Jurisprudence administrative
96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
96 978
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2400705
Le Tribunal Administratif de Poitiers a statué sur une demande de pension militaire de réversion présentée par la veuve d'un militaire marocain. Le tribunal a annulé la décision de rejet du ministre des armées, considérant que l'administration n'avait pas rapporté la preuve que l'acte de mariage produit, établi selon le droit marocain, était irrégulier ou falsifié. La solution s'appuie sur les articles L. 39 et L. 47 du code des pensions civiles et militaires de retraite, ainsi que sur l'article 47 du code civil concernant la validité des actes d'état civil étrangers.
Avocat : EKOUE
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2405088
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A... qui contestait son classement au rang 2 pour un logement social. La juridiction a jugé irrecevable son recours en annulation, considérant qu'une telle décision de classement par une commission d'attribution, prise en application des articles L. 441-2 et R. 441-3 du code de la construction et de l'habitation, ne constitue pas une décision faisant grief susceptible d'un recours pour excès de pouvoir. Le tribunal a également refusé de condamner le requérant aux frais demandés par l'organisme HLM.
Avocat : RAYNAL
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2405556
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de M. A... visant à contester trois décisions de la caisse d'allocations familiales lui notifiant des indus d'aide personnalisée au logement (APL). Le tribunal a jugé irrecevable la contestation de l'une des décisions pour défaut de recours administratif préalable obligatoire, et a rejeté les autres moyens, estimant que les décisions étaient régulières et suffisamment motivées. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation (articles L. 825-2 et L. 825-3) relatives à la procédure de recours préalable en matière d'APL.
Avocat : MOUTOUSSAMY
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2407370
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de Mme A... visant à obtenir l'annulation d'une décision de la CAF de la Seine-Saint-Denis ne lui accordant qu'une remise partielle d'un indu de prime d'activité. Le juge a relevé d'office l'irrecevabilité de la contestation du bien-fondé de l'indu, celle-ci n'ayant pas fait l'objet d'un recours administratif préalable obligatoire. La juridiction a appliqué les dispositions du code de la sécurité sociale relatives à la prime d'activité et à sa récupération (articles L. 841-1, L. 842-1 et L. 845-3), ainsi que les règles de procédure du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2407474
**Sujet principal** : Opposition à une contrainte émise par une caisse d'allocations familiales pour le recouvrement d'un trop-perçu d'allocation de logement sociale. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Montreuil (5ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de l'allocataire et valide la contrainte de recouvrement. Il considère que l'indu est dû à une omission de déclaration de ressources liée à une reprise d'activité professionnelle. **Textes appliqués** : Articles L. 821-1, L. 822-5, L. 822-6 et R. 822-2 du code de la construction et de l'habitation, relatifs aux conditions de ressources pour le bénéfice des aides personnelles au logement.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2414776
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en plein contentieux, a été saisi de deux requêtes visant l'annulation de décisions confirmant des indus de prestations sociales (RSA et prime d'activité). Le tribunal constate que l'administration a annulé les indus litigieux avant le jugement, ce qui rend les conclusions en annulation sans objet. Il donne acte du désistement de la requérante sur ce point et rejette sa demande de condamnation de la caisse aux frais irrépétibles, considérant qu'il n'y a pas lieu de la mettre à sa charge en l'espèce.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2414901
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en plein contentieux, a été saisi d'une opposition à une contrainte émise par la CAF de la Haute-Garonne pour le recouvrement d'un indu d'allocation de logement. La juridiction constate que la CAF a renoncé au recouvrement de la somme contestée, ce qui prive la requête de son objet. En conséquence, le tribunal juge qu'il n'y a plus lieu de statuer sur le recours.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2502733
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté les requêtes de Mme B... A... visant à annuler des décisions de la commission de recours amiable de la CAF de Seine-Saint-Denis confirmant des indus d'aides sociales (APL, prime d'activité, aide exceptionnelle et RSA). La juridiction a estimé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'autorité, l'irrégularité de la procédure et l'erreur de droit, n'étaient pas fondés. Les textes appliqués incluent le code de la sécurité sociale et le code de la construction et de l'habitation.
Avocat : BARON
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2601140
Sujet principal : Demande de suspension et d'injonction concernant le refus implicite de renouvellement d'un titre de séjour pluriannuel "vie privée et familiale". Juridiction : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (juge des référés). Solution retenue : L'ordonnance ne statue pas sur le fond de la demande de suspension et d'injonction, mais se limite à prononcer l'admission provisoire de la requérante à l'aide juridictionnelle, en attendant l'examen de sa demande d'aide juridictionnelle définitive. Textes appliqués : Article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique (pour l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle).
Avocat : DUQUE URIBE
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2303298
Le Tribunal Administratif de Poitiers a statué sur une demande d'annulation du rejet d'une pension militaire de réversion. Le litige principal concernait la validité des actes d'état civil étrangers produits par la veuve, ressortissante tchadienne, pour justifier de son droit à pension. Le tribunal a annulé la décision ministérielle, considérant que l'administration n'avait pas rapporté la preuve que les actes produits étaient irréguliers, conformément à la présomption de validité posée par l'article 47 du code civil. La solution retenue impose à l'administration de réexaminer la demande, en appliquant également les dispositions du code des pensions civiles et militaires de retraite et de la loi de finances du 29 décembre 2010.
