Jurisprudence administrative
384 075 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
384 075
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2603864
Le Tribunal Administratif de Versailles rejette la demande de suspension d'une décision de réaffectation d'une agent public. La juridiction estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la mesure contestée, prise sur le fondement des articles L. 512-18 et L. 512-19 du code général de la fonction publique, ne prive pas la requérante de sa rémunération. Le juge des référés, statuant en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, considère que les griefs invoqués ne caractérisent pas un préjudice suffisamment grave et immédiat.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2504934
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... visant à annuler le refus de délivrance de la carte mobilité inclusion avec la mention « stationnement ». Le juge constate que la requête, introduite sans formulaire régulier ni argumentation suffisante, est irrecevable, le requérant n'ayant pas régularisé sa demande malgré une mise en demeure du greffe. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 772-6 du code de justice administrative, ainsi que sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles relatives à l'attribution de la carte.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2504995
Le Tribunal Administratif de Toulon rejette la requête de Mme B... visant à obtenir l'annulation de la décision de la CAF du Var n'accordant qu'une remise partielle de sa dette de prime d'activité. Le juge estime que la requête, qui invoque la bonne foi et la précarité financière, n'est pas assortie des justificatifs nécessaires pour en apprécier le bien-fondé, malgré une mise en demeure de régularisation restée sans réponse. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 772-6 du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes insuffisamment motivées.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2505211
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'instance de la requérante concernant son recours contre le refus d'attribution d'une carte mobilité inclusion mention « stationnement ». La juridiction constate que la requérante a manifesté sa volonté de se désister de sa demande d'annulation par un mémoire déposé. Elle applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative qui permet de donner acte d'un tel désistement.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2601449
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. C... qui contestait le refus de la carte mobilité inclusion et du complément de ressources de l'AAH. Le tribunal a jugé qu'il n'était pas compétent pour connaître de ce litige, relevant de la juridiction judiciaire en vertu des articles L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et L. 241-9 du même code. Il a en conséquence transmis le dossier au pôle social du tribunal judiciaire de Toulon.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2601479
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... visant à contester un trop-perçu d'allocation aux adultes handicapés (AAH). Il a estimé que ce litige relevant du contentieux de la sécurité sociale, et plus précisément de l'appréciation du taux d'incapacité lié à l'AAH, était de la compétence exclusive de l'ordre judiciaire. En application de l'article L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles et de l'article 32 du décret du 27 février 2015, le tribunal a donc rejeté la requête pour incompétence et a transmis le dossier au pôle social du tribunal judiciaire de Toulon.
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2600870
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé, a rejeté la demande d'un étranger visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour avec autorisation de travail. Le juge a estimé que la demande se heurtait à une contestation sérieuse, car une décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour était déjà née du silence de l'administration et faisait l'objet d'un recours en annulation. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles R. 431-12, R. 431-15 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : DENIS
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601320
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'invalidation du permis de conduire et du refus de reconstitution de points. Le juge estime que le requérant n'a pas démontré le caractère grave et immédiat de l'atteinte à sa situation professionnelle, faute d'avoir prouvé l'absence de solutions de déplacement alternatives, ne remplissant ainsi pas la condition d'urgence exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. L'ordonnance s'appuie sur une appréciation globale de l'urgence, tenant compte des exigences de sécurité routière.
Avocat : FOUGHAR
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2400949
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requérante, Mme A..., qui met ainsi fin à son recours en excès de pouvoir contre le montant de l'indemnité de fonctions qui lui avait été attribuée par le président du conseil départemental de la Gironde. La juridiction applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, il n'est pas statué sur le fond de l'affaire.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2601592
Le Tribunal administratif de Bordeaux rejette par ordonnance une requête en excès de pouvoir visant l'annulation d'un arrêté préfectoral de renouvellement de titre de séjour. Le requérant n'ayant pas produit l'acte attaqué malgré une mise en demeure, la juridiction constate une irrecevabilité manifeste. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative relatifs aux conditions de recevabilité des requêtes.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602253
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement d'un titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, la requérante disposant déjà d'une autorisation provisoire de séjour lui permettant de travailler. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : JOURDAIN DE MUIZON
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2600775
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... qui demandait une indemnisation à la commune de Millas pour un préjudice lié à un retard administratif. La juridiction estime la requête irrecevable car elle est prématurée, le requérant n'ayant pas justifié d'une décision expresse ou implicite de rejet de sa demande préalable d'indemnisation par l'administration, condition requise par l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Le rejet est prononcé en application de l'article R. 222-1 du même code, permettant d'écarter les requêtes manifestement irrecevables.
Avocat : MANYA
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2602279
Le Tribunal Administratif de Rennes rejette la requête de M. B... demandant la restitution de contributions sociales. Pour les années 2021 et 2022, la demande est jugée irrecevable pour tardiveté (article R. 196-1 du Livre des Procédures Fiscales). Pour les années 2023 et 2024, les moyens invoqués sont considérés comme inopérants, notamment au regard des articles L. 136-6 et L. 136-7 du code de la sécurité sociale. Le rejet est prononcé par ordonnance sur le fondement des articles R. 222-1 (4° et 7°) du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2602313
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé, a rejeté la demande de M. et Mme A... visant à suspendre le refus de permis de visite de leur fils incarcéré et à rétablir leur droit de visite. Le juge a estimé que les requérants, qui se fondaient sur l'article L. 521-2 du code de justice administrative pour une atteinte à une liberté fondamentale, ne justifiaient pas du caractère d'urgence requis, impliquant qu'une mesure doive être prise dans un délai de quarante-huit heures. La requête a donc été rejetée par application de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2305726
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'office du requérant, M. B..., qui contestait un arrêté municipal interdisant la circulation sur une piste. La juridiction constate que le requérant, invité à confirmer le maintien de sa demande, n'a pas répondu dans le délai prescrit, ce qui entraîne un désistement réputé en application des articles R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative. L'affaire est donc close sans examen du fond.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600358
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... visant à obtenir la décharge de sa taxe d'habitation 2023. Le juge estime la requête manifestement irrecevable car la réclamation préalable auprès de l'administration fiscale a été présentée hors délai, en violation de l'article R. 196-2 du livre des procédures fiscales. Il rappelle que ni l'administration ni le juge ne peuvent déroger à ces délais légaux pour des motifs de bienveillance ou de difficulté financière du contribuable.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602465
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir visant l'annulation d'un refus d'autorisation de travail. Le juge estime que le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision est manifestement infondé, la délégation de signature ayant été régulièrement publiée. La requête est rejetée en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, au motif qu'elle ne présente que des moyens manifestement infondés.
Avocat : OZEKI
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602956
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension des travaux d'installation de poteaux pour la fibre optique. La requête de l'association a été jugée irrecevable, notamment car elle ne pouvait demander l'annulation en référé et n'avait pas joint une copie de sa requête au principal. De plus, le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, l'association ne produisant aucun élément concret à l'appui de ses allégations sur l'atteinte irréversible au site. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1, L. 522-3 et R. 522-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2204642
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'office du requérant. Le sujet principal est le rejet d'une demande de modification de prénom sur un passeport. La juridiction a appliqué les articles R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative, constatant que le requérant, invité à confirmer le maintien de sa requête via l'application "Télérecours citoyens", n'avait pas répondu dans le délai imparti.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2602134
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la requête de Mme A... qui demandait l'injonction de versement d'indemnités journalières par la CPAM. Le juge estime que la juridiction administrative est manifestement incompétente pour connaître de ce litige. Il fonde sa décision sur les articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale, qui attribuent le contentieux de la sécurité sociale, incluant l'assurance maladie, aux juridictions judiciaires.