Jurisprudence administrative
581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 862
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2307226
Le Tribunal Administratif de Montpellier a annulé la décision de la CAF de l'Hérault réclamant un indu de RSA de 3 109,77 € à un allocataire pour la période du 1er janvier au 31 mars 2017. Le tribunal a jugé que le maintien de cet indu, calculé sur la base des revenus de sous-location, méconnaissait l'autorité de la chose jugée attachée à une décision antérieure du Conseil d'État du 1er février 2024. Cette décision du Conseil d'État avait déchargé l'allocataire d'un indu antérieur, considérant que les sous-loyers perçus, inférieurs à son propre loyer, ne constituaient pas des ressources au sens de l'article R. 262-6 du code de l'action sociale et des familles.
Avocat : SELARL VPNG AVOCATS
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2601946
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler le refus de rétablissement de ses conditions matérielles d’accueil par l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII). La juridiction a jugé que la décision était suffisamment motivée, qu’un entretien de vulnérabilité avait bien eu lieu, et qu’elle était légalement fondée sur les articles L. 551-9, L. 552-8 et L. 552-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Seule la demande d’admission provisoire à l’aide juridictionnelle a été accordée en raison de l’urgence.
Avocat : VALAY
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2508087
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, saisi d'un recours pour excès de pouvoir, a annulé l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement du titre de séjour étudiant et ordonnant l'éloignement. La juridiction a estimé que le préfet avait méconnu l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ne tenant pas compte d'éléments nouveaux, notamment la signature d'un contrat d'alternance et l'assiduité de l'intéressé, qui démontraient la réalité et le caractère sérieux de ses études. Par conséquent, les mesures d'obligation de quitter le territoire et de fixation du pays de renvoi, qui en dépendaient, ont également été annulées.
Avocat : MARTIN
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2506140
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme C... B..., une ressortissante colombienne, qui contestait l'arrêté préfectoral du 14 août 2025 refusant de lui délivrer une carte de séjour temporaire et lui enjoignant de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le signataire de l'arrêté était compétent et que le refus de titre de séjour, fondé sur l'article L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ne constituait pas une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle. Les autres moyens, concernant notamment le délai de départ et l'interdiction de retour, ont également été écartés.
Avocat : SEBBAN
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2506034
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant la délivrance d'une carte de séjour temporaire à un ressortissant sénégalais et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a annulé l'arrêté du 4 août 2025, considérant que la décision était entachée d'une illégalité, notamment en raison d'un défaut de motivation suffisante et d'un examen insuffisant de la situation personnelle du requérant au regard de son droit au respect de la vie privée et familiale. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : SAINT-MARTIN
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2505852
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté préfectoral du 21 août 2024 refusant un titre de séjour à un ressortissant congolais et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu son obligation d'examen réel et sérieux de la situation personnelle et familiale du requérant, au regard notamment de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Il a enjoint à l'administration de réexaminer la demande de titre de séjour dans un délai de deux mois.
Avocat : LASSORT
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2505759
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement de sa carte de séjour temporaire et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que la décision était légalement prise par une autorité compétente (délégation de signature) et suffisamment motivée au regard des éléments de fait et de droit. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 422-1.
Avocat : CRESCENCE
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2505511
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête en annulation d'une ressortissante tchadienne visant un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé que la signataire de l'arrêté était compétente en vertu d'une délégation et que la motivation de la décision, qui s'appuyait sur le rejet définitif de sa demande d'asile, était suffisante. La décision a été prise en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : BEN MANSOUR
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2505412
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant la délivrance d'une carte de résident et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant guinéen. Le tribunal a annulé l'arrêté litigieux, considérant que le préfet avait méconnu son obligation d'examen individuel et sérieux de la situation personnelle et familiale du requérant, au regard notamment des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint à l'État de procéder au réexamen de la situation dans un délai de deux mois.
Avocat : ATGER
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2505290
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête en excès de pouvoir de M. A..., un ressortissant burkinabé, visant l'annulation de l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de sa situation, notamment au regard des conditions médicales prévues à l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a également considéré que le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français ne méconnaissaient pas le droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : MEAUDE
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2501674
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé une décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour. Le juge a retenu que le préfet de la Gironde avait méconnu son obligation de motiver sa décision après une demande de l'intéressée, en violation des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a enjoint à l'administration de réexaminer la demande de l'étrangère et de lui délivrer un récépissé de travail dans un délai de deux mois.
Avocat : THIAM AVOCATS
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2501163
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre plusieurs décisions implicites de rejet de demande de titre de séjour et contre deux arrêtés préfectoraux de refus de titre, d'obligation de quitter le territoire français (OQTF), de fixation du pays de renvoi et d'interdiction de retour. Le requérant invoquait notamment des vices de procédure, une erreur d'appréciation et la méconnaissance de ses droits au titre de sa vie privée et familiale ainsi que de l'intérêt supérieur de ses enfants. Le tribunal a rejeté les demandes d'annulation des décisions implicites de rejet, considérant qu'elles étaient devenues sans objet à la suite de l'intervention des arrêtés explicites ultérieurs. Concernant les arrêtés attaqués, le tribunal a annulé les décisions de refus de titre de séjour, d'OQTF, de fixation du pays de renvoi et d'interdiction de retour, au motif que l'administration avait méconnu les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatives à la situation médicale de l'enfant du requérant, ainsi que les
Avocat : HACHET
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2406153
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux, a examiné une demande d'indemnisation suite à l'annulation d'un refus de délivrance de carte professionnelle par le CNAPS. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État pour faute, l'illégalité de la décision initiale étant établie par l'autorité de la chose jugée. Concernant les préjudices, il a rejeté la demande liée au festival de Cannes par manque de preuves, mais a admis le principe d'une indemnisation pour perte de salaire entre mai et août 2022, dont le montant sera liquidé ultérieurement.
Avocat : SCP BLAZY ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2400495
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a statué sur un recours en excès de pouvoir contre la suspension d'un agent contractuel. Le tribunal a annulé l'arrêté du maire de Lège-Cap-Ferret du 20 juillet 2023, qui suspendait l'agent et le privait de son traitement, ainsi que le titre de recette associé. Il a jugé que la privation de rémunération méconnaissait l'article 36 A du décret n°88-145 du 15 février 1988, qui prévoit le maintien du traitement pendant la suspension. La demande d'indemnisation pour préjudice moral a été rejetée.
Avocat : SELARL H35 AVOCATS
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2403220
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus de délivrance d'un titre de séjour et un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour, concernant un ressortissant algérien. Le tribunal a annulé l'arrêté préfectoral du 10 juillet 2025, considérant que le préfet avait méconnu son pouvoir discrétionnaire de régularisation prévu par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et n'avait pas procédé à un examen suffisant de la situation personnelle et familiale du requérant. La décision s'appuie sur les stipulations de l'accord franco-algérien et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BABOU
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602433
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé, constate un non-lieu à statuer sur la demande de suspension d'un refus de renouvellement de carte professionnelle d'agent de sécurité privée, le CNAPS ayant délivré la carte avant le jugement. Le juge condamne néanmoins le CNAPS à verser 500 euros au requérant au titre des frais exposés pour l'instance, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision met ainsi fin à l'instance sur le fondement de l'absence d'objet, tout en sanctionnant les dépens engagés par le justiciable.
Avocat : BENHAMIDA
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602310
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé précontractuel, donne acte du désistement pur et simple de la société SA La Garonne de sa requête. Cette requête visait initialement à contester le rejet de son offre dans un marché public de travaux. La décision est fondée sur les articles L. 551-1 et R. 222-1 du code de justice administrative, qui permettent au juge de constater un tel désistement sans audience.
Avocat : CABINET D'AVOCATS THALAMAS LACLAU
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2307335
Le Tribunal administratif de Toulouse a rejeté la demande d'indemnisation de la requérante auprès de l'ONIAM. Le juge a considéré que les préjudices allégués relevaient d'un échec thérapeutique et non d'un accident médical non fautif ouvrant droit à la solidarité nationale au sens des articles L. 1142-1 et suivants du code de la santé publique. Les conclusions visant à faire homologuer un rapport d'expertise ont également été déclarées irrecevables, cette demande n'étant pas de la compétence du juge administratif.
Avocat : DE SCHRYVER
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2503507
**Sujet principal** : Demande d'annulation du refus d'attribution de la nouvelle bonification indiciaire (NBI) au titre de la politique de la ville à un éducateur de la Protection Judiciaire de la Jeunesse (PJJ). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Toulouse (3ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il juge que le bénéfice de la NBI est attaché à l'emploi et aux fonctions effectivement exercées, et non au seul lieu d'affectation dans le ressort d'un contrat local de sécurité. **Textes appliqués** : Loi n°91-73 du 18 janvier 1991 (article 27), décret n°93-522 du 26 mars 1993 (article 1er), et décret n°2001-1061 du 14 novembre 2001 (articles 1er et 4, et son annexe). Le tribunal interprète ces textes comme conditionnant l'attribution à l'exercice effectif de fonctions spécifiques dans le cadre de la politique de la ville.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2404304
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme B..., éducatrice PJJ, qui contestait l'arrêté ministériel du 3 mai 2024 mettant fin à sa nouvelle bonification indiciaire (NBI) au titre de la politique de la ville. La juridiction a jugé que l'arrêté était légal, car l'agent n'exerçait plus ses fonctions dans le ressort d'un contrat local de sécurité (CLS), condition d'attribution prévue par le décret du 14 novembre 2001. Elle a également estimé que la décision ne méconnaissait pas l'autorité de la chose jugée d'un jugement antérieur, celui-ci n'ayant pas définitivement statué sur son droit à la NBI.
Avocat : CABINET LABRY - NORAY ESPEIG