Jurisprudence administrative

96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 978

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2400111

Le Tribunal Administratif de Paris a jugé une demande d'indemnisation pour faute médicale lors de soins bucco-dentaires à l'hôpital Bretonneau (AP-HP). Il a retenu une faute de l'établissement pour la pose prolongée d'une couronne provisoire, contraire aux données de la science, ayant entraîné la perte d'une dent. La réparation est limitée à 80% du préjudice corporel, correspondant au taux de perte de chance de conserver la dent, conformément à l'article L. 1142-1 du code de la santé publique.

Avocat : CABINET DUFAU-ZAYAN ASSOCIÉS

19 février 2026• 6e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2401136

La décision concerne la responsabilité de l'État pour refus de prêter le concours de la force publique à l'exécution d'un jugement d'expulsion. Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande d'indemnisation de la SCI Guillant, estimant que le préfet de police n'avait pas commis de refus fautif. La juridiction s'est fondée sur les articles L. 153-1 et L. 412-6 du code des procédures civiles d'exécution, ainsi que sur l'ordonnance du 25 mars 2020, pour constater que les délais légaux, notamment la trêve hivernale prolongée, justifiaient le report de l'expulsion.

Avocat : CABINET TOURNIER (SCP)

19 février 2026• 3e Section - 2e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2414958

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Inter dépannage, qui contestait des titres de perception émis par la maire de Paris pour sanctionner l'utilisation de véhicules diesel non conformes au contrat. Le tribunal a jugé que la procédure contradictoire avait été respectée et que les pénalités contractuelles, prévues par le cahier des clauses administratives particulières (CCAP), n'étaient pas disproportionnées. La décision s'appuie sur le droit des contrats administratifs et le principe de l'autonomie de la volonté des parties.

Avocat : SFEZ

19 février 2026• 4e Section - 1re Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2421242

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête d'Air France visant à annuler une amende de 10 000 euros infligée par le ministre de l'intérieur. La société était sanctionnée pour avoir transporté vers la France un passager marocain dont le passeport était altéré par l'arrachage d'une page. Le tribunal a jugé que l'altération constituait une irrégularité manifeste que la compagnie aurait dû déceler lors de l'embarquement, en application des articles L. 821-6 à L. 821-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article L. 6421-2 du code des transports.

Avocat : CABINET CLYDE & CO (LLP)

19 février 2026• 3e Section - 2e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2427560

Le Tribunal Administratif de Paris a jugé une demande d'indemnisation fondée sur la responsabilité sans faute de l'État pour des dégradations survenues lors d'une manifestation. La requête de la société HNFR Agence Immobilière a été déclarée irrecevable pour défaut de demande préalable, conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. En revanche, le tribunal a retenu la responsabilité de l'État envers la société Axa France, l'assureur, sur le fondement de l'article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure, et l'a condamné à lui verser la somme de 22 200,28 euros avec intérêts.

Avocat : SELURL PHELIP

19 février 2026• 3e Section - 1re Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2432931

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête d'un ancien agent contractuel de la préfecture de police qui demandait l'annulation du rejet implicite de sa demande indemnitaire et la réparation de son préjudice lié au non-renouvellement de son contrat. Le juge a estimé que l'absence de notification de non-renouvellement dans le délai prévu par l'article 38-1 du décret du 15 février 1988 ne constituait pas une faute engageant la responsabilité de l'administration, dès lors qu'une proposition de reconduction avait été faite mais non signée par l'agent. Les conclusions indemnitaires ont donc été écartées.

Avocat : GOASDOUE

19 février 2026• 5e Section - 2e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2433735

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la demande de la SA Axa France, qui sollicitait la condamnation de l'État à réparer les dommages subis par un immeuble lors d'une manifestation, sur le fondement de la responsabilité sans faute. La juridiction a jugé que la société requérante n'apportait pas la preuve de la réalité matérielle des dégradations alléguées et, par conséquent, de l'existence d'un préjudice réparable. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure.

