Jurisprudence administrative

96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 978

Décisions totales

384 134

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2300162

Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de Mme B..., qui demandait la condamnation de l'établissement public de santé mentale du Morbihan pour le décès de sa fille survenu en 2014 suite à une fausse route. La requérante invoquait plusieurs fautes, notamment un défaut d'information et l'absence de mise en œuvre d'un protocole de surveillance, sur le fondement de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique. Le tribunal a reconnu la responsabilité de l'établissement, estimant que la seule existence d'un protocole ne suffisait pas à écarter la faute en l'absence de preuve de son application effective. La solution retenue engage la responsabilité de l'établissement pour les préjudices subis par Mme B..., dont l'indemnisation sera déterminée après application d'un taux de perte de chance.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS GRUNBERG GRUNBERG-MOISSARD BELLEC

13 février 2026• 4ème Chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2601135

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a été saisi par l’EPCI Montpellier Méditerranée Métropole sur le fondement de l’article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Cette demande visait à faire constater les désordres d’un immeuble situé à Montpellier, présentant un risque pour la sécurité des occupants et des tiers. Le juge des référés a fait droit à la demande en désignant un expert chargé d’examiner les lieux, d’évaluer l’existence d’un péril grave et imminent, et de proposer des mesures conservatoires. La décision s’appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation ainsi que sur les articles R. 556-1 et R. 531-1 du code de justice administrative.

13 février 2026
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2404275

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus du département de Tarn-et-Garonne de lui délivrer une carte mobilité inclusion portant la mention « stationnement » (CMI-S). La requérante invoquait les séquelles d’un accident à son poignet gauche, qui limiteraient sa capacité à effectuer des manœuvres de stationnement. Le tribunal a estimé que son handicap n’entraînait pas une réduction importante et durable de sa capacité et de son autonomie de déplacement à pied, ni ne lui imposait d’être accompagnée par une tierce personne ou de recourir à certaines aides techniques lors de ses déplacements extérieurs, conformément aux critères fixés par l’article L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles et l’arrêté du 3 janvier 2017.

13 février 2026• Cellule juge unique
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2403464

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus de la CDAPH de la Haute-Garonne de lui accorder une orientation professionnelle spécifique vers le secteur médico-social. La requérante, souffrant de multiples pathologies physiques et psychiques, soutenait que son état de santé ne lui permettait pas d’accéder au marché du travail ordinaire. Le tribunal a estimé que les éléments fournis ne démontraient pas que son handicap rendait impossible tout emploi en milieu ordinaire, justifiant ainsi l’orientation vers le marché du travail. La décision s’appuie sur les articles L. 5213-1 et suivants du code du travail relatifs à la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé et à l’orientation professionnelle.

Avocat : DYADE AVOCATS

13 février 2026• Cellule juge unique
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2300657

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande de la SAS JFF Holding, qui sollicitait le remboursement d’un crédit d’impôt pour investissements en Corse (article 244 quater E du code général des impôts) au titre de l’exercice 2021. Le tribunal a jugé que l’activité de location de villas avec services para-hôteliers exercée par la SAS FFP Immo relevait de la gestion et location de meublés de tourisme, exclus du crédit d’impôt pour les investissements réalisés après le 1er janvier 2019. La société n’ayant pas justifié d’un engagement de réalisation des investissements avant le 31 décembre 2018, conformément à la loi de finances pour 2020, le remboursement a été refusé.

13 février 2026• 2ème chambre
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2300481

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande de Mme B... tendant au remboursement d’un crédit de TVA de 72 315 euros. La requérante, qui exerçait une activité de location meublée avec prestations para-hôtelières, soutenait que son activité relevait du b du 4° de l'article 261 D du code général des impôts et ouvrait droit à déduction. Le tribunal a jugé que les prestations fournies ne remplissaient pas les conditions cumulatives exigées par ce texte pour être soumises à la TVA, notamment l'absence de trois des quatre prestations requises (petit déjeuner, nettoyage régulier, fourniture de linge, réception de la clientèle). En conséquence, la location était exonérée de TVA et ne pouvait générer de crédit de taxe déductible.

Avocat : CABINET D'AVOCATS ORATIO

13 février 2026• 2ème chambre
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2300115

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté les requêtes de la SCI Bernardini Immo, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour les exercices 2017 et 2019-2021. La société soutenait que la valeur comptable résiduelle d’un bâtiment démoli en 2017 était une charge déductible, car les travaux visaient à rénover une construction existante pour poursuivre une activité de concession automobile. Le tribunal a jugé que cette déduction n’était pas fondée, en application de l’article 38 du code général des impôts, et a confirmé les impositions et pénalités.

