Jurisprudence administrative

187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

187 182

Décisions totales

384 134

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602293

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale pour évaluer les préjudices d'une patiente dont la maladie a été reconnue imputable au service hospitalier. Le juge a fait droit à la demande en application de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, estimant que cette mesure était utile en vue d'un futur litige indemnitaire. L'expert devra notamment évaluer les préjudices corporels et patrimoniaux de la requérante.

Avocat : MARECHAL

12 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602315

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Le juge a estimé utile cette mesure d'instruction, destinée à évaluer les préjudices d'une agent publique dont la dépression a été reconnue imputable au service. Cette expertise vise à éclairer une éventuelle action future en indemnisation devant le juge du fond.

Avocat : MARECHAL

12 mars 2026
TA06Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601332

Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la demande d’un ressortissant tunisien visant à enjoindre au préfet de statuer sur sa demande de carte de séjour « salarié » et à lui délivrer un titre provisoire. Le juge a estimé que, le délai de quatre mois pour instruire la demande étant écoulé, un rejet implicite était né, de sorte que la mesure sollicitée ferait obstacle à l’exécution de cette décision administrative. La requête a donc été jugée mal fondée au regard des articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative et R. 432-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers.

Avocat : BOUDAYA

12 mars 2026
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600942

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai. Le juge a estimé que la requérante, bien que justifiant de l'urgence, n'apportait pas les éléments suffisants pour démontrer une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de la vie privée et familiale, protégé par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a également été rejetée, et la juridiction a appliqué les articles L. 521-2 du code de justice administrative et 8 de la CEDH.

Avocat : CENTAURE AVOCATS

12 mars 2026
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2306779

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la société Rubner construction bois de son recours en plein contentieux contre la commune des Pennes-Mirabeau. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est éteinte sans qu'il soit statué sur le fond de la demande initiale en paiement.

Avocat : SULTAN

12 mars 2026
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603614

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... qui demandait réparation pour des contrôles d'identité qu'il estimait abusifs. Le tribunal a jugé que le litige, portant sur des actes relevant de l'exercice de la police judiciaire, relevait de la compétence exclusive de l'ordre judiciaire. La décision s'appuie sur les articles 12, 13 et 78-1 du code de procédure pénale et applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête pour incompétence.

12 mars 2026
TA14Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2600249

Le Tribunal administratif de Caen, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme A... qui demandait l’attribution urgente d’un logement social au titre du droit au logement opposable (DALO). La juridiction constate que la requête, fondée sur l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, est manifestement irrecevable car elle n’est pas accompagnée de la décision de la commission de médiation reconnaissant la requérante comme prioritaire, en méconnaissance de l’article R. 778-2 du code de justice administratif. Le rejet est prononcé en application de l’article R. 222-1 du même code, la requérante n’ayant pas régularisé sa demande dans le délai imparti.

12 mars 2026
TA14Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2600887

Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, a rejeté la demande d'une requérante visant à enjoindre à l'OFII de rétablir le versement de son allocation de demandeur d'asile. Le juge a estimé que la condition d'urgence, requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative pour la sauvegarde d'une liberté fondamentale, n'était pas caractérisée. En l'absence de preuve d'un refus formel de l'OFII et d'identification d'une liberté fondamentale menacée, la requête a été jugée irrecevable au titre de cette procédure d'urgence.

Avocat : CAVELIER

12 mars 2026
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2401078

**Sujet principal** : Recours en indemnisation pour faute médicale alléguée dans la prise en charge d'un patient ayant développé une méningite à pneumocoque avec graves séquelles, engagé par sa famille et la CPAM contre un centre hospitalier. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Dijon (3ème chambre). **Solution retenue** : La décision finale n'est pas explicitement transcrite dans l'extrait fourni. Le tribunal est saisi pour déterminer la responsabilité du centre hospitalier, évaluer le taux de perte de chance (70% selon les demandeurs, 30% selon l'hôpital) et fixer le montant des indemnités dues à la famille et à la CPAM. **Textes appliqués** : Le tribunal examine l'affaire au fond (plein contentieux) en application du code de la santé publique et du code civil, avec des demandes fondées sur les articles L. 761-1 du code de justice administrative et L. 376-1 du code de la sécurité sociale.

