Jurisprudence administrative
96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
96 978
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2601382
Sujet principal : Demande d'injonction pour la délivrance d'une carte de résident. Juridiction : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (juge des référés). Solution retenue : Rejet de la requête, car l'administration avait déjà réexaminé la situation du requérant et délivré une carte de séjour pluriannuelle avant l'introduction du recours, rendant la demande sans objet. Textes appliqués : Article L. 521-4 du code de justice administrative (pouvoir du juge des référés de modifier ou mettre fin aux mesures ordonnées).
Avocat : RIKABI
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2310581
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de la société Online Academy contestant son déréférencement de la plateforme « mon compte formation » pour douze mois, décidé par la Caisse des dépôts et consignations (CDC) le 1er juin 2023. La société, qui proposait des formations en ligne, était soupçonnée d’usurpations de comptes de stagiaires et de fraude. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée, que la procédure contradictoire prévue à l’article R. 6333-6 du code du travail et aux conditions générales d’utilisation avait été respectée, et que les faits reprochés étaient établis, écartant ainsi l’erreur manifeste d’appréciation. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des demandes de la société, y compris celles relatives aux injonctions et aux frais de justice.
Avocat : ADDEN AVOCATS
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2406501
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné le recours de la société G... E..., organisme de formation professionnelle, contestant une décision du préfet de la région Pays de la Loire lui imposant de reverser 6 590 euros au Trésor public pour des actions de formation jugées non réalisées. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions contre la décision initiale du 14 décembre 2023, car la décision du 1er mars 2024, prise sur recours préalable obligatoire, s'y est substituée. Sur le fond, il a rejeté la requête, estimant que la société n'apportait pas la preuve de la réalité des formations contestées, en application des articles L. 6362-6 et L. 6362-7-1 du code du travail. La demande de frais de justice a également été rejetée.
Avocat : EVENO
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2301494
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté les requêtes de Mme C... A..., M. B... A... et M. D... A..., qui contestaient des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2019 et 2020. Les requérants, associés d'une SCI, contestaient la remise en cause par l'administration fiscale de déductions de déficits fonciers liés à des travaux sur un immeuble acquis fin 2018. Le tribunal a jugé que la procédure d'imposition était régulière et que les moyens tirés de la méconnaissance de l'esprit de la loi de finances pour 2017, d'une rupture d'égalité ou d'une doctrine fiscale n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet des demandes de décharge et des conclusions accessoires.
Avocat : SCP ALCADE & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2301496
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté les requêtes de Mme C... A..., M. B... A... et M. D... A..., qui contestaient des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2019 et 2020. Les requérants, associés d'une SCI, contestaient la remise en cause par l'administration fiscale de l'imputation d'un déficit foncier résultant de travaux réalisés en 2019 sur un immeuble acquis fin 2018. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'irrégularité de la procédure, de la méconnaissance de l'esprit de la loi de finances pour 2017 et d'une rupture d'égalité devant les charges publiques. La solution retenue est le rejet des demandes de décharge et des conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SCP ALCADE & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2302659
Le Tribunal Administratif de Montpellier (2ème chambre) a rejeté les requêtes de M. C... contestant les rappels de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et les cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour les années 2016 à 2018. Le requérant invoquait des vices de procédure (défaut d'information sur le droit à l'assistance d'un conseil, absence de débat contradictoire) et contestait le bien-fondé des redressements, notamment la reconstitution de son chiffre d'affaires à partir de ses encaissements bancaires. Le tribunal a jugé que la procédure de vérification était régulière et que l'administration avait suffisamment motivé ses rectifications. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des demandes de décharge et de réduction des impositions, sur le fondement des articles L. 47 et L. 57 du livre des procédures fiscales.
Avocat : ARDITI
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2304608
Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné la requête de la SASU France Skatepark, qui contestait le refus de mainlevée d'une conversion en saisie-vente. La société, radiée du registre du commerce le 16 février 2021, a été jugée irrecevable à agir en justice, faute de qualité pour ester, seul un mandataire ad hoc ayant cette capacité. Le tribunal a relevé d'office ce moyen d'irrecevabilité, fondé sur les articles 1844-7 et 1844-8 du code civil ainsi que l'article L. 237-2 du code de commerce. En conséquence, la requête a été rejetée.
Avocat : SULTAN AVOCATS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2510515
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme D... Cette mesure vise à déterminer les éventuels manquements lors de sa prise en charge post-natale au centre hospitalier Alpes Léman en avril 2024, laquelle a entraîné des complications graves (lésion périnéale, hémorragie, fistule). Le tribunal a jugé la demande utile, les parties ne s'y opposant pas ou s'en remettant à la sagesse du tribunal. L'expertise sera confiée à un spécialiste en gynécologie obstétrique, sans faire droit à la demande de l'hôpital de désigner un collège d'experts.
Avocat : POTTIER
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2304935
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A..., agent contractuel du rectorat, qui demandait réparation pour le préjudice subi en raison du délai entre l'expiration de ses droits à congé de grave maladie (7 janvier 2022) et son licenciement pour inaptitude physique (23 mai 2022). Le tribunal a jugé que l'administration n'avait commis aucune faute, car aucun texte n'impose de délai pour prononcer un tel licenciement et que la procédure avait été menée sans délai excessif. En conséquence, les conclusions indemnitaires et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.
