Jurisprudence administrative

96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 978

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2305457

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme E..., maîtresse de conférences, d’une demande d’indemnisation pour le préjudice subi du fait de l’illégalité de décisions de l’université de Bordeaux (délibérations du conseil académique et du comité de sélection, et arrêté ministériel) ayant rejeté sa demande de mutation pour rapprochement de conjoint, annulées par un précédent jugement. Le tribunal a partiellement fait droit à sa demande en condamnant l’université à lui verser 2 000 euros au titre de son préjudice moral, incluant les frais de thérapie, et a rejeté le surplus de ses conclusions, notamment les préjudices matériels, de carrière et de réputation, faute de lien de causalité direct ou de justification suffisante. La solution retenue engage la responsabilité pour faute de l’administration sur le fondement des principes généraux de la responsabilité administrative, en lien avec les textes applicables aux enseignants-chercheurs (décret n° 84-431 du 6 juin 1984) et le code de justice administrative.

Avocat : DAGUERRE

17 février 2026• 1ère Chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2516291

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement des articles R. 532-1 et R. 532-1-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande d'expertise présentée par l'établissement public d'aménagement et de développement Ouest Provence (EPAD Ouest Provence). Cette expertise, jugée utile, vise à constater l'état des immeubles avoisinant le site des travaux de démolition du bâtiment F de la résidence La Rousse 2 à Miramas, avant le début des opérations. La mission confiée à l'expert pourra être étendue, en cours de chantier, à la recherche des causes et de l'étendue des dommages qui surviendraient.

Avocat : LEXCASE SOCIETE D'AVOCATS

17 février 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601662

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer M. B..., ressortissant arménien, et de lui remettre un récépissé de demande de renouvellement de sa carte de séjour « vie privée et familiale », l'autorisant à exercer une activité professionnelle. La solution retenue se fonde sur les articles R. 431-12 et R. 431-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'urgence caractérisée par la suspension du contrat de travail de l'intéressé et du silence de l'administration. Une astreinte de 100 euros par jour de retard a été prononcée à défaut d'exécution dans un délai de dix jours.

Avocat : GHERIB

17 février 2026
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2302298

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B..., professeure, d'une demande d'indemnisation des préjudices résultant du refus illégal de l'administration de reconnaître l'imputabilité au service de son syndrome anxio-dépressif. Le tribunal a jugé que l'illégalité des décisions des 9 octobre 2020 et 17 février 2021, annulées par un précédent jugement, constitue une faute engageant la responsabilité de l'État. Il a également rappelé que, la maladie étant désormais reconnue imputable au service, la requérante a droit à la réparation de ses préjudices personnels et patrimoniaux non couverts par les prestations forfaitaires, sur le fondement des principes généraux de la responsabilité de la puissance publique. La solution retient le principe de la responsabilité de l'État, sans encore statuer sur le montant des indemnités, en application des règles issues du code général de la fonction publique et de la jurisprudence relative à l'obligation de protection des agents publics.

Avocat : PRAXIOME BORDEAUX

17 février 2026• 1ère Chambre
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2304232

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la demande de la société Artibat 24 visant à obtenir la reprise des relations contractuelles après la résiliation de son marché de travaux par l'OPH Périgord Habitat. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la procédure de résiliation pour faute, fondée sur les articles 46.3 et 48 du CCAG Travaux de 2009, était régulière et que la société n'avait pas respecté ses obligations contractuelles dans les délais impartis. La solution retenue est le rejet des conclusions de la société requérante.

Avocat : SELARL BOISSY AVOCATS

17 février 2026• 1ère Chambre
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2304304

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande de la société Aquitaine Rénovation Peinture, qui sollicitait l'indemnisation de ses préjudices suite à la résiliation de son marché de travaux par la région Nouvelle-Aquitaine. La juridiction a jugé que la résiliation était fondée sur des manquements imputables à la société, notamment le non-respect des délais contractuels et des règles de sécurité, constituant une faute d'une gravité suffisante au sens de l'article L. 2195-3 du code de la commande publique. La requête a été rejetée, la société n'établissant pas le caractère fautif de la résiliation.

