Jurisprudence administrative
187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 182
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603905
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande d'un ressortissant marocain visant à enjoindre au préfet de statuer sur son renouvellement de titre de séjour ou de délivrer une attestation de prolongation d'instruction. Le juge a considéré qu'un silence de l'administration pendant quatre mois sur une telle demande vaut décision implicite de rejet (article R. 432-1 du CESEDA), et que cette décision était née avant l'introduction de la requête. Par conséquent, l'injonction sollicitée sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative ne pouvait être accordée, car elle aurait fait obstacle à cette décision implicite.
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2403319
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête en annulation d'un permis de construire délivré pour sept logements sociaux à Caen. Le tribunal a jugé que les requérants justifiaient d'un intérêt à agir et que leur recours était recevable, mais a estimé que les moyens soulevés (vices de procédure, illégalité du PLU, non-conformité aux articles R. 111-2, UD3, UD11 et UD13 du code de l'urbanisme et de son règlement) n'étaient pas fondés. La demande de condamnation de la commune aux dépens a également été rejetée.
Avocat : BIDAULT
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2501583
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande d’indemnisation d’une professeure contractuelle dont le CDD n’a pas été renouvelé par la rectrice de Normandie. La juridiction a estimé que la décision administrative, fondée sur des rapports d’inspection et une évaluation professionnelle faisant état d’insuffisances pédagogiques, n’était pas entachée d’une erreur manifeste d’appréciation. En l’absence de faute de l’administration, le tribunal a jugé que les conditions de la responsabilité de l’État n’étaient pas réunies, en application des principes généraux du droit de la fonction publique et de l’article L. 332-2 du code général de la fonction publique.
Avocat : DESERT
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2400202
La décision du Tribunal Administratif de Caen porte sur une demande de remboursement d'un crédit de TVA par une société. Le tribunal a jugé recevables les mémoires en défense du directeur départemental des finances publiques du Calvados, compétent en vertu de l'article 408 de l'annexe II au CGI. Sur le fond, il a rejeté la requête, considérant que les dépenses litigieuses n'ouvraient pas droit à déduction de TVA au titre des frais généraux, conformément aux articles 256 et 271 du code général des impôts.
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2400420
**Sujet principal** : La SELARL Savardet conteste des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés suite à la réintégration de provisions pour dépréciation de son fonds libéral. **Juridiction** : Le Tribunal Administratif de Caen (2ème chambre) rejette la requête de la société. **Solution retenue** : Le tribunal estime que la procédure de rectification contradictoire était régulière (réponse suffisamment motivée) et que la société n'apporte pas la preuve que les conditions légales pour déduire ces provisions étaient remplies, notamment la justification d'une perte probable et précisée à la clôture des exercices. **Textes appliqués** : Articles L. 57 du Livre des Procédures Fiscales (motivation), et articles 39 du Code Général des Impôts et 38 quater/38 sexies de l'annexe III au CGI (conditions de déduction des provisions).
Avocat : MICHALLON
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2400490
Le Tribunal Administratif de Caen a statué sur un recours en plein contentieux concernant la rectification d'imposition sur le revenu d'un foyer fiscal pour les années 2016 et 2017, suite à une vérification de comptabilité d'une SARL. Le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les impositions 2017, un dégrèvement ayant été accordé par l'administration en cours d'instance. Sur le fond, il a rejeté la demande de réduction pour 2016, considérant que le foyer fiscal était imposable sur l'intégralité de la plus-value de cession, en application des articles 8 et 12 du code général des impôts relatifs à l'imposition des bénéfices des sociétés.
