Jurisprudence administrative
581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 862
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2301760
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de M. B... visant à obtenir la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2017 et 2018. Le tribunal a jugé que les frais de repas non justifiés et les sommes portées au crédit de son compte courant d'associé constituaient bien des rémunérations ou avantages occultes imposables, au sens des articles 111 et suivants du code général des impôts. Il a également estimé que le moyen tiré de l'absence de remise de la charte du contribuable vérifié n'était pas fondé, cette obligation ne s'appliquant pas à son cas de contrôle sur pièces.
Avocat : EL JEMNI
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2305160
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté le recours du préfet de la Savoie visant à annuler une délibération du conseil municipal de Montsapey. Le tribunal a jugé que cette délibération, qui privilégiait la présence de bovins pour un projet de tourisme doux, constituait une simple prise de position politique et non un acte de police. Par conséquent, elle relevait de la compétence du conseil municipal au titre de l'article L. 2121-29 du code général des collectivités territoriales et n'avait pas, en elle-même, de portée juridique restrictive.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2307186
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté le recours de la société Transports Rhône Alpes Services, qui contestait le refus d'autorisation de dépasser la durée hebdomadaire maximale absolue de travail. La juridiction a estimé que l'absence de rapport distinct de l'inspecteur du travail ne constituait pas un vice de procédure, et qu'aucun défaut d'impartialité n'était établi. La décision s'appuie sur les articles L. 3121-21 et R. 3121-10 du code du travail, qui encadrent les dérogations pour circonstances exceptionnelles.
Avocat : SCP JOSEPH AGUERA ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2307308
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus d'octroi de conditions matérielles d'accueil (CMA) à une demandeuse d'asile. Le tribunal a jugé irrecevable la demande d'annulation de la décision explicite initiale, car elle a été remplacée par une décision implicite de rejet suite à un recours administratif préalable obligatoire. Il a rejeté le recours dirigé contre cette décision implicite, considérant notamment que le moyen tiré de son absence de motivation était inopérant, la requérante n'ayant pas préalablement demandé communication des motifs. La décision s'appuie sur les articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : HUARD
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511149
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'interdiction de retour. La juridiction a jugé irrecevable la demande d'annulation de l'OQTF pour défaut de production de l'acte attaqué, et a estimé que l'interdiction de retour était suffisamment motivée et ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les conclusions subsidiaires (délai de départ volontaire et indemnité) ont été rejetées par voie de conséquence.
Avocat : DIEYE
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511961
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour pour raison médicale (article L. 425-9 du CESEDA) et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a jugé que l'avis médical de l'OFII, sur lequel le préfet s'est fondé, avait été régulièrement émis et que le signataire de l'arrêté était compétent. Elle a ainsi estimé que le refus de titre de séjour et les mesures d'éloignement associées étaient légaux.
Avocat : GAY
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511965
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un ressortissant tunisien contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) assortie d'une interdiction de retour d'un an. La juridiction a estimé que la décision était régulière, suffisamment motivée et ne constituait pas une erreur manifeste d'appréciation, notamment au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, l'intéressé n'ayant pas justifié de l'ancienneté de son séjour ou de l'existence de liens familiaux en France.
Avocat : SEGHIER
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511983
Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête de Mme A... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction estime que l'arrêté, signé par délégation, est régulier et que la mesure ne méconnaît pas le droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) ni l'intérêt supérieur de l'enfant, compte tenu de la faible ancienneté du séjour de la requérante en France. La décision applique les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : DJINDEREDJIAN
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511985
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que l'arrêté préfectoral, pris après le rejet de sa demande d'asile, ne méconnaissait pas son droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) compte tenu de la brièveté de son séjour. Les autres moyens, notamment ceux relatifs à la désignation du pays de destination (article L. 721-4 du CESEDA) et à la compétence du signataire, ont également été écartés.
Avocat : DJINDEREDJIAN
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511996
Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge estime que la décision, prise par une autorité compétente, est légalement fondée sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'étranger ne justifiant pas d'un séjour régulier. Il considère également que le refus d'accorder un délai de départ volontaire est justifié au regard des dispositions des articles L. 612-2 et L. 612-3 du même code.
