96 903 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
96 903
Décisions totales
383 581
Ordonnances
334 927
Avec résumé IA
Avocat : SCP LESOURD
Avocat : SARL MATUCHANSKY, POUPOT, VALDELIEVRE, RAMEIX
Avocat : CABINET ROUSSEAU, TAPIE
Avocat : SCP ROCHETEAU, UZAN-SARANO & GOULET
Avocat : SCP BUK LAMENT - ROBILLOT
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi d'un recours en plein contentieux par une SCI contestant son assujettissement à la taxe foncière sur les propriétés bâties pour l'année 2021, au motif que les bâtiments avaient été démolis en 2020. La juridiction donne acte du désistement pur et simple de la requête, formulé par la société avant l'audience. La décision met ainsi fin à l'instance sans examen du fond, conformément aux dispositions du code de justice administratif.
Avocat : PRONIER
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme D..., agent du département de la Gironde, contestant le montant insuffisant de son indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE) attribuée en application des délibérations du 13 décembre 2021 et du 26 juin 2023. La requérante invoquait l'illégalité de la délibération du 13 décembre 2021, une erreur de droit concernant le complément de traitement indiciaire (CTI), et une méconnaissance du principe d'égalité. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que le département avait légalement exercé son pouvoir réglementaire en fixant le régime indemnitaire dans le respect des dispositions des articles L. 714-4 et L. 714-5 du code général de la fonction publique et de la loi n° 2020-1576 du 14 décembre 2020. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions accessoires.
Avocat : SELARL CENTAURE AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B..., agente du département de la Gironde, contestant le montant de son indemnité de fonctions, de sujétions et d’expertise (IFSE) attribuée en application des délibérations du 13 décembre 2021 et du 26 juin 2023. La requérante soutenait que ces délibérations étaient entachées d’illégalité, notamment pour avoir méconnu l’esprit de la loi du 14 décembre 2020 en réduisant l’IFSE pour compenser le complément de traitement indiciaire, et pour violation du principe d’égalité. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses demandes, considérant que les moyens invoqués n’étaient pas fondés. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 relatives à la fixation des régimes indemnitaires par les collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi en référé par Mme B... sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, afin d'obtenir une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet des Alpes-Maritimes a fait droit à sa demande en lui délivrant une attestation, ce qui a conduit Mme B... à se désister purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 12 février 2026, le juge des référés a donné acte de ce désistement, conformément à l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre mesure n'a été prononcée.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de M. A... qui contestait son assujettissement à la taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2016 à 2020. Le requérant soutenait ne pas être propriétaire du bien concerné. La juridiction a jugé la requête irrecevable en raison de la tardiveté des réclamations préalables, déposées après les délais prévus à l'article R. 196-2 du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B... sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, afin d'enjoindre au préfet de la Gironde de lui proposer un logement adapté, suite à sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation en janvier 2023. La requérante soutenait n'avoir reçu qu'une seule proposition de logement en mars 2023, qu'elle avait refusée pour des motifs légitimes (éloignement du travail et infestation de blattes), sans aucune offre ultérieure. Le tribunal a jugé que le refus d'une proposition de logement n'est de nature à faire perdre le bénéfice de la décision de la commission que si l'offre était adaptée et que le refus n'est pas justifié par un motif impérieux. En l'espèce, le tribunal a implicitement considéré que le refus de Mme B... était fondé sur un motif impérieux, et a donc fait droit à sa demande en ordonnant au préfet de lui proposer un logement tenant compte de ses besoins et capacités.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, annule la décision du 18 janvier 2024 par laquelle la Mutualité Sociale Agricole des Alpes du Nord avait rejeté la demande de remise de dette de M. A... concernant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 3 282,62 euros. Le tribunal constate que la dette avait déjà été intégralement remboursée par des retenues effectuées en 2022 et 2023, et que le requérant avait même perçu un rappel de RSA postérieurement. La décision attaquée, fondée sur un motif erroné, est annulée sans possibilité de substitution de motif.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté l'opposition formée par M. C... contre une contrainte de la CAF de l'Isère pour le recouvrement d'un indu d'aides personnelles au logement et d'allocation de logement sociale de 750 euros. Le tribunal a jugé que M. C... ne pouvait pas contester le bien-fondé de l'indu dans le cadre de cette opposition, car il n'avait pas exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article L. 825-2 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue est donc l'irrecevabilité de la contestation sur le fond, sans se prononcer sur la réalité de l'indu.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. D... contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 2 963,29 euros. Le requérant soutenait une absence de vie commune avec Mme E..., mais le tribunal a retenu que la déclaration initiale de vie maritale et les indices concordants (vie commune, adresse et intérêts communs) établissaient une situation de concubinage au sens de l’article 515-8 du code civil. En application des articles L. 262-2 et R. 262-6 du code de l’action sociale et des familles, les ressources du foyer doivent être prises en compte, justifiant l’indu. La décision du département de l’Isère a donc été confirmée.
