Jurisprudence administrative
187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 182
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2302538
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne rejette la requête de M. B... qui demandait la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2018 et 2019. Le tribunal estime que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 47 et L. 48 du livre des procédures fiscales relatifs à l'information préalable et au caractère contradictoire de la procédure de contrôle fiscal, ne sont pas fondés. Il considère que l'avis d'examen contradictoire était régulier et que le contribuable a pu présenter ses observations, validant ainsi la procédure de taxation d'office.
Avocat : SELARL AHMED HARIR
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2506728
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de la société Aménagement Ingénierie en Infrastructure comme étant manifestement irrecevable. Le juge a constaté que la société n'avait pas régularisé sa requête dans le délai imparti, celle-ci ne contenant ni l'exposé des faits et moyens ni l'énoncé de conclusions, en violation de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le rejet est fondé sur l'article R. 222-1 4° du même code, permettant d'écarter les requêtes manifestement irrecevables non régularisées après mise en demeure.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602341
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. B... visant à suspendre l'exécution de l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement de sa carte de résident de dix ans. Le juge estime qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence. La demande est donc rejetée en application des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : DEWAELE
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2302950
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par la société Bobion et Joanin, qui demandait principalement la résiliation judiciaire de son contrat de travaux avec le centre hospitalier de Dax et une indemnisation conséquente. La juridiction a rejeté la demande de résiliation, estimant que les difficultés invoquées par l'entreprise, notamment les nombreux travaux modificatifs et les problèmes liés à un sous-traitant, ne constituaient pas une faute du maître d'ouvrage de nature à justifier cette mesure extrême. Le tribunal a examiné les demandes au regard des clauses du contrat (CCAG Travaux, CCAP) et des principes généraux du droit administratif des contrats, sans retenir la responsabilité de l'établissement hospitalier pour les préjudices allégués.
Avocat : BONNET
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2400065
Sujet principal : Contestation du montant des honoraires d'expertise fixé par le président d'une cour administrative d'appel. Juridiction : Tribunal Administratif de Pau. Solution retenue : Le tribunal rejette la requête de M. B... et maintient le montant des honoraires de l'expert à 2 200 euros, considérant que ce montant n'est pas manifestement disproportionné au regard du travail fourni. Textes appliqués : Articles R. 621-11, R. 761-4 et R. 761-5 du code de justice administrative, relatifs à la fixation et à la contestation des honoraires d'expertise.
Avocat : KNISPEL
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601596
**Sujet principal** : Recours en décharge de cotisations de taxe d’habitation pour 2022 et 2023. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lille (ordonnance du président). **Solution retenue** : Rejet de la requête comme manifestement irrecevable pour défaut de réclamation préalable dans les délais légaux. **Textes appliqués** : Article R. 222-1 du code de justice administrative (rejet par ordonnance) et articles R. 190-1 et R. 196-2 du livre des procédures fiscales (délai de réclamation expiré au 31 décembre de l’année suivant la mise en recouvrement).
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602056
Le Tribunal administratif de Lille rejette la requête de M. B... contestant une taxe sur les logements vacants. La juridiction estime la demande **prématurée et manifestement irrecevable**, car l'administration fiscale disposait encore d'un délai de six mois pour statuer sur la réclamation préalable obligatoire. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et R. 199-1 du livre des procédures fiscales concernant la recevabilité des recours contentieux en matière d'imposition.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602506
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, rejette la requête de Mme D... qui contestait une décision de la CAF modifiant la composition de son foyer et ses droits aux prestations. La juridiction estime la demande manifestement irrecevable, car le juge des référés ne peut prononcer l'annulation d'un acte (mesure définitive) mais seulement des mesures provisoires, et parce que la requête en suspension n'était pas accompagnée de la copie de la requête en annulation principale, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. La décision est fondée sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2502831
Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête en indemnité des requérants pour irrecevabilité manifeste, celle-ci étant tardive. Le juge a constaté que la demande préalable avait été rejetée par la commune le 18 juin 2025, et que le recours contentieux, enregistré le 2 octobre 2025, dépassait le délai de deux mois prévu par l'article R. 421-1 du code de justice administrative. La décision a été rendue par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code.