Avocat : SELURL PHELIP

19 février 2026• 3e Section - 1re Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2503478

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête d'Air France visant à annuler une amende de 10 000 euros infligée par le ministre de l'intérieur. L'amende était fondée sur les articles L. 821-6 à L. 821-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, car la compagnie avait débarqué un passager dépourvu de document de voyage valide. Le tribunal a jugé qu'Air France n'avait pas établi avoir procédé à la vérification requise des documents au moment de l'embarquement, comme l'impose également l'article L. 6421-2 du code des transports.

Avocat : CABINET CLYDE & CO (LLP)

19 février 2026• 3e Section - 2e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2504473

**Sujet principal** : Demande d'indemnisation par deux sociétés pour des dégradations subies par une agence bancaire lors d'une manifestation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris. **Solution retenue** : Le tribunal rejette la fin de non-recevoir opposée par l'État et retient la responsabilité sans faute de ce dernier. Il estime que les conditions légales sont remplies, écartant les arguments de l'État sur l'origine des dégradations et sur une éventuelle faute de la victime. **Textes appliqués** : L'action est fondée sur l'article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure, qui établit la responsabilité de l'État pour les dommages causés par des attroupements.

Avocat : WATREMEZ

19 février 2026• 3e Section - 1re Chambre
TA101Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2500695

Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par M. B... d’un recours en plein contentieux contestant le refus de l’agence de l’outre-mer pour la mobilité de lui accorder, ainsi qu’à ses filles, l’aide à la continuité territoriale, et demandant réparation du préjudice matériel lié à l’achat de billets d’avion. Le requérant invoquait notamment une erreur de fait sur sa résidence permanente et un défaut de motivation. En cours d’instance, M. B... s’est désisté de sa requête, désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte par un jugement du 19 février 2026. Aucune solution au fond n’a donc été retenue, la procédure s’étant achevée sans examen des moyens soulevés.

19 février 2026• 2ème chambre
TA105Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2400791

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de la SCCV Bitasyon, qui demandait l'annulation du refus implicite de la commune de Morne-à-l'Eau d'abroger le classement de sa parcelle en zone agricole Agf dans le PLU. Le tribunal a jugé que le moyen tiré du défaut de motivation était inopérant, aucune disposition n'imposant la motivation d'un refus d'abroger un acte réglementaire. Sur le fond, il a estimé que le classement litigieux n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, les auteurs du PLU disposant d'un large pouvoir pour déterminer le zonage en cohérence avec le projet d'aménagement, sans être liés par l'usage actuel du sol. La décision s'appuie sur les articles L. 151-8 et L. 151-9 du code de l'urbanisme, ainsi que sur l'article L. 243-2 du code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : OVEREED

19 février 2026• 2ème Chambre
TA105Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2400369

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la demande de M. C... tendant à la décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2016-2017. Le juge a considéré que M. C..., en tant qu'associé unique et président de la société Sécurité Système Plus, était le seul maître de l'affaire, ce qui le présumait avoir appréhendé les revenus distribués, sans que la preuve contraire soit rapportée. La solution retenue s’appuie sur l’article 109-1-1° du code général des impôts, qui présume la distribution des bénéfices non mis en réserve, et sur l’article 1729 du même code, justifiant la majoration pour manquement délibéré.

Avocat : MICHEL-GABRIEL

19 février 2026• 2ème Chambre
TA105Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2400422

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a été saisi par M. B..., qui a chuté à vélo le 27 mai 2021 à Baie-Mahault en heurtant un nid-de-poule, et qui demandait la condamnation de la commune et de la communauté d'agglomération pour défaut d'entretien normal de la voie publique. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, faute pour le requérant de justifier de l’existence d’une demande indemnitaire préalable adressée à la commune, conformément à l’article R. 421-1 du code de justice administrative. La solution retenue est donc un rejet pour irrecevabilité, sans examen du fond de l’affaire.

Avocat : LETIN

19 février 2026• 2ème Chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2504079

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé provision sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, a condamné l’État à verser une provision de 14 187,10 euros à M. B..., un ressortissant étranger. Cette somme répare le préjudice matériel (perte de l’allocation aux adultes handicapés) et moral subi du fait de l’illégalité d’un refus de titre de séjour, annulé pour méconnaissance de l’article L. 425-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le juge a estimé que l’obligation de l’État n’était pas sérieusement contestable pour cette période, allant du refus implicite (1er août 2022) à la délivrance du titre (18 septembre 2023). Les frais d’avocat ont également été mis à la charge de l’État à hauteur de 1 500 euros au titre de l’aide juridictionnelle.

