Jurisprudence administrative
96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
96 978
Décisions totales
384 134
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2402091
Le Tribunal Administratif de Toulouse a accordé à Mme A... la remise gracieuse totale du solde d’un indu de prime d’activité de 467,98 euros. La requérante contestait le refus partiel de la caisse d’allocations familiales (CAF) du Lot, invoquant sa situation de précarité due à un congé parental et des ressources mensuelles limitées à environ 755 euros. Statuant en plein contentieux, le juge a estimé que la somme réclamée excédait ses capacités contributives, justifiant une remise totale sur le fondement de l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, en raison de sa bonne foi et de sa précarité.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2402378
Le Tribunal administratif de Toulouse a été saisi par Mme A... d’un recours contre une décision de la CDAPH de la Haute-Garonne refusant de lui octroyer une orientation professionnelle spécifique en établissement médico-social. La requérante soutenait une insuffisance de motivation et une erreur d’appréciation au regard de l’article L. 241-6 du code de l’action sociale et des familles. En cours d’instance, Mme A... s’est désistée purement et simplement de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement par un jugement du 13 février 2026.
Avocat : CABINET D'AVOCATS THALAMAS LACLAU
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2403208
Le Tribunal administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme A... demandant la remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 603,75 euros pour la période de juillet 2022 à mars 2023. La requérante invoquait une erreur involontaire de déclaration et une incapacité financière à rembourser. Le juge, statuant en plein contentieux sur le fondement de l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, a estimé que la bonne foi de Mme A... n’était pas remise en cause, mais que sa situation financière ne justifiait pas une remise de dette, faute d’éléments récents démontrant que la somme excédait ses capacités contributives.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2404332
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la demande de Mme B... tendant à obtenir la remise gracieuse totale d’un indu de prime d’activité de 238,79 euros, après une remise partielle déjà accordée par la MSA Midi-Pyrénées Nord. Statuant en plein contentieux, le juge a examiné la situation de précarité et la bonne foi de la requérante, conformément à l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale. Il a estimé que les revenus de Mme B..., composés d’un salaire à temps partiel et d’une pension d’invalidité, ainsi que ses charges mensuelles, ne démontraient pas que le solde de l’indu dépassait ses capacités contributives. La requête a donc été rejetée, le juge suggérant la possibilité de solliciter un échéancier de remboursement auprès de la MSA.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2404386
Le Tribunal administratif de Toulouse a été saisi par M. Perlot pour contester le refus du département du Tarn de lui délivrer une carte mobilité inclusion portant la mention "stationnement" (CMI-S) et une carte portant la mention "priorité" (CMI-P). Le tribunal s'est déclaré incompétent pour connaître du refus de la CMI-P, renvoyant ce litige à l'autorité judiciaire. Concernant la CMI-S, le tribunal a examiné la situation médicale du requérant au regard de l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles. Il a estimé que l'état de santé de M. Perlot, justifiant une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied, ouvrait droit à la délivrance de la CMI-S pour une durée de deux ans.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2404464
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. A... contestant le refus du département du Lot de lui délivrer une carte mobilité inclusion portant la mention « stationnement ». Le juge a estimé que les éléments fournis par le requérant, notamment l’utilisation d’une béquille et des douleurs à la hanche, ne suffisaient pas à démontrer une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied, telle que définie par l’arrêté du 3 janvier 2017. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l’action sociale et des familles.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2404474
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en juge unique, a rejeté la demande de Mme B... tendant à obtenir la remise gracieuse totale d’un indu de prime d'activité de 544,40 euros. La requérante invoquait sa bonne foi et sa situation de précarité, mais n'a pas démontré être dans l'impossibilité de rembourser sa dette. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui permet une remise en cas de bonne foi ou de précarité, sous réserve de l'absence de manœuvre frauduleuse. Le tribunal a estimé que les éléments fournis ne justifiaient pas une telle remise.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2404585
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la demande de M. A... visant à obtenir l’annulation du refus du département de la Haute-Garonne de lui délivrer la carte mobilité inclusion portant la mention « stationnement » (CMI-S). Le juge a rejeté la requête, estimant que les éléments médicaux fournis, notamment une fracture ancienne et l’usage d’une canne, ne démontraient pas une réduction importante et durable de la capacité de déplacement à pied, telle que définie par l’article L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles et l’arrêté du 3 janvier 2017. La solution retenue confirme que le critère d’un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou d’un recours systématique à une aide technique ou humaine pour tous les déplacements extérieurs n’était pas rempli.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2404613
