur l'article 20 de la directive 2013/33/UE, qui encadrent strictement les possibilités de limitation de l'accueil.
Avocat : PREZIOSO
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2600901
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour à un ressortissant tunisien, père d'enfants français. Le juge estime que le requérant, en raison de condamnations pénales multiples et récentes, ne démontre pas l'absence d'une menace pour l'ordre public, condition nécessaire pour bénéficier d'un titre de séjour au titre de la vie familiale. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment concernant l'appréciation de l'ordre public.
Avocat : CAVELIER
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2501321
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête en annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Granville. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire et les vices de procédure liés au dossier, n'étaient pas fondés ou ne pouvaient être utilement invoqués. La demande de condamnation de la commune au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a également été rejetée.
Avocat : SELARL JURIADIS
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2503759
Le Tribunal Administratif de Caen, saisi en référé, rejette la demande d'injonction faite au maire de Quettehou d'exécuter d'office les travaux prescrits par un arrêté de mise en sécurité. Le juge estime que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'est pas caractérisée, considérant que le délai dans l'exécution des travaux est imputable à des contraintes techniques indépendantes de la volonté de la commune. La demande de condamnation pécuniaire est également rejetée.
Avocat : SELARL CONCEPT AVOCATS
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2303052
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler la délivrance d'un brevet professionnel agricole par validation des acquis de l'expérience. La juridiction a jugé les requérants irrecevables, estimant qu'ils ne justifiaient pas d'un intérêt personnel, direct et certain à l'annulation de cette décision individuelle. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le requérant principal a été condamné à verser une somme au bénéficiaire du diplôme au titre des frais exposés.
Avocat : SELARL HELLOT ROUSSELOT
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2502158
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. A..., un étudiant sénégalais, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet du Calvados pouvait légalement refuser le renouvellement au titre de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en invoquant une menace à l'ordre public, sans que les dispositions plus favorables de la convention franco-sénégalaise du 1er août 1995 ne s'appliquent en l'espèce. La décision attaquée n'est donc pas entachée d'illégalité.
Avocat : CABINET NDIAYE
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2502308
Le Tribunal Administratif de Caen a annulé l'arrêté du préfet du Calvados refusant la délivrance d'une carte de résident de dix ans à un ressortissant marocain. La juridiction a estimé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en considérant que le requérant ne justifiait pas de ressources suffisantes, alors que la moyenne de ses revenus sur cinq ans atteignait le seuil requis. Le tribunal a fondé sa décision sur l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et a enjoint au préfet de délivrer la carte dans un délai d'un mois.
Avocat : WAHAB
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2502607
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme B..., une ressortissante ivoirienne, qui contestait le rejet de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge a considéré que l'arrêté explicite de rejet du préfet du Calvados du 11 décembre 2025 se substituait à la décision implicite initialement attaquée. Il a estimé que les éléments avancés par l'intéressée (absence de menace à l'ordre public, scolarité en France) ne constituaient pas des motifs exceptionnels au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et qu'aucune erreur manifeste d'appréciation n'était caractérisée.
Avocat : HASSOUMI KOUNTCHE
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2600482
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a rejeté la demande d'annulation de plusieurs arrêtés préfectoraux (obligation de quitter le territoire, refus de délai de départ volontaire, fixation du pays de destination, interdiction de retour et assignation à résidence) pris à l'encontre d'un ressortissant tunisien. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment concernant la compétence de l'autorité signataire, la forme des décisions ou leur motivation, n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur leur légalité dans le cadre de la procédure d'urgence. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ROMANOVICH
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2600487
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A... visant à annuler plusieurs arrêtés préfectoraux (refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire, interdiction de retour, assignation à résidence). Le tribunal a jugé que le préfet de la Haute-Corse n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant la délivrance d'un titre de séjour, notamment au regard des dispositions de l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et que les autres mesures contestées, y compris le refus de délai de départ volontaire, étaient légalement justifiées. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur dans l'appréciation de l'insertion professionnelle et familiale n'ont pas été retenus.
Avocat : LELIEVRE
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600984
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, rejette la demande d'annulation de l'arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) pris à l'encontre d'un ressortissant tunisien en situation irrégulière. Le juge estime que la décision préfectorale, fondée sur l'article L. 611-1 1° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, est suffisamment motivée et résulte d'un examen sérieux de la situation personnelle de l'intéressé. Les conclusions visant l'annulation du signalement Schengen sont jugées irrecevables, l'administration n'ayant pas pris de décision distincte de l'interdiction de retour.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600985
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la demande d'annulation d'un arrêté de transfert vers la Roumanie et d'un arrêté d'assignation à résidence d'un ressortissant congolais. Le juge a estimé que les conditions du règlement Dublin III (règlement UE n° 604/2013) étaient remplies, notamment l'accord explicite des autorités roumaines, et que les moyens soulevés concernant l'entretien individuel et les risques de traitement inhumain n'étaient pas fondés. La demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a, en revanche, été accordée.
Avocat : ROTHDIENER GAËTAN