Jurisprudence administrative

96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 978

Décisions totales

384 134

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2300370

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A... qui contestait des rehaussements d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux. Le litige portait sur la réintégration dans les bénéfices de sa société de charges liées à une résidence qu'il occupait, considérée comme un avantage anormal. Le tribunal a jugé que l'administration fiscale avait correctement appliqué les dispositions du 4° de l'article 39 et de l'article 111 du code général des impôts, estimant que la mise à disposition gratuite du bien constituait un avantage taxable pour le dirigeant.

Avocat : CABINET ORVA AVOCATS

13 février 2026• 3ème chambre
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2300826

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la demande de la SARL Besiktas, qui contestait des redressements fiscaux (impôt sur les sociétés, TVA et amende) suite au rejet de sa comptabilité. Le tribunal a estimé que la méthode de reconstitution du chiffre d'affaires par l'administration, fondée sur les achats de boissons, n'était pas entachée d'erreur manifeste et que les arguments de la société pour l'infirmer n'étaient pas établis. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.

Avocat : SELARL CABINET F.NAIM

13 février 2026• 3ème chambre
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2600816

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de M. A... B... visant à suspendre un titre de perception réclamant un indu de rémunération. Le juge a estimé que le requérant, un retraité, n'avait pas apporté suffisamment d'éléments pour établir que le recouvrement de la somme (2 514,03 €) portait une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, écartant ainsi la condition d'urgence exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La décision a été rendue sans examen du moyen sérieux, en application de la procédure de rejet prévue à l'article L. 522-3 du même code.

13 février 2026
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2404688

La décision du Tribunal Administratif de Lille concerne une demande de provision en référé formulée par la société Bianna France contre le SEVADEC, sur le fondement du paiement direct en matière de sous-traitance publique. Le juge des référés a rejeté la demande de provision, estimant que l'obligation de paiement du maître d'ouvrage était sérieusement contestable, notamment en raison de l'absence de refus formel du titulaire principal dans le délai légal et de l'existence de réserves sur les travaux. Les textes appliqués sont principalement les articles L. 2193-11 et suivants du code de la commande publique et l'article R. 541-1 du code de justice administrative.

Avocat : CAILLOCE

13 février 2026
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2512674

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi d'une demande de référé-suspension concernant des mesures financières et administratives prises par la CAF du Nord suite à un contrôle. Le juge a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas établie, notamment au regard des versements maintenus et de la suspension du recouvrement des sommes contestées. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité sociale et du code de l'action sociale et des familles.

13 février 2026
TA105Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2400429

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe s'est prononcé sur un litige opposant la société Urba à la société immobilière de Guadeloupe (SIG) concernant l'exécution d'un marché de travaux d'aménagement d'un écoquartier. Le tribunal a rejeté l'exception d'incompétence soulevée par la SIG, en jugeant que le contrat, bien que conclu entre deux personnes privées, relevait du droit administratif car les travaux, réalisés par une société d'économie mixte, répondaient à une fin d'intérêt général et constituaient des travaux publics. La solution retenue est fondée sur les principes jurisprudentiels relatifs à la qualification des travaux publics et à la compétence de la juridiction administrative.

Avocat : Cabinet LERINS & BCW

13 février 2026• 1ère Chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2602019

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension (article L. 521-1 du CJA), a suspendu l'exécution du refus implicite de renouvellement du titre de séjour étudiant opposé au requérant. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, un refus de renouvellement portant en principe une atteinte grave et immédiate à la situation de l'intéressé. La décision a été rendue dans l'attente d'un jugement au fond sur la légalité du refus préfectoral.

13 février 2026
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2600485

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en juge du DALO, a enjoint au préfet du Var de procéder au logement de la requérante avant le 1er juin 2026, assortissant cette injonction d'une astreinte. Cette décision fait suite à une reconnaissance de priorité et d'urgence par la commission de médiation DALO et au constat que l'État n'a pas proposé de logement adapté dans le délai légal de six mois, manquant ainsi à son obligation de résultat. Le tribunal s'est fondé sur les articles L. 300-1, L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, et a précisé que l'astreinte, fixée à 100 euros par mois de retard, est versée à un fonds national et non au profit du demandeur.