Avocat : LE ROUZIC
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2309016
Le Tribunal Administratif de Versailles a annulé la décision du préfet de l'Essonne classant sans suite la demande de naturalisation de M. D... pour défaut de production d'un test de langue. Le tribunal a jugé que l'impossibilité de télécharger le test sur la plateforme ANEF, circonstance imprévisible et indépendante de la volonté du demandeur qui avait alerté l'administration, faisait obstacle à un classement sans suite. La décision s'appuie sur les articles 40 et 37-1 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993 et l'arrêté du 3 février 2023 relatif à l'accompagnement des usagers.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2310050
**Sujet principal** : Recours contre le classement sans suite d'une demande de naturalisation pour dossier incomplet. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Versailles. **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête, considérant que le classement sans suite, intervenu après une mise en demeure restée sans réponse complète, ne constitue pas une décision faisant grief susceptible de recours. **Textes appliqués** : L'article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, qui régit la procédure de mise en demeure et de classement sans suite des demandes de naturalisation.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2403979
Le Tribunal Administratif de Versailles annule la décision de classement sans suite d'une demande de naturalisation. Il juge que l'administration a commis une erreur d'appréciation en estimant que le requérant n'avait pas produit l'attestation de compétence linguistique exigée, alors que ce dernier a fourni la preuve contraire. Le tribunal enjoint à la préfète de reprendre l'examen de la demande dans un délai d'un mois, en application de l'article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.
Avocat : VANDERLYNDEN
Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2600349
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé, a été saisi par la commune de Sadroc pour désigner un expert afin d'évaluer l'état d'un bâtiment présentant un danger potentiel. Le juge a fait droit à cette demande en application de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, qui prévoit cette procédure préalable à un éventuel arrêté de mise en sécurité. Il a ordonné la désignation d'un expert chargé de constater l'état des lieux, de vérifier l'existence d'un danger grave et imminent, et de proposer, le cas échéant, les mesures nécessaires pour y mettre fin.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2400071
Le Tribunal Administratif de Versailles a annulé la décision de classement sans suite d'une demande de naturalisation. Il a jugé que la préfète de l'Essonne avait méconnu les dispositions du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993 et de ses arrêtés d'application du 12 mars 2020. La requérante, titulaire d'un diplôme marocain accompagné d'une attestation de comparabilité ENIC-NARIC, était dispensée de produire l'original de son diplôme étranger, rendant le classement sans suite infondé.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2401857
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. A... qui contestait le classement sans suite de sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que cette décision, fondée sur l'absence de production de pièces complémentaires (certificat de naissance du père et certificat de concordance), ne constituait pas un acte faisant grief susceptible d'un recours. Il a appliqué l'article 40 du décret du 30 décembre 1993, considérant que le dossier était effectivement incomplet.
Avocat : RADHOINI
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2401959
**Sujet principal** : Recours contre le classement sans suite d'une demande de naturalisation pour défaut de production d'un justificatif linguistique dans les délais. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Versailles. **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la demanderesse, considérant qu'elle n'a pas rapporté la preuve d'avoir produit le diplôme ou l'attestation de niveau de français B1 requis dans le délai imparti par la mise en demeure préfectorale. **Textes appliqués** : Les articles 37-1 et 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993 relatif aux déclarations de nationalité, aux décisions de naturalisation et à la perte de la nationalité française.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2404114
Le Tribunal Administratif de Versailles rejette la requête de M. B... visant à annuler le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet des Yvelines. Le juge estime que la décision de classement sans suite, fondée sur le défaut de production de pièces complémentaires dans le délai imparti, ne constitue pas une décision faisant grief susceptible d'un recours pour excès de pouvoir, car le dossier était effectivement incomplet. La juridiction applique les dispositions de l'article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, considérant que le requérant n'a pas justifié de circonstances imprévisibles l'ayant empêché de satisfaire à l'obligation de production.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2306833
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de M. A... B... qui contestait des rectifications fiscales et des majorations pour les années 2009 à 2012. Le tribunal a jugé que la procédure de contrôle fiscal était régulière et que les sommes créditées sur un compte bancaire étranger au nom du requérant constituaient un transfert de fonds à l'étranger justifiant l'imposition et l'application de la majoration de 40% prévue à l'article 1758 du code général des impôts. Les moyens tirés de la violation des droits de la défense et d'une prétendue inégalité de traitement ont également été écartés.
Avocat : PHILIP
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2308716
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi d'une demande d'indemnisation contre l'État pour refus de concours de la force publique suite à une décision d'expulsion judiciaire. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État pour ce refus implicite, fondée sur l'article L. 153-1 du code des procédures civiles d'exécution. Il a condamné l'État à indemniser le propriétaire pour son préjudice locatif, mais a rejeté une partie des autres chefs de préjudice invoqués comme non établis.
Avocat : ELMAN-DOUCE
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2309573
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en plein contentieux, rejette la demande de décharge d'impôts et d'indemnisation d'un contribuable. Le requérant soutenait que ses revenus de location meublée non professionnelle relevaient des BIC, mais le tribunal constate que le logement ne comporte pas l'ensemble des éléments mobiliers minimaux fixés par le décret n° 2015-981 du 31 juillet 2015, pris en application de l'article 25-4 de la loi du 6 juillet 1989. Par conséquent, l'activité est correctement imposée dans la catégorie des revenus fonciers, et les conclusions indemnitaires sont jugées irrecevables.