Avocat : CABINET D'AVOCATS YDES

13 février 2026• 2ème chambre
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2201600

Le Tribunal Administratif de Bastia (2ème chambre) a rejeté les demandes de la SAS Numéricompta, qui sollicitait le remboursement de crédits d'impôt pour dépenses de recherche (CIR) d'un montant total de 510 204 euros au titre des années 2018 et 2019. La société, qui développe un logiciel comptable basé sur l'intelligence artificielle, contestait le refus implicite de l'administration fiscale. Le tribunal a jugé que les travaux présentés ne constituaient pas des opérations de recherche éligibles au sens de l'article 244 quater B du code général des impôts, car ils relevaient d'un développement visant à améliorer un produit existant plutôt que d'une recherche fondamentale ou appliquée. En conséquence, les requêtes ont été rejetées, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET D'AVOCATS FIDUCIAIRE JURIDIQUE ET FISCALE DE FRANCE FIDAL

13 février 2026• 2ème chambre
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2101225

Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par la SCI Bernardini Immo, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés mises à sa charge au titre des exercices 2017 et 2019-2021, à la suite de la démolition d'un bâtiment. La société soutenait que la valeur comptable résiduelle de l'immeuble démoli constituait une charge déductible, car les travaux visaient à rénover une construction existante pour poursuivre l'activité de concession automobile, sans intention préalable de démolir pour édifier une construction neuve. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, jugeant que les opérations réalisées s'analysaient comme une reconstruction totale, rendant la valeur résiduelle non déductible en application de l'article 38 du code général des impôts.

Avocat : CABINET D'AVOCATS YDES

13 février 2026• 2ème chambre
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2402658

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme F... A... qui demandait la condamnation des Hôpitaux du Sud-Manche pour le préjudice moral subi suite au décès de sa mère. La requérante invoquait des fautes dans l'organisation du service, notamment une prescription de midazolam par une gynécologue, et un défaut d'information en tant que personne de confiance. Le tribunal a estimé qu'aucune faute de nature à engager la responsabilité de l'hôpital n'était établie, la prescription litigieuse ayant été effectuée dans le cadre d'une prise en charge collégiale et conforme aux besoins de la patiente en soins palliatifs. La solution retenue est fondée sur l'article L. 1142-1 du code de la santé publique, qui subordonne la responsabilité hospitalière à l'existence d'une faute.

Avocat : CHAILLET

13 février 2026• 1ère chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601475

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer à M. A..., ressortissant ivoirien, une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour "Passeport talent salarié qualifié". La condition d'urgence a été reconnue en raison des conséquences du retard sur l'emploi et les revenus du requérant, titulaire d'un CDI. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 431-15-1 et R. 431-15-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'administration n'ayant pas contesté le caractère complet de la demande. Une astreinte de 50 euros par jour de retard a été prononcée en cas d'inexécution sous cinq jours.

13 février 2026
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 508191

Avocat : SARL CABINET BRIARD, BONICHOT ET ASSOCIES

12 février 2026ECLI:FR:CECHS:2026:508191.20260212• 9ème chambre jugeant seule
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 505643

Avocat : SARL LE PRADO – GILBERT

12 février 2026ECLI:FR:CECHS:2026:505643.20260212• 2ème chambre jugeant seule
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 503500

Avocat : SELAS WAQUET, FARGE, HAZAN, FELIERS

12 février 2026ECLI:FR:CECHS:2026:503500.20260212• 2ème chambre jugeant seule
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 509253

Avocat : SCP SPINOSI

12 février 2026ECLI:FR:CECHS:2026:509253.20260212• 9ème chambre jugeant seule
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 508502

Avocat : SCP CELICE, TEXIDOR, PERIER

12 février 2026ECLI:FR:CECHS:2026:508502.20260212• 9ème chambre jugeant seule
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 508491

Avocat : SAS HANNOTIN AVOCATS

12 février 2026ECLI:FR:CECHS:2026:508491.20260212• 9ème chambre jugeant seule
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 508298

Avocat : SCP LESOURD

12 février 2026ECLI:FR:CECHS:2026:508298.20260212• 9ème chambre jugeant seule
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 507579

Avocat : SCP RICHARD

12 février 2026ECLI:FR:CECHS:2026:507579.20260212• 9ème chambre jugeant seule
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 507498

Avocat : GALY

12 février 2026ECLI:FR:CECHS:2026:507498.20260212• 9ème chambre jugeant seule