13 février 2026• Juge du DALO ( art. R 778-3 )
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2600479

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en juge du DALO, a ordonné au préfet du Var de loger M. A... avant le 1er juin 2026. Cette injonction, assortie d'une astreinte de 200 euros par mois de retard versée à un fonds public, fait suite à une décision favorable de la commission de médiation DALO et au constat que l'État n'a pas proposé de logement adapté dans le délai légal. La décision s'appuie sur les articles L. 300-1, L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.

13 février 2026• Juge du DALO ( art. R 778-3 )
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2600475

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en urgence sur une demande au titre du droit au logement opposable (DALO), a enjoint au préfet du Var de loger la requérante avant le 1er juin 2026. Le juge a constaté que l'État, n'ayant pas proposé de logement adapté dans le délai de six mois suivant une décision de la commission de médiation reconnaissant un caractère prioritaire et urgent, avait manqué à son obligation de résultat. L'injonction est assortie d'une astreinte de 100 euros par mois de retard, versée à un fonds national, sur le fondement des articles L. 300-1, L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.

13 février 2026• Juge du DALO ( art. R 778-3 )
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2304015

Sujet principal : Recours contre des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et des pénalités pour les années 2018 et 2019, concernant la prise en compte d'enfants à charge. Juridiction : Tribunal Administratif de Melun (10ème chambre). Solution retenue : Le tribunal déclare irrecevables les conclusions relatives à l'année 2019 car elles n'étaient pas visées dans la réclamation préalable (article R. 200-2 du Livre des Procédures Fiscales). Pour 2018, le contribuable, n'ayant pas répondu à la proposition de rectification dans le délai légal (article L. 11 du LPF), doit démontrer le caractère exagéré de l'imposition (article R. 194-1 du LPF). Le jugement sur le fond n'est pas rapporté dans l'extrait fourni.

Avocat : JOULLAIN

13 février 2026• 10ème chambre
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2503529

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en formation de 4ème chambre, a été saisi d'un recours en plein contentieux visant à annuler l'article 2 d'une ordonnance du président du tribunal administratif de Caen. Le sujet principal concerne la mise à la charge de la commune de Troarn des frais d'une expertise médicale sollicitée par une agente de son centre communal d'action sociale (CCAS). Le tribunal a annulé l'ordonnance attaquée, considérant que les frais ne pouvaient être mis à la charge de la commune, l'employeur étant en réalité le CCAS, établissement public doté d'une personnalité morale distincte. La décision s'appuie sur le principe selon lequel les personnes morales de droit public ne peuvent être condamnées à payer une somme qu'elles ne doivent pas, ainsi que sur les dispositions du code de justice administrative relatives à la charge des frais d'expertise (articles R. 621-13 et suivants).

Avocat : LEBEY

13 février 2026• 4 ème Chambre
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2404779

**Sujet principal** : Litige contractuel relatif au solde dû dans le cadre d'un marché public de fourniture d'un groupe électrogène. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rouen (4ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande principale de la société BEB Groupes électrogènes visant à obtenir le paiement d'un solde complémentaire. Il retient que le paiement effectué par l'établissement public Haropa Port, d'un montant de 94 708,07 € TTC, constitue le règlement intégral du solde dû, après prise en compte des pénalités légitimement appliquées pour retard de livraison et défaut de remise des documents contractuels. **Textes appliqués** : Le litige est traité dans le cadre du droit des marchés publics, avec référence au code de la commande publique et au décret n° 76-87 du 21 janvier 1976 (cahier des clauses administratives générales).