Avocat : NADAUD LAURENT

17 février 2026• 1ère Chambre
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2306436

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la société 2MTP pour obtenir la réception judiciaire de travaux de réfection de chaussées réalisés pour la commune de Saint-Ciers-d’Abzac, ainsi que le paiement du solde dû pour la rue du Fayet. La commune s’opposait à ces demandes en invoquant des malfaçons et l’absence de réception contradictoire. Le tribunal a rejeté la requête de la société 2MTP, estimant que les conditions de l’article 1792-6 du code civil pour une réception judiciaire n’étaient pas remplies, l’ouvrage n’étant pas achevé et les désordres persistant. La demande indemnitaire a également été rejetée, faute pour la société d’avoir lié le contentieux par une réclamation préalable conformément à l’article R. 421-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL CGAVOCATS

17 février 2026• 1ère Chambre
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2306535

Le tribunal administratif de Bordeaux a rejeté l'ensemble des demandes du centre hospitalier de Périgueux, qui sollicitait l'indemnisation de préjudices résultant de pratiques anticoncurrentielles présumées dans le secteur des revêtements de sols résilients. Le tribunal a jugé que le centre hospitalier, en tant que personne morale de droit public agissant comme acheteur public, ne peut invoquer un dol ou une nullité des marchés sur le fondement de l'article L. 420-3 du code de commerce, ces actions relevant de la compétence du juge judiciaire. Il a également estimé que la responsabilité quasi-délictuelle des sociétés défenderesses ne pouvait être engagée devant le juge administratif, faute de lien direct avec l'exécution des marchés publics. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les demandes d'expertise, de communication de pièces et d'avis à l'Autorité de la concurrence.

Avocat : LINKLATERS LLP

17 février 2026• 1ère Chambre
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2306541

Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par le centre hospitalier intercommunal Marmande Tonneins d’une demande d’indemnisation fondée sur des pratiques anticoncurrentielles sanctionnées par l’Autorité de la concurrence dans le secteur des revêtements de sols résilients. Le requérant sollicitait notamment l’annulation de marchés publics, la restitution des sommes versées et la réparation de divers préjudices (surcoût, perte de chance, préjudice moral). La société Gerflor a soulevé l’incompétence de la juridiction administrative pour connaître du litige. Par une décision avant dire droit, le tribunal a sursis à statuer et renvoyé au Tribunal des conflits la question de savoir si le litige relève de l’ordre administratif ou judiciaire, en application de l’article 35 du décret n° 2015-233.

Avocat : LINKLATERS LLP

17 février 2026• 1ère Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2600518

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a ordonné l'expulsion d'une étudiante occupant sans droit un logement CROUS. Le juge a estimé que l'occupation indue portait atteinte au service public en empêchant la réattribution du logement, satisfaisant ainsi aux conditions d'urgence et d'utilité requises par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Il a enjoint à l'occupante de libérer les lieux sous huit jours, avec possibilité de recours à la force publique, mais a rejeté la demande de condamnation aux dépens.

Avocat : SELARL PUBLI-JURIS

17 février 2026
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2600592

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande du préfet visant à expulser un demandeur d'asile débouté de son hébergement. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, considérant que le maintien de l'intéressé dans les lieux ne portait pas une atteinte suffisamment grave et immédiate au fonctionnement du service public d'accueil. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative relatives aux conditions du référé-suspension.

Avocat : PRELAUD

17 février 2026
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601149

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, a examiné la demande de suspension d'une décision implicite de rejet d'une carte de résident déposée par un ressortissant guinéen, père d'un enfant réfugié. Le juge a admis le requérant au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle mais a rejeté sa demande de suspension, considérant que la condition d'urgence n'était pas caractérisée en l'absence de menace grave et immédiate pour ses intérêts. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Avocat : FOURDAN

17 février 2026
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2307514

**Sujet principal** : Contestation par la société Viparis de l'assiette de la cotisation foncière des entreprises (CFE) pour les années 2018 et 2019, concernant des locaux donnés en location pour de courts événements. **Juridiction** : Le Tribunal Administratif de Paris (2e Section - 1re Chambre) a rejeté la requête de la société. **Solution retenue** : Le tribunal a jugé que les immobilisations litigieuses, bien que louées à court terme, restaient placées sous le contrôle de Viparis. La société en assurait la gestion, l'entretien et conservait des prérogatives essentielles (sécurité, accès, prestations exclusives), ce qui constitue une utilisation matérielle pour ses besoins d'activité. **Textes appliqués** : Les articles 1447 et 1467 du code général des impôts, définissant l'assiette de la CFE comme incluant les biens sous le contrôle du redevable et utilisés matériellement pour son activité.

