Jurisprudence administrative
90 204 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
90 204
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2604907
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... comme manifestement irrecevable. Le sujet principal est la contestation de saisies administratives à tiers détenteur pour recouvrement fiscal. La juridiction retient que le requérant n'a pas préalablement épuisé la voie administrative gracieuse obligatoire prévue par les articles L. 281 et R. 281-4 du livre des procédures fiscales, le délai laissé à l'administration pour statuer n'étant pas expiré lors du saisine du juge. L'ordonnance s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter une requête irrecevable.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607294
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance de référé, a examiné une demande d'expertise médicale concernant la prise en charge de la requérante au centre hospitalier Ambroise Paré (Hauts-de-Seine). Il a estimé que l'action en responsabilité découlant potentiellement de cette expertise relevait de la compétence territoriale du tribunal administratif de Cergy-Pontoise, en application de l'article R. 312-14 du code de justice administrative. En conséquence, le juge a ordonné la transmission du dossier à cette juridiction, sur le fondement de l'article R. 351-3 du même code.
Avocat : CABINET LAETHEM LAUCOIN BOUR AVOCATS (SEL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2533232
Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête de Mme A... visant à contester une créance de trop-perçu d'aide personnelle au logement. Le juge estime que l'erreur administrative alléguée ne rend pas la créance irrégulière et que la requête, concernant la demande de remise de dette, n'est pas suffisamment étayée pour en apprécier le bien-fondé. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 772-6 du code de justice administrative, ainsi que sur les principes du code civil relatifs au paiement indu.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2602063
Le Tribunal administratif de Nice, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme A... visant à annuler les opérations électorales municipales de Beausoleil du 15 mars 2026. Le juge constate que la protestation, enregistrée le 20 mars 2026 à 23h56, est intervenue après l'expiration du délai légal de recours, qui courait jusqu'à 18 heures le cinquième jour suivant la proclamation des résultats. La requête est donc jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 119 du code électoral et de l'article R. 222-1 (4°) du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2602296
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de M. B... visant à suspendre l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, en raison d'un délai de plus de cinq mois pour saisir la justice et de la négligence du requérant à préserver ses points. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2405011
Le Tribunal administratif de Nice constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande principale de décharge de taxe d'habitation, celle-ci ayant été accordée par l'administration après l'introduction du recours. La juridiction rejette la demande d'allocation d'une somme au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les articles R.222-1 et L.761-1 du même code.
Avocat : LEBRUN
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2502208
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... comme étant manifestement irrecevable. Le sujet principal est le recours contre des cotisations d'impôt sur le revenu pour les années 2016 et 2017. La juridiction a retenu que la requête, dirigée contre une décision notifiée en février 2022, était tardive, ayant été enregistrée en avril 2025 au-delà du délai de deux mois prévu par l'article R. 421-1 du code de justice administrative.
Avocat : GOCER
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600192
Le Tribunal administratif de Nice, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... B... visant à contester l'invalidation de son permis de conduire. Le juge a estimé la requête manifestement irrecevable car le délai de recours de deux mois, prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative, avait expiré. Ce délai avait commencé à courir à compter de la présentation de la décision attaquée à son domicile en avril 2012, rendant irrecevable tout recours formé ultérieurement, y compris contre la décision confirmative de l'administration.
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2503927
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. B..., qui retirait son recours contre une décision de remise partielle de dette de la caisse d'allocations familiales. La juridiction applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. Il en résulte qu'il n'est plus statué sur le fond de l'affaire.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605321
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande d’un ressortissant algérien visant à enjoindre au préfet de délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Le juge constate que la demande de renouvellement, déposée en octobre 2025, a fait l’objet d’une décision implicite de rejet au terme du délai de quatre mois prévu par l’article R. 432-1 du CESEDA. L’ordonnance de référé ne pouvant faire obstacle à l’exécution d’une décision administrative, la requête est jugée mal fondée et rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605331
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la requête en référé d'un étranger demandant l'injonction au préfet de délivrer un récépissé. Le juge constate qu'un rejet implicite de la demande de renouvellement de titre de séjour est né au terme du délai de quatre mois prévu par le code de l'entrée et du séjour des étrangers. Ordonner la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision implicite, ce qui est interdit par l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605432
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande d'un ressortissant algérien visant à enjoindre au préfet de statuer sur sa demande de titre de séjour ou de lui délivrer un récépissé. Le juge estime que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois sur sa demande a fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Par conséquent, il ne peut ordonner les mesures sollicitées sans méconnaître l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Avocat : GILLET
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601223
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A... qui sollicitait une injonction pour garantir son accès à une défense effective. Le juge a estimé que la demande, concernant la désignation d'un avocat au titre de l'aide juridictionnelle, relevait de la compétence du juge judiciaire et non de la juridiction administrative. La décision s'appuie sur l'article L. 522-3 du code de justice administrative, constatant l'incompétence du tribunal pour connaître de cette demande.
Avocat : TOUCAS
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600807
Le Tribunal administratif de Besançon, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté municipal ordonnant la démolition d'un ensemble immobilier. La juridiction estime que la requête est irrecevable, les sociétés requérantes n'étant pas destinataires de l'arrêté attaqué et ne justifiant pas d'un intérêt à agir pour en demander la suspension. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2600821
Le Tribunal administratif de Lille rejette la requête de M. A... contestant le refus d'une carte mobilité inclusion mention « stationnement ». La juridiction constate que la requête, initialement déposée sans aucun moyen, n'a pas été régularisée par le requérant malgré une mise en demeure, la rendant ainsi irrecevable. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 772-6 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2403220
Sujet principal : Demande de décharge de taxe d’habitation secondaire pour 2021 et 2022. Juridiction : Tribunal administratif de Nice (ordonnance du président). Solution retenue : Rejet de la requête comme irrecevable pour tardiveté. Textes appliqués : Article R.196-2 du livre des procédures fiscales (délai de réclamation) et article R.222-1 du code de justice administrative (rejet des requêtes manifestement irrecevables). La réclamation, intervenue en avril 2024, était postérieure aux échéances du 31 décembre 2022 et 2023.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2404105
Le Tribunal administratif de Nice constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de M. et Mme A..., qui demandaient la décharge de leur taxe d’habitation sur résidence secondaire. Cette ordonnance est rendue car l'administration fiscale a, postérieurement au recours, accordé le dégrèvement total sollicité. La juridiction fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de constater l'absence de lieu à statuer dans une telle situation.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2602322
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé-liberté, rejette la demande d'une ressortissante américaine visant à obtenir une attestation provisoire de séjour l'autorisant à travailler. Le juge estime que l'urgence n'est pas caractérisée, une décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement étant née du silence de la préfecture depuis le 7 décembre 2025. La requête est rejetée par application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, l'intéressée disposant d'une autre voie de recours pour contester cette décision implicite.
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2501705
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur le recours de M. B... contestant le refus de France Travail de lui verser une aide à la garde d'enfants. Cette décision fait suite à une ordonnance antérieure ayant déjà constaté l'extinction du litige, le requérant s'étant désisté après une médiation. Le tribunal applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour constater l'absence d'objet de la requête.
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2502269
Le Tribunal Administratif de La Réunion constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur un recours contestant le rejet d'une demande de remise de dette par la CAF. Le sujet principal est devenu sans objet car la caisse a accordé la remise sollicitée après l'introduction de la requête. La juridiction fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de constater l'absence de lieu à statuer dans une telle situation.