Avocat : SCP DPCMK

13 février 2026• 4 ème Chambre
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2403342

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête d'une auxiliaire de puériculture en CDD contestant la décision de sa commune employeur d'avoir pris acte de sa démission et demandant réparation pour rupture fautive. La juridiction a jugé irrecevable sa demande d'annulation, le recours ayant été introduit hors délai, le délai de deux mois pour contester une décision implicite de rejet courant dès sa naissance pour les agents publics. Les conclusions indemnitaires ont été rejetées comme infondées, la cour considérant que la commune n'avait pas commis de faute en interprétant la demande de la requérante comme une volonté de démission. Les textes appliqués sont principalement le code des relations entre le public et l'administration et le code de justice administrative.

Avocat : GEISSMANN

13 février 2026• 4 ème Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2014244

Le Tribunal Administratif de Paris a statué sur un litige concernant le retrait d'un logement de fonction et de missions d'astreintes d'un agent de la Ville de Paris. Le tribunal a rejeté la requête principale de l'agent, considérant notamment que les courriers demandant la libération du logement étaient des actes préparatoires et que le retrait du logement, lié à la cessation des astreintes, n'était pas entaché d'illégalité. Les textes appliqués incluent les principes généraux du droit de la fonction publique et les dispositions du code de justice administrative relatives à la recevabilité des recours.

Avocat : DELARUE

13 février 2026• 2e Section - 3e Chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2503001

**Sujet principal** : Une agente de la métropole de Lyon demande réparation pour le non-versement d'une partie de son régime indemnitaire (indemnité de fonctions, sujétions et expertise). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (8ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que l'agent n'apporte pas la preuve que son poste personnel relevait du groupe de fonctions ouvrant droit à l'indemnité réclamée pour la période litigieuse, et que la métropole n'a ainsi commis aucune illégalité fautive. **Textes appliqués** : Le jugement s'appuie sur le droit de la fonction publique territoriale, notamment le Code général de la fonction publique et la loi du 26 janvier 1984, pour examiner le régime indemnitaire mis en place par la collectivité.

Avocat : SCP CARNOT AVOCATS

13 février 2026• 8ème chambre
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2600230

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet du Bas-Rhin à l'encontre de M. B..., ressortissant géorgien. Le juge a constaté que la condition d'urgence était présumée et que le requérant soulevait un moyen sérieux tiré de l'absence d'avis du collège de médecins de l'OFII, en méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le tribunal a suspendu l'exécution de la décision attaquée et enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B... sous quinze jours.

Avocat : CHEBBALE

13 février 2026
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2412056

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, a accordé une provision à la société CM-CIC Leasing Solutions contre la commune d'Auchy-les-Hesdin pour des loyers impayés au titre d'un contrat de location financière. Le juge a retenu que l'obligation de payer la somme de 36 753,70 euros n'était pas sérieusement contestable, la commune ayant été réputée acquiescer aux faits faute de mémoire en défense. La décision s'appuie sur les articles R. 612-6 et R. 541-1 du code de justice administrative.

Avocat : CVS CORNET

13 février 2026
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2304826

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme C... visant à obtenir une réduction d'impôt sur le revenu foncier au titre de 2022. Le tribunal a jugé que la dépense de 4 331 euros pour la réfection d'une toiture, bien que justifiée par une facture, n'était pas admissible en déduction car la requérante n'a pas prouvé son paiement effectif au cours de l'année d'imposition concernée. Cette décision s'appuie sur les articles 28 et 31 du code général des impôts, qui conditionnent la déductibilité des charges à leur justification et à leur paiement durant l'exercice fiscal.

13 février 2026• 3ème chambre
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601042

Le Tribunal Administratif de Rennes a annulé la décision du préfet du Morbihan refusant d'enregistrer la candidature de la liste « Baden démocratie » aux élections municipales de 2026. Le tribunal a relevé d'office que, lors du contrôle préalable à l'enregistrement d'une déclaration de candidature, il n'appartient pas à l'autorité préfectorale de vérifier si les candidats satisfont aux conditions d'éligibilité prévues par l'article L. 231 du code électoral. En conséquence, le refus du préfet, fondé sur une inéligibilité alléguée de M. A..., est entaché d'une erreur de droit. La solution retenue repose sur l'article L. 265 du code électoral, qui limite le contrôle préfectoral à la régularité formelle de la déclaration.

13 février 2026• 4ème Chambre