Avocat : SCHIANO-GENTILETTI

17 février 2026• 2e Section - 1re Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2314200

Le Tribunal Administratif de Paris a jugé une requête en décharge d'imposition sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2018 à 2020. Le tribunal a déclaré la requête irrecevable, considérant que les réclamations préalables obligatoires avaient été présentées par un mandataire dont le mandat n'était pas régulier, conformément aux articles R. 197-3 et R. 197-4 du Livre des Procédures Fiscales. Il a toutefois précisé que ce vice de forme aurait pu être régularisé devant lui si l'administration n'avait pas omis d'en demander la régularisation, en application de l'article R. 200-2 du même code.

17 février 2026• 2e Section - 1re Chambre
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2401690

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en juge unique, a examiné une opposition à une contrainte émise par France Travail Normandie pour recouvrer un indu d'allocation de solidarité spécifique. Le requérant contestait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et le bien-fondé du trop-perçu. Le tribunal a rejeté l'opposition, considérant que la contrainte était régulière et que le recouvrement était justifié, en application des articles L. 5426-8-2, R. 5426-20 et R. 5426-21 du code du travail.

Avocat : MARY-INQUIMBERT

17 février 2026• Juge Unique 4
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2210157

**Sujet principal** : Recours en indemnité d'une agente administrative contre sa commune pour préjudice lié à des manquements allégués (discrimination syndicale, défaut de protection contre les risques psychosociaux et retard dans l'octroi de la protection fonctionnelle). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (12ème chambre, formation collégiale). **Solution retenue** : Le tribunal, statuant en plein contentieux, rejette la requête. Il estime que la commune n'a commis aucune faute de nature à engager sa responsabilité en matière de discrimination syndicale ou d'obligation de sécurité. Concernant la protection fonctionnelle, son refus initial n'ayant pas été contesté dans les délais, la demande d'indemnisation sur ce fondement est irrecevable, et son octroi rétroactif ultérieur a réparé le préjudice financier allégué. **Textes appliqués** : Code général de la fonction publique, loi du 13 juillet 1983 (droits et obligations des fonctionnaires), loi du 26 janvier 1984 (fonction publique territoriale), loi du 27 mai 2008 (lutte contre les discriminations), et Code de justice administrative (notamment article L. 761-1 sur les frais).

Avocat : BOUSSOUM

17 février 2026• 12ème chambre, éloignement (Collégiale)
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2300031

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A... B... contre la commune de Valenton concernant des contrats à durée déterminée successifs et leur non-renouvellement. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions indemnitaires relatives au non-renouvellement du dernier contrat et à l'absence de prime de précarité, car ces griefs n'étaient pas mentionnés dans la demande indemnitaire préalable obligatoire (article R. 421-1 du code des relations entre le public et l'administration). Sur le fond, il a estimé que le recours aux CDD, d'une durée totale de deux ans pour un accroissement temporaire d'activité, ne constituait pas un détournement de procédure justifiant une indemnisation.

Avocat : TEYA

17 février 2026• 12ème chambre, éloignement (Collégiale)
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2314018

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de deux anciens harkis contestant le montant forfaitaire de la réparation allouée par la commission nationale pour les préjudices subis dans les camps entre 1962 et 1984. Le tribunal a jugé que le dispositif d'indemnisation forfaitaire prévu par la loi du 23 février 2022 et son décret d'application du 18 mars 2022 était légal et constituait le cadre exclusif de réparation, écartant ainsi la demande d'une indemnisation complémentaire de 500 000 euros par requérant. Il a également rejeté les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à une prétendue violation des droits de la défense, à une erreur d'appréciation ou à une inconventionnalité avec la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : 24 PENTHIEVRE

17 février 2026• 6ème chambre
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2512168

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme B... A... visant à annuler le rejet par la commission de médiation de sa demande de reconnaissance du caractère urgent et prioritaire pour un logement social. Le juge a considéré que la simple notification d'une mise en vente de son logement par son bailleur ne constituait pas, en soi, une situation d'urgence ou de priorité au sens des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation. La requête a été jugée irrecevable pour défaut de motivation suffisante, après que la requérante n'ait pas régularisé sa demande malgré une mise en demeure, conformément aux articles R. 411-1 et R. 772-6 du code de justice administrative.

17 février 2026• 4ème chambre _ juge unique
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 493569

Avocat : SCP GASCHIGNARD, LOISEAU, MASSIGNON

16 février 2026ECLI:FR:CECHR:2026:493569.20260216• 8ème et 3ème chambres réunies