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la demande de M. A... visant à obtenir l'annulation du refus du président du conseil départemental de Tarn-et-Garonne de lui délivrer la carte mobilité inclusion portant la mention "stationnement" (CMI-S). Le requérant invoquait des problèmes de santé (opérations du dos, fracture du pied) limitant sa marche à vingt minutes. Le tribunal a rejeté sa requête, estimant que le handicap invoqué n'entraînait pas une réduction importante et durable de sa capacité et de son autonomie de déplacement à pied, ni la nécessité d'un accompagnement par une tierce personne ou d'aides techniques systématiques, conformément aux critères stricts de l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et de l'arrêté du 3 janvier 2017.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2405629
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme A... B... contestant le refus du département de Tarn-et-Garonne de lui délivrer une carte mobilité inclusion portant la mention "stationnement". Le tribunal a estimé que les douleurs et limitations invoquées par la requérante, bien que réelles, n'établissaient pas une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied au sens de l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles, ni un besoin systématique d'aide humaine ou technique lors de ses déplacements extérieurs, conformément aux critères de l'arrêté du 3 janvier 2017. La solution retenue confirme ainsi le refus de l'administration.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2506878
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. A... afin d'évaluer la qualité du suivi médical post-opératoire au centre hospitalier de Perpignan depuis juillet 2009. La juridiction a fait droit à cette demande sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, jugeant la mesure utile. En revanche, la demande de provision de 3 000 euros a été rejetée, l'obligation du centre hospitalier n'étant pas suffisamment établie au regard de l'article R. 541-1 du même code. La question de la charge des frais d'expertise a été réservée pour une décision ultérieure.
Avocat : AUDIER-SORIA
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2601139
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a été saisi par la communauté de communes des Pyrénées audoises sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. La requête visait à faire constater des désordres sur un immeuble situé à Villefort, présentant un risque pour la sécurité publique. Le juge des référés a fait droit à la demande en désignant un expert pour examiner les lieux, constater l'état des bâtiments mitoyens, et déterminer l'existence d'un péril grave et imminent ainsi que les mesures nécessaires pour y remédier. La décision s'appuie sur les articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 556-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2601168
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a été saisi par l’EPCI Montpellier Méditerranée Métropole sur le fondement de l’article L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation. La requête visait à faire constater des désordres affectant un immeuble situé à Saint-Drézéry, présentant un risque pour la sécurité des occupants et des tiers. Le juge des référés a fait droit à la demande en désignant un expert chargé d’examiner les lieux, d’évaluer l’existence d’un péril grave et imminent, et de proposer des mesures conservatoires. Cette décision s’appuie sur les dispositions du code de la construction et de l’habitation et du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2205214
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de Mme B..., agent du CCAS de Bon-Repos-sur-Blavet, contestant le refus implicite de reconnaître l'imputabilité au service de ses arrêts maladie à compter du 29 mai 2021 et demandant réparation de ses préjudices. La requérante invoquait une procédure irrégulière faute de consultation du conseil médical, un lien direct entre sa pathologie et ses conditions de travail, ainsi que des fautes du CCAS dans la gestion de son dossier. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses conclusions, considérant que la demande de reconnaissance d'imputabilité n'était pas régulièrement présentée et que les éléments produits ne démontraient pas un lien direct et certain entre la maladie et le service. Il a également écarté les fautes alléguées et la responsabilité sans faute, jugeant les préjudices non établis. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code général de la fonction publique relatives à la protection sociale des agents publics.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS LARZUL-BUFFET-LE ROUX & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2300475
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme A... qui demandait la condamnation du CHU de Rennes pour une erreur de diagnostic lors de sa prise en charge aux urgences en 2013. La juridiction a relevé que la demande de Mme A... se heurtait à l'autorité de la chose jugée, un arrêt de la cour administrative d'appel de Nantes du 24 mars 2023, devenu définitif, ayant déjà statué sur le même litige entre les mêmes parties et ayant le même objet. Par conséquent, la requête a été jugée irrecevable.
