Jurisprudence administrative

96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 978

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2501021

**Sujet principal** : Recours contre une radiation de la liste des demandeurs d'emploi pour insuffisance d'actions de recherche. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rouen (juge unique). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la demanderesse et valide la radiation prononcée par France travail Normandie. Il estime que les démarches de recherche d'emploi de l'intéressée (refus d'une offre, participation insuffisante aux actions proposées et démarches très limitées) étaient objectivement insuffisantes, malgré les circonstances personnelles invoquées. **Textes appliqués** : Articles L. 5411-1, L. 5412-1 et R. 5411-12 du code du travail, relatifs aux obligations des demandeurs d'emploi et au contrôle du caractère réel et sérieux de leurs démarches.

17 février 2026• Juge Unique 4
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504990

**Sujet principal** : Opposition à une contrainte émise par France Travail Normandie pour le recouvrement d'un indu d'allocation de solidarité spécifique (ASS). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rouen (juge unique). **Solution retenue** : La requête est jugée irrecevable. Le tribunal estime que le recours contre la décision initiale ayant conduit à l'émission de la contrainte (la décision de récupération de l'indu) aurait dû être précédé d'une tentative de médiation préalable obligatoire, ce qui n'a pas été fait. **Textes appliqués** : Les articles L. 213-11 du code de justice administrative et R. 5312-47 du code du travail, qui instituent cette obligation de médiation préalable pour les contestations relatives à l'ASS.

17 février 2026• Juge Unique 4
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2308937

**Sujet principal** : Demande en responsabilité d'un établissement hospitalier pour une agression subie par une patiente dans un service psychiatrique. **Juridiction** : Tribunal administratif de Melun (formation de première chambre). **Solution retenue** : La responsabilité des Hôpitaux de Paris Est Val-de-Marne est retenue pour faute dans l'organisation du service, en raison d'un défaut de surveillance du patient agresseur. Les dérives sexuelles de ce patient étaient connues, et son placement dans une unité avec des patientes vulnérables, où les chambres ne pouvaient être fermées à clé, sans surveillance suffisante, constitue une faute. **Textes appliqués** : Article L. 1142-1 du code de la santé publique (régime de responsabilité pour faute des établissements de santé).

Avocat : FABRE & ASSOCIEES, SOCIETE D'AVOCATS

17 février 2026• 1ère chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2201786

Le Tribunal Administratif de Melun rejette la demande d'indemnisation des consorts L..., anciens harkis et membres de leur famille, pour les préjudices liés à leur abandon en Algérie et à leurs conditions d'internement dans les camps de Rivesaltes et de Bias. La juridiction estime que la requête est irrecevable en raison de l'autorité de la chose jugée attachée à une précédente décision du Tribunal Administratif de Bordeaux, et que les conclusions relatives à l'abandon en Algérie relèvent d'une juridiction incompétente. Elle applique les articles R. 431-9 du code de justice administrative et la loi du 23 février 2022 relative à la réparation des préjudices subis par les harkis.

Avocat : NUNES

17 février 2026• 6ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2208674

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande d'un agent contractuel visant à requalifier ses treize contrats à durée déterminée successifs (2012-2021) en un contrat à durée indéterminée (CDI) et à obtenir des indemnités. La juridiction a jugé que le recours aux contrats à durée déterminée par l'établissement public territorial Grand-Orly-Seine-Bièvre était justifié par l'absence de cadre d'emplois de fonctionnaires correspondant et par les besoins temporaires des services, conformément aux articles 3-1 et 3-2 de la loi du 26 janvier 1984. Par conséquent, la demande de requalification en CDI sur le fondement des articles 3-3 et 3-4 de la même loi a été écartée, et les conclusions indemnitaires rejetées.

Avocat : DOS SANTOS BENTO

17 février 2026• 12ème chambre, éloignement (Collégiale)
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2212267

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme D... C... qui contestait le montant de l'indemnisation forfaitaire de 5 000 euros allouée par la commission nationale (A...) pour les préjudices subis lors de son séjour au camp de Rivesaltes. La juridiction a jugé que le dispositif de réparation prévu par la loi du 23 février 2022 et son décret d'application du 18 mars 2022 instaure un mécanisme forfaitaire et complet, couvrant l'ensemble des préjudices liés aux conditions d'accueil indignes. Elle a ainsi estimé que la commission n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en appliquant le barème légal, lequel se substitue à une action indemnitaire de droit commun.