Avocat : COURREAU
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2401484
Sujet principal : Recours contre des titres exécutoires et une décision de rejet de recours préalable relatifs à des indus de RSA et une amende administrative, émis par le département de la Haute-Saône. Juridiction : Tribunal Administratif de Besançon (juge unique, 2ème chambre). Solution retenue : La décision n'est pas fournie dans l'extrait, qui se limite à exposer les demandes et moyens des requérants ainsi que les conclusions de la défense. Textes appliqués (invoqués par les requérants) : Articles L. 1617-5 du CGCT, L. 553-2 et R. 133-9-2 du code de la sécurité sociale, L. 212-1 du CRPA, L. 114-10 et L. 114-21 du code de la sécurité sociale, L. 262-47 et R. 262-90 du CASF, et article 6 de la CEDH.
Avocat : DESFARGES PIERRE-HENRY
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2401546
Sujet principal : Recours contre des titres exécutoires et décisions administratives émis par le département de la Haute-Saône concernant des indus de RSA et des amendes pour fraude présumée. Juridiction : Tribunal Administratif de Besançon (juge unique, 2ème chambre). Solution retenue : La décision finale n'est pas transcrite dans l'extrait fourni. L'analyse portera sur la recevabilité et le bien-fondé des moyens soulevés par les requérants (vices de forme, incompétence, vice de procédure, erreur de droit) concernant la régularité des actes de recouvrement et des sanctions. Textes appliqués (invoqués par les parties) : Code général des collectivités territoriales (art. L. 1617-5), code de la sécurité sociale (notamment art. L. 553-2, R. 133-9-2, L. 114-10, L. 114-21), code des relations entre le public et l'administration (art. L. 212-1), code de l'action sociale et des familles (art. L. 262-47, R. 262-90), et CEDH (art. 6).
Avocat : DESFARGES PIERRE-HENRY
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2402419
Sujet principal : Recours contre des titres exécutoires et une décision de rejet de recours préalable relatifs à des indus de RSA et une amende administrative, émis par le département de la Haute-Saône. Juridiction : Tribunal Administratif de Besançon (formation de juge unique, 2ème chambre). Solution retenue : La décision finale n'est pas fournie dans l'extrait. Le tribunal devra statuer sur la recevabilité et le bien-fondé des moyens soulevés par les requérants (notamment sur la régularité formelle des titres, la motivation, la compétence et le respect des procédures). Textes appliqués (invoqués par les parties) : Code général des collectivités territoriales (art. L. 1617-5), Code de la sécurité sociale (art. L. 553-2, R. 133-9-2, L. 114-10, L. 114-21), Code des relations entre le public et l'administration (art. L. 212-1), Code de l'action sociale et des familles (art. L. 262-47, R. 262-90), CEDH (art. 6), et textes relatifs aux frais de justice (CJA art.
Avocat : DESFARGES PIERRE-HENRY
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600415
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la demande de suspension en référé de la décision de non-renouvellement du contrat d'une agente contractuelle de l'université de technologie de Belfort-Montbéliard. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, la requérante pouvant prétendre à des allocations chômage, et que le moyen tiré de l'absence d'entretien préalable ne créait pas un doute sérieux sur la légalité de la décision. La juridiction a appliqué les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et s'est référée au statut des agents contractuels.
Avocat : SEBAN ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2206136
**Sujet principal** : Recours en indemnisation d'une fonctionnaire territoriale contre une commune pour refus de reconnaissance d'un accident de service comme imputable au service. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Toulouse (6ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la fonctionnaire. Il estime que l'arrêté municipal refusant la reconnaissance de l'accident de service n'est pas entaché d'illégalité, notamment en raison d'une insuffisance de motivation ou d'une erreur de droit. **Textes appliqués** : La décision s'appuie principalement sur l'article 21 bis de la loi n°83-634 du 13 juillet 1983 (portant droits et obligations des fonctionnaires), qui établit le régime de présomption d'imputabilité au service des accidents survenus aux fonctionnaires dans l'exercice de leurs fonctions.
Avocat : MIREPOIX
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2302648
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme B... A... visant à engager la responsabilité de la commune d'Arbon et du syndicat intercommunal pour pollution de sa propriété par des eaux usées. La juridiction a estimé que les conditions de la responsabilité sans faute pour dommage permanent de travaux publics n'étaient pas réunies, le préjudice invoqué n'étant pas anormal et spécial. Le tribunal a également considéré que la demande d'injonction de réaliser des travaux était sans objet, les mesures de mise en conformité des installations d'assainissement non collectif étant déjà en cours sous l'égide du syndicat intercommunal.