Avocat : SCP LACOURTE RAQUIN TATAR
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2505017
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'invalidation de son permis de conduire. Le juge unique a jugé le recours irrecevable car introduit hors délai, la décision ministérielle ayant été régulièrement notifiée par lettre recommandée le 13 septembre 2024. La solution s'appuie sur les articles R. 421-1 et R. 223-3 du code de justice administrative concernant les délais de recours et la notification.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2505328
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B... visant à annuler la suspension de son permis de conduire pour conduite sous l'emprise de l'alcool et de stupéfiants. La juridiction a jugé que la décision préfectorale était régulière, notamment en écartant les moyens tirés de l'incompétence, du défaut de motivation et du non-respect du contradictoire. La solution s'appuie sur les dispositions du code de la route, en particulier l'article L. 224-2, et du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : BOURCHENIN
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2505352
Le Tribunal Administratif de Strasbourg rejette la demande d'annulation de la suspension du permis de conduire de M. C... pour conduite en état d'alcoolémie. La juridiction estime que la décision préfectorale, prise dans le délai légal de 72 heures prévu par l'article L. 224-2 du code de la route, est régulière, notamment après avoir écarté le moyen d'incompétence en raison d'une délégation de signature régulière. Les autres griefs, dont le défaut de motivation et de procédure contradictoire, sont également rejetés.
Avocat : GUYON
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2511077
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi d'un recours en plein contentieux visant à annuler la décision de la Collectivité européenne d'Alsace refusant un transport scolaire spécialisé pour un enfant handicapé. La juridiction a prononcé un non-lieu à statuer, constatant que la requête était devenue sans objet suite à l'octroi d'un transport spécialisé par une décision ultérieure de la collectivité. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative, notamment celles relatives à l'extinction de l'instance.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2412346
**Sujet principal** : Recours contre des décisions de récupération d'indu et d'inflation d'une majoration pour fraude de 10 % au titre du revenu de solidarité active (RSA) et d'autres prestations. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (formation sociale). **Solution retenue** : Le tribunal a jugé la requête irrecevable pour tardiveté, le recours contentieux ayant été introduit après l'expiration du délai de deux mois à compter de la notification de la décision d'indu. **Textes appliqués** : Le tribunal s'est fondé sur les dispositions du code de justice administrative relatives aux délais de recours (article R. 611-7) pour constater l'irrecevabilité.
Avocat : SCP CARNOT AVOCATS
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2510464
Le Tribunal administratif de Lyon rejette la requête de Mme B... visant à obtenir une injonction de relogement et une indemnisation. La juridiction estime le recours manifestement irrecevable car introduit hors délai, la requête ayant été enregistrée le 19 août 2025, après l'expiration du délai de recours qui courait jusqu'au 25 juillet 2025. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, tout en précisant que le rejet ne remet pas en cause le bénéfice de la décision de la commission de médiation.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2512500
Le Tribunal administratif de Lyon rejette la requête de Mme B... visant à obtenir la remise d'une dette d'aide personnalisée au logement. La juridiction estime que la requête, qui invoque une situation de précarité sans fournir de justificatifs sur les ressources et charges, est insuffisamment motivée. Cette décision d'irrecevabilité est prise par ordonnance en application des articles R. 222-1 (7°) et R. 772-6 du code de justice administrative, après que la requérante n'a pas régularisé sa demande malgré une mise en demeure du greffe.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2512821
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a ordonné à la préfète du Rhône de reloger M. A... avant le 1er avril 2026. Cette injonction, assortie d'une astreinte de 300 euros par mois de retard, fait suite à l'absence de proposition de logement malgré une décision de la commission de médiation DALO le reconnaissant comme prioritaire. La juridiction a appliqué les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, constatant que le délai de six mois pour lui proposer un logement adapté était expiré.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2602855
Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête de la société K-ROSSPRIVE comme manifestement irrecevable. Le sujet principal est la contestation d'une décision du comptable public exigeant la constitution de garanties pour un sursis de paiement d'impôts. La juridiction estime que ce litige relève de la compétence exclusive du juge du référé administratif, conformément aux articles L. 277 et L. 279 du livre des procédures fiscales, et non d'un recours en annulation devant le tribunal.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2310717
**Sujet principal** : Demande en responsabilité de l'établissement public territorial Grand Paris Sud Est avenir suite au décès par noyade d'un adolescent dans une piscine municipale. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (2ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal a rejeté la requête des parents, estimant que l'établissement n'avait pas commis de faute dans l'organisation du service de surveillance ou dans la mise en œuvre du protocole de secours. Les moyens invoqués n'étaient pas fondés. **Textes appliqués** : L'article L. 322-7 du code du sport (surveillance constante des piscines publiques) et les principes généraux de la responsabilité administrative pour faute en cas d'accident dans un ouvrage public.
Avocat : CABINET SEBAN & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2505240
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'office du requérant. Celui-ci, ayant été invité à confirmer le maintien de sa demande en vertu de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, n'a pas répondu dans le délai imparti. Le juge applique en conséquence les articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du même code pour constater ce désistement pur et simple.