17 février 2026• 6ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2300874

**Sujet principal** : Recours d'une agente vacataire contre son licenciement par une commune, contestant la régularité de la procédure et demandant réparation de préjudices. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (12ème chambre, formation collégiale). **Solution retenue** : Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la requérante, en qualité d'agente vacataire, n'était pas soumise aux dispositions protectrices du décret du 15 février 1988 relatives au licenciement des agents titulaires. La décision de mettre fin à sa mission n'était donc pas entachée d'illégalité au regard de ces textes. **Textes appliqués** : Le tribunal s'est principalement fondé sur le décret n° 88-145 du 15 février 1988 (statut de la fonction publique territoriale) pour déterminer le régime applicable, concluant à son inapplicabilité en l'espèce.

Avocat : PAILLOUX

17 février 2026• 12ème chambre, éloignement (Collégiale)
TA101Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2300187

Le Tribunal Administratif de La Réunion a examiné la demande de M. C..., militaire victime d’un accident de service le 16 mai 2018, visant à obtenir réparation de ses préjudices patrimoniaux et personnels. La juridiction a rejeté le rapport d’expertise modifié du 5 mars 2024 pour méconnaissance du contradictoire, retenant celui du 4 novembre 2023. Elle a condamné l’État à indemniser les préjudices non couverts par la pension militaire d’invalidité, en application du code de la défense et du code des pensions militaires d’invalidité, et a fixé les montants alloués après déduction de la provision de 18 500 euros déjà versée.

Avocat : CABINET REMY LE BONNOIS

17 février 2026• 1ère chambre
TA101Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2300547

Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de la SARL Caro Beach Village contestant des rappels de TVA de 230 182 euros pour 2016-2018. La société invoquait une irrégularité procédurale (notification de la réponse aux observations non adressée à son avocat mandaté) et contestait le refus du taux réduit de TVA pour son parc aquatique. Le tribunal a jugé que la notification au siège social était régulière, car le mandat ne stipulait pas d'élection de domicile exclusive chez le conseil, et que le parc ne remplissait pas les conditions de l'article 279 b nonies du code général des impôts pour bénéficier du taux réduit.

Avocat : HOARAU-GIRARD

17 février 2026• 1ère chambre
TA101Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2301085

Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de la société Diageo Réunion, qui demandait la restitution d’excédents d’impôt sur les sociétés pour les exercices clos en 2015, 2016 et 2017. La juridiction a jugé que la contestation portait sur le recouvrement et non sur l’assiette de l’impôt, relevant de l’article R. 281-1 du livre des procédures fiscales. La société n’ayant pas produit le relevé de solde ni les pièces justificatives nécessaires devant l’administration avant que celle-ci ne statue, sa demande a été déclarée irrecevable.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS EY

17 février 2026• 1ère chambre
TA101Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2301106

Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la demande de restitution d’un crédit d’impôt de 60 642 euros au titre de l’article 199 undecies B du code général des impôts, formée par les héritiers de M. A... pour l’année 2016. Le tribunal a jugé que l’activité de parc aquatique de la SARL A... Beach Village, bien que de nature touristique, relevait des activités de loisirs exclues du dispositif, faute pour les requérants de démontrer qu’elle s’exerçait principalement auprès d’une clientèle touristique. La solution s’appuie sur les dispositions de l’article 199 undecies B du code général des impôts.

Avocat : HOARAU-GIRARD

17 février 2026• 1ère chambre
TA101Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2301434

Le Tribunal Administratif de La Réunion a examiné la requête de M. A..., fonctionnaire, contestant l'absence de propositions d'avancement au troisième grade de sa filière entre 1996 et 2004 et à l'échelon spécial en 2015, et demandant réparation de ses préjudices. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, jugeant que les conclusions dirigées contre les décisions d'avancement étaient tardives, que les propositions d'avancement constituaient des actes préparatoires non susceptibles de recours, et que les conclusions indemnitaires n'étaient pas chiffrées malgré une demande de régularisation. La décision s'appuie sur les principes de recevabilité des recours contentieux et les dispositions du code de justice administrative.

17 février 2026• 1ère chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2403646

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a partiellement fait droit à la demande de la société Eurofilet France. Celle-ci réclamait le paiement de prestations de fourniture et d'installation de filets anti-pollution commandés par la commune de Cassis. Le juge a estimé que l'obligation de payer n'était pas sérieusement contestable pour la fourniture des filets, soit 25 525,80 euros TTC, mais que la demande était contestable pour les prestations d'installation non réalisées. La commune a été condamnée à verser cette provision, assortie des intérêts moratoires prévus par les articles L. 2192-13 et suivants du code de la commande publique.