Avocat : AKOLLOR SASSOUVI
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2503002
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la demande de M. C... visant à obtenir le versement rétroactif du revenu de solidarité active (RSA) pour la période d'octobre 2024 à avril 2025, suite à la suspension de ses droits. Le requérant contestait la décision du président du conseil départemental des Alpes-Maritimes du 20 mai 2025 refusant cette rétroactivité, invoquant notamment son état de santé et sa situation de précarité. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision de suspension initiale était fondée sur l'absence de motif légitime justifiant le non-respect des obligations du contrat d'engagement réciproque, conformément aux articles L. 262-37 et L. 262-38 du code de l'action sociale et des familles. La solution retenue confirme le refus de rétablir rétroactivement les droits au RSA, le juge de plein contentieux ayant examiné l'ensemble des circonstances de fait sans relever d'erreur manifeste d'appréciation ou de violation du principe de dignité humaine.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2600644
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. A..., qui impute une chute survenue le 18 octobre 2022 sur la voie publique à un défaut d’entretien normal de l’ouvrage public relevant du département des Bouches-du-Rhône. Le juge a estimé que la mesure d’expertise était utile pour évaluer les préjudices corporels allégués, sans préjuger de la responsabilité du département. Les conclusions des parties au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées, aucune n’étant considérée comme partie perdante.
Avocat : SELARL PHELIP & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601309
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme D..., agent du centre hospitalier d’Allauch, victime de deux accidents de service reconnus imputables. La mesure a été jugée utile pour évaluer les préjudices corporels et patrimoniaux en vue d’un éventuel recours indemnitaire. L’expert désigné devra notamment déterminer les liens de causalité, la date de consolidation, et les différents préjudices subis. En revanche, les conclusions de la requérante tendant à l’application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées, le centre hospitalier n’étant pas la partie perdante.
Avocat : MARECHAL
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601919
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer à M. A..., sportif de haut niveau, une attestation de prolongation de l'instruction de sa demande de carte de séjour pluriannuelle "Talent". La solution retenue est fondée sur l'urgence résultant du silence prolongé de l'administration, créant une situation précaire anormale pour le requérant, et sur l'utilité de la mesure pour lui permettre d'exercer une activité professionnelle. Le tribunal a appliqué les articles L. 421-21 et R. 431-15-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et a assorti l'injonction d'une astreinte de 50 euros par jour de retard.
Avocat : CABINET LEXIDY
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2401497
Le Tribunal Administratif de Caen (2ème chambre) a rejeté la demande de M. D... et Mme B... tendant à la décharge des impositions sur la plus-value réalisée lors de la vente de leur maison à Courseulles-sur-Mer en mars 2020. Les requérants soutenaient que ce bien constituait leur résidence principale, mais le tribunal a constaté qu'ils avaient déclaré une autre adresse comme domicile au 1er janvier 2020. En application de l'article 150 U du code général des impôts, le tribunal a jugé que le bien ne pouvait être regardé comme leur résidence habituelle et effective au jour de la cession, et a donc rejeté la demande d'exonération.
Avocat : VALORIS AVOCATS
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600611
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 556-1 du code de justice administrative, a été saisi par la communauté d'Agglomération de l'Auxerrois pour désigner un expert afin de constater les désordres d'un immeuble à Auxerre présentant un danger pour la sécurité. La solution retenue est la nomination d'un expert avec pour mission de décrire l'état de l'immeuble, de dresser constat de son état et des bâtiments mitoyens, de proposer des mesures pour mettre fin au danger et de donner son avis sur l'existence d'un danger imminent. Cette décision est fondée sur les articles L. 511-2 et L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, qui encadrent la procédure de mise en sécurité des immeubles menaçant ruine.
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600251
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé suspension sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté que la demande de M. B... tendant à suspendre la décision du ministre de l’intérieur retirant un point et invalidant son permis de conduire était devenue sans objet. En effet, le ministre a, postérieurement à l’introduction de la requête, retiré l’infraction contestée, supprimé les mentions correspondantes et restitué le point litigieux, portant le solde du permis à un point. Par suite, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin de suspension et rejeté le surplus des conclusions.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2601294
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a été saisi par la commune de Catllar sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. La commune demandait la désignation d'un expert pour examiner un immeuble présentant un danger pour la sécurité publique. Le juge des référés a fait droit à cette demande et a désigné un expert avec pour mission de constater l'état du bâtiment et des immeubles mitoyens, de déterminer s'il existe un péril grave et imminent, et de proposer des mesures pour y remédier.
Avocat : BONNET
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2300770
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de la SARL CBC, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 70 000 euros en réparation du préjudice subi du fait du refus de lui attribuer l'aide du fonds de solidarité pour la période de janvier à août 2021. Le tribunal a jugé que la demande était irrecevable en raison de l'expiration du délai raisonnable d'un an pour contester les décisions implicites de rejet, conformément au principe de sécurité juridique. Il a appliqué les règles issues du code des relations entre le public et l'administration et de l'ordonnance n° 2020-317 du 25 mars 2020.
Avocat : MOALIC-COADOU
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2303342
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la demande de Mme B... tendant à la décharge de la taxe d'habitation à laquelle elle a été assujettie au titre de l'année 2022 pour un appartement situé à La Trinité-sur-Mer. Le tribunal a jugé que, bien que le logement soit proposé à la location saisonnière via la plateforme Airbnb, Mme B., en tant que propriétaire gérant elle-même les locations, conservait la latitude d'accepter ou de refuser les réservations et pouvait ainsi en disposer ou le faire occuper gracieusement. Il a donc estimé qu'au 1er janvier 2022, elle entendait conserver la disposition ou la jouissance du bien, la rendant redevable de la taxe d'habitation en application des articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts.
Avocat : LEHUEDE (A.A) GUENNO-LE PARC CHEVALIER KERVIO