Avocat : GABORIEAU
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par une communauté de communes en référé pour enjoindre à son assureur de poursuivre l'exécution d'un marché public d'assurance "Dommages-ouvrage". Le juge a rejeté la demande, considérant que l'assureur était fondé à suspendre la garantie en raison du défaut de paiement d'une prime par la collectivité, conformément à l'article L. 113-3 du code des assurances. La décision s'appuie sur la jurisprudence du Conseil d'État qui applique ce texte aux marchés publics d'assurance.
Avocat : SELARL PARTHEMA AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du maire de Dompierre-sur-Yon acceptant la démission d'une adjointe, ainsi que l'élection de sa remplaçante. Le tribunal a jugé que seul le préfet est compétent pour accepter la démission d'un adjoint en vertu de l'article L. 2122-15 du code général des collectivités territoriales. Par conséquent, la démission n'étant pas régulièrement acceptée, le conseil municipal ne pouvait pas procéder à une élection pour combler le poste.
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande d’injonction de délivrer un titre de séjour et les conclusions indemnitaires, estimant qu'elles excédaient la compétence provisoire du juge des référés (article L. 521-3 du code de justice administrative). La demande de délivrance d’un récépissé a été jugée sans objet après que le préfet eut délivré une attestation de prolongation d’instruction. L’État a été condamné à verser 550 euros à l’avocate du requérant au titre des frais d’instance (articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991).
Avocat : MEDJBER
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de décharge de taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2023 formulée par un propriétaire. Le requérant invoquait le bénéfice de l'exonération temporaire pour construction nouvelle prévue à l'article 1383 du code général des impôts. Le tribunal a jugé que le contribuable n'avait pas apporté la preuve d'avoir déclaré l'achèvement de son logement dans le délai de 90 jours, condition posée par l'article 1406 du même code pour ouvrir droit à l'exonération.
Le Tribunal administratif de Versailles a donné acte du désistement pur et simple de la requérante, Mme B..., qui contestait le classement sans suite de sa demande d'acquisition de la nationalité française par le préfet des Yvelines. La juridiction a ainsi mis fin à l'instance sans examen du fond, en application des articles R. 222-13 et R. 732-1-1 du code de justice administrative relatifs à la procédure. La décision préfectorale du 23 janvier 2025 n'a donc pas été juridiquement appréciée.
**Sujet principal** : Recours contre une décision de récupération d'un trop-perçu de revenu de solidarité active (RSA) et contre une amende administrative infligée par le département de la Vienne. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Poitiers (formation de jugement). **Solution retenue** : Le tribunal rejette les requêtes de la demanderesse. Il considère que les moyens soulevés (défaut d'information sur l'utilisation d'un algorithme, incompétence de l'autorité ayant rejeté le recours, violation des droits de la défense, erreur de droit) ne sont pas fondés. Il estime notamment que la prestation de compensation du handicap de son fils constitue bien une ressource devant être prise en compte dans le calcul du RSA. **Textes appliqués** : Le tribunal se fonde principalement sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles (notamment les articles L. 262-46, L. 262-47 et R. 262-90) relatives au contrôle, à la récupération des indus et à la procédure de recours amiable en matière de RSA.
Avocat : DESFARGES