Avocat : VERNASSIERE
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2301120
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par Mme B..., fonctionnaire du CCAS de Sainte-Marie, d’une demande d’indemnisation des préjudices résultant d’une maladie professionnelle reconnue. Le CCAS contestait sa responsabilité, arguant que l’agent était mis à disposition de l’ASSAD du Pays de Redon, et a appelé cette dernière en garantie. Le tribunal a ordonné une expertise médicale avant dire droit pour évaluer les préjudices subis, sursis à statuer sur les conclusions indemnitaires, et réservé les dépens et la demande au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision se fonde sur les principes de la responsabilité sans faute de l’employeur public en matière de maladie professionnelle, sans préjuger de l’imputabilité à l’une ou l’autre des entités.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS BRG
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2112427
Responsabilité du centre communal d'action sociale (CCAS) de Nantes pour maladie professionnelle. Le tribunal administratif de Nantes est saisi d'un recours en plein contentieux par une agente, Mme B..., qui impute sa maladie à un harcèlement moral et au manquement du CCAS à son obligation de sécurité. Après un désistement partiel sur plusieurs chefs de préjudice déjà indemnisés par un accord transactionnel, la requérante maintient sa demande d'indemnisation pour la perte de gains professionnels futurs. Le CCAS conteste toute faute et l'existence même du préjudice allégué. La solution retenue par le tribunal n'est pas précisée dans l'extrait, l'affaire étant en cours d'instruction.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2203516
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de la société Transports Lardeux et de son assureur Groupama Loire Bretagne. Ces derniers demandaient la condamnation de la commune de Blain et de son assureur, la MAIF, pour un accident de camion survenu le 25 février 2020, qu'ils attribuaient à un défaut d'entretien normal de la voie communale. Le tribunal a estimé que la requête était irrecevable en raison de l'absence de liaison du contentieux, la demande indemnitaire préalable n'ayant pas été régulièrement formée. Par conséquent, les conclusions indemnitaires ont été rejetées sans qu'il soit besoin d'examiner le fond de l'affaire.
Avocat : SELARL LEXCAP RENNES
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2304787
La décision concerne un recours en plein contentieux contre la restitution d'aides du fonds de solidarité COVID-19. Le Tribunal Administratif d'Orléans rejette la demande de la société FLFIT, confirmant l'obligation de rembourser une partie des aides perçues, car elle ne remplissait pas les conditions d'éligibilité, notamment concernant la date de début d'activité et la baisse de chiffre d'affaires. Les textes appliqués sont l'ordonnance du 25 mars 2020 et le décret du 30 mars 2020 relatifs au fonds de solidarité.
Avocat : DOGAN
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2305179
Le Tribunal Administratif d'Orléans rejette la demande de M. A... visant à bénéficier du crédit d'impôt pour dépenses d'aide à domicile au titre de 2022. Le tribunal estime que le requérant n'apporte pas la preuve que les dépenses ont été engagées par lui-même, l'attestation du compte CESU étant établie au nom de son ex-conjointe, qui ne faisait pas partie de son foyer fiscal. La décision s'appuie sur les conditions posées par l'article 199 sexdecies du code général des impôts, qui subordonne le crédit d'impôt à la justification du paiement par le contribuable.