Avocat : BOURDON VINCENT

12 mars 2026• 3ème chambre
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2401382

**Sujet principal** : Demande d'indemnisation par une société attributaire d'un marché public pour préjudice lié à une augmentation imprévisible des coûts d'exécution, sur le fondement de la responsabilité pour faute ou, subsidiairement, de la théorie de l'imprévision. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Dijon (3ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal a rejeté les demandes de la société Sogeres. Il a jugé que la clause de révision des prix du contrat n'était pas inadaptée et que la collectivité publique (CABCS) n'avait commis aucune faute en refusant de la renégocier. Concernant la théorie de l'imprévision, le tribunal a estimé que la société requérante n'avait pas démontré l'existence d'un bouleversement imprévisible de l'économie du contrat. **Textes appliqués** : Le tribunal s'est fondé sur les principes généraux du droit des contrats administratifs (obligation de bonne foi, loyauté contractuelle, équilibre financier) et a fait application des dispositions du Cahier des Clauses Administratives Générales (CCAG) pour examiner la recevabilité de la demande préalable.

Avocat : SELARL CABINET CABANES - CABANES NEVEU ASSOCIÉS

12 mars 2026• 3ème chambre
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2401944

Le Tribunal Administratif de Dijon a statué sur une demande d'indemnisation suite à l'éboulement d'un mur de propriété, imputé à des travaux sur le réseau d'eau potable. Le tribunal a rejeté la demande dirigée contre la Communauté Urbaine Creusot Montceau (CUCM), considérant qu'elle n'exerçait pas la compétence eau potable sur le territoire concerné, celle-ci étant assurée par un syndicat intercommunal. En revanche, la responsabilité sans faute de l'entreprise SAUR, en tant qu'entrepreneur des travaux publics, a été retenue, l'éboulement étant directement lié à l'exécution des travaux, conformément aux principes de la responsabilité du fait des travaux publics.

Avocat : CALLON AVOCAT ET CONSEIL

12 mars 2026• 3ème chambre
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2302765

La décision du Tribunal Administratif de Dijon concerne un litige en responsabilité décennale et contractuelle entre la commune de Venizy et le cabinet d'études Marc Merlin, maître d'œuvre de travaux d'assainissement. Le tribunal a rejeté la demande principale de la commune, estimant que les désordres (odeurs d'hydrogène sulfuré) ne constituaient pas un désordre de solidité ouvrant droit à la garantie décennale, mais relevaient d'un simple défaut de conformité. La responsabilité contractuelle du maître d'œuvre pour manquement à son devoir de conseil n'a pas non plus été retenue, le tribunal considérant que les choix techniques litigieux résultaient d'une décision de la commune elle-même. Les textes appliqués sont les articles 1792 et 2270 du code civil relatifs à la garantie décennale.

Avocat : AARPI CAVOISY BALON DÉCHELETTE ASSOCIÉS

12 mars 2026• 3ème chambre
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2303685

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme A... visant à faire condamner le centre hospitalier d'Uzès pour le non-respect d'une prétendue promesse d'embauche et de mutation à un échelon supérieur. Le tribunal a jugé que le courriel du 22 décembre 2022, invoqué comme promesse, ne constituait pas un engagement contractuel valable, notamment car son auteur n'avait pas la compétence pour formaliser un tel acte et que son contenu était contraire à la réglementation statutaire sur les mutations des fonctionnaires. La juridiction a également relevé l'irrecevabilité partielle de la demande, faute de demande indemnitaire préalable régulière.