Avocat : DUFOUR
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2305380
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête d'un ancien militaire demandant l'annulation du rejet de sa demande de pension d'invalidité pour des séquelles à un genou et un syndrome anxio-dépressif consécutif à un accident de service en 2008. Le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que le taux d'invalidité pour l'infirmité physique était inférieur au seuil légal de 10% requis par le code des pensions militaires d'invalidité. Concernant le trouble psychique, il a considéré, en application de l'article L. 121-5 du même code, qu'il ne constituait pas une infirmité distincte mais une conséquence de l'infirmité physique déjà évaluée.
Avocat : TUCOO CHALA
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2404936
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme A... qui demandait la remise gracieuse d'une dette de prime d'activité. La juridiction estime la requête manifestement irrecevable, car la requérante n'a pas produit la décision attaquée et n'a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire devant la commission de recours amiable. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 412-1 du code de justice administrative ainsi que sur l'article L. 845-2 du code de la sécurité sociale.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2405053
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler le refus de remise gracieuse de sa dette de prime d'activité. Le juge a constaté que la requête, dépourvue de tout exposé des moyens et argumentation juridique, était demeurée irrégulière malgré deux mises en demeure adressées à la requérante. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 772-6 du code de justice administrative, qui permettent le rejet des requêtes non régularisées et insuffisamment motivées.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2405251
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme A... B... sollicitant la remise gracieuse d'une dette de prime exceptionnelle de fin d'année. La juridiction estime le recours manifestement irrecevable, car la requérante n'a pas produit la décision administrative contestée malgré une invitation à régulariser, et n'a pas justifié d'une saisine préalable de l'administration (la caisse d'allocations familiales). La décision s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 421-1 du code de justice administrative relatifs aux conditions de recevabilité des recours.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2405532
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant par ordonnance, rejette l'opposition à contrainte formée par un usager pour le recouvrement d'un indu de prime d'activité. Le juge estime que le requérant, en ne justifiant pas d'un recours administratif préalable auprès de la CAF comme l'exige l'article L. 845-2 du code de la sécurité sociale, ne peut utilement contester le bien-fondé de la dette devant lui. La requête est donc rejetée en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, ses moyens étant jugés irrecevables.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2307030
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler le refus de remise gracieuse d'un indu de prime d'activité de 696,51 euros. Le juge a estimé, en application de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, que la requérante, malgré ses charges, ne démontrait pas une situation de précarité justifiant la remise, compte tenu de son reste à vivre mensuel moyen de 769 euros. La décision confirme ainsi le rejet initial par la caisse d'allocations familiales.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2304611
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi d'une demande d'annulation d'une contrainte émise par la CAF de l'Aude pour recouvrement d'indus d'aides au logement. La juridiction s'est d'abord déclarée incompétente, considérant que ce litige relève du juge judiciaire en vertu des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale, l'ordonnance du 17 juillet 2019 ayant transféré la compétence au juge administratif seulement pour les décisions postérieures au 1er janvier 2020. Par conséquent, la requête a été rejetée pour incompétence.
Avocat : VICTOR AVOCAT
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2301393
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en plein contentieux, rejette les requêtes de deux bénéficiaires contestant la régularisation de leurs droits à la prime d'activité et à l'allocation de logement social. Le juge administratif retient que les requérants, vivant en concubinage, ont manqué à leur obligation de déclarer ce changement de situation familiale, ce qui a entraîné un calcul erroné de leurs prestations. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité sociale (articles L. 842-1, L. 842-3 et R. 846-5) et du code de la construction et de l'habitation (articles L. 821-1, R. 822-2 et R. 822-3) relatives aux conditions de ressources et de composition du foyer.
Avocat : BELLOTTI