Avocat : BESSON
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511998
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour pour raison de santé (article L. 425-9 du CESEDA) et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet n'était pas tenu de statuer par un seul arrêté sur les demandes successives de l'intéressé (dont une sur le fondement de l'article L. 422-1 du CESEDA). Les autres moyens, notamment ceux relatifs à la procédure médicale et à l'article 8 de la CEDH, ont été écartés.
Avocat : MARCEL
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512017
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée, que l'administration avait procédé à un examen effectif de la situation, et que le requérant ne remplissait pas les conditions légales, notamment au regard des articles L. 412-1 et L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, pour prétendre à un titre de séjour en tant qu'étudiant.
Avocat : HUARD
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602258
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi en référé, a rejeté la demande de suspension d'une décision implicite de rejet d'une carte de séjour. Le juge a constaté que la requérante avait changé de département de résidence, ce qui a entraîné un transfert de son dossier et a empêché la naissance d'une décision implicite de rejet de la part du préfet initialement saisi. Par conséquent, il n'y avait pas lieu de statuer sur la demande de suspension. Les textes appliqués sont les articles L. 521-1 du code de justice administrative et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : PORET
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602298
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision implicite de rejet de regroupement familial. Le juge estime que le requérant ne démontre pas l'existence d'une situation d'urgence suffisamment grave et immédiate, au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, justifiant une mesure de suspension avant un jugement au fond. La décision s'appuie sur une appréciation concrète des circonstances, notamment la durée de séparation et l'intégration du requérant en France.
Avocat : MIRAN
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602320
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de suspension d’un refus implicite de titre de séjour. Le juge des référés a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, malgré la situation irrégulière de la requérante, car celle-ci résidait en France depuis plus de six ans et n’avait pas démontré de circonstances particulières justifiant une mesure provisoire. La décision s’appuie sur les dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : HUARD
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602322
Le Tribunal administratif de Grenoble a suspendu, en référé, la décision implicite de rejet d'un titre de séjour "vie privée et familiale" opposée à une ressortissante albanaise. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée, le refus compromettant la poursuite de ses études, et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la décision au regard de l'article L. 423-21 du CESEDA. La suspension est ordonnée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : MIRAN
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602337
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi d'une demande de référé-suspension concernant le refus implicite de renouvellement d'un titre de séjour d'un ressortissant algérien, conjoint et parent d'enfants français. Le juge a rejeté la demande de suspension, estimant que l'urgence n'était pas caractérisée en l'espèce, notamment au regard de la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction valant jusqu'en juin 2026. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et R. 522-1 du code de justice administrative, ainsi que sur l'article R. 233-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ROUVIER
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602469
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de M. B... visant à suspendre la décision de clôture de son dossier de titre de séjour. Le juge a estimé que la requête était irrecevable, considérant que le refus d'instruire pour dossier incomplet ne constitue pas une décision faisant grief, dès lors que l'absence de pièces rend l'instruction impossible, conformément aux articles R. 431-10 et R. 431-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La préfète n'ayant pas démontré de manière probante le caractère incomplet du dossier, le juge a toutefois relevé cette insuffisance dans le cadre de l'appréciation de la recevabilité.
Avocat : DIOUF-GARIN
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602553
Le Tribunal Administratif de Grenoble a statué sur une demande de référé-liberté concernant le refus implicite d'enregistrer une demande de titre de séjour et de délivrer un récépissé. Le requérant s'étant désisté de ses conclusions principales après que l'administration eut procédé à l'enregistrement, le juge a donné acte de ce désistement. Il a toutefois admis le requérant à l'aide juridictionnelle provisoire et a mis à la charge de l'État une somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve des conditions légales.
Avocat : MIRAN
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602617
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la demande d'un étranger visant à contraindre la préfète de l'Isère à exécuter sous astreinte une précédente injonction de délivrer un titre de séjour provisoire. La juridiction considère que la demande est sans objet, la préfecture ayant exécuté l'ordonnance antérieure en mettant le titre à disposition du requérant. La décision s'appuie sur l'article L. 521-4 du code de justice administrative et constate que le bénéfice de l'aide juridictionnelle, déjà accordé, couvre la présente instance.
Avocat : PORET