Avocat : SCP BERENGER BLANC BURTEZ-DOUCEDE & ASSOCIES

17 février 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2500319

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de provision de 13 255,30 euros présentée par la société Clément et fils à l'encontre de la métropole Aix-Marseille-Provence. Le juge a estimé que la créance était sérieusement contestable, la société ayant signé sans réserve le décompte général définitif du marché et ayant déjà perçu le solde correspondant. En conséquence, la société requérante a été condamnée à verser 2 500 euros à la métropole au titre des frais de justice.

Avocat : SCP SEBAN ET ASSOCIES

17 février 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2600402

Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par M. C... d’une demande d’expertise médicale, sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, afin d’examiner les conditions de sa prise en charge au centre hospitalier Nord à compter du 14 mai 2024. Le juge des référés a fait droit à cette demande, estimant qu’elle présentait un caractère utile pour éclairer un éventuel litige en responsabilité. Il a désigné un expert avec une mission complète visant à déterminer si des fautes médicales ou un retard de diagnostic ont été commis, et à évaluer les préjudices en résultant. L’expertise est ordonnée au contradictoire de l’Assistance publique – Hôpitaux de Marseille et de la caisse primaire d’assurance maladie.

Avocat : AVOSSENS AVOCAT

17 février 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601915

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme B..., ressortissante camerounaise, d’une demande d’injonction visant à obtenir un récépissé de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le préfet ayant délivré ce récépissé après l’introduction de la requête, le juge a constaté que les conclusions à fin d’injonction étaient devenues sans objet. L’ordonnance admet Mme B... à l’aide juridictionnelle provisoire et condamne l’État à verser 1 000 euros à son avocat au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de renonciation à la part contributive de l’État et d’admission définitive à l’aide juridictionnelle.

Avocat : QUINSON

17 février 2026
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2600538

Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par l'association Animalia – Refuge & Sanctuaire d'un référé contractuel visant à l'annulation d'un contrat de fourrière animale conclu entre la communauté de communes Granville Terre et Mer et l'association d'insertion Passerelles vers l'Emploi. Le juge des référés a rejeté la requête comme manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a estimé que l'association requérante ne justifiait pas de sa qualité pour agir dans le cadre du référé contractuel, tel que défini par les articles L. 551-13 et suivants du même code, qui réserve ce recours aux candidats évincés ou au représentant de l'Etat. La solution retenue est donc un rejet pour irrecevabilité, sans examen au fond des moyens soulevés.

17 février 2026
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600343

Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société SNCF Réseau. Celle-ci demandait l’expulsion de M. B... et des occupants sans titre d’une parcelle qu’elle estimait appartenir au domaine public ferroviaire, en raison d’un risque pour la sécurité publique. Le juge a considéré que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour la société requérante de démontrer la réalité et l’imminence des risques allégués, et a relevé qu’elle avait elle-même contribué à la situation en agissant tardivement. La solution retenue est le rejet de la demande d’expulsion et la condamnation de SNCF Réseau à verser 1 100 euros à M. B... au titre des frais de justice.

Avocat : SELARL Lexcase Société d'avocats

17 février 2026
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2306537

Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par le centre hospitalier intercommunal de Ribérac Dronne Double d’un recours en plein contentieux visant à obtenir l’annulation du lot n°11 « Sols souples » d’un marché public de travaux et la condamnation in solidum de plusieurs sociétés (Tarkett, Forbo, Gerflor, etc.) à des restitutions et indemnités. Le requérant invoquait des pratiques anticoncurrentielles sanctionnées par l’Autorité de la concurrence, ayant faussé le jeu de la concurrence et vicié son consentement. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes, jugeant que le centre hospitalier ne démontrait pas de lien direct de causalité entre l’entente sanctionnée et le préjudice allégué, ni l’existence d’un dol. La décision s’appuie notamment sur les articles L. 420-3 du code de commerce et les principes de la responsabilité quasi-délictuelle, sans faire droit aux demandes d’expertise ou de communication de pièces.

Avocat : LINKLATERS LLP

17 février 2026• 1ère Chambre
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2400242

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme A... B..., adjointe administrative, qui demandait la condamnation de l'État pour des préjudices résultant de l'illégalité du refus de la placer en congé de longue maladie (décision du 1er juillet 2021), de l'émission d'un titre de perception pour un indu de rémunération, et de l'inertie administrative. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, jugeant que la décision de refus de congé de longue maladie n'était pas entachée d'erreur d'appréciation au regard des critères de l'article L. 822-6 du code général de la fonction publique et de l'arrêté du 14 mars 1986, et que les autres fautes alléguées n'étaient pas établies. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la recevabilité des conclusions relatives au titre de perception.

Avocat : SCP LAVALETTE AVOCATS CONSEILS

17 février 2026• 1ère Chambre