Avocat : GONZALEZ

12 mars 2026• 4ème Chambre
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2304616

Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de M. A... visant à obtenir réparation de l'Office Français de la Biodiversité (OFB). Le tribunal a jugé irrecevable la demande d'indemnisation des frais de déplacement, celle-ci ayant été présentée après l'expiration du délai de deux mois suivant le rejet implicite de la demande préalable, conformément aux dispositions du code de justice administrative. Concernant le solde du compte épargne-temps (CET), le tribunal a considéré que l'arrêté de suspension illégal, annulé par le tribunal administratif de Bastia, ne pouvait être opposé au requérant, mais a néanmoins rejeté l'ensemble des conclusions au vu des autres éléments du dossier.

Avocat : LORION

12 mars 2026• 4ème Chambre
TA30Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601193

Sujet principal : Contestation d'inscriptions sur une liste électorale communale. Juridiction : Tribunal Administratif de Nîmes (ordonnance de rejet). Solution retenue : La requête est rejetée pour incompétence de la juridiction administrative. Textes appliqués : Article L. 20 du code électoral, attribuant la compétence exclusive au tribunal judiciaire pour les litiges relatifs aux inscriptions électorales, et article R. 222-1 du code de justice administrative permettant le rejet des requêtes manifestement incompétentes.

12 mars 2026
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2402974

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande d’annulation du refus de délivrance d’une carte mobilité inclusion (CMI) mention « stationnement pour personnes handicapées ». Le requérant invoquait une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement, mais le juge a estimé que les décisions contestées, notamment celle de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées du 18 mars 2024, étaient régulières au regard des conditions légales. La décision s’appuie sur les articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l’action sociale et des familles, ainsi que sur l’arrêté du 3 janvier 2017 définissant les critères d’appréciation de la mobilité pédestre réduite.

Avocat : SELAS FPF AVOCATS

12 mars 2026• Juge social
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2403169

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de Mme A... visant à annuler le refus de lui délivrer une carte mobilité inclusion (CMI) mention "stationnement pour personnes handicapées". Le juge a estimé que l'état de santé de la requérante, bien que caractérisé par des douleurs et une mobilité réduite, ne remplissait pas les critères légaux d'une réduction importante et durable de l'autonomie de déplacement à pied, tels que définis par les articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017. En conséquence, les conclusions subsidiaires (expertise, injonction, condamnation aux dépens) ont également été écartées.

Avocat : SELARL DYADE AVOCATS

12 mars 2026• Juge social
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2403549

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande d'annulation de Mme B... visant le refus de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention "stationnement". Le juge a estimé que l'intéressée, malgré ses douleurs à la marche, ne démontrait pas que son périmètre de marche était inférieur à 200 mètres ou qu'elle avait systématiquement recours aux aides techniques ou humaines requises pour ses déplacements extérieurs. La décision s'appuie sur les critères stricts définis par l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017.

12 mars 2026• Juge social
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2403628

**Sujet principal** : Recours contre le refus de délivrer une carte mobilité inclusion (CMI) mention "stationnement pour personnes handicapées" à une enfant mineure. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Bordeaux (formation sociale). **Solution retenue** : Le tribunal annulera la décision de refus et enjoindra à la commission de réexaminer la situation. Il considère que l'utilisation systématique d'un fauteuil roulant pour les déplacements extérieurs, alléguée par la requérante, remplit le critère légal d'attribution. **Textes appliqués** : Articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles, et l'arrêté du 3 janvier 2017 qui précise que l'usage systématique d'un fauteuil roulant à l'extérieur ouvre droit à la CMI mention stationnement.

12 mars 2026• Juge social
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2403785

**Sujet principal** : Demande d'annulation du refus de délivrer une carte mobilité inclusion (CMI) mention stationnement pour personnes handicapées. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Bordeaux (formation sociale). **Solution retenue** : Le tribunal donne acte du désistement pur et simple de la requérante, rendant la demande d'annulation sans objet. Ce désistement fait suite à la délivrance d'une CMI par une décision ultérieure du président du conseil départemental, qui a implicitement retiré la décision initialement contestée. **Textes appliqués** : Le code de justice administrative (notamment les articles R. 772-8 et R. 772-9 relatifs à la procédure) et le code de l'action sociale et des familles (régissant la CMI).

12 mars 2026• Juge social