Avocat : COLAS

19 février 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2505301

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, rejette la demande de provision de la chambre de commerce et d'industrie Aix-Marseille-Provence (CCI). La CCI réclamait 5 975 572,27 euros à la société E-Pango pour des surcoûts liés à des contrats de substitution après la suspension de l'autorisation d'activité de cette dernière. Le juge estime que la créance n'est pas sérieusement contestable, car la CCI n'a pas mis en demeure son cocontractant ni respecté son obligation de le mettre à même de suivre l'exécution des marchés de substitution. La requête est donc rejetée, sans frais de justice pour la société défenderesse.

Avocat : SELAS FOUCAUD TCHEKHOFF POCHET ET ASSOCIES

19 février 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2600688

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné une expertise à la demande de la société Bouhdel Promotion sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Cette expertise vise à évaluer les préjudices subis par la société en raison de l'impossibilité de réaliser un projet immobilier suite au retrait illégal d'un permis de construire, annulé par un jugement du 7 janvier 2022. Le juge a limité la mission de l'expert à la période allant du 19 juillet 2019 au 7 janvier 2022, excluant la période postérieure au jugement, et a rejeté les conclusions de la commune d'Arles tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : MARQUES

19 février 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601059

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. B..., agent victime d’un accident de trajet reconnu imputable au service le 29 août 2024. La mesure a été jugée utile sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, en vue d’un futur litige indemnitaire contre la commune de Marseille. L’expert désigné devra évaluer l’ensemble des préjudices corporels et patrimoniaux en lien avec l’accident.

Avocat : CARLUIS

19 février 2026
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2205359

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de M. B..., infirmier de l'éducation nationale, contestant l'arrêté du 18 février 2022 du recteur de l'académie de Toulouse qui revalorisait sa carrière dans le cadre des accords "Ségur de la santé". Le requérant soutenait que cet arrêté méconnaissait les dispositions du décret n° 94-1020 du 23 novembre 1994 en ne prenant pas correctement en compte son ancienneté lors de sa nomination, et invoquait une violation du principe d'égalité de traitement ainsi que des stipulations de la convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de M. B..., considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que l'administration avait correctement appliqué les textes en vigueur, notamment les décrets n° 2021-1803 et n° 2021-1804 du 23 décembre 2021.

Avocat : LAPUELLE

19 février 2026• 3ème Chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2205410

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté l’ensemble des demandes de M. B..., surveillant pénitentiaire victime d’un accident de service en 2017. Il contestait le refus implicite de l’administration de le reclasser et demandait réparation de ses préjudices. Le tribunal a jugé inopérants les moyens d’incompétence et de défaut de motivation, et a estimé que le requérant n’était pas inapte à ses fonctions, écartant ainsi l’obligation de reclassement prévue à l’article L. 826-1 du code général de la fonction publique.

Avocat : CABINET LABRY - NORAY ESPEIG

19 février 2026• 3ème Chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2401472

Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par l'association Gymnique Perpignanaise et son assureur, la société Allianz, d'une demande indemnitaire dirigée contre la commune de Perpignan. Les requérants recherchaient la responsabilité de la commune en raison d'un défaut d'entretien de l'ouvrage public (le gymnase André Alsina), à la suite d'infiltrations d'eau survenues le 14 octobre 2018 ayant endommagé les équipements sportifs de l'association. Le tribunal a rejeté l'exception de la commune fondée sur une clause exonératoire de responsabilité, au motif que la convention d'occupation invoquée, signée postérieurement au sinistre, ne régissait pas les rapports entre les parties à la date des faits. La solution retenue engage la responsabilité de la commune de Perpignan, en application des principes de la responsabilité du maître d'ouvrage pour défaut d'entretien normal de l'ouvrage public.

Avocat : SCP SOULIER & COSTE-FLORET

19